Droits Des Victimes – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 28 May 2025 20:34:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Droits Des Victimes – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Hadj 2025 : 416 pèlerins victimes d’une vaste escroquerie, la société civile dénonce la passivité de l’État https://planete7.info/hadj-2025-416-pelerins-victimes-dune-vaste-escroquerie-la-societe-civile-denonce-la-passivite-de-letat/ Wed, 28 May 2025 20:34:36 +0000 https://planete7.info/?p=42166 Une vaste escroquerie liée au pèlerinage à La Mecque pour l’édition 2025 secoue l’opinion publique guinéenne. Pas moins de 416 candidats au hadj affirment avoir été victimes d’une arnaque orchestrée par des individus qui leur ont soutiré d’importantes sommes d’argent en échange d’une promesse de départ… qui n’a jamais eu lieu. À ce jour, aucun […]]]>

Une vaste escroquerie liée au pèlerinage à La Mecque pour l’édition 2025 secoue l’opinion publique guinéenne. Pas moins de 416 candidats au hadj affirment avoir été victimes d’une arnaque orchestrée par des individus qui leur ont soutiré d’importantes sommes d’argent en échange d’une promesse de départ… qui n’a jamais eu lieu. À ce jour, aucun des concernés n’a pu embarquer, et les auteurs présumés de cette fraude demeurent introuvables.

Face à l’ampleur du scandale, la société civile de Kankan brise le silence et dénonce une inertie coupable des autorités. Ibrahima Touré, représentant préfectoral du Conseil national des organisations de la société civile (CNOSC), pointe ouvertement la responsabilité de l’État dans cette affaire. « Tant que la lumière n’est pas faite, l’État est complice. On ne peut pas tolérer que des citoyens soient dépouillés sans que les institutions réagissent. Le silence des autorités s’apparente à une forme de couverture », déclare-t-il avec fermeté, lors d’un entretien téléphonique accordé à notre correspondant.

Pour Ibrahima Touré, il est urgent que la justice se saisisse du dossier et que des mesures exemplaires soient prises contre les coupables, afin de dissuader toute tentative future : « Le procureur doit agir sans délai. Tant que les escrocs ne sont ni arrêtés ni exposés publiquement, ils continueront à inspirer d’autres malfaiteurs. L’impunité ne doit plus être la norme. »

Du côté des victimes, la colère est vive, nourrie par un sentiment d’abandon. De nombreuses familles, parfois ruinées par cet investissement spirituel avorté, réclament des enquêtes indépendantes, l’arrestation des auteurs, mais surtout le remboursement intégral des sommes versées.

Dans un contexte où la méfiance vis-à-vis des institutions s’installe, les organisations de la société civile exigent une réforme en profondeur de l’organisation du pèlerinage, afin d’écarter les réseaux frauduleux et restaurer la confiance des citoyens.

Ce nouveau scandale met en lumière les failles du système de gestion du hadj en Guinée, et appelle à des réponses immédiates, claires et fermes de la part des autorités religieuses, judiciaires et administratives.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info 

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Affaire Adama Konaté : une condamnation exemplaire saluée par la partie civile https://planete7.info/affaire-adama-konate-une-condamnation-exemplaire-saluee-par-la-partie-civile/ Thu, 10 Apr 2025 21:18:39 +0000 https://planete7.info/?p=40359 Dans un climat empreint de solennité, le tribunal de première instance de Kankan, exceptionnellement délocalisé à la cour d’appel, a rendu son verdict dans l’affaire du meurtre brutal de Dame Adama Konaté. Bangaly Traoré, principal accusé, a été reconnu coupable et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 30 […]]]>

Dans un climat empreint de solennité, le tribunal de première instance de Kankan, exceptionnellement délocalisé à la cour d’appel, a rendu son verdict dans l’affaire du meurtre brutal de Dame Adama Konaté. Bangaly Traoré, principal accusé, a été reconnu coupable et condamné à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 30 ans.

Deux jours après le prononcé de cette décision, Me Mory Koné, avocat au barreau de Guinée et conseil de la partie civile, s’est exprimé avec satisfaction. « C’est une décision juste, conforme aux exigences du Code pénal, et surtout porteuse d’un message fort. La justice a fait son travail », a-t-il affirmé.

Qualifiant l’acte de « crime crapuleux », Me Koné a salué la fermeté du tribunal face à la gravité des faits. Il avait requis 6 milliards de francs guinéens au titre de réparation du préjudice moral et matériel subi par la famille de la victime. Le tribunal a partiellement fait droit à cette demande, accordant 3 milliards GNF à titre de dommages et intérêts. « Cette somme, bien qu’inférieure à notre requête initiale, témoigne de la reconnaissance par la justice de la souffrance endurée par les proches de la défunte », a-t-il précisé.

Reste néanmoins l’épineuse question de l’exécution effective de cette décision. L’avocat n’exclut pas une intervention de l’État pour soutenir la famille, aujourd’hui livrée à elle-même, notamment les enfants orphelins. « Si les autorités acceptent de se substituer à l’auteur condamné pour garantir la réparation, cela serait un geste hautement symbolique et humain », a-t-il souligné.

Enfin, Me Koné voit dans ce verdict une portée dissuasive. « Cette décision envoie un signal clair : les actes de violence extrême ne resteront pas impunis. Elle pourrait décourager ceux qui seraient tentés de commettre des atrocités similaires », conclut-il.

Ce procès, emblématique par son enjeu humain et judiciaire, constitue un tournant dans la lutte contre les crimes graves en Guinée. Il marque une étape importante vers une justice plus ferme, plus équitable, et plus proche des victimes.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info 

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Guinée : La grâce présidentielle de Moussa Dadis Camara face au cri de justice des victimes du 28 septembre 2009 https://planete7.info/guinee-la-grace-presidentielle-de-moussa-dadis-camara-face-au-cri-de-justice-des-victimes-du-28-septembre-2009/ Sat, 29 Mar 2025 18:35:07 +0000 https://planete7.info/?p=39885 l’ex-chef d’État guinéen, Moussa Dadis Camara, a été condamné pour crimes contre l’humanité en lien avec le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Moins d’un an après ce verdict historique, une décision controversée est venue bouleverser le paysage judiciaire et politique du pays : sa grâce présidentielle, décidée par le général Mamadi […]]]>

l’ex-chef d’État guinéen, Moussa Dadis Camara, a été condamné pour crimes contre l’humanité en lien avec le massacre du 28 septembre 2009 au stade de Conakry. Moins d’un an après ce verdict historique, une décision controversée est venue bouleverser le paysage judiciaire et politique du pays : sa grâce présidentielle, décidée par le général Mamadi Doumbouya pour des raisons de santé.

Si cette mesure vise, selon les autorités, à favoriser l’apaisement national, elle ravive toutefois les blessures des victimes, qui attendent encore justice et réparation. Parmi elles, Oumou Barry, survivante du massacre, ne cache pas son indignation. « Cette grâce arrive beaucoup trop tôt. La cour n’a rendu son verdict que depuis neuf mois, et nous, les victimes, n’avons toujours pas reçu d’indemnisations. La justice aurait dû aller jusqu’au bout avant toute clémence », déplore-t-elle.

L’annonce de cette mesure a laissé un goût amer à ceux qui, comme Oumou Barry, espéraient que l’État engage des actions concrètes pour réparer les préjudices subis. « Le décret d’indemnisation existe, mais nous attendons toujours son application effective. Tant que les victimes ne sont pas reconnues et protégées, comment parler de pardon et de réconciliation ? » interroge-t-elle.

En effet, au-delà des indemnisations, c’est la question de la sécurité des victimes qui inquiète. « Ce n’est pas juste une question de peur, c’est une réalité : nous ne sommes pas en sécurité. Nous vivons dans l’incertitude et l’angoisse« , insiste-t-elle. Pour Oumou Barry, il aurait été plus juste de d’abord finaliser la reconnaissance officielle des victimes et de garantir leur sécurité avant d’envisager la clémence pour les coupables.

Cette grâce, présentée comme un geste de réconciliation nationale, semble donc laisser une partie de la population sur le bord du chemin. « Avant d’accorder le pardon, il faut d’abord rendre justice », résume Oumou Barry. Pour elle et de nombreux autres survivants, la priorité devrait être la mise en place d’une base de données recensant les victimes, suivie d’un processus d’indemnisation clair et transparent.

Alors que les familles endeuillées attendent toujours des actions concrètes de l’État, cette grâce présidentielle pose une question fondamentale : la réconciliation nationale peut-elle prévaloir sur la justice et la mémoire des victimes ?

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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Tragédie du stade du 3 avril à Nzérékoré : les avocats des victimes dénoncent l’inaction et annoncent des actions judiciaires https://planete7.info/tragedie-du-stade-du-3-avril-a-nzerekore-les-avocats-des-victimes-denoncent-linaction-et-annoncent-des-actions-judiciaires/ Fri, 21 Mar 2025 16:08:18 +0000 https://planete7.info/?p=39577 Près de quatre mois après le drame du 1er décembre 2024 au stade du 3 avril de Nzérékoré, le Collectif des Avocats des Victimes et des Parents des Victimes a tenu une conférence de presse majeure ce vendredi. Objectif : faire le point sur les démarches entreprises, dénoncer les dysfonctionnements observés et annoncer les actions […]]]>

Près de quatre mois après le drame du 1er décembre 2024 au stade du 3 avril de Nzérékoré, le Collectif des Avocats des Victimes et des Parents des Victimes a tenu une conférence de presse majeure ce vendredi. Objectif : faire le point sur les démarches entreprises, dénoncer les dysfonctionnements observés et annoncer les actions futures pour obtenir justice.

Placée sous le thème « Tragédie du 1er décembre au stade du 3 avril de Nzérékoré : actes déjà posés, annonce des actions futures et état des victimes », cette rencontre a mis en lumière des manquements jugés graves, aussi bien sur le plan judiciaire que sanitaire.

Prenant la parole, Maître Paul Lazard GBILIMOU, membre du collectif, a dressé un tableau accablant des infractions constatées dans cette affaire. Outre l’homicide involontaire et le meurtre, il a évoqué des faits aussi graves que les coups et blessures volontaires, la mise en danger d’autrui, l’omission de porter secours, le recel de cadavres, l’atteinte à la santé publique ou encore l’entrave à la justice et le trafic d’influence.

Selon les avocats, 98 victimes et familles de victimes ont officiellement porté plainte, exigeant que justice soit faite. Pourtant, malgré la gravité des faits, ils dénoncent un silence préoccupant du parquet de première instance, qu’ils accusent de vouloir « ignorer » la tragédie. Une plainte formelle a été déposée le 10 mars 2025, marquant une nouvelle étape dans ce combat judiciaire.

L’un des points les plus dénoncés lors de cette conférence a été l’absence de prise en charge effective des victimes. Maître GBILIMOU a rappelé que, malgré l’annonce officielle du gouvernement, la réalité est toute autre. « Les blessés, évacués par des véhicules d’officiers présents dans le stade, ont été transportés à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne, où ils ont été abandonnés à leur sort. Certains ont même été contraints de quitter l’établissement et de regagner Nzérékoré par leurs propres moyens », a-t-il révélé.

Pire encore, il a dénoncé le sort des blessés envoyés au Maroc pour des soins médicaux. Selon lui, la majorité a été rapatriée sans réelle prise en charge, ne laissant qu’un seul patient encore hospitalisé : le jeune Étienne, dont l’état, lui aussi, inquiète en raison d’une prise en charge insuffisante.

Bien déterminé à faire éclater la vérité, le Collectif des Avocats des Victimes entend poursuivre en justice toutes les personnes directement impliquées dans la tragédie. Dans leur ligne de mire figurent :

  • Les organisateurs de l’événement, réunis sous la plateforme « Jeune leader ».
  • Les autorités en charge de la sécurité, accusées de négligence dans la gestion des spectateurs et de l’événement.
  • Les décideurs ayant autorisé l’entrée de véhicules dans le stade, un élément qui aurait aggravé le drame.

« Ceux qui avaient le devoir d’assurer la sécurité du public, ceux qui ont donné leur accord pour l’événement et ceux qui ont permis l’entrée de véhicules doivent répondre de leurs actes », a martelé Maître GBILIMOU.

Cette conférence de presse marque un tournant décisif dans la quête de justice des victimes et de leurs familles. Face à ce qu’ils considèrent comme une tentative d’étouffer l’affaire, les avocats affichent leur détermination sans faille à mener cette bataille judiciaire jusqu’au bout.

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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Justice et Réparations : Mamadi Doumbouya Trace une Nouvelle Voie pour la Guinée https://planete7.info/justice-et-reparations-mamadi-doumbouya-trace-une-nouvelle-voie-pour-la-guinee/ Thu, 02 Jan 2025 05:26:03 +0000 https://planete7.info/?p=36515 Lors de son adresse de fin d’année à la nation, le président Mamadi Doumbouya a choisi de placer la justice et la réparation au cœur de son discours. Marquant un tournant dans l’histoire contemporaine de la Guinée, il a insisté sur la nécessité de panser les blessures du passé pour bâtir un avenir collectif solide. […]]]>

Lors de son adresse de fin d’année à la nation, le président Mamadi Doumbouya a choisi de placer la justice et la réparation au cœur de son discours. Marquant un tournant dans l’histoire contemporaine de la Guinée, il a insisté sur la nécessité de panser les blessures du passé pour bâtir un avenir collectif solide.

Le procès historique des événements du 28 septembre 2009, qualifié d’« acte inédit », a été présenté comme une étape clé dans la quête de justice et de dignité pour les victimes. « Ce jugement a démontré la capacité de notre pays à affronter ses errements avec rigueur et transparence », a-t-il affirmé. Ce moment fondateur, selon le président, marque la volonté de l’État de restaurer la confiance des citoyens envers leurs institutions.

Sur le plan social, la réhabilitation des ménages expulsés de Kaporo-rails et Kipé II, après plusieurs années d’attente, symbolise un nouveau départ. « Nous avons rendu justice à nos compatriotes et leur avons offert les moyens de se reconstruire », a souligné Mamadi Doumbouya, illustrant la détermination de son gouvernement à corriger les erreurs historiques.

Au-delà de ces initiatives, le président a également mis en avant les progrès dans les services de base, notamment dans la santé, l’éducation et l’accès à l’eau potable, des secteurs essentiels pour le bien-être des Guinéens.

Appelant à une réconciliation nationale profonde, Mamadi Doumbouya a exhorté les Guinéens à transcender les divisions pour assumer leur histoire commune. « Le pardon est un acte de responsabilité, mais aussi de force. Ensemble, nous construirons une Guinée où justice et développement marchent main dans la main », a-t-il affirmé avec conviction.

Le président a rappelé que la justice, la mémoire et la réconciliation ne sont pas de simples actes administratifs, mais des fondations indispensables pour construire une nation durable. « Une Guinée unie, forte et solidaire est à notre portée. À nous, fils et filles de cette terre, d’en être les bâtisseurs infatigables. » Un appel à l’action qui résonne comme une promesse d’avenir.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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