Élevage – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 28 Aug 2026 03:42:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Élevage – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 À Samoé, le « Village Gladiateur » d’André Kolié, quand l’entrepreneuriat rural se mêle à la culture et au tourisme https://planete7.info/a-samoe-le-village-gladiateur-dandre-kolie-quand-lentrepreneuriat-rural-se-mele-a-la-culture-et-au-tourisme/ Fri, 28 Aug 2026 03:33:54 +0000 https://planete7.info/?p=62763 À quelques kilomètres de N’Zérékoré, dans la sous-préfecture de Samoé, un projet atypique prend progressivement racine. Baptisé « Village Gladiateur », cet espace imaginé par le jeune entrepreneur André Kolié conjugue agriculture, élevage, transformation des produits locaux, formation et tourisme. À travers cette initiative, son promoteur veut offrir à la jeunesse rurale un cadre pour […]]]>

À quelques kilomètres de N’Zérékoré, dans la sous-préfecture de Samoé, un projet atypique prend progressivement racine. Baptisé « Village Gladiateur », cet espace imaginé par le jeune entrepreneur André Kolié conjugue agriculture, élevage, transformation des produits locaux, formation et tourisme. À travers cette initiative, son promoteur veut offrir à la jeunesse rurale un cadre pour entreprendre, apprendre, se retrouver et redécouvrir les richesses culturelles de la région.

À Samoé, le paysage rural ne se résume plus seulement aux plantations et aux activités agricoles traditionnelles. Au cœur d’un domaine familial, un projet singulier attire progressivement les curieux et les visiteurs. Ici, agriculture, élevage, culture et tourisme se côtoient dans un même espace : le « Village Gladiateur ».

Derrière cette initiative se trouve André Kolié, un jeune entrepreneur qui a fait le choix de retourner sur ses terres après ses études universitaires et une expérience professionnelle à Conakry. Son ambition : démontrer qu’il est possible de créer des opportunités en milieu rural plutôt que d’attendre exclusivement un emploi salarié.

« C’est une idée entrepreneuriale parce que je me suis dit que l’État ne pouvait pas embaucher tout le monde, surtout tous les jeunes. »

L’idée du « Village Gladiateur » germe après son parcours universitaire. André Kolié imagine alors un espace capable de réunir les jeunes autour d’activités économiques, mais aussi de la culture et des traditions locales.

« Après l’université, je pensais créer un village qui pouvait regrouper tous les jeunes, un village où on peut revitaliser tout ce qui est coutumes, mœurs et pratiques ancestrales de chez nous », explique-t-il.

Le projet se veut donc plus qu’une simple exploitation agricole. Il ambitionne de créer un véritable lieu de vie, où les jeunes peuvent produire, apprendre, échanger et développer des activités génératrices de revenus.

Le nom du site lui-même raconte une partie de l’histoire de son fondateur. « Gladiateur » est le surnom donné à André Kolié par ses proches, en référence à sa ténacité et à son courage.

« Le nom Gladiateur, c’est un sobriquet que mes amis m’ont donné vu ma ténacité et mon courage. Lorsque j’ai créé le village, je me suis dit que, comme on m’appelle Gladiateur, je donne ce même nom au village. »

Le choix de Samoé n’est pas non plus le fruit du hasard. Le domaine sur lequel s’étend le projet appartient à la famille d’André Kolié. Il représente pour lui un héritage, mais également un point d’ancrage pour concrétiser son ambition.

« On a choisi Samoé parce que c’est ici que nos parents se sont installés lorsqu’ils ont fui la guerre des tribus à N’Zérékoré. Ici, c’est un domaine que j’ai hérité. »

Les premières activités sont lancées autour de la plantation de palmiers. Après une expérience professionnelle à Conakry dans une entreprise spécialisée dans la transformation des déchets plastiques, le jeune entrepreneur décide de revenir dans sa région natale pour donner corps à son projet.

De retour à Samoé, il diversifie progressivement ses activités. Une porcherie voit le jour, tout comme une unité consacrée à l’extraction d’huile rouge. Peu à peu, le domaine se transforme en un espace où plusieurs chaînes de production se développent.

Aujourd’hui, le « Village Gladiateur » s’articule autour de plusieurs secteurs : agriculture, élevage, formation, transformation et commercialisation des produits agropastoraux.

Mais André Kolié veut aller au-delà de la production. Il souhaite faire de son domaine un lieu de rencontre et de convivialité, capable d’attirer aussi bien les habitants de la région que les visiteurs de passage.

« L’objectif du village, c’est l’agriculture, l’élevage, la formation, la transformation et la commercialisation des produits agropastoraux. C’est ainsi que j’ai créé un cadre idéal qui pouvait réunir tous les jeunes autour d’une même table pour boire, manger et discuter. C’est là que j’ai mis en place le côté tourisme. »

Cette ouverture vers le tourisme constitue aujourd’hui l’une des particularités du projet. Des visiteurs se rendent progressivement sur le site pour découvrir son environnement, ses activités et cette expérience rurale portée par un jeune entrepreneur.

Si le « Village Gladiateur » commence à se faire connaître, son développement reste cependant confronté à plusieurs obstacles. L’accessibilité du site constitue l’une des principales difficultés. L’état de la route complique encore les déplacements et limite la fréquentation.

À cette contrainte s’ajoutent le manque d’eau potable et l’insuffisance de l’électricité. Le site fonctionne actuellement grâce à un puits amélioré et à des panneaux solaires dont la capacité ne permet pas toujours de répondre aux besoins.

« Les difficultés ne finissent pas dans cette vie. Surtout, le gros problème, c’est la route pour avoir accès au village. Nous n’avons pas d’eau potable. C’est juste un puits amélioré qui nous sert ici, mais parfois ça tarit. Il y a aussi un manque criard d’électricité. C’est l’électricité solaire que nous utilisons ici, mais elle est très faible. »

Malgré ces contraintes, André Kolié assure vouloir poursuivre l’aventure. Le nombre croissant de visiteurs et les encouragements reçus renforcent, selon lui, sa détermination à développer davantage le site.

« Avant, c’était très difficile pour moi de concrétiser ce projet. Mais aujourd’hui, avec l’accessibilité, je reçois pas mal de visiteurs qui viennent un peu partout. Beaucoup de gens ne cessent de me soutenir pour son émergence. »

Pour franchir une nouvelle étape, le promoteur estime toutefois avoir besoin d’un accompagnement plus important, notamment pour renforcer les infrastructures et améliorer les conditions d’accueil et de production.

« On a besoin du soutien des personnes de bonne volonté pour augmenter sa capacité. »

À Samoé, le « Village Gladiateur » se construit ainsi entre ambition entrepreneuriale et attachement aux racines. Le projet d’André Kolié porte une vision : faire du milieu rural non pas un espace d’attente, mais un territoire d’opportunités.

Agriculture, élevage, transformation, formation, culture et tourisme s’y rencontrent dans une même dynamique. Un pari encore fragile, confronté aux difficultés d’accès, au déficit énergétique et au manque d’eau, mais qui témoigne d’une volonté de créer autrement.

À travers son initiative, André Kolié veut surtout transmettre un message à la jeunesse : l’avenir ne se trouve pas uniquement dans les grandes villes ou dans un emploi public. Il peut aussi se construire sur ses propres terres, avec les ressources disponibles et la volonté d’entreprendre.

 

Antoine Neima pour Planete7.info

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Élevage à Kankan : flambée du prix des aliments, manque d’encadrement… les producteurs tirent la sonnette d’alarme https://planete7.info/elevage-a-kankan-flambee-du-prix-des-aliments-manque-dencadrement-les-producteurs-tirent-la-sonnette-dalarme/ Wed, 05 Aug 2026 14:19:29 +0000 https://planete7.info/?p=60878 À Kankan, les acteurs de l’élevage tirent la sonnette d’alarme. Confrontés à la flambée des prix des aliments pour animaux, au manque d’encadrement technique et à l’insuffisance des investissements, ils appellent les pouvoirs publics et le secteur privé à s’engager davantage pour développer une filière jugée stratégique pour la sécurité alimentaire et l’économie nationale. Le […]]]>

À Kankan, les acteurs de l’élevage tirent la sonnette d’alarme. Confrontés à la flambée des prix des aliments pour animaux, au manque d’encadrement technique et à l’insuffisance des investissements, ils appellent les pouvoirs publics et le secteur privé à s’engager davantage pour développer une filière jugée stratégique pour la sécurité alimentaire et l’économie nationale.

Le président de l’Association des éleveurs de la préfecture de Kankan et secrétaire administratif de la Fédération interprofessionnelle régionale de la filière bétail-viande, Moustapha Diané, a lancé cet appel lors d’une visite effectuée par notre rédaction dans son exploitation située au quartier Bordo, dans la commune urbaine de Kankan, le mardi 4 août 2026.

Face à notre rédaction, l’éleveur a dressé un état des lieux préoccupant des difficultés auxquelles sont confrontés les professionnels du secteur. Selon lui, l’accès aux aliments destinés aux volailles, aux petits ruminants et à la pisciculture demeure l’un des principaux obstacles à la rentabilité des exploitations.

« Nous rencontrons d’énormes difficultés pour nous approvisionner en aliments destinés aux volailles, aux petits ruminants et à la pisciculture. Même lorsqu’ils sont disponibles sur le marché, leurs prix sont souvent hors de portée des éleveurs. À cela s’ajoute un manque d’accompagnement technique. Lorsqu’une maladie apparaît dans les élevages, nous ne trouvons pas toujours des techniciens qualifiés capables d’apporter des solutions adaptées », a-t-il déploré.

Au-delà du constat, Moustapha Diané estime que le développement durable de l’élevage passe par une mobilisation conjointe de l’État et des investisseurs privés. Il plaide notamment pour le renforcement de la production locale des matières premières entrant dans la fabrication des aliments pour animaux, notamment le maïs et le soja, ainsi que pour la création d’unités industrielles de transformation.

« Nous lançons un appel à toutes les personnes et institutions qui peuvent contribuer au développement de cette filière. Investir dans la production des matières premières et dans des unités de fabrication d’aliments pour animaux permettra non seulement d’améliorer leur disponibilité, mais aussi de réduire les coûts pour les éleveurs et de renforcer durablement le secteur », a-t-il insisté.

À travers cet appel, le responsable des éleveurs de Kankan espère susciter des initiatives concrètes en faveur d’une filière qui, selon lui, constitue un levier essentiel pour l’autosuffisance alimentaire, la création d’emplois et le développement économique de la Guinée.

 

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Nommé à la tête du ministère de l’Élevage, Alpha Bacar Barry remercie les autorités et appelle à une mobilisation collective https://planete7.info/nomme-a-la-tete-du-ministere-de-lelevage-alpha-bacar-barry-remercie-les-autorites-et-appelle-a-une-mobilisation-collective/ Tue, 28 Jul 2026 02:16:44 +0000 https://planete7.info/?p=60258 Au lendemain de sa nomination comme ministre de l’Élevage et des Productions animales, officialisée par décret présidentiel dans la soirée du lundi 27 juillet 2026, Alpha Bacar Barry est sorti de son silence. Dans un message empreint de reconnaissance et de responsabilité, l’ancien ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la […]]]>

Au lendemain de sa nomination comme ministre de l’Élevage et des Productions animales, officialisée par décret présidentiel dans la soirée du lundi 27 juillet 2026, Alpha Bacar Barry est sorti de son silence. Dans un message empreint de reconnaissance et de responsabilité, l’ancien ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle (MENA-ETFP) a remercié les plus hautes autorités du pays avant d’inviter les acteurs du secteur à s’unir pour relever les défis de l’élevage guinéen.

Quelques heures après l’annonce de sa nomination, Alpha Bacar Barry a exprimé sa gratitude envers le président de la République et le Premier ministre, saluant la confiance qui lui est accordée pour conduire ce département stratégique.

« Servir la République est un devoir. Mériter la confiance est un honneur. Ce soir, par décret lu à la télévision nationale, j’ai été nommé ministre de l’Élevage. J’exprime ma profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, Président de la République, Chef de l’État, pour cette marque de confiance renouvelée, ainsi qu’à Monsieur Amadou Oury Bah, Premier ministre, Chef du Gouvernement », a déclaré le nouveau ministre.

Conscient des enjeux liés au développement de l’élevage en Guinée, Alpha Bacar Barry a assuré qu’il entend exercer ses nouvelles fonctions avec humilité, détermination et un sens élevé du devoir. Il a également lancé un appel à la mobilisation de tous les acteurs du secteur afin de promouvoir un élevage plus moderne, plus compétitif et davantage créateur de richesses.

« J’accueille cette responsabilité avec humilité, détermination et un profond sens du devoir. J’invite l’ensemble des acteurs du secteur de l’élevage à unir leurs efforts et à travailler main dans la main afin de bâtir un secteur moderne, performant et créateur de richesse au service de notre pays. Au travail, dans l’unité. Vive la République ! Vive la Guinée ! », a-t-il conclu.

Cette prise de parole intervient au lendemain d’un remaniement gouvernemental marqué par plusieurs changements au sein de l’équipe gouvernementale. Désormais à la tête du ministère de l’Élevage et des Productions animales, Alpha Bacar Barry hérite de la mission de renforcer un secteur considéré comme un levier important de diversification économique, de sécurité alimentaire et de création d’emplois en Guinée.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Touba Bagadadji : deux bœufs tués par balle, un différend entre éleveurs et cultivateur ravive les tensions https://planete7.info/touba-bagadadji-deux-boeufs-tues-par-balle-un-differend-entre-eleveurs-et-cultivateur-ravive-les-tensions/ Tue, 21 Jul 2026 12:12:59 +0000 https://planete7.info/?p=59724 Touba Bagadadji (Mali) – La découverte de deux bœufs tués par balle dans le district de Bandany Ley Bowal, relevant de la sous-préfecture de Touba Bagadadji, continue de susciter une vive émotion et d’alimenter les débats au sein de cette localité de la préfecture de Mali. L’affaire, qui oppose des éleveurs à un cultivateur, intervient […]]]>

Touba Bagadadji (Mali) – La découverte de deux bœufs tués par balle dans le district de Bandany Ley Bowal, relevant de la sous-préfecture de Touba Bagadadji, continue de susciter une vive émotion et d’alimenter les débats au sein de cette localité de la préfecture de Mali. L’affaire, qui oppose des éleveurs à un cultivateur, intervient dans un contexte de tensions récurrentes autour de l’accès aux pâturages, aux points d’eau et de la protection des terres agricoles.

Selon les témoignages recueillis auprès des éleveurs, les faits se sont produits la semaine dernière. Les animaux avaient l’habitude de rejoindre une rivière voisine pour s’abreuver, les infrastructures hydrauliques étant insuffisantes dans la zone. C’est au retour de cette transhumance quotidienne que deux bœufs ont été retrouvés sans vie, derrière un champ.

Les propriétaires des animaux accusent un cultivateur de la localité, également imam, d’être impliqué dans la mort de plusieurs têtes de bétail. Ils affirment que ce dernier avait, à plusieurs reprises, exprimé son exaspération face aux incursions des troupeaux dans ses cultures.

« Nous avons retrouvé les bœufs morts derrière son champ. Avant cela, il avait encore déposé une plainte contre nous en raison des dégâts causés à ses cultures. Les constats effectués sur place ont révélé des impacts de balles sur les carcasses », témoigne Ibrahima Sory Diallo, l’un des éleveurs concernés.

Mis en cause, Elhadj Karamo Diaby réfute toute implication dans cette affaire. Le propriétaire du champ assure être lui-même victime, depuis de nombreuses années, des dommages causés par les animaux errants sur ses exploitations agricoles.

« Depuis plus de dix ans, mes cultures subissent d’importantes destructions. J’ai toujours privilégié les voies légales en saisissant les autorités locales afin d’obtenir réparation. Je n’ai jamais tiré sur un bœuf », affirme-t-il.

S’il reconnaît l’existence de différends récurrents avec certains éleveurs, l’imam estime que les accusations portées contre lui ne reposent sur aucun élément de preuve et relèvent uniquement de suppositions.

Face à la gravité de la situation et au risque d’escalade entre les deux communautés, les autorités locales ont rapidement engagé les premières démarches.

Le maire de la commune rurale de Touba Bagadadji, Amadou Oury Barry, indique que la gendarmerie a été saisie dès la découverte des carcasses et qu’un constat a été effectué sur les lieux.

Selon lui, les différentes parties ont ensuite été conduites à Mali-centre afin de permettre aux autorités compétentes de poursuivre les investigations dans un climat apaisé.

Cette affaire remet une nouvelle fois en lumière les défis de la cohabitation entre agriculteurs et éleveurs dans plusieurs localités de la région de Mali, où les conflits liés à l’occupation des terres, à la divagation du bétail et à l’accès aux ressources naturelles demeurent fréquents.

Les conclusions de l’enquête sont désormais attendues afin de déterminer les responsabilités, de faire toute la lumière sur les circonstances de la mort des animaux et de prévenir toute résurgence des tensions entre les différentes communautés.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info

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Tabaski 2026 à Labé : entre flambée des prix et inquiétudes des ménages, le marché à bétail sous pression https://planete7.info/tabaski-2026-a-labe-entre-flambee-des-prix-et-inquietudes-des-menages-le-marche-a-betail-sous-pression/ Thu, 21 May 2026 18:38:45 +0000 https://planete7.info/?p=55968 À quelques semaines de la célébration de la Tabaski, les marchés à bétail de la commune urbaine de Labé retrouvent progressivement leur animation habituelle. Dans les différents points de vente visités par notre rédaction, vendeurs, commerçants et acheteurs s’activent déjà autour des négociations. Mais cette année, un constat s’impose : le prix des moutons connaît […]]]>

À quelques semaines de la célébration de la Tabaski, les marchés à bétail de la commune urbaine de Labé retrouvent progressivement leur animation habituelle. Dans les différents points de vente visités par notre rédaction, vendeurs, commerçants et acheteurs s’activent déjà autour des négociations. Mais cette année, un constat s’impose : le prix des moutons connaît une hausse notable, suscitant de vives préoccupations chez de nombreuses familles.

Sous les hangars et au milieu des enclos bondés d’animaux, les vendeurs affichent des tarifs jugés élevés par plusieurs clients. Selon les professionnels du secteur, cette augmentation s’explique notamment par la qualité des bêtes proposées, les coûts liés au transport ainsi que la forte demande observée à l’approche de la fête.

Présent sur le marché depuis plus de trois décennies, Mamadou Diouldé Bah, responsable de vente de bétail, affirme que les prix varient selon la taille et l’état des moutons.

« Les prix dépendent des besoins et des moyens des clients. Certains moutons coûtent deux millions, d’autres peuvent aller jusqu’à deux millions cinq cent mille francs guinéens. Cela fait trente ans que nous exerçons cette activité. Petit à petit, les clients commencent à venir. Nous demandons simplement à chacun d’acheter selon ses capacités », explique-t-il.

Du côté des acheteurs, l’inquiétude est palpable. Beaucoup dénoncent une augmentation importante des prix comparativement aux années précédentes. Venue de Koubia pour acheter un mouton destiné à son père, Mariame Barry raconte les difficultés rencontrées cette année.

Habituée à se rendre au Mali pour effectuer cet achat à moindre coût, elle explique avoir changé de destination faute de disponibilité.

« Habituellement, nous achetons nos moutons au Mali, mais cette fois-ci nous n’avons pas pu en trouver là-bas. Je suis donc venue à Labé. Les prix sont vraiment élevés. Un mouton nous a été proposé à cinq millions de francs guinéens et, après négociation, nous avons finalement réussi à l’obtenir à quatre millions. L’année dernière, avec ce même montant, nous pouvions avoir un animal beaucoup plus grand », témoigne-t-elle.

Même constat chez certains commerçants présents sur le marché. Mamadou Cellou Baldé estime que les prix connaissent cette année une hausse inhabituelle, même si certains animaux restent accessibles selon leur qualité.

« Les prix ne sont jamais fixes pendant la période de Tabaski. Certains moutons sont très chers, d’autres plus abordables. Mais cette année, il faut reconnaître que les tarifs ont considérablement augmenté par rapport à l’an dernier », souligne-t-il.

Malgré cette situation, les vendeurs gardent l’espoir de réaliser de bonnes affaires durant cette période de forte affluence. Toutefois, pour de nombreux ménages, cette flambée des prix risque de compliquer davantage les préparatifs de la fête, dans un contexte économique déjà marqué par la baisse du pouvoir d’achat.

À Labé, comme dans plusieurs villes du pays, la Tabaski 2026 s’annonce ainsi sous le signe des sacrifices… aussi bien religieux qu’économiques.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info

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Gaoual – Kakony : la viande de bœuf, entre tradition, chaîne d’approvisionnement et préoccupations sanitaires https://planete7.info/gaoual-kakony-la-viande-de-boeuf-entre-tradition-chaine-dapprovisionnement-et-preoccupations-sanitaires/ Sat, 07 Feb 2026 16:01:22 +0000 https://planete7.info/?p=51205 À Kakony, dans la préfecture de Gaoual, la viande de bœuf est bien plus qu’un simple produit de consommation. Elle constitue un pilier de l’alimentation quotidienne et un symbole incontournable lors des grandes cérémonies religieuses, mariages, baptêmes et autres événements sociaux. Chaque matin, dès les premières heures, bouchers et éleveurs s’activent pour approvisionner les marchés, […]]]>

À Kakony, dans la préfecture de Gaoual, la viande de bœuf est bien plus qu’un simple produit de consommation. Elle constitue un pilier de l’alimentation quotidienne et un symbole incontournable lors des grandes cérémonies religieuses, mariages, baptêmes et autres événements sociaux. Chaque matin, dès les premières heures, bouchers et éleveurs s’activent pour approvisionner les marchés, au cœur d’un système encore largement artisanal mais essentiel à l’économie locale.

De l’élevage à l’étal, la chaîne d’approvisionnement reste semée de défis. Le bétail provient majoritairement des zones rurales environnantes, parfois de localités éloignées, ce qui implique de longs trajets dans des conditions de transport souvent précaires. Une fois arrivés à Kakony, les animaux sont conduits vers les lieux d’abattage, où les normes d’hygiène demeurent une préoccupation majeure, tant pour les professionnels du secteur que pour les autorités sanitaires.

Ce reportage s’intéresse au parcours complet de la viande de bœuf : depuis les troupeaux en zone d’élevage jusqu’aux étals des marchés locaux. Il donne la parole aux bouchers, aux vendeurs, aux responsables communaux et aux consommateurs, afin de mieux cerner les réalités d’un secteur vital mais fragile. Tous évoquent, à des degrés divers, les difficultés liées à la conservation de la viande, à l’absence d’infrastructures modernes, au manque de chambres froides et au contrôle sanitaire limité.

À ces contraintes s’ajoute la question sensible des prix. Ces derniers connaissent des fluctuations régulières, influencées par le coût du transport, la disponibilité du bétail et les charges supportées par les bouchers. Pour de nombreux ménages, la viande de bœuf devient ainsi un produit de plus en plus difficile d’accès, affectant directement le pouvoir d’achat et les habitudes alimentaires.

Entre attachement aux pratiques traditionnelles et exigences croissantes en matière de qualité sanitaire, la filière de la viande de bœuf à Kakony se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Derrière un produit ancré dans la culture locale se dessinent des enjeux économiques, sociaux et sanitaires majeurs, qui interrogent sur la nécessité de moderniser le secteur pour garantir à la fois la sécurité des consommateurs et la durabilité de l’activité des acteurs de la filière.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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Guinée : quand le numérique rencontre le monde paysan pour transformer les filières agricoles, pastorales et halieutiques https://planete7.info/guinee-quand-le-numerique-rencontre-le-monde-paysan-pour-transformer-les-filieres-agricoles-pastorales-et-halieutiques/ Sun, 25 Jan 2026 01:58:53 +0000 https://planete7.info/?p=50778 Ce samedi, un atelier de collaboration entre organisations paysannes et acteurs du numérique a réuni plusieurs parties prenantes du secteur agricole guinéen autour d’un objectif commun : valoriser et mettre à l’échelle les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les secteurs agricoles, pastoraux et halieutiques (ASPH). Dans une salle attentive et studieuse, […]]]>

Ce samedi, un atelier de collaboration entre organisations paysannes et acteurs du numérique a réuni plusieurs parties prenantes du secteur agricole guinéen autour d’un objectif commun : valoriser et mettre à l’échelle les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les secteurs agricoles, pastoraux et halieutiques (ASPH).

Dans une salle attentive et studieuse, producteurs, éleveurs, incubateurs et experts du digital ont croisé leurs expériences pour poser les bases d’un nouveau cadre de concertation. L’enjeu est de taille : connecter les acteurs de terrain aux solutions numériques afin de renforcer la productivité, la commercialisation et la compétitivité des filières.

Pour Aboubacar Pastoriat Sylla, 2ᵉ vice-président de la Confédération nationale des organisations paysannes de Guinée (CNOPG), cet atelier marque une étape structurante :

« Je vais dire un cadre institutionnel pour que les deux organisations, c’est-à-dire le monde des producteurs et le monde du numérique, puissent échanger mutuellement afin d’accompagner les producteurs, les commerçants, les transformateurs et toute la filière agricole, pour mieux approvisionner les différents marchés du pays. »

Une vision partagée par les acteurs du numérique, à l’image de l’incubateur SABOUTECH, engagé dans l’accompagnement des innovations technologiques au service de l’agriculture. Samory Camara, coordinateur des activités de l’incubateur, insiste sur la dimension opérationnelle de ce partenariat :

« En tant qu’incubateur et partenaire de la CNOPG, avec Orange Digital Center, notre vocation consiste à encadrer l’apport du numérique dans le système agricole. Nous allons accompagner les startups issues du hackathon, mais aussi celles qui déploieront des solutions innovantes, c’est-à-dire des solutions numériques. »

Au cœur des échanges, une réalité revient avec insistance : les solutions existent, mais elles restent peu visibles et peu exploitées par les acteurs ruraux. Aboubacar Bangoura, spécialiste du secteur numérique, y voit une opportunité stratégique :

« Notre présence ici est une opportunité pour proposer des solutions qui permettront aux coopératives de travailler sur la base de données fiables. Les outils sont là, mais ils ne sont pas suffisamment mis en lumière. Nous essayons donc d’accompagner les jeunes pour qu’ils développent des solutions adaptées au contexte. »

Du côté des organisations d’éleveurs, l’attente est forte. Bernard Gpogomou, vice-président de la Confédération nationale des organisations socioprofessionnelles de l’élevage en Guinée (CONASEG), rappelle l’importance de la communication et de la concertation :

« Cet atelier est très important, car sans communication, une activité ne peut pas progresser. La collaboration entre les organisations d’élevage et les acteurs du numérique va nous permettre de vendre nos produits à l’extérieur, mais aussi d’informer nos éleveurs sur comment agrandir leur secteur, augmenter leur production et leurs revenus. »

Au-delà des discours, cet atelier se veut un point de départ vers des actions concrètes : développement de plateformes de commercialisation, outils de gestion des données agricoles, applications d’information pour les producteurs, ou encore accompagnement des startups locales.

Dans un pays où l’agriculture fait vivre plus de 60 % de la population, l’intégration du numérique apparaît désormais comme un levier incontournable de modernisation. En favorisant la rencontre entre savoirs traditionnels et innovations technologiques, la Guinée amorce ainsi une transition vers une agriculture plus connectée, plus performante et mieux intégrée aux marchés nationaux et internationaux.

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