Édouard Zotomou – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 02 Apr 2025 14:21:35 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Édouard Zotomou – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Guinée : Dr Édouard Zotomou doute de la tenue du référendum du 21 septembre 2025 https://planete7.info/guinee-dr-edouard-zotomou-doute-de-la-tenue-du-referendum-du-21-septembre-2025/ Wed, 02 Apr 2025 14:21:35 +0000 https://planete7.info/?p=39994 La date du 21 septembre 2025 a été retenue pour l’organisation du référendum constitutionnel en Guinée. Toutefois, au sein de la classe politique, cette annonce suscite de vives critiques. Dr Édouard Zotomou Kpogomou, vice-président de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD) et président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP), […]]]>

La date du 21 septembre 2025 a été retenue pour l’organisation du référendum constitutionnel en Guinée. Toutefois, au sein de la classe politique, cette annonce suscite de vives critiques. Dr Édouard Zotomou Kpogomou, vice-président de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD) et président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP), doute de la faisabilité de ce scrutin et dénonce une stratégie du CNRD visant à prolonger la transition.

Interrogé par notre rédaction, Dr Zotomou remet en question la crédibilité du processus : « Je vois dans cette annonce une nouvelle manœuvre pour détourner l’attention et prolonger inutilement la transition. Dès 2024, il avait été promis que le référendum se tiendrait au premier trimestre 2025. Mais à la date du 31 mars, aucune mesure concrète n’avait été prise en ce sens. Aujourd’hui, on parle de recensement, mais comment organiser un référendum sans fichier électoral préalable ? »

L’opposant souligne que le projet de constitution n’est même pas finalisé, les experts étant encore en phase d’évaluation. « Si les experts sont toujours à l’œuvre, cela signifie que rien n’est prêt », martèle-t-il.

Dr Zotomou va plus loin en affirmant que le scrutin ne se tiendra pas cette année, sauf en cas de forcing. « Compte tenu de l’état actuel du processus, ces élections ne pourront pas avoir lieu. Si elles sont imposées de force, cela risque d’entraîner des conséquences graves pour le pays », prévient-il.

L’opposant dénonce également des irrégularités dans le découpage administratif, citant des exemples de villes de Haute-Guinée où le nombre de quartiers aurait été artificiellement augmenté. « Mandiana, une localité relativement petite, se retrouve avec 22 quartiers, plus que certaines grandes villes. Pourquoi ? Simplement pour mieux contrôler la répartition des urnes », dénonce-t-il.

L’ancien candidat à la présidentielle fustige également l’absence d’un organe indépendant de gestion des élections. « Le ministère de l’Administration du territoire veut superviser ces élections, ce qui soulève des interrogations sur la transparence du scrutin », s’insurge-t-il.

Par ailleurs, il rappelle que la charte de la transition prévoyait un processus électoral débutant par les élections locales, alors que le CNRD semble vouloir organiser en priorité la présidentielle. « Cette inversion du calendrier est une stratégie pour permettre au futur président de s’imposer et de façonner une assemblée à sa convenance. C’est une dérive qui risque d’installer une nouvelle forme de dictature », met-il en garde.

Face à ces incohérences, Dr Édouard Zotomou affirme que la responsabilité de toute crise post-électorale incombera au CNRD. « Nous sommes conscients des manœuvres en cours, et nous ne laisserons pas passer un tel passage en force », conclut-il.

Le référendum du 21 septembre 2025 se tiendra-t-il dans ces conditions ? Le doute plane toujours.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Transition en Guinée : Dr Édouard Zotomou accuse Bah Oury de manœuvres pour prolonger le pouvoir https://planete7.info/transition-en-guinee-dr-edouard-zotomou-accuse-bah-oury-de-manoeuvres-pour-prolonger-le-pouvoir/ Thu, 06 Mar 2025 20:22:43 +0000 https://planete7.info/?p=39020 La récente déclaration du Premier ministre Bah Oury, annonçant la tenue effective des élections en 2025, continue de susciter des réactions au sein de la classe politique guinéenne. De nombreux acteurs politiques expriment leur scepticisme quant à la volonté réelle des autorités de mener à bien ce processus électoral dans les délais annoncés. Parmi eux, […]]]>

La récente déclaration du Premier ministre Bah Oury, annonçant la tenue effective des élections en 2025, continue de susciter des réactions au sein de la classe politique guinéenne. De nombreux acteurs politiques expriment leur scepticisme quant à la volonté réelle des autorités de mener à bien ce processus électoral dans les délais annoncés. Parmi eux, Dr Édouard Zotomou Kpoghomou, membre de l’Alliance Nationale pour l’Alternance et la Démocratie (ANAD), dénonce un manque criant de volonté politique en faveur d’un retour rapide à l’ordre constitutionnel.

Pour Dr Édouard Zotomou, les annonces du chef du gouvernement ne sont guère rassurantes. Selon lui, la transition actuelle ne semble pas s’orienter vers une organisation crédible et transparente des élections, mais plutôt vers un allongement tacite du processus. « Ce qui est certain, c’est que la volonté politique d’organiser des élections dans les délais n’existe pas. Tout laisse penser que cela ne joue pas en leur faveur. Ils s’y sentent contraints uniquement en raison des pressions et des crises politiques. En réalité, Bah Oury semble chercher à prolonger cette transition, ce qui pourrait lui être bénéfique. »

Le membre de l’ANAD va plus loin en affirmant que les autorités de la transition ne disposent d’aucune légitimité politique à ses yeux. « Nous avons déjà exprimé notre position : nous ne reconnaissons plus l’autorité du CNRD. S’ils maintiennent leur emprise sur le pouvoir, c’est uniquement parce qu’ils disposent de la force, des armes, de l’argent et du contrôle administratif. Mais en réalité, la situation du pays est alarmante. Rien ne fonctionne comme il se doit. »

Les déclarations de Dr Zotomou traduisent une méfiance grandissante au sein de l’opposition vis-à-vis des autorités de transition. Alors que le débat sur la durée de cette transition reste vif, de nombreux acteurs politiques et sociaux continuent d’exiger un calendrier électoral clair et crédible. Pour l’heure, l’engagement du Premier ministre à organiser les élections en 2025 ne semble pas suffire à apaiser les doutes.

La pression monte sur le gouvernement, appelé à démontrer sa sincérité à travers des actes concrets. L’avenir du processus électoral reste suspendu aux décisions des autorités et à leur capacité à restaurer la confiance d’une partie de la classe politique et de la population.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Immersion gouvernementale : ‘Une perte de temps et des dépenses inutiles’, dénonce Dr. Édouard Zotomou https://planete7.info/immersion-gouvernementale-une-perte-de-temps-et-des-depenses-inutiles-denonce-dr-edouard-zotomou/ Thu, 06 Feb 2025 01:39:02 +0000 https://planete7.info/?p=37745 Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, Dr. Édouard Zotomou Kpogomou, vice-président de l’Alliance Nationale pour l’Alternance Démocratique (ANAD) et président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP), n’a pas mâché ses mots sur la récente initiative du gouvernement visant à effectuer une immersion à l’intérieur du pays. Dès l’entame, Dr. […]]]>

Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, Dr. Édouard Zotomou Kpogomou, vice-président de l’Alliance Nationale pour l’Alternance Démocratique (ANAD) et président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP), n’a pas mâché ses mots sur la récente initiative du gouvernement visant à effectuer une immersion à l’intérieur du pays.

Dès l’entame, Dr. Zotomou met en cause le timing de cette initiative, jugée inappropriée après  » trois ans et quatre mois de transition « . Pour lui, cette immersion aurait dû être entreprise dès le début afin de dresser un état des lieux des besoins réels des populations. « C’est comme si on a perdu du temps. Ce n’est pas maintenant qu’on devrait faire une immersion », critique-t-il.

Il rappelle que des missions similaires ont déjà eu lieu, notamment celles du Conseil National de la Transition (CNT), chargé de recenser les préoccupations des citoyens pour les intégrer à l’avant-projet de Constitution. « Si cela n’a rien donné, pourquoi croire qu’une nouvelle immersion apportera des résultats ? », s’interroge-t-il, pointant du doigt un manque de planification dans la gouvernance actuelle.

Au-delà de son caractère tardif, cette immersion est perçue par le leader politique comme un gouffre financier sans réel impact. « Ce sont des sources de dépenses inutiles qui n’apporteront absolument rien », martèle-t-il. Il déplore un gaspillage de ressources qui aurait pu être évité avec une approche mieux structurée en amont.

Pour Dr. Zotomou, cette démarche cache des motivations inavouées : « Si maintenant il faut attendre la fin pour le faire, c’est qu’il y a d’autres velléités derrière cela. » Il exprime sa frustration face à une gouvernance qui, selon lui, agit « à l’aveuglette » avant de tenter de corriger le tir en toute fin de parcours.

Dr. Édouard Zotomou Kpogomou considère cette immersion comme une initiative plus symbolique qu’efficace, synonyme de tâtonnement et d’absence de vision stratégique. « Ils le savent, et c’est ce qui fait mal », conclut-il, dénonçant un manque de rigueur et de cohérence dans la gestion de la transition.

Son analyse pose une question fondamentale : cette immersion gouvernementale est-elle un véritable outil de consultation ou simplement une opération de communication à fort coût budgétaire ? Une interrogation qui reste ouverte alors que la transition s’approche de son terme.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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