Droits Humains – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 27 Mar 2026 15:55:25 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Droits Humains – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kindia : les journalistes s’engagent contre les discours de haine et pour la cohésion sociale https://planete7.info/kindia-les-journalistes-sengagent-contre-les-discours-de-haine-et-pour-la-cohesion-sociale/ Fri, 27 Mar 2026 15:53:37 +0000 https://planete7.info/?p=53071 Un atelier régional inédit consacré au renforcement des capacités des journalistes et à la création de comités de veille citoyenne a été lancé ce vendredi 27 mars 2026 à Kindia. L’initiative vise à promouvoir un traitement responsable de l’information, dans un contexte où la prolifération des discours de haine constitue une menace pour la cohésion […]]]>

Un atelier régional inédit consacré au renforcement des capacités des journalistes et à la création de comités de veille citoyenne a été lancé ce vendredi 27 mars 2026 à Kindia. L’initiative vise à promouvoir un traitement responsable de l’information, dans un contexte où la prolifération des discours de haine constitue une menace pour la cohésion sociale.

Réunis autour de tables rondes et d’échanges interactifs, des journalistes, des acteurs de la société civile et des représentants d’institutions ont exploré les mécanismes de prévention et de réponse face aux contenus incitant à la violence.

À l’ouverture des travaux, Aboubacar Bountouraby Dramé, Secrétaire général adjoint de l’antenne régionale du Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG), a qualifié cette rencontre « d’initiative importante pour la profession ».

« C’est un honneur de représenter le SPPG de Kindia à l’occasion de cet atelier dédié à la formation des journalistes et à la mise en place de comités de veille citoyenne pour le monitoring des discours haineux et des incitations à la violence », a-t-il déclaré.

Il a également salué le soutien de partenaires internationaux, notamment le Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme en Guinée : « Ce projet, soutenu par le Fonds des Nations Unies pour la consolidation de la paix, est un pas décisif pour la promotion et la protection des droits de l’homme et la consolidation de la paix en Guinée », a-t-il ajouté.

Dans son intervention, le responsable syndical a insisté sur la responsabilité des médias dans le maintien de la cohésion sociale. « Dans un contexte où les discours de haine peuvent fragiliser rapidement le tissu social, le rôle des journalistes est central. Ils sont à la fois témoins, relais et acteurs de la paix », a-t-il souligné.

Aboubacar Bountouraby Dramé a rappelé que « le journaliste ne doit pas être un vecteur de division, mais un artisan de paix. Cela exige rigueur et vigilance dans le traitement de l’information, avec le refus catégorique de relayer des propos haineux, stigmatisants ou non vérifiés ».

Face aux dérives sur les plateformes numériques, il a plaidé pour un renforcement des compétences professionnelles : « Harmoniser nos pratiques et développer nos capacités est indispensable pour faire face à la propagation des discours de haine, notamment sur les réseaux sociaux ».

Concernant la mise en place des comités de veille citoyenne, il a précisé qu’il s’agit d’une avancée majeure : « Ces comités permettront de surveiller et de documenter les discours à risque, tout en favorisant une collaboration efficace entre journalistes, organisations de la société civile et institutions ».

Le SPPG entend également promouvoir l’éthique et la déontologie journalistique, développer un journalisme responsable et inclusif, et renforcer les mécanismes d’alerte précoce.

Pour conclure, le secrétaire général adjoint a invité les participants à tirer le maximum de cette rencontre : « Cet atelier est une opportunité unique pour partager des expériences, renforcer nos compétences et élaborer des stratégies concrètes contre les discours de haine », a-t-il affirmé.

À travers cette initiative, les organisateurs ambitionnent de contribuer à la consolidation de la paix en Guinée en misant sur un journalisme engagé, responsable et respectueux des droits humains.

 

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info

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Guinée : Les diplômés en situation de handicap réclament leur place dans la fonction publique https://planete7.info/guinee-les-diplomes-en-situation-de-handicap-reclament-leur-place-dans-la-fonction-publique/ Thu, 12 Feb 2026 14:15:41 +0000 https://planete7.info/?p=51433 Confrontés à un chômage persistant malgré leurs qualifications, les diplômés en situation de handicap en Guinée ont brisé le silence ce jeudi lors d’une conférence de presse à la Maison de la Presse. Organisée par le Collectif des Personnes en Situation de Handicap Diplômées Sans Emploi, cette rencontre médiatique s’est tenue sous le thème : […]]]>

Confrontés à un chômage persistant malgré leurs qualifications, les diplômés en situation de handicap en Guinée ont brisé le silence ce jeudi lors d’une conférence de presse à la Maison de la Presse. Organisée par le Collectif des Personnes en Situation de Handicap Diplômées Sans Emploi, cette rencontre médiatique s’est tenue sous le thème : « Handicapés diplômés, oubliés : nous voulons servir notre nation. Donnez-nous de l’emploi ! ».

Le président du collectif, Vévé Koivogui, a ouvert la conférence en rappelant l’enjeu central : « Cette conférence est consacrée à une question cruciale pour notre société : l’insertion professionnelle des personnes handicapées diplômées. »

Pour lui, la situation actuelle soulève de sérieuses questions d’équité et de justice sociale. « En dehors de l’emploi, quelle est la différence entre une personne handicapée et un mendiant ? », s’interroge-t-il, dénonçant une marginalisation persistante dans l’accès au marché de l’emploi, tant public que privé.
Le collectif s’appuie sur un cadre légal solide que la Guinée s’est engagée à respecter :

  • La Convention 159 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), garantissant un accès à l’emploi public par des mesures spécifiques ;
  • La Convention relative aux droits des personnes handicapées (CIDPH), ratifiée par la Guinée le 8 février 2008, dont l’article 27 assure le droit au travail ;
  • La Constitution de 2025, article 27, qui consacre le droit au bien-être des personnes en situation de handicap ;

La Loi L/2025/020/CNT sur la promotion et la protection des droits des personnes handicapées, adoptée le 20 août 2025 et promulguée le 25 septembre 2025.
Malgré ces instruments, les diplômés handicapés restent largement exclus du marché du travail.

Le collectif a rappelé l’espoir suscité par le recrutement général à la fonction publique annoncé en 2024. Les dossiers déposés à la FEGUIPAH (Fonds d’Encadrement et de Garantie des Personnes Handicapées) auraient pu bénéficier d’une dérogation, comme cela avait été le cas en 2000, 2005, 2008 et 2019.

Toutefois, un communiqué du ministère chargé des Personnes vulnérables a invité les candidats à s’identifier pour un accompagnement spécifique, semant la confusion : beaucoup n’avaient pas postulé, pensant bénéficier automatiquement d’une dérogation. Depuis, le collectif dénonce l’absence de réponse concrète malgré onze rendez-vous avec la FEGUIPAH et une demande d’audience restée sans suite auprès de l’ancienne ministre.

Le 18 décembre 2024, lors de la Journée internationale des personnes handicapées célébrée à Taouyah, la ministre de l’époque avait promis l’engagement des jeunes diplômés handicapés dès le premier trimestre 2025. Cette promesse, à ce jour, reste lettre morte, selon le collectif.

Face à ce silence prolongé, les membres du collectif interpellent directement le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, ainsi que le Premier ministre Amadou Oury Bah, le ministre de l’Emploi et l’ensemble du gouvernement.

Le collectif a également salué l’arrivée de la nouvelle ministre en charge du département, Patricia Adeline Lamah, en exprimant l’espoir que « son mandat soit porteur de solutions concrètes pour les personnes handicapées, en particulier pour les diplômés sans emploi ».
L’emploi par dérogation : un droit, pas une faveur

Le message final du collectif est clair et sans ambiguïté : « Notre cri de cœur, c’est l’emploi à la fonction publique par dérogation. » Loin de réclamer une faveur ou un assistanat, ces diplômés revendiquent l’application effective des lois et engagements de l’État guinéen. Pour eux, servir la nation n’est pas un privilège, mais un droit.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Mort d’un Guinéen en Belgique : le gouvernement guinéen hausse le ton. https://planete7.info/mort-dun-guineen-en-belgique-le-gouvernement-guineen-hausse-le-ton/ Sat, 20 Dec 2025 22:39:44 +0000 https://planete7.info/?p=49658 Lors d’une intervention policière en Belgique, Adamou Condé, ressortissant guinéen, a tragiquement perdu la vie dans des circonstances encore non élucidées. Face à cette situation, le Dr Morissanda Kouyaté, ministre de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, est sorti de son silence et exige que toute la lumière soit faite sur la mort […]]]>

Lors d’une intervention policière en Belgique, Adamou Condé, ressortissant guinéen, a tragiquement perdu la vie dans des circonstances encore non élucidées. Face à cette situation, le Dr Morissanda Kouyaté, ministre de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, est sorti de son silence et exige que toute la lumière soit faite sur la mort de ce compatriote.

Interrogé par nos confrères, le ministre des Affaires étrangères a indiqué que des démarches ont d’ores et déjà été entreprises afin que justice soit rendue dans cette affaire : « C’est un sujet sur lequel nous sommes intransigeants. L’intégrité de nos compatriotes n’est pas négociable », a-t-il déclaré.

Poursuivant, Dr Morissanda Kouyaté a précisé avoir instruit l’ambassade de la République de Guinée en Belgique de se mobiliser pleinement. Cette mobilisation vise à rassembler toutes les informations relatives au décès d’Adamou Condé et à rencontrer les autorités belges afin d’éclaircir les circonstances de ce drame : « Nous exigeons une enquête crédible à laquelle la Guinée doit être associée et régulièrement informée », a-t-il insisté.

Selon le ministre, toute agression contre un citoyen guinéen vivant à l’étranger équivaut à une attaque contre la Guinée tout entière.

« Nous ne tolérerons jamais qu’un Guinéen soit tué sans que justice ne soit rendue. C’est une question d’honneur, de dignité et un principe fondamental de la politique étrangère du Chef de l’État », a-t-il ajouté, avant de rappeler que « lorsqu’un Guinéen est agressé hors du pays, c’est la Guinée entière qui est agressée ».

Le ministre a enfin promis de suivre cette affaire de près jusqu’à ce que toute la lumière soit faite sur la mort de ce compatriote.

 

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Enlèvements en série : le FRONDEG alerte sur une menace pour la démocratie guinéenne https://planete7.info/49121-2/ Fri, 05 Dec 2025 00:37:46 +0000 https://planete7.info/?p=49121 Alors que la Guinée s’approche d’un scrutin crucial, les cas d’enlèvements ciblant des acteurs politiques et citoyens se multiplient. Après plusieurs disparitions inquiétantes, celle de Massa Douago Guilavogui, cadre du Bloc Libéral, ravive les inquiétudes. Le FRONDEG dénonce des dérives incompatibles avec l’État de droit et appelle les autorités de la transition à garantir la […]]]>

Alors que la Guinée s’approche d’un scrutin crucial, les cas d’enlèvements ciblant des acteurs politiques et citoyens se multiplient. Après plusieurs disparitions inquiétantes, celle de Massa Douago Guilavogui, cadre du Bloc Libéral, ravive les inquiétudes. Le FRONDEG dénonce des dérives incompatibles avec l’État de droit et appelle les autorités de la transition à garantir la sécurité de tous.

Communiqué ci dessous :

Guinéens et Guinéennes,

À un moment où notre pays se prépare à un rendez-vous électoral majeur, nos concitoyens continuent d’être victimes d’enlèvements. Après ceux de M. Foniké mengué, M. Billo Bah, M. Habibe Marwane Camara, M. Sadou Nimaga, Djeliman Kouyaté, Sannasy Keita, les enfants de l’artiste Elie Kamano et de plusieurs autres, c’est désormais, Massa Douago Guilavogui, le Directeur de campagne adjoint du Bloc Libéral de M. Faya Millimono qui disparaît à son tour dans des conditions inacceptables.

Ces pratiques, répétées et ciblées, ne sont pas de simples faits divers : elles menacent la stabilité sociale, sapent la confiance citoyenne et défigurent le paysage démocratique que nous aspirons à construire.

Elles vont à l’encontre des valeurs républicaines que nous défendons et fragilisent la crédibilité du processus électoral en cours.

Le FRONDEG, par ma voix, exprime sa profonde préoccupation et condamne fermement ces dérives incompatibles avec l’État de droit.

Nous invitons les autorités de la transition à assumer pleinement leurs responsabilités :

🔸faire toute la lumière sur l’enlèvement Massa Douago Guilavogui ainsi que tous les citoyens dans la même situation;

🔸élucider l’ensemble des cas antérieurs ;

🔸garantir enfin la sécurité de tous les acteurs politiques, sociaux et de tous les citoyens.

La Guinée ne doit pas devenir un pays où l’on fait taire les voix discordantes. Notre patrie mérite mieux, et nos citoyens aussi.

Mon équipe et moi réaffirmons notre engagement pour un climat politique apaisé, respectueux des libertés et protecteur de chaque Guineene et Guinéen.

#YeroPresident #Frondeg #Guinee2025

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Disparition du journaliste Habib Marouane Camara : un an après, une famille meurtrie et un silence qui inquiète https://planete7.info/disparition-du-journaliste-habib-marouane-camara-un-an-apres-une-famille-meurtrie-et-un-silence-qui-inquiete/ Thu, 04 Dec 2025 04:01:50 +0000 https://planete7.info/?p=49024 Un an après l’enlèvement du journaliste Habib Marouane Camara, arraché à son domicile par des individus non identifiés, l’angoisse demeure intacte. Sa famille, ses proches et ses collègues vivent toujours au rythme d’une douleur profonde, nourrie par l’absence d’informations concrètes sur son sort. Ce mercredi, à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition, une conférence […]]]>

Un an après l’enlèvement du journaliste Habib Marouane Camara, arraché à son domicile par des individus non identifiés, l’angoisse demeure intacte. Sa famille, ses proches et ses collègues vivent toujours au rythme d’une douleur profonde, nourrie par l’absence d’informations concrètes sur son sort.

Ce mercredi, à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition, une conférence de presse a rassemblé ses proches. Un moment chargé d’émotion, marqué par des témoignages bouleversants et un appel renouvelé aux autorités pour que la lumière soit enfin faite sur cette affaire.

Les mots de Mariama Lamarana Diallo, son épouse, ont résonné dans la salle. La voix tremblante, les yeux embués, elle peine à contenir une souffrance devenue quotidienne :

« Aujourd’hui, je vis… mais je ne vis pas bien. Depuis la disparition de mon mari, une profonde tristesse m’habite. C’est extrêmement difficile pour moi, en tant qu’épouse. »

Elle évoque avec douleur une année d’incertitude, d’espoir fragile et de solitude :

« Un an sans nouvelles de quelqu’un qui partageait chaque instant de ta vie… c’est insupportable. Je n’en peux plus. »

Face à ce calvaire, elle implore une implication plus forte des autorités, en particulier du président de la Transition :

« Je demande au président Mamadi Doumbouya de s’investir davantage pour que je retrouve mon époux. Toute notre famille est en détresse. Habib était notre pilier. »

Autour d’elle, proches, amis et confrères du journaliste réitèrent leur appel. Ils réclament des recherches intensifiées, une enquête transparente et des réponses à la hauteur de l’urgence humaine que représente cette disparition.

Un an plus tard, l’attente demeure. Et avec elle, une douleur qui ne s’éteint pas.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Forces Vives de Guinée : « Nous rejetons la candidature de Mamadi Doumbouya » https://planete7.info/forces-vives-de-guinee-nous-rejetons-la-candidature-de-mamadi-doumbouya/ Mon, 03 Nov 2025 17:01:33 +0000 https://planete7.info/?p=47941 Dans une déclaration publiée ce 3 novembre 2025, les Forces Vives de Guinée dénoncent le parjure du chef de la junte, Mamadi Doumbouya, qui a annoncé sa candidature à la présidentielle du 28 décembre. Elles mettent en avant les violations des droits humains, la corruption et la restriction des libertés publiques, et appellent le peuple […]]]>

Dans une déclaration publiée ce 3 novembre 2025, les Forces Vives de Guinée dénoncent le parjure du chef de la junte, Mamadi Doumbouya, qui a annoncé sa candidature à la présidentielle du 28 décembre. Elles mettent en avant les violations des droits humains, la corruption et la restriction des libertés publiques, et appellent le peuple guinéen à se mobiliser pour défendre la démocratie et le droit de choisir librement ses dirigeants.

Déclaration ci dessous 

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Guinée : Amnesty International alerte sur les conditions de travail à la Soguipah https://planete7.info/guinee-amnesty-international-alerte-sur-les-conditions-de-travail-a-la-soguipah/ Thu, 23 Oct 2025 16:08:10 +0000 https://planete7.info/?p=47494 L’organisation internationale de défense des droits humains Amnesty International tire la sonnette d’alarme sur la situation des travailleurs de la Société guinéenne de palmier à huile et d’hévéa (Soguipah), implantée à Yomou, dans la région forestière. Dans un rapport publié ce jeudi, l’ONG dénonce des conditions de travail précaires, des atteintes répétées aux droits fondamentaux […]]]>

L’organisation internationale de défense des droits humains Amnesty International tire la sonnette d’alarme sur la situation des travailleurs de la Société guinéenne de palmier à huile et d’hévéa (Soguipah), implantée à Yomou, dans la région forestière. Dans un rapport publié ce jeudi, l’ONG dénonce des conditions de travail précaires, des atteintes répétées aux droits fondamentaux et une absence criante de protection sociale.

Selon Amnesty International, de nombreux employés de la Soguipah vivent dans une vulnérabilité extrême : salaires insuffisants, logements insalubres, manque d’équipements de sécurité et restrictions à la liberté syndicale.

Lors d’une conférence de presse tenue à Conakry, l’organisation a dévoilé les conclusions de son enquête, appelant l’État guinéen à agir sans délai pour garantir un cadre de travail digne et conforme aux normes internationales.

« La principale recommandation est l’application du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) pour les salariés de la Soguipah, mais aussi pour tous les travailleurs du pays », a déclaré Fabien Offner, chercheur senior au bureau régional Afrique de l’Ouest et du Centre d’Amnesty International.

Le chercheur a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une protection accrue contre les risques professionnels : « Les autorités doivent s’assurer que tous les travailleurs, qu’ils soient employés de la Soguipah ou issus des plantations familiales, disposent d’équipements adéquats :  gants, masques, lunettes… afin de les protéger des produits chimiques et des machines dangereuses. Il est aussi impératif de renforcer l’accès aux soins et d’équiper correctement les centres de santé. »

Cette interpellation vient relancer le débat sur la responsabilité sociale des entreprises publiques et la protection des travailleurs dans le secteur agro-industriel guinéen. Amnesty International appelle le gouvernement à des réformes urgentes pour restaurer la dignité et les droits des employés, pilier essentiel du développement durable.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Labé : ouverture du procès d’Alghassim Diallo, le maître pâtissier au cœur d’un scandale de viol https://planete7.info/labe-ouverture-du-proces-dalghassim-diallo-le-maitre-patissier-au-coeur-dun-scandale-de-viol/ Wed, 15 Oct 2025 17:05:27 +0000 https://planete7.info/?p=47237 Un dossier judiciaire très attendu refait surface à Labé. L’affaire Alghassim Diallo, maître pâtissier bien connu dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé, s’apprête à être examinée par le Tribunal de Première Instance (TPI). Placée sous mandat de dépôt depuis le 27 juillet 2025, l’accusé devra répondre ce mercredi 15 octobre de faits présumés […]]]>

Un dossier judiciaire très attendu refait surface à Labé. L’affaire Alghassim Diallo, maître pâtissier bien connu dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé, s’apprête à être examinée par le Tribunal de Première Instance (TPI).

Placée sous mandat de dépôt depuis le 27 juillet 2025, l’accusé devra répondre ce mercredi 15 octobre de faits présumés de viol et de séquestration sur l’une de ses apprenties.

Selon l’accusation, le maître pâtissier aurait obtenu une autorisation de déplacement auprès des parents de la jeune fille, évoquant une formation professionnelle à Pita. Mais au lieu de ce voyage, il l’aurait retenue de force dans une maison close, située non loin de sa pâtisserie au quartier Konkola, avant de lui administrer des somnifères et d’abuser d’elle sexuellement.

L’affaire a rapidement suscité une vive émotion au sein de la population locale, choquée par les faits reprochés à un homme jusque-là respecté dans son milieu professionnel.

À ces accusations s’ajoute un second dossier le concernant, portant sur un viol présumé sur mineure, cette fois-ci ayant conduit à une grossesse.

L’ouverture du procès attire déjà de nombreux curieux et défenseurs des droits des femmes. La salle d’audience du TPI de Labé affiche complet, tout comme la cour extérieure où plusieurs habitants se sont rassemblés pour suivre de près le déroulement de ce procès qui s’annonce très suivi.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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« Ligoté, encagoulé, torturé » : le témoignage glaçant d’Abdoul Sacko https://planete7.info/ligote-encagoule-torture-le-temoignage-glacant-dabdoul-sacko/ Wed, 27 Aug 2025 15:19:06 +0000 https://planete7.info/?p=45419 Le climat politique guinéen reste marqué par une série d’interpellations d’opposants et d’acteurs de la société civile qui inquiètent sur l’état des libertés publiques. Dernière illustration en date : le témoignage poignant d’Abdoul Sacko, coordinateur du Forum des Forces Sociales de Guinée (FFSG), qui est revenu sur les circonstances de son arrestation du 18 février […]]]>

Le climat politique guinéen reste marqué par une série d’interpellations d’opposants et d’acteurs de la société civile qui inquiètent sur l’état des libertés publiques. Dernière illustration en date : le témoignage poignant d’Abdoul Sacko, coordinateur du Forum des Forces Sociales de Guinée (FFSG), qui est revenu sur les circonstances de son arrestation du 18 février dernier au micro de Radio France Internationale (RFI).

Selon lui, l’opération a été menée par les forces spéciales dans une atmosphère de terreur : « J’ai été surpris par une descente musclée des forces spéciales, qui sont passées par le toit, créant une panique générale. Ils ont molesté mes voisins pendant plus d’une heure, sans aucune réaction des forces de sécurité pourtant présentes non loin de là », a-t-il témoigné.

Le militant raconte ensuite avoir été saisi de manière brutale : « Ils sont descendus du plafond, lourdement armés. Ils m’ont ligoté, encagoulé, frappé, puis embarqué dans un véhicule. J’ai été conduit dans trois lieux différents où j’ai subi des tortures et des menaces de mort jusqu’à perdre connaissance. Finalement, ils m’ont jeté en pleine brousse, d’où j’ai été secouru par un passant », a-t-il poursuivi, la voix empreinte d’émotion.

Arrêté sans mandat et détenu dans des conditions qu’il juge « inhumaines », Abdoul Sacko a finalement été relâché. Son récit relance les inquiétudes quant au respect des droits fondamentaux en Guinée et nourrit les appels de la société civile à plus de justice, de transparence et de protection pour ses membres.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Être citoyen guinéen : synonyme de renoncement à ses droits (Par Aliou Maci) https://planete7.info/etre-citoyen-guineen-synonyme-de-renoncement-a-ses-droits-par-aliou-maci/ Tue, 26 Aug 2025 18:02:28 +0000 https://planete7.info/?p=45381 Le ciel nous accorde des privilèges inaliénables.Nous nous en contentons, en espérant qu’un jour la situation changera dans notre pays. Nous méritons mieux, c’est une certitude. Mais hélas, personne ne semble s’en soucier. Et c’est bien là le vrai problème. Être guinéen, c’est souvent accepter de renoncer à plusieurs de ses droits fondamentaux. Dans nos […]]]>

Le ciel nous accorde des privilèges inaliénables.Nous nous en contentons, en espérant qu’un jour la situation changera dans notre pays.

Nous méritons mieux, c’est une certitude. Mais hélas, personne ne semble s’en soucier. Et c’est bien là le vrai problème.

Être guinéen, c’est souvent accepter de renoncer à plusieurs de ses droits fondamentaux.

Dans nos hôpitaux, il faut avoir de l’argent pour que votre malade soit pris en charge même lorsque le pronostic vital est engagé. Pourtant, les médecins ont prêté le serment d’Hippocrate.

On constate tristement que, pour certains, le désir de s’enrichir dépasse la vocation de soigner ceux qui en ont désespérément besoin.

Beaucoup de professionnels de santé savent reconnaître les signes annonciateurs de la mort. Mais certains continuent à prescrire des ordonnances, même quand ils savent que le patient n’a plus que quelques heures ou jours à vivre.

Dans notre pays, l’intérêt accordé à un citoyen dépend de son appartenance politique. Pourtant, nous avons tous la même nationalité, et sommes en principe égaux devant la loi. Mais cette égalité, elle aussi, semble à géométrie variable.

L’accès à une éducation de qualité dépend aujourd’hui de la situation économique des parents. Ce qui devrait être une priorité nationale devient un luxe pour certains.

Au commissariat, c’est la parole de l’agent ou du chef qui prévaut, même lorsque les droits du citoyen sont manifestement violés.

Des sociétés de téléphonie étrangères imposent leurs propres règles sans que les citoyens puissent se plaindre, même lorsque cela les affecte directement.

Dans l’administration, on ne fait que recevoir des ordres. Et même lorsque vos droits sont bafoués, vous êtes contraint de vous taire, de peur de perdre votre poste.

Exprimer son désaccord devient un risque. Pourtant, c’est un droit. À chacun de choisir entre le silence et la peur, ou la parole et le danger.

À quand le véritable changement que le peuple guinéen attend depuis si longtemps ?

Par Aliou Maci Journaliste reporter

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