Économie Guinéenne – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 09 Apr 2026 00:07:12 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Économie Guinéenne – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Secteur privé et ambition nationale : Bakary Diaby s’aligne sur la vision Simandou 2040 https://planete7.info/secteur-prive-et-ambition-nationale-bakary-diaby-saligne-sur-la-vision-simandou-2040/ Thu, 09 Apr 2026 00:07:12 +0000 https://planete7.info/?p=53627 Dans un contexte de repositionnement du secteur privé guinéen face aux grands projets structurants de l’État, Bakary Diaby, président-directeur général de SOGUIBEC, hausse le ton et appelle à une mobilisation sans précédent des opérateurs économiques nationaux. Cette prise de parole fait suite à une rencontre qu’il qualifie de « marquante » avec Djiba Diakité, Ministre […]]]>

Dans un contexte de repositionnement du secteur privé guinéen face aux grands projets structurants de l’État, Bakary Diaby, président-directeur général de SOGUIBEC, hausse le ton et appelle à une mobilisation sans précédent des opérateurs économiques nationaux. Cette prise de parole fait suite à une rencontre qu’il qualifie de « marquante » avec Djiba Diakité, Ministre Directeur de Cabinet à la Présidence de la République.

Selon Bakary Diaby, cet échange avec l’un des hommes clés de l’appareil présidentiel s’inscrit dans une dynamique claire : accélérer l’implication du secteur privé dans la mise en œuvre du programme Simandou 2040, considéré comme l’un des leviers majeurs de transformation économique impulsé par Mamadi Doumbouya.

« J’ai eu face à moi un homme profondément engagé pour la Guinée, pour son développement, pour la valorisation du contenu local », témoigne le patron de SOGUIBEC.

Au-delà du caractère protocolaire, cette rencontre apparaît, à l’analyse, comme un message direct adressé aux opérateurs économiques guinéens : l’heure n’est plus à l’observation, mais à l’action.

Au cœur des échanges, la question du contenu local s’impose comme une priorité nationale. Pour les autorités, il ne s’agit plus simplement d’attirer des investissements étrangers, mais de garantir que les entreprises guinéennes tirent pleinement profit des retombées économiques.

Un cap que Bakary Diaby semble partager sans réserve : « Son appel au secteur privé guinéen est sans équivoque. Il est temps que nos opérateurs économiques se lèvent et prennent toute leur place », insiste-t-il.

Dans un pays riche en ressources naturelles mais confronté à des défis de structuration de son tissu économique, cette orientation vise à corriger un déséquilibre longtemps dénoncé : la faible participation des entreprises locales dans les grands projets miniers et d’infrastructures.

Dans un discours à la fois volontariste et engagé, le PDG de SOGUIBEC se positionne comme un acteur prêt à accompagner cette transformation. Il revendique un rôle actif du secteur privé dans la construction de l’avenir économique du pays.

« Je m’engage personnellement à accompagner cette vision, parce que je crois aux champions guinéens », affirme-t-il.

« C’est nous, entrepreneurs et bâtisseurs de ce pays, qui avons la responsabilité de porter cette émergence. »

Un positionnement qui tranche avec une certaine prudence observée jusque-là chez plusieurs opérateurs économiques, souvent attentistes face aux grandes réformes.

Derrière ces déclarations, un enjeu central : la capacité du secteur privé guinéen à se structurer pour répondre aux exigences du programme Simandou 2040. Ce projet, qui dépasse le seul cadre minier, ambitionne de transformer durablement l’économie guinéenne à travers des investissements massifs dans les infrastructures, l’énergie et l’industrialisation.

Pour Bakary Diaby, il s’agit d’une opportunité historique : « La Guinée ne manque ni de ressources, ni de talents. Il lui faut des hommes et des femmes décidés à se battre pour elle. Je suis de ceux-là. »

Mais sur le terrain, plusieurs défis persistent : accès au financement, renforcement des capacités techniques, compétitivité face aux multinationales. Autant d’obstacles que les autorités devront lever pour rendre effective cette volonté d’inclusion.

Au-delà de sa propre entreprise, le message de Bakary Diaby s’adresse à l’ensemble du tissu économique national. Il invite les entrepreneurs à sortir d’une posture passive pour devenir des acteurs centraux du développement.

« Le futur ne nous attend pas, on le crée », conclut-il.

Une formule qui résonne comme un mot d’ordre dans un pays où les attentes sociales et économiques sont particulièrement fortes.

En attendant, la déclaration du PDG de SOGUIBEC marque une étape importante : celle d’un secteur privé qui commence à s’affirmer comme partenaire stratégique de l’État dans la marche vers l’émergence.

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Crise de liquidité en Guinée : la CCIAG mobilise le secteur privé après ses échanges avec le Chef de l’État https://planete7.info/crise-de-liquidite-en-guinee-la-cciag-mobilise-le-secteur-prive-apres-ses-echanges-avec-le-chef-de-letat/ Sat, 28 Mar 2026 20:21:59 +0000 https://planete7.info/?p=53122 Réunis ce samedi 28 mars 2026 à Matam, les acteurs du secteur privé guinéen ont été conviés par la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG) à une rencontre centrée sur la crise de liquidité qui affecte le pays. Objectif : faire le point sur les discussions récemment engagées avec le président de […]]]>

Réunis ce samedi 28 mars 2026 à Matam, les acteurs du secteur privé guinéen ont été conviés par la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Artisanat de Guinée (CCIAG) à une rencontre centrée sur la crise de liquidité qui affecte le pays. Objectif : faire le point sur les discussions récemment engagées avec le président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, et présenter les mesures envisagées.

Devant un parterre composé de commerçants, importateurs, industriels et responsables administratifs, le président de la CCIAG, Mamadou Baldé, a tenu à souligner l’importance du dialogue engagé avec les autorités.
« Le président de la République a tenu à s’adresser directement au secteur privé. C’est une marque de considération et de confiance », a-t-il déclaré.

Revenant sur la teneur des échanges, il a insisté sur la franchise des discussions autour des tensions actuelles.
« Le sujet était simple : la situation de la liquidité que nous vivons aujourd’hui. Et les échanges ont été francs, directs et constructifs », a-t-il expliqué.

Parmi les principales mesures annoncées, figure l’approvisionnement des banques en devises pour soutenir les activités économiques, notamment celles des importateurs.
« Le président a instruit le gouverneur de la Banque centrale de prendre toutes les dispositions pour alimenter les banques primaires en devises afin de couvrir les besoins des importateurs », a précisé Mamadou Baldé.

Dans le même élan, il a insisté sur un point jugé essentiel pour restaurer la confiance : le respect du secret bancaire.
« Aucune banque ne doit divulguer les informations sur les comptes des clients. Le secret bancaire doit être total », a-t-il martelé.

Au-delà des mesures institutionnelles, les opérateurs économiques ont été appelés à changer certaines pratiques, notamment en limitant le recours aux transactions en espèces.
« Il faut cesser de transporter l’argent en espèces. Toutes les opérations doivent être domiciliées dans les banques », a-t-il ajouté, tout en évoquant la nécessité pour les établissements financiers de garantir la sécurité des fonds.

Un délai d’un mois a été évoqué pour évaluer l’application de ces recommandations.

Au niveau local, Saïkou Oumar Diallo a rappelé le rôle stratégique de la commune dans l’économie nationale.
« Matam abrite le plus grand centre économique et d’affaires du pays et de la sous-région », a-t-il indiqué, appelant à une implication accrue des acteurs économiques.

Même son de cloche du côté de l’administration. Représentant le ministère du Commerce, Mohamed Traoré a insisté sur la centralité du système bancaire.
« La banque est la maison de l’argent. Tout autre endroit est un lieu de risque », a-t-il affirmé.

Il a également mis en avant les bénéfices liés à la bancarisation, notamment en matière de crédibilité et d’accès au financement.
« Un opérateur qui travaille avec sa banque renforce sa crédibilité et peut plus facilement bénéficier de crédits », a-t-il soutenu.

À travers cette rencontre, les autorités et la CCIAG entendent renforcer la collaboration avec le secteur privé pour améliorer la circulation des liquidités. Un appel à la responsabilité collective a été lancé, dans l’espoir de stabiliser progressivement le système financier et de restaurer la confiance.

 

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Congestion portuaire à Conakry : de 100 000 à 40 000 conteneurs bloqués, le gouvernement annonce une décrue progressive https://planete7.info/congestion-portuaire-a-conakry-de-100-000-a-40-000-conteneurs-bloques-le-gouvernement-annonce-une-decrue-progressive/ Fri, 27 Mar 2026 23:19:04 +0000 https://planete7.info/?p=53105 Lors de la conférence de presse consacrée à la situation sociopolitique et économique du pays, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a dressé un état des lieux détaillé de la congestion qui affecte depuis plusieurs mois le Port autonome de Conakry. Une crise logistique majeure qui a fortement perturbé l’approvisionnement du pays. Selon […]]]>

Lors de la conférence de presse consacrée à la situation sociopolitique et économique du pays, le ministre porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a dressé un état des lieux détaillé de la congestion qui affecte depuis plusieurs mois le Port autonome de Conakry. Une crise logistique majeure qui a fortement perturbé l’approvisionnement du pays.

Selon le ministre, des milliers de conteneurs destinés à la Guinée restent encore bloqués dans plusieurs ports de la sous-région, notamment à Lomé, au Ghana, au Cameroun, au Sénégal et en Côte d’Ivoire. « Nous avons aujourd’hui environ 40 000 conteneurs en attente d’acheminement vers Conakry », a-t-il précisé, rappelant qu’ils étaient près de 100 000 il y a quelques mois. Un recul significatif qui traduit, selon lui, une « absorption progressive » de la crise.

Sur le terrain, les autorités mettent en avant des avancées notables. Le taux d’occupation du port s’est considérablement amélioré, avec près de 66 % d’espace désormais disponible pour accueillir de nouveaux conteneurs. Une évolution rendue possible grâce à une série de mesures urgentes, parmi lesquelles le travail en continu, 24 heures sur 24, et l’accélération des procédures de sortie des marchandises.

Le gouvernement a notamment facilité le système de « sortie sous douane », permettant aux importateurs d’achever leurs formalités en dehors du port. Une initiative qui vise à désengorger les quais tout en réduisant les coûts logistiques pour les opérateurs économiques. À cela s’ajoute la suppression des frais de surestaries, une décision saluée comme un levier important pour fluidifier les opérations.

Si la situation s’améliore pour le trafic de vrac notamment le riz, le sucre et d’autres produits alimentaires désormais débarqués sans difficulté, le segment des conteneurs reste le principal point de tension. « Le parc conteneur continue à souffrir », a reconnu le porte-parole du gouvernement, tout en assurant que les efforts se poursuivent pour normaliser totalement les activités.

Cependant, un facteur saisonnier vient tempérer cet optimisme : l’arrivée imminente des pluies. Chaque année, les opérations de déchargement des marchandises sensibles sont ralenties, voire interrompues, en raison des intempéries. « Dès qu’il pleut, on est obligé d’arrêter pour éviter les pertes », a expliqué le ministre, soulignant l’impact direct de ces arrêts sur le rythme des activités portuaires.

Par ailleurs, Ousmane Gaoual Diallo a également évoqué les projets d’infrastructures en cours, notamment la modernisation des aérodromes régionaux. Deux plateformes, achevées à près de 95 %, attendent encore le déblocage de financements pour être mises en service. Leur inauguration, initialement prévue en décembre, reste suspendue à la résolution de contraintes administratives liées aux paiements des entreprises en charge des travaux.

Malgré ces obstacles, le gouvernement affiche sa détermination à tourner définitivement la page de la congestion portuaire dans les semaines à venir. Une ambition cruciale pour l’économie guinéenne, dont la stabilité dépend en grande partie de la fluidité de ses chaînes d’approvisionnement.

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Guinée : près de 1000 milliards injectés, mais où passe l’argent ? Le gouvernement face au mystère de la crise de liquidités https://planete7.info/guinee-pres-de-1000-milliards-injectes-mais-ou-passe-largent-le-gouvernement-face-au-mystere-de-la-crise-de-liquidites/ Fri, 27 Mar 2026 21:02:25 +0000 https://planete7.info/?p=53096 Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi autour du thème « Situation sociopolitique et économique du pays », le ministre porte-parole du gouvernement, , est longuement revenu sur la persistance de la crise de liquidités qui secoue la Guinée. Un phénomène devenu, selon lui, une préoccupation nationale. Face aux inquiétudes grandissantes des citoyens et […]]]>

Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi autour du thème « Situation sociopolitique et économique du pays », le ministre porte-parole du gouvernement, , est longuement revenu sur la persistance de la crise de liquidités qui secoue la Guinée. Un phénomène devenu, selon lui, une préoccupation nationale.

Face aux inquiétudes grandissantes des citoyens et des opérateurs économiques, le ministre a tenu à rassurer sur l’implication des autorités. Il a notamment évoqué les récentes orientations données par le président de la République, , lors d’un conseil interministériel. Des directives qui, assure-t-il, sont « en train d’être matérialisées » à travers des actions concrètes.

Mais au-delà des annonces politiques, le gouvernement met en avant des chiffres qu’il juge révélateurs de l’ampleur des efforts engagés. Selon Ousmane Gaoual Diallo, la comparaison entre les mises à disposition de liquidités aux banques au premier trimestre 2025 et celles de 2026 est sans appel. « En 2025, 66 milliards de francs guinéens ont été injectés durant les trois premiers mois. Cette année, pour la même période, près de 908 milliards de francs ont été débloqués », a-t-il détaillé, soulignant un effort qu’il qualifie « d’inédit » dans l’histoire récente du pays.

Une augmentation spectaculaire qui, paradoxalement, ne semble pas encore produire les effets attendus sur le terrain. Le constat est clair pour le porte-parole du gouvernement : malgré cette injection massive, la circulation de l’argent reste problématique. « C’est que l’argent est quelque part », a-t-il lancé, pointant implicitement une rétention de liquidités au sein de certains circuits.

Dans un ton inhabituellement direct, le ministre a interpellé les détenteurs de fonds, les invitant à contribuer à la fluidification de l’économie. « Nous invitons donc les détenteurs de l’argent, peut-être parmi les journalistes, sortez votre argent, faites-le circuler », a-t-il déclaré, appelant à une forme de responsabilité collective face à une crise qu’il reconnaît désormais « embêtante pour chacun d’entre nous ».

Le gouvernement affirme ainsi suivre de près l’évolution de la situation, en s’appuyant sur une double stratégie : l’application des nouvelles directives présidentielles et une mobilisation accrue du secteur bancaire. Objectif affiché : rétablir la confiance et relancer la circulation monétaire dans un contexte économique sous tension.

Alors que la crise de cash continue d’impacter le quotidien des Guinéens, cette sortie médiatique traduit la volonté des autorités de reprendre la main sur un dossier sensible, où les attentes restent fortes et les résultats, encore attendus.

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Crise de liquidités en Guinée : Elhadj Ousmane Baldé Bodié appelle à un diagnostic rigoureux pour une réponse durable https://planete7.info/crise-de-liquidites-en-guinee-elhadj-ousmane-balde-bodie-appelle-a-un-diagnostic-rigoureux-pour-une-reponse-durable/ Sun, 22 Mar 2026 16:53:29 +0000 https://planete7.info/?p=52834 La pénurie persistante de liquidités en Guinée continue de fragiliser l’activité économique et d’affecter le quotidien des citoyens. Face à cette situation préoccupante, Elhadj Ousmane Baldé Bodié, président de la Chambre de commerce, de l’industrie et des PME de Kindia, appelle à une analyse approfondie des causes réelles de cette crise afin d’y apporter des […]]]>

La pénurie persistante de liquidités en Guinée continue de fragiliser l’activité économique et d’affecter le quotidien des citoyens. Face à cette situation préoccupante, Elhadj Ousmane Baldé Bodié, président de la Chambre de commerce, de l’industrie et des PME de Kindia, appelle à une analyse approfondie des causes réelles de cette crise afin d’y apporter des solutions efficaces et durables.

Dans une intervention ferme, il interpelle les autorités guinéennes et met en cause les mécanismes de régulation monétaire. Selon lui, les difficultés d’accès aux fonds déposés dans les banques traduisent un dysfonctionnement à un niveau structurel. « Aujourd’hui, même avec des dépôts importants, les retraits restent limités. Cela pose un véritable problème de confiance et de fonctionnement du système », déplore-t-il.

Pour l’acteur économique, la responsabilité incombe en priorité aux institutions en charge de la politique monétaire, notamment la Banque centrale et le ministère de l’Économie et des Finances. Il insiste sur la nécessité d’un audit sérieux afin de situer l’origine exacte du blocage : « La crise ne vient pas de la base. Elle doit être analysée au sommet, là où se prennent les décisions. »

Sur le terrain, les conséquences sont déjà visibles. Le manque de liquidités entrave les transactions commerciales, ralentit l’approvisionnement des marchés et complique les échanges entre opérateurs économiques. De nombreux fournisseurs exigent désormais des paiements en espèces, refusant les dépôts bancaires en raison des difficultés de retrait.

« Sans liquidités, il est impossible de s’approvisionner ou de maintenir une activité commerciale normale. L’argent est bloqué dans les banques, et cela paralyse toute la chaîne économique », alerte-t-il.

Face à cette crise, Elhadj Ousmane Baldé Bodié met en garde contre des réponses qu’il juge inadaptées, notamment l’émission de nouvelles coupures. Selon lui, une telle mesure pourrait accentuer les déséquilibres sans résoudre le problème de fond. Il appelle plutôt à une approche méthodique : identifier les causes profondes avant d’engager toute réforme.

« On ne peut pas traiter une crise sans en comprendre l’origine. C’est en posant un diagnostic clair que l’on pourra apporter des solutions durables », affirme-t-il.

En conclusion, il lance un appel pressant au gouvernement guinéen pour une intervention rapide et structurée. Car au-delà des chiffres, c’est toute l’économie nationale qui est menacée. « Sans circulation monétaire fluide, il n’y a ni commerce, ni croissance. Et ce sont les populations qui en paient le prix », avertit-il.

 

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info

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ORGANISER ET CONTROLER LE METIER DE CAMBISTE OU CONTINUER A SUBIR LA CRISE MALGRÉ LES RÉFORMES ANNONCÉES PAR LES AUTORITÉS DU PAYS https://planete7.info/organiser-et-controler-le-metier-de-cambiste-ou-continuer-a-subir-la-crise-malgre-les-reformes-annoncees-par-les-autorites-du-pays/ Fri, 20 Mar 2026 23:24:19 +0000 https://planete7.info/?p=52819 Je tiens, à exprimer ma profonde reconnaissance à Son Excellence le Président de la République son excellence Mamadi DOUMBOUYA pour son écoute attentive et son ouverture à l’essentiel de mes premières propositions formulées face à la crise de liquidité que traverse notre pays sans oublier le site Planete7.info pour la publication. -la démonétisation ciblée, -l’allègement […]]]>

Je tiens, à exprimer ma profonde reconnaissance à Son Excellence le Président de la République son excellence Mamadi DOUMBOUYA pour son écoute attentive et son ouverture à l’essentiel de mes premières propositions formulées face à la crise de liquidité que traverse notre pays sans oublier le site Planete7.info pour la publication.

-la démonétisation ciblée,

-l’allègement des contraintes liées à la conformité, en particulier celles relevant de la CENTIF et de ORDEF

-ainsi que la promotion de la digitalisation des opérations financières à travers la venue de la société WAVE en Guinée.

constituent des décisions importantes et courageuses, qui vont dans le sens d’un assainissement progressif de notre système financier.

Ces orientations témoignent d’une volonté claire de réforme et méritent d’être saluées.

Il ne s’agit plus de simples cambistes isolés.
Nous sommes face à un véritable système :
implanté dans les marchés, les quartiers et les centres économiques connecté entre les villes et les régions capable de mobiliser rapidement des volumes importants de francs guinéens, de dollars et d’euros.
Chaque jour, ce réseau manipule d’importantes quantités de liquidité, sans cadre légal, sans contrôle et sans traçabilité.
Un risque majeur pour la souveraineté économique.

Ce phénomène dépasse le simple déséquilibre financier.
Il remet en cause un principe fondamental :

la maîtrise de la masse monétaire par la BCRG.
Comment piloter efficacement une économie lorsque :
une partie du cash circule en dehors du système bancaire ?
des volumes significatifs de devises échappent à tout suivi ?
les autorités ne disposent pas de données fiables sur les flux réels ?
Un État qui ne maîtrise pas la circulation de sa monnaie affaiblit sa capacité de décision.
Le cœur du problème : la manipulation du cash hors cadre formel.

Aujourd’hui en Guinée, des milliards de francs guinéens, d’euros et de dollars sont manipulés quotidiennement par des acteurs non formalisés.
-Sans obligation de déclaration.
-Sans supervision.
-Sans intégration au système financier.

Cette situation n’est pas seulement anormale.
Elle est dangereuse.
Bancariser ne suffit pas : il faut encadrer et contrôler.

Dans tous les pays organisés, les activités de change sont strictement encadrées. Les opérateurs sont agréés, les transactions sont plafonnées, les clients identifiés, et surtout, les encaisses sont déclarées régulièrement aux autorités. Ce dispositif permet à l’État de suivre, en temps réel, la circulation de la monnaie et de prendre des décisions éclairées.
La Guinée doit s’inscrire dans cette logique.
Il est impératif de mettre en place une réforme structurante reposant sur trois piliers :

1-La formalisation obligatoire de tous les cambistes, avec agrément délivré par la Banque Centrale ;

2-La déclaration journalière des encaisses en GNF, USD et EUR et CFA afin de reconstituer la masse monétaire réelle ;

3-L’intégration de ces acteurs dans un système digital connecté aux banques et aux opérateurs de mobile money.

Il ne s’agit pas de combattre les cambistes parce que il rapporte beaucoup à l’économie, mais de les intégrer dans un cadre légal, transparent et bénéfique pour tous.

La formalisation des cambistes est une étape nécessaire. Mais elle ne sera efficace que si elle s’accompagne d’un véritable dispositif de contrôle.
Les structures formalisées doivent être placées sous la supervision effective de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG).
Des obligations claires pour les cambistes formalisés.
Une fois intégrés dans le système, les cambistes doivent respecter des règles strictes.
Ils doivent notamment :
être soumis au contrôle de la BCRG
disposer d’un compte bancaire professionnel
tenir une comptabilité minimale de leurs opérations.
Mais surtout, ils doivent être soumis à une exigence essentielle :

👉 la déclaration journalière de leurs encaisses.

Chaque cambiste agréé doit déclarer quotidiennement :

-son encaisse en francs guinéens (GNF)

-son encaisse en dollars (USD)
-son encaisse en euros (EUR)
-son encaisse en (CFA)

Comme le font déjà les banques.

Des données stratégiques pour la décision publique.
Ces informations ne sont pas secondaires. Elles sont au cœur de la gouvernance économique.

Elles permettent à la BCRG :
-d’avoir une vision réelle de la liquidité disponible

-de suivre les flux en devises

-d’anticiper les tensions sur le marché

-d’ajuster efficacement la politique monétaire
Reprendre le contrôle de la masse monétaire globale :
Il est impératif que l’État retrouve une maîtrise complète de la masse monétaire.

Cela signifie une vision globale de :
la monnaie détenue par les banques,celle circulant dans le mobile money, celle détenue par les institutions financières et désormais… celle manipulée par les cambistes.

👉 Toutes les devises, tous les circuits, tous les acteurs doivent être intégrés dans un même système de suivi.
Des décisions courageuses s’imposent
Face à un système informel structuré, la réponse ne peut être timide.
L’État doit :
reconnaître et intégrer les cambistes,imposer la bancarisation obligatoire,exiger la transparence des flux,instaurer des obligations de déclaration
et sanctionner les activités non conformes.
une question de souveraineté.

La Guinée est à un moment décisif.
Elle doit continuer à reprendre le contrôle de son économie.
Bancariser les cambistes est une première étape.
Les encadrer et les contrôler efficacement est la condition de réussite.

Ce débat dépasse la technique.
C’est une question de souveraineté économique.

Il est temps d’agir.

Ensemble pour une Guinée prospère et une économie dynamique.

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Alain Foka sur Simandou : « Ce n’est plus une promesse, c’est une réalité économique pour la Guinée » https://planete7.info/alain-foka-sur-simandou-ce-nest-plus-une-promesse-cest-une-realite-economique-pour-la-guinee/ Wed, 04 Mar 2026 23:14:04 +0000 https://planete7.info/?p=52139 Invité de l’émission , animée par l’influenceur et entrepreneur sénégalais , le journaliste et producteur est longuement revenu sur le projet minier de , qu’il considère aujourd’hui comme un tournant majeur pour l’économie guinéenne. S’exprimant en marge d’une rencontre internationale à , notamment lors du forum minier , le journaliste n’a pas caché sa satisfaction […]]]>

Invité de l’émission , animée par l’influenceur et entrepreneur sénégalais , le journaliste et producteur est longuement revenu sur le projet minier de , qu’il considère aujourd’hui comme un tournant majeur pour l’économie guinéenne.

S’exprimant en marge d’une rencontre internationale à , notamment lors du forum minier , le journaliste n’a pas caché sa satisfaction face à l’évolution du projet qu’il dit avoir contribué à mettre en lumière.

« Je serais malhonnête si je disais que je ne suis pas heureux », confie-t-il, affirmant avoir été parmi ceux qui ont participé à porter le narratif autour de ce gigantesque gisement. Pour lui, cet engagement est né de rencontres avec des acteurs convaincus du potentiel économique du continent africain.

Revenant sur les origines de son implication, Alain Foka raconte son arrivée à , où il dit avoir été reçu par les autorités guinéennes. C’est à cette occasion qu’il affirme avoir découvert l’ampleur des enjeux liés à Simandou, notamment à travers les explications d’un responsable qu’il surnomme « Monsieur Simandou ».

« On m’a expliqué le scandale que représentait cette richesse sous-exploitée. Cela m’a tellement marqué que j’ai passé des nuits à ne pas dormir », raconte-t-il, dénonçant ce qu’il qualifie de décennies d’exploitation et d’injustice autour des ressources naturelles du pays.

Le journaliste explique que les autorités guinéennes l’ont encouragé à se rendre lui-même sur le site afin de constater la réalité du terrain. Une visite qui l’a profondément marqué.

Face à l’immensité du gisement, Alain Foka évoque ce qu’il décrit comme « un scandale géologique », tant la richesse du site lui paraît exceptionnelle.

« Quand on arrive à Simandou et qu’on voit ce potentiel, on comprend immédiatement l’importance de cette ressource. C’est l’une des plus grandes richesses que Dieu ait données à la Guinée », souligne-t-il.

Selon lui, pendant de nombreuses années, des structures internationales auraient profité de cette richesse sans que les populations guinéennes n’en tirent réellement profit.

Aujourd’hui, Alain Foka estime que la situation évolue progressivement. Il affirme observer une transformation tangible, portée par une volonté politique et économique.

« Simandou n’est plus une vue de l’esprit. C’est devenu quelque chose de concret », affirme-t-il, évoquant notamment l’arrivée d’investissements, la création d’emplois et la mise en place d’un programme économique structurant autour du projet minier.

Pour lui, l’enjeu dépasse largement l’exploitation du minerai : il s’agit d’un projet global susceptible de transformer durablement l’économie guinéenne.

Présent au forum Mining Indaba à Cape Town, Alain Foka dit également avoir été marqué par la mobilisation de la diaspora africaine autour des opportunités économiques liées au projet.

Il affirme avoir rencontré de nombreux jeunes issus de la diaspora, notamment en Europe, qui ont choisi de revenir en pour entreprendre et investir dans les secteurs liés au développement économique du pays.

« J’ai vu des jeunes de la diaspora qui ont décidé de rentrer, certains qui ne sont même pas nés en Guinée, mais qui veulent participer à cette dynamique », explique-t-il, saluant la création d’emplois et d’activités économiques générées autour du projet.

Au-delà des débats politiques, Alain Foka insiste sur l’importance pour les Africains de reprendre le contrôle du récit autour de leurs ressources et de leur développement.

Il rappelle également avoir visité d’autres zones minières du pays, notamment dans la région de , où il dit avoir constaté des transformations économiques notables.

« Beaucoup de personnes me disent aujourd’hui avoir entendu parler de la Guinée grâce à ces initiatives. Cela prouve que chacun doit contribuer à reprendre le narratif africain », affirme-t-il.

À travers ce témoignage, le journaliste réaffirme sa conviction : le développement du continent passera par la valorisation de ses ressources, mais aussi par la capacité des Africains à raconter eux-mêmes leur propre histoire.

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FEEM 2026 : l’industrie minière au centre de la stratégie économique guinéenne https://planete7.info/feem-2026-lindustrie-miniere-au-centre-de-la-strategie-economique-guineenne/ Tue, 17 Feb 2026 18:53:57 +0000 https://planete7.info/?p=51585 Le Forum Économique d’Émergence Magazine (FEEM) s’apprête à franchir un nouveau cap. Les organisateurs ont officiellement présenté, ce lundi 16 février, les grandes orientations de la quatrième édition de l’événement lors d’une conférence de presse tenue à la Maison de la Presse. Une rencontre très attendue qui confirme la montée en puissance du FEEM comme […]]]>

Le Forum Économique d’Émergence Magazine (FEEM) s’apprête à franchir un nouveau cap. Les organisateurs ont officiellement présenté, ce lundi 16 février, les grandes orientations de la quatrième édition de l’événement lors d’une conférence de presse tenue à la Maison de la Presse. Une rencontre très attendue qui confirme la montée en puissance du FEEM comme plateforme majeure de réflexion économique en Guinée.

Prévu du 25 au 27 mars 2026, le FEEM se déroulera cette année sous le thème : « Industrie minière : défis et opportunités ! ». Un choix qui n’a rien d’anodin, tant le secteur minier constitue l’épine dorsale de l’économie guinéenne et représente un levier stratégique pour la croissance, l’emploi et la transformation structurelle du pays.

Innovation majeure pour cette édition : le forum adopte un format hybride et décentralisé, avec des activités prévues simultanément à Boké, épicentre de l’exploitation de la bauxite, et à Conakry, cœur administratif et institutionnel. Une configuration inédite qui vise à rapprocher les débats des réalités du terrain tout en favorisant l’implication directe des décideurs publics et privés.

Prenant la parole devant les journalistes, Mohammed Lamine Mognouma Cissé, président du comité d’organisation, a rappelé la vocation stratégique du forum :
« Cette quatrième édition doit permettre de créer un véritable espace de dialogue entre l’État, le secteur privé et la société civile. L’objectif est clair : transformer le potentiel minier de la Guinée en une prospérité partagée, en abordant sans détour les enjeux du contenu local, de la protection de l’environnement et de la maximisation des retombées économiques, notamment autour du projet Simandou. »

Dans un contexte où la Guinée concentre plus d’un tiers des réserves mondiales de bauxite et porte l’un des plus grands projets miniers du continent avec Simandou, le FEEM 2026 se veut un catalyseur de solutions concrètes. Trois panels structurants rythmeront les échanges :

  • l’exploitation de la bauxite dans la région de Boké et ses impacts sur l’emploi et le contenu local ;
  • les défis environnementaux liés à l’activité minière ;
  • le projet Simandou comme moteur d’émergence économique nationale.

Le forum réunira un large éventail d’acteurs : responsables gouvernementaux, dirigeants de sociétés minières, experts, investisseurs, partenaires techniques et représentants de la société civile. Plus de 1 000 participants sont attendus en présentiel, tandis que l’audience numérique est estimée à plus de 30 000 personnes.

Moment phare de cette édition, la cérémonie des Émergence Economic Awards 2026 viendra distinguer les entreprises et personnalités ayant marqué l’année par leur contribution significative au développement économique du pays.

À travers cette quatrième édition, le FEEM confirme son positionnement comme un espace stratégique d’influence, de débat et de prospective, appelé à jouer un rôle déterminant dans l’orientation des politiques minières et, plus largement, dans la construction du modèle économique de la Guinée de demain.

 

Salif Camara pour Planete7.info 

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Grenier de Guinée, au cœur de la dynamique agro-export : bilan 2025 et perspectives 2026 https://planete7.info/grenier-de-guinee-au-coeur-de-la-dynamique-agro-export-bilan-2025-et-perspectives-2026/ Tue, 10 Feb 2026 13:49:47 +0000 https://planete7.info/?p=51333 Acteur de la chaîne agro-export, Grenier de Guinée évolue depuis plus de dix ans dans l’agrobusiness, avec une orientation claire : contribuer à mieux structurer l’achat, l’agrégation et l’exportation des produits agricoles guinéens vers des marchés exigeants, dans une logique de qualité, de traçabilité et de conformité. À travers une approche professionnelle et responsable, Grenier […]]]>

Acteur de la chaîne agro-export, Grenier de Guinée évolue depuis plus de dix ans dans l’agrobusiness, avec une orientation claire : contribuer à mieux structurer l’achat, l’agrégation et l’exportation des produits agricoles guinéens vers des marchés exigeants, dans une logique de qualité, de traçabilité et de conformité.

À travers une approche professionnelle et responsable, Grenier de Guinée s’est progressivement imposé comme un opérateur crédible de la filière, en misant sur la rigueur opérationnelle, la relation avec ses partenaires d’approvisionnement et le respect des standards internationaux.

Des produits agricoles au cœur de la stratégie

Grenier de Guinée intervient principalement sur des produits à fort potentiel d’exportation. La noix de cajou occupe une place centrale, aux côtés d’autres produits issus du terroir guinéen tels que le café, le cacao et le sésame.

Sélectionnés avec exigence auprès de producteurs locaux et de partenaires de la sous-région, ces produits répondent à une demande soutenue sur les marchés internationaux, où la Guinée dispose de marges de progression importantes, à condition de continuer à renforcer l’organisation, la qualité et la régularité des flux.

Bilan 2025 : des volumes solides dans un environnement exigeant

L’année 2025 a été marquée par des résultats jugés satisfaisants, sans pour autant représenter la meilleure performance de l’entreprise. Sur le plan opérationnel, Grenier de Guinée a enregistré des volumes significatifs à l’exportation :

• 6 300 tonnes de noix de cajou exportées, confirmant le rôle stratégique de cette filière dans les activités de l’entreprise ;

• 300 tonnes de sésame, un volume impacté par les tensions et incertitudes sur les marchés internationaux ;

• 500 tonnes de cacao, dans un contexte régional et international particulièrement sensible, avec des perturbations ayant influencé les échanges et la disponibilité sur certains circuits.

Ces chiffres traduisent la résilience de Grenier de Guinée dans un environnement économique fluctuant, tout en confirmant sa capacité à maintenir un niveau d’activité stable sur des marchés compétitifs.

Comme de nombreux acteurs du secteur, Grenier de Guinée a toutefois été confronté à plusieurs contraintes : fluctuation des prix sur les marchés mondiaux, coûts logistiques et délais liés au transport international, ainsi que la concurrence accrue de pays déjà fortement structurés dans l’agro-export. Ces réalités ont parfois limité l’atteinte de performances plus ambitieuses, tout en mettant en évidence la nécessité de consolider certains maillons stratégiques : qualité, logistique, accès marchés, sécurisation des circuits.

2026 : une ambition renouvelée, structurée et progressive

Forte des enseignements tirés de 2025, Grenier de Guinée aborde 2026 avec une ambition renouvelée, articulée autour de trois axes majeurs :

1. Renforcer l’exportation, en améliorant l’accès aux marchés internationaux, en consolidant la confiance des partenaires et en sécurisant davantage les circuits de distribution.

2. Accroître la valeur créée, notamment par une montée en gamme progressive : amélioration continue de la qualité, standardisation des pratiques post-récolte (tri, séchage, stockage) et exploration, à terme, de pistes de transformation locale en partenariat, lorsque les conditions seront réunies.

3. Consolider les partenariats institutionnels et filières, indispensables pour accompagner la structuration du secteur, faciliter l’accès à certains dispositifs, renforcer la coordination avec les structures filières et contribuer à une meilleure fluidité des procédures dans le respect des règles.

Au-delà des chiffres, Grenier de Guinée inscrit son action dans une dynamique durable, où performance économique et développement local se renforcent mutuellement : contribuer à la réputation des produits guinéens à l’export, améliorer progressive les standards de qualité, et rechercher des partenariats structurants.

L’année 2026 s’ouvre ainsi comme une étape stratégique, marquée par la volonté de passer d’une logique de consolidation à une logique d’expansion maîtrisée, au service d’une agro-exportation guinéenne plus compétitive et mieux organisée.

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Dialogue État–Secteur privé : le Président Mamadi Doumbouya trace la feuille de route économique de la Guinée https://planete7.info/dialogue-etat-secteur-prive-le-president-mamadi-doumbouya-trace-la-feuille-de-route-economique-de-la-guinee/ Sat, 07 Feb 2026 23:22:28 +0000 https://planete7.info/?p=51222 Dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales et économiques, le Président de la République, Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, a tenu une rencontre stratégique de haut niveau avec les acteurs du secteur privé guinéen. Quelques semaines après son investiture, le Chef de l’État a voulu placer ce dialogue en tête de ses […]]]>

Dans un contexte marqué par de fortes attentes sociales et économiques, le Président de la République, Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, a tenu une rencontre stratégique de haut niveau avec les acteurs du secteur privé guinéen. Quelques semaines après son investiture, le Chef de l’État a voulu placer ce dialogue en tête de ses priorités, réaffirmant sa conviction que la transformation économique durable de la Guinée repose sur un secteur privé fort, responsable et pleinement engagé aux côtés de l’État.

Devant les forces vives de l’économie nationale, le Président Doumbouya a livré un message clair et structurant : l’État continuera d’agir pour créer un environnement propice à l’investissement, à l’innovation et à la compétitivité. Il a insisté sur la poursuite des réformes engagées pour moderniser l’administration, améliorer le climat des affaires et renforcer la transparence dans la gestion publique.

« La transformation économique durable de notre pays repose sur un secteur privé plus fort, responsable et pleinement engagé aux côtés de l’État », a-t-il déclaré, tout en inscrivant cette ambition dans sa vision stratégique Simandou 2040, axée sur une croissance inclusive, responsable et génératrice d’emplois durables.

À l’approche du mois saint de Ramadan et du carême chrétien, périodes de solidarité et de partage, le Président de la République a lancé un appel solennel aux opérateurs économiques. Il les a exhortés à consentir des efforts concrets pour l’allègement du coût des produits de première nécessité, afin de préserver le pouvoir d’achat des ménages et d’améliorer les conditions de vie des populations.

Dans cette dynamique, le Chef de l’État a rappelé les mesures déjà prises par les autorités pour soutenir l’activité économique et réduire les charges pesant sur les importateurs et les commerçants. Parmi elles figurent la suppression des surestaries jusqu’au 31 mars 2026, ainsi que l’ouverture du Port autonome de Conakry 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Ces décisions visent à fluidifier les importations, réduire les coûts logistiques et garantir la disponibilité des marchandises sur le marché national.

L’un des axes majeurs du discours présidentiel a porté sur la promotion du contenu local et de la souveraineté économique. Mamadi Doumbouya a affirmé sans ambiguïté la volonté de l’État de faire de la production nationale une priorité stratégique.

« Notre ambition est claire : produire, transformer et commercialiser davantage de produits locaux afin de renforcer durablement notre sécurité alimentaire, créer de la valeur sur notre territoire et consolider notre indépendance économique », a-t-il martelé.

Cette orientation, selon lui, constitue une priorité absolue pour les années à venir et s’inscrit dans une logique de développement endogène, visant à réduire la dépendance aux importations et à stimuler l’économie nationale à travers la valorisation des chaînes de valeur locales.

La rencontre a également été marquée par des échanges francs entre le Chef de l’État et les représentants du secteur privé, qui ont exposé leurs préoccupations liées notamment à la multiplicité des arrêtés conjoints, aux contraintes logistiques et aux difficultés de compétitivité.

En réponse, le Président Doumbouya a pris une décision forte : désormais, aucun arrêté conjoint ne sera signé sans son aval. Une mesure destinée à garantir la cohérence de l’action publique, renforcer la gouvernance économique et préserver les intérêts des entreprises.

Le Président de la République a réaffirmé son engagement à soutenir les activités du secteur privé, encourager l’investissement productif et consolider un partenariat stratégique fondé sur la confiance, la responsabilité et le patriotisme économique.

« Ensemble, poursuivons la construction d’une économie prospère, résiliente et durable pour notre pays », a-t-il lancé, appelant à une mobilisation collective au service du développement national et du bien-être des populations.

Cette rencontre marque ainsi une étape décisive dans le dialogue entre l’État et le secteur privé, et pose les jalons d’une nouvelle gouvernance économique, orientée vers la performance, l’inclusion et la souveraineté de la Guinée.

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