Emmanuel Macron – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 06 Jan 2025 22:42:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.7.2 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Emmanuel Macron – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 Sénégal : Ousmane Sonko dément vigoureusement les déclarations d’Emmanuel Macron sur le retrait des bases françaises https://planete7.info/senegal-ousmane-sonko-dement-vigoureusement-les-declarations-demmanuel-macron-sur-le-retrait-des-bases-francaises/ Mon, 06 Jan 2025 22:42:34 +0000 https://planete7.info/?p=36695 Dans une publication incisive diffusée sur ses réseaux sociaux, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a fermement réfuté les propos tenus par Emmanuel Macron concernant le retrait annoncé des bases militaires françaises de plusieurs pays africains, dont le Sénégal. Les déclarations du président français, jugées inexactes et condescendantes, ont suscité une vive réaction de la […]]]>

Dans une publication incisive diffusée sur ses réseaux sociaux, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a fermement réfuté les propos tenus par Emmanuel Macron concernant le retrait annoncé des bases militaires françaises de plusieurs pays africains, dont le Sénégal. Les déclarations du président français, jugées inexactes et condescendantes, ont suscité une vive réaction de la part du chef du gouvernement sénégalais.

Ousmane Sonko a catégoriquement nié l’existence de discussions ou de négociations entre Dakar et Paris à ce sujet. « Aucune discussion ou négociation n’a eu lieu à ce jour, et la décision prise par le Sénégal découle de sa seule volonté, en tant que pays libre, indépendant et souverain », a-t-il déclaré. Cette précision intervient après qu’Emmanuel Macron a affirmé que ces retraits avaient été négociés avec les pays concernés, tout en laissant à ces derniers la « primeur de l’annonce » par politesse.

Le Premier ministre sénégalais n’a pas mâché ses mots face à une autre affirmation du président français, selon laquelle « aucun pays africain ne serait aujourd’hui souverain si la France ne s’était déployée ». Ousmane Sonko a vivement critiqué cette position, rappelant que la France n’a ni la légitimité ni la capacité d’assurer la sécurité ou la souveraineté de l’Afrique. Il a, au contraire, dénoncé son rôle dans la déstabilisation de certains pays africains, citant notamment l’intervention en Libye qui, selon lui, a eu des « conséquences désastreuses sur la stabilité et la sécurité du Sahel ».

Dans un dernier tacle à l’endroit de la France, Sonko a évoqué le rôle crucial des soldats africains lors de la Seconde Guerre mondiale. « Si les soldats africains, parfois mobilisés de force, maltraités et finalement trahis, ne s’étaient pas déployés pour défendre la France, celle-ci serait, peut-être aujourd’hui encore, allemande », a-t-il lancé. Ce rappel historique, appuyé d’une critique acerbe, met en lumière les sacrifices souvent ignorés des colonies africaines au profit de la France.

Une réponse qui galvanise l’opinion publique
Les propos d’Ousmane Sonko ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux, où ils ont été salués par une grande partie de l’opinion publique. Son discours, jugé courageux et porteur d’un message de souveraineté, résonne au-delà des frontières sénégalaises et s’inscrit dans un contexte de remise en question croissante de la présence française en Afrique.

Alors que les relations entre la France et plusieurs pays africains connaissent des tensions inédites, cette sortie du Premier ministre sénégalais pourrait marquer un tournant dans les rapports entre Dakar et Paris. L’avenir dira si cette prise de position musclée donnera lieu à des répercussions diplomatiques majeures.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Le retour de François Bayrou : une leçon de résilience politique pour une France en quête d’équilibre. https://planete7.info/le-retour-de-francois-bayrou-une-lecon-de-resilience-politique-pour-une-france-en-quete-dequilibre/ Fri, 13 Dec 2024 14:09:43 +0000 https://planete7.info/?p=35865 Dans le paysage politique français, l’annonce du retour de François Bayrou au poste de Premier ministre serait un événement marquant, porteur de leçons profondes sur la nature de la politique moderne et la valeur de l’expérience. Homme de lettres et de dialogue, Bayrou incarne une rare continuité dans un environnement souvent marqué par des ruptures […]]]>

Dans le paysage politique français, l’annonce du retour de François Bayrou au poste de Premier ministre serait un événement marquant, porteur de leçons profondes sur la nature de la politique moderne et la valeur de l’expérience. Homme de lettres et de dialogue, Bayrou incarne une rare continuité dans un environnement souvent marqué par des ruptures brutales.

Une carrière au service de la République.

Depuis ses premiers pas en politique en 1975, François Bayrou a traversé les tempêtes et les embellies de la vie publique française. Ministre de l’Éducation, député, président du Modem, et plusieurs fois candidat à l’élection présidentielle, son parcours reflète une capacité à conjuguer vision et pragmatisme. Ce retour à la tête du gouvernement s’inscrirait dans une tradition où l’expérience devient un atout dans les moments d’incertitude nationale.

Le contexte d’un retour nécessaire.

La situation politique actuelle, marquée par des tensions exacerbées et une fragmentation inédite de l’Assemblée nationale, appelle des solutions audacieuses. Les dernières élections législatives n’ont pas permis de dégager une majorité claire, plongeant la France dans une impasse qui menace de paralyser les réformes. Dans ce contexte, François Bayrou apparaît comme un choix stratégique : modéré, rassembleur, et doté d’une autorité politique forgée par des décennies de service public.

Une politique dynamique et non dogmatique.

Ce choix met également en lumière une vérité fondamentale : la politique est un art dynamique, non figé dans des dogmes rigides. Dans un monde où les idéologies s’effacent souvent devant la nécessité de compromis, le retour de Bayrou rappelle que l’expérience et la modération peuvent être des clés pour renouer avec la confiance des citoyens. Ce pragmatisme, souvent décrié comme un manque de clarté idéologique, pourrait au contraire s’avérer salutaire face aux défis économiques et sociaux pressants.

Un symbole de résilience et d’unité.

François Bayrou n’a pas toujours été en odeur de sainteté dans l’arène politique. Ses choix parfois jugés ambigus et ses échecs passés auraient pu enterrer sa carrière. Pourtant, il revient, comme un sphinx renaissant de ses cendres, prouvant que la résilience est une qualité précieuse en politique. Dans une période où la classe politique est souvent perçue comme divisée et déconnectée, ce retour pourrait symboliser une volonté d’unité nationale.

Un modèle à méditer.

Le parcours de François Bayrou offre une leçon qui dépasse les frontières de la France : la valeur de l’expérience et de la tempérance dans un monde politique en mutation. À l’heure où de nombreux pays misent sur des figures charismatiques mais parfois impréparées, ce retour pourrait inspirer une réflexion sur la nécessité de leaders capables d’allier vision et maîtrise des rouages institutionnels.

En définitive, la nomination de François Bayrou, si elle venait à se confirmer, marquerait non seulement un tournant pour la France, mais aussi un rappel que la politique est une œuvre de patience, de résilience, et de dialogue. Et dans cet art subtil, les hommes d’expérience comme Bayrou demeurent des phares dans la tempête.

Abdourahamane NABE responsable mécénat santé et solidarité
Abdourahmane.Nabe@orange-sonatel.com

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Un jeune Guinéen écrit au Président Emmanuel Macron https://planete7.info/un-jeune-guineen-ecrit-au-president-emmanuel-macron/ Fri, 29 Nov 2024 12:49:16 +0000 https://planete7.info/?p=35299 Pour un partenariat équitable et innovant entre l’Afrique et la France : Lettre ouverte au Président Emmanuel Macron Monsieur le Président, L’Afrique, avec son potentiel démographique, économique et culturel, se trouve à un moment décisif de son histoire. Ce continent, qui représente un quart de la population mondiale en 2050, est riche de ressources naturelles, d’une […]]]>

Pour un partenariat équitable et innovant entre l’Afrique et la France : Lettre ouverte au Président Emmanuel Macron

Monsieur le Président,

L’Afrique, avec son potentiel démographique, économique et culturel, se trouve à un moment décisif de son histoire. Ce continent, qui représente un quart de la population mondiale en 2050, est riche de ressources naturelles, d’une jeunesse dynamique et d’un esprit entrepreneurial qui ne demande qu’à être encouragé. Pourtant, malgré ces atouts indéniables, nos économies continuent de faire face à des obstacles majeurs qui freinent leur pleine transformation. Ces défis structurels, notamment l’accès limité aux services de base, la dépendance aux exportations brutes et les perceptions négatives de risque par les investisseurs internationaux, créent un fossé entre nos aspirations légitimes et les moyens disponibles pour les atteindre.

Ces difficultés ne sont pas le fruit d’un manque de volonté ou d’initiatives de la part des nations africaines. Elles sont aussi le résultat d’un système financier mondial qui, dans sa forme actuelle, perpétue des inégalités et des asymétries. Les mécanismes traditionnels de financement du développement, bien qu’ils aient apporté des progrès notables par le passé, sont devenus insuffisants et, dans certains cas, inadaptés aux réalités et ambitions des économies africaines contemporaines. Nous assistons à une stagnation qui nous impose de repenser profondément l’architecture financière internationale.

Monsieur le Président, je ne vous écris pas pour demander de l’aide, mais pour proposer un dialogue constructif et une réflexion partagée. La France, sous votre impulsion, a démontré sa capacité à fédérer autour de projets ambitieux, comme en témoigne le Sommet pour un Nouveau Pacte Financier Mondial tenu à Paris les 22 et 23 juin 2023. Ce sommet a permis de poser des bases prometteuses en faveur d’une réforme des mécanismes financiers internationaux. Mais, pour que ces idées portent leurs fruits, il est impératif d’aller plus loin et de donner corps à une vision commune où l’Afrique n’est pas un simple bénéficiaire, mais un acteur clé du développement mondial.

L’Afrique d’aujourd’hui n’est plus celle des décennies passées. Nos nations affichent des taux de croissance qui, bien que stimulants, doivent être traduits en transformations structurelles profondes. Nous devons mettre fin à la dépendance excessive aux exportations de matières premières en investissant massivement dans leur transformation locale. Il est temps de mobiliser des financements innovants qui valorisent les secteurs productifs, soutiennent l’entrepreneuriat et encouragent l’industrialisation. Ces efforts nécessitent des partenariats fondés sur des intérêts mutuels, où chaque partie contribue et bénéficie à hauteur de son engagement.

Je tiens également à souligner que la perception du risque, souvent exagérée par les agences de notation et les investisseurs, est un frein majeur à l’émergence des économies africaines. Cette perception injuste limite notre accès aux financements à des coûts raisonnables et nous enferme dans un cercle vicieux d’endettement. C’est pourquoi je plaide pour la création de mécanismes de financement plus équilibrés, basés sur des évaluations transparentes et réalistes. Les agences de notation doivent intégrer des critères qui reflètent la réalité des progrès accomplis par les nations africaines.

Pour aller au-delà des diagnostics et proposer des solutions concrètes, je crois fermement en la nécessité de réformer les institutions financières internationales. Ces institutions doivent adapter leurs approches pour répondre aux besoins spécifiques des économies africaines, notamment en soutenant les petites et moyennes entreprises, en encourageant le financement par Private Equity et en développant des instruments financiers innovants. Par ailleurs, le renforcement des capacités des banques africaines de développement, comme la Banque Africaine de Développement (BAD), est crucial. Elles doivent jouer un rôle de leadership dans le financement des projets structurants qui changeront durablement le visage de notre continent.

Monsieur le Président, je ne cherche pas à minimiser la complexité de ces enjeux. Mais je suis convaincu qu’avec une volonté politique commune et une mobilisation des acteurs publics et privés, nous pouvons relever ces défis ensemble. L’Afrique n’est pas seulement le continent des défis, elle est aussi celui des opportunités. Ce que nous entreprenons aujourd’hui pour redéfinir les règles du jeu financier international profitera non seulement à l’Afrique, mais aussi au reste du monde. En investissant dans l’Afrique, nous investissons dans la stabilité, la prospérité et l’équilibre global.

Ce partenariat, que j’appelle de mes vœux, ne doit pas être un acte de générosité, mais une stratégie concertée pour un développement partagé. Il ne s’agit pas de redonner à l’Afrique une place dans l’économie mondiale, mais de reconnaître et de renforcer la place qu’elle occupe déjà. C’est dans cet esprit que je vous invite, Monsieur le Président, à poursuivre avec détermination cette dynamique de réforme et à œuvrer pour un avenir où les relations entre nos continents seront fondées sur la coopération, le respect mutuel et l’ambition commune.

Je vous remercie de l’attention que vous porterez à cette lettre, en espérant qu’elle puisse enrichir les réflexions et actions encours. L’Afrique est prête à écrire un nouveau chapitre de son histoire, et elle compte sur des partenaires engagés pour l’accompagner dans cette démarche.

 

Mamadou Djouldé DIALLO

Analyste conformité et sécurité financière.

Diplômé d’un Master 2, Monnaie, Banque, Finance et Assurance à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et d’un MBA en gestion des entreprises à l’Université Laval, Canada.

Tél : +33766128360, courriel : djoulde29@gmail.com

 

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Macron a-t-il raison de continuer de voir dans la démographie africaine un frein à son développement? https://planete7.info/macron-a-t-il-raison-de-continuer-de-voir-dans-la-demographie-africaine-un-frein-a-son-developpement/ https://planete7.info/macron-a-t-il-raison-de-continuer-de-voir-dans-la-demographie-africaine-un-frein-a-son-developpement/#respond Sun, 03 Dec 2023 12:56:38 +0000 https://planete7.info/?p=25045 Agiter la question du taux de fécondité comme solution à la lutte contre la pauvreté, près de deux siècles après l’économiste britannique Thomas Robert Malthus, traduit un aveu d’échec des stratégies de développement. En effet, la théorie de cet économiste est critiquable pour plusieurs raisons : Le potentiel démographique n’est plus une contrainte mais un […]]]>

Agiter la question du taux de fécondité comme solution à la lutte contre la pauvreté, près de deux siècles après l’économiste britannique Thomas Robert Malthus, traduit un aveu d’échec des stratégies de développement. En effet, la théorie de cet économiste est critiquable pour plusieurs raisons :

Le potentiel démographique n’est plus une contrainte mais un atout (consommation et force de travail) ; dans les sociétés africaines, le nombre d’enfants peut représenter une « soupape de sécurité » en termes de retraite et de sécurité sociale.

Si la Chine avec ses 1, 4 milliards d’habitants est devenu un géant économique, elle le doit sans doute à son potentiel démographique. Il est aussi à souligner que 8 des 10 pays les plus peuplés du monde font partie des nations qui comptent (Chine, Inde, États-Unis, Indonésie, Brésil, Nigéria, Russie et Japon).

L’Afrique peut-elle se permettre de suivre un Continent européen dont le processus de vieillissement de la population inhibe les capacités à entreprendre et à innover − lesquelles sont pourtant des moteurs importants de croissance économique − ?

La persistance de la pauvreté sur le Continent résulte à notre avis moins d’un taux de fécondité élevé que de facteurs purement économiques.

Les taux de croissance annoncés, par exemple, sont souvent peu conformes à la réalité du fait de statistiques manipulées parfois pour des raisons politiques.

Le Continent aurait pu mieux faire, à la faveur de choix de politiques économiques plus vertueuses, en mettant un terme à l’énorme gaspillage de ressources publiques et en maîtrisant mieux des revenus financiers colossaux transférés hors du continent licitement sous forme de dividendes d’investissement ou illicitement (corruption).

Autres facteurs à prendre en compte : l’absence d’équité dans les stratégies d’allocation des budgets nationaux, et la prise en compte insuffisante dans les politiques de développement économique d’un secteur informel qui occupe l’essentiel de la population active. Ce secteur, entreprenant, innovant et fortement créateur d’emplois génère plus de la moitié du PIB dans certains pays.

Il faut aussi mentionner les mauvaises politiques d’aménagement du territoire, concentrant l’essentiel des activités économiques et des populations dans la capitale délaissant ainsi le secteur primaire, et les défis qui restent à relever en matière d’éducation et de formation professionnelle.

Magaye GAYE
Économiste international

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Discours de l’Élysée pour le Sahel : La leçon de Babacar Justin Ndiaye à Emmanuel Macron https://planete7.info/discours-de-lelysee-pour-le-sahel-la-lecon-de-babacar-justin-ndiaye-a-emmanuel-macron/ https://planete7.info/discours-de-lelysee-pour-le-sahel-la-lecon-de-babacar-justin-ndiaye-a-emmanuel-macron/#respond Wed, 30 Aug 2023 19:38:07 +0000 https://planete7.info/?p=23139 Le discours prononcé par le Président Emmanuel Macron, le 28 août, est une profusion d’arguments apocryphes, c’est-à-dire faux. D’autant plus discutables que les assertions, les explications et les justifications du chef de l’État français accrochent et dépitent par leur triple manque de poids historique, de rigueur démonstrative et de finesse pédagogique. Passons au crible quelques […]]]>

Le discours prononcé par le Président Emmanuel Macron, le 28 août, est une profusion d’arguments apocryphes, c’est-à-dire faux. D’autant plus discutables que les assertions, les explications et les justifications du chef de l’État français accrochent et dépitent par leur triple manque de poids historique, de rigueur démonstrative et de finesse pédagogique.

Passons au crible quelques passages ou quelques saillies de cette longue allocution bien reçue et très ressentie ; notamment en Afrique de l’Ouest !

Je cite le locataire de l’Élysée : « Sans l’opération BARKHANE, le Mali, le Burkina et le Niger n’existeraient plus dans leurs limites territoriales ».

Voilà une thèse qui impressionne un Africain dépourvu de connaissances historiques. Ma réaction en guise de réponse est la suivante : « Sans le débarquement de Normandie en 1944, conçu et commandé par le Général Eseinhower, la France aurait eu un destin de régions allemandes comme la Saxe et la Rhénanie-Westphalie ».

En effet, ce sont les soldats anglais, américains et canadiens qui ont massivement péri pour libérer la France. Le Général Gaulle était sans troupes sur le sol français. Les débris de l’armée tricolore étant aux ordres du Maréchal Pétain entouré par la clique des défaitistes ou des collaborateurs comme Pierre Laval. Même la crème des royalistes de France était représentée à Vichy par Raphaël Alibert.

Dans cette situation de désastre où le Général De Gaule n’avait que le micro de la BBC pour lancer son fameux Appel (au secours) du 18 juin, l’esquisse du Salut de la France est enregistrée au cœur de l’Afrique via l’adhésion du Gouverneur Félix Éboué (futur beau-père du Président Senghor) et l’engagement du Général Leclerc, à la tète de sa colonne de tirailleurs africains. Dans la vie des Nations, il y a eu des hauts et des bas sous tous les cieux, depuis l’aube des temps.

Le Mali et le Burkina contrôlent au moins 40 ou 60% leurs territoires en 2023. En 1940, la France avait perdu la totalité de son territoire. Les Allemands étaient jusqu’au Pas-de-Calais. De l’Alsace à la Bretagne, toute la France était occupée puis libérée par les Alliés et…les Africains. Chose à ne pas oublier : les tirailleurs africains ont été tragiquement récompensés à Thiaroye, dans la banlieue de Dakar.

Justement, Emmanuel Macron pense (sans le dire) que les Maliens, les Burkinabés et les Nigériens ne sont pas suffisamment reconnaissants à l’endroit de BARKHANE et des jeunes Français de vingt ans morts sous le chaud soleil Sahel. Effectivement ces dizaines de morts sont dignes de respect et de gratitude.

Toutefois, je rappelle que les sacrifices consentis par les Américains pour la libération de la France n’ont pas empêché le Général de Gaulle de claquer la porte de l’OTAN puis de prononcer le retentissant Discours de Phnom Penh (au Cambodge en septembre 1966) très favorable au Nord-Vietnam d’alors et au Viêt-Cong. Donc contre les États-Unis ! Ce qui a choqué, à l’époque, les Intellectuels anti-communistes comme Raymond Aron et Jean-François Revel.

L’autre saillie du Discours de l’Élysée sur le Sahel a dévoilé la posture de gladiateur adoptée par le Président Emmanuel Macron sur l’équation que représentent le maintien et/ou le départ de l’Ambassadeur de France à Niamey qu’on peut désormais assimiler au Préfet de la Nièvre…du Sahel. La Nièvre étant un Département de la Bourgogne-Franche-Comté.

Manifestement, la France impose son option et sa volonté à un pays souverain mais faible. Si on était en Angola, en Éthiopie, au Vietnam, au Maroc, en Algérie, au Zimbabwe etc. c’est-à-dire des États qui ont les reins solides, l’Ambassadeur Sylvain Itté ne passerait une nuit, après l’expiration des quarante-huit heures.

Quant aux arguments relatifs à la non-légitimité ou à la non-légalité du CNSP des putschistes de Niamey, ils ont le poids d’un fétu de paille. Un double pied de nez à la logique et à la cohérence ! Combien de fois, les diplomates français ont travaillé étroitement avec des dirigeants non élus ou installés par les baïonnettes ?

Le Général Gaïd Salah en Algérie, le Colonel Doumbouya en Guinée, le Général Al Burhan au Soudan, le Général Al Sissi en Égypte etc. ont opéré des putschs sans provoquer de séisme au Quai d’Orsay. Et que dire de l’Ambassadeur de France qui travaille avec la Junte de Birmanie ? Une junte qui bombarde ses opposants avec des avions de chasse et décime des milliers de citoyens de la communauté musulmane des Rohingyas…

En vérité, la France n’est forte que de la faiblesse des élites africaines ; singulièrement celles de la CEDEAO et du Sahel. Feu le Président Houphouët Boigny disait : « Si le lézard pénètre dans le mur, c’est parce que le mur s’est lézardé ». Sans jeu de mots. Le lézard n’a ni griffes ni crocs. Et le mur est souvent en béton.

L’autre réalité renseigne que la France n’a de respect que pour les pays qui exigent et imposent le respect de leurs autonomies de décisions. On a vu la France quémander pendant longtemps la réouverture de son ambassade dans la capitale du Rwanda.

Plus spectaculaire encore, la France a imposé une Rwandaise (anglophone et anglophile) à la tête de l’OIF pour faire plaisir au nationaliste ombrageux et teigneux Paul Kagamé. Conséquence navrante : la Secrétaire générale de la Francophonie fait des fautes de syntaxe et de grammaire élémentaire dans la langue Victor Hugo. Évidemment, au grand dam des pays fondateurs de la Francophonie : le Sénégal de Senghor, le Niger de Diori Hamani, la Tunisie de Bourguiba et le Cambodge du Prince Sihanouk. Ces pays pionniers n’ont pas bronché.

En définitive, la France demeure l’artisan numéro un du ressac ou du reflux de son influence en Afrique de l’Ouest. Je ne me lasserai jamais de paraphraser Sékou Touré : « Changer de maitre, ce n’est pas se libérer ». Il est donc clair que la Russie, la Chine, la Turquie et autre WAGNER ne sont pas la solution. Mais la France est le problème.

 

Par Babacar Justin NDIAYE

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Soi-disant deal entre Doumbouya et Macron pour le retour de Dalein : la réaction de l’UFDG https://planete7.info/soi-disant-deal-entre-doumbouya-et-macron-pour-le-retour-de-dalein-la-reaction-de-lufdg/ https://planete7.info/soi-disant-deal-entre-doumbouya-et-macron-pour-le-retour-de-dalein-la-reaction-de-lufdg/#respond Fri, 07 Jul 2023 01:18:42 +0000 https://planete7.info/?p=22036 La Cellule de communication (Cellcom) de l’UFDG tient à attirer l’attention des militants et sympathisants du Parti sur le caractère pernicieux d’une vidéo qui diffuse dans les réseaux sociaux des prétendus échanges téléphoniques entre les Présidents Emmanuel Macron et Mamadi Doumbouya. Dans ce document audio, une voix imitant le Président Macron parle du retour du […]]]>

La Cellule de communication (Cellcom) de l’UFDG tient à attirer l’attention des militants et sympathisants du Parti sur le caractère pernicieux d’une vidéo qui diffuse dans les réseaux sociaux des prétendus échanges téléphoniques entre les Présidents Emmanuel Macron et Mamadi Doumbouya.

Dans ce document audio, une voix imitant le Président Macron parle du retour du Président Cellou Dalein Diallo, de l’Affaire Air Guinée et d’un soi-disant deal passé entre les deux Chefs d’Etat français et guinéen.

La Direction Nationale de l’UFDG est convaincue que cette vidéo est un montage grotesque provenant de personnes hostiles à l’UFDG et à son Président.

En conséquence, la Cellcom de l’UFDG demande aux militants du Parti de faire preuve de vigilance et de responsabilité en évitant de participer à la diffusion de ce genre de fake news qui ne vise en réalité qu’à nuire à l’image et aux intérêts du Président de notre Parti.

 

Conakry, le 06 juillet 2023

La Cellule de Communication de l’UFDG

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Faut-il réhumaniser les pouvoirs dans le monde ? Cas du Président Macron avec son Garde républicain https://planete7.info/faut-il-rehumaniser-les-pouvoirs-dans-le-monde-cas-du-president-macron-avec-son-garde-republicain/ https://planete7.info/faut-il-rehumaniser-les-pouvoirs-dans-le-monde-cas-du-president-macron-avec-son-garde-republicain/#respond Thu, 15 Jun 2023 17:29:50 +0000 https://planete7.info/?p=21679 L’image que je partage ci joint est choquante. Un garde républicain qui s’affaisse devant le Président Macron sans que ce dernier ne manifeste le moindre signe de compassion, c’est terrible ! L’attitude inexplicable du Président est-elle justifiée par un sentiment de gêne ? Un symbole de la République Française qui s’affaisse devant un hôte étranger […]]]>

L’image que je partage ci joint est choquante. Un garde républicain qui s’affaisse devant le Président Macron sans que ce dernier ne manifeste le moindre signe de compassion, c’est terrible !

L’attitude inexplicable du Président est-elle justifiée par un sentiment de gêne ? Un symbole de la République Française qui s’affaisse devant un hôte étranger en l’occurrence le Président de la République malgache à qui l’Élysée rendait les honneurs au moment des faits ?

Ou encore, l’évènement lui a-t-il échappé au point de continuer comme si de rien n’était la cérémonie protocolaire ? Si oui ce serait un manque de vigilance notoire.

Cette dernière thèse semble à priori être battue en brèche par l’image d’un fonctionnaire de l’Elysée qui tentait de camoufler cette scène inédite en vain. Regardez vraiment en détail cette vidéo que nous mettons en 1er commentaire. Vous comprendrez pourquoi tant d’incompréhensions profondes entre gouvernants et gouvernés.

En tout état de cause, les hommes qui conduisent les destins des nations devraient faire leur introspection. C’est comme s’ils descendaient d’une autre planète. Orgueilleux, arrogants, peu sensibles à la détresse humaine. Se croyant au-dessus de tout le monde. C’est triste. Un dirigeant quel que soit son niveau de responsabilité est un être humain mortel.

Gouverner c’est faire preuve d’humilité, être en phase avec ses administrés, sentir les aspirations populaires.

Que dire des petits roitelets, Présidents d’institutions bancaires ou d’entreprises en Afrique qui refusent systématiquement d’utiliser le même ascenseur que leurs collaborateurs uniquement par complexe de supériorité ?

Des expressions consacrées comme celles-ci-dessous devraient définitivement être maniées avec lucidité et progressivement bannies du vocabulaire des nations.

1 Force restera à la loi

2 Tel est un homme d’État parce qu’il est distant du peuple

3 Préserver l’autorité de l’État

4 Le Président père de la nation

5 Le propriétaire du pays

6 L’homme fort du pays

Que de la mystification !

Les dirigeants devraient dans ce monde trouble, revoir leurs copies en faisant preuve de plus de modestie. Une fois de plus, les administrés ne sont pas des esclaves.

 

Magaye GAYE

Économiste International

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