Droits des citoyens – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 23 Jan 2026 15:44:53 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Droits des citoyens – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Déguerpissement à Sangoyah : la colère et l’angoisse des habitants face aux croix rouges https://planete7.info/deguerpissement-a-sangoyah-la-colere-et-langoisse-des-habitants-face-aux-croix-rouges/ Fri, 23 Jan 2026 15:44:53 +0000 https://planete7.info/?p=50699 Conakry – Quartier Sangoyah Mosquée, secteur Banque Mondiale. Ce jeudi, l’opération de déguerpissement lancée par le gouvernorat de la ville de Conakry, visant officiellement les étalagistes occupant anarchiquement les voies publiques, a plongé plusieurs familles dans une profonde détresse. À Sangoyah, des habitants affirment que leurs concessions, pourtant situées loin de l’emprise routière, ont été […]]]>

Conakry – Quartier Sangoyah Mosquée, secteur Banque Mondiale.

Ce jeudi, l’opération de déguerpissement lancée par le gouvernorat de la ville de Conakry, visant officiellement les étalagistes occupant anarchiquement les voies publiques, a plongé plusieurs familles dans une profonde détresse. À Sangoyah, des habitants affirment que leurs concessions, pourtant situées loin de l’emprise routière, ont été marquées de croix rouges, symbole d’une destruction imminente.

Sur place, l’incompréhension est totale. Les victimes dénoncent une opération menée sans préavis, ni explication claire, contrairement aux communiqués officiels qui parlaient essentiellement des bordures de route et des marchés.

Seydouba Camara, victime de déguerpissement, raconte avec amertume :

« Nous n’avons jamais été avertis de quoi que ce soit. Ils n’ont jamais mis de croix sur nos boutiques avant. Nous sommes loin de la route. Dès qu’ils sont venus, ils ne nous ont même pas donné 30 minutes pour déguerpir. »

Selon lui, cette méthode est inhumaine : « Si l’État veut chasser quelqu’un, le minimum c’est de lui donner un préavis d’au moins 24 heures. Même le chef de quartier était là avec eux. C’est de l’outrance. »

Même son de cloche chez Mohamed Lamine Keïta, dont la maison a été marquée :

« Je suis loin de l’emprise, ma maison est loin de la route. Ils viennent mettre des croix rouges partout. J’ai du mal à parler, parce que ça m’a touché. L’emprise, c’est au bord de la route. Sur ma terrasse je peux comprendre, mais pas jusqu’ici. »

Visiblement affecté, il lance un appel au gouvernement : « À l’heure actuelle, tout le monde galère. On ne peut pas supporter ça. Il faut surseoir à cette décision. Ce n’est pas normal. »

Pour Moussa Bangoura, imam et résident du quartier, le problème réside dans le flou entourant les critères du déguerpissement :

« Dans les communiqués, on avait appris que ce sont les bordures de route et les marchés. Mais ce soir, on apprend que les maisons sous les poteaux haute tension sont aussi concernées. Pourtant, ce n’est pas ce qu’on avait entendu. »

Il interpelle directement les autorités : « Qu’on nous dise clairement : est-ce que ce sont les maisons sous les lignes haute tension ou seulement les bordures de route ? »

Mosquée, école, maison : tout menacé

La situation devient encore plus dramatique chez Elhadj Aboubacar Camara, premier imam de la mosquée de Sangoyah. Sa maison, son école et même la mosquée ont été marquées de croix rouges.

« Ma mosquée est là, mon école est là, ma maison est là. Ils ont mis des croix sur tout ça. Je viens à peine de voter ici. Où vais-je envoyer ma famille ? Où vais-je aller ? »

Dans un cri du cœur, il implore le chef de l’État : « Mamadi Doumbouya, aie pitié de moi. Ne me fais pas honnir. Je ne sais plus où aller. »

Parmi les témoignages les plus bouleversants, celui d’Aminata Bangoura, veuve depuis moins de trois mois : « Mon mari vient de rendre l’âme. C’est le chef de quartier qui est venu mettre les croix sur nos maisons. On ne peut pas faire sortir des êtres humains sans préavis. Où vais-je aller avec tous mes enfants ? »

En larmes, elle supplie : « Monsieur le Président, aidez-nous, nous ne savons plus quoi faire. »

Si l’objectif affiché du gouvernorat est de rétablir l’ordre urbain et de fluidifier la circulation à Conakry, à Sangoyah Mosquée, cette opération est vécue comme une injustice sociale. Les habitants estiment être victimes d’une décision brutale, mal expliquée et contraire aux engagements initiaux.

Aujourd’hui, une seule question hante les esprits : jusqu’où ira cette opération de déguerpissement, et qui sera réellement épargné ?

Entre croix rouges et maisons menacées, Sangoyah retient son souffle, dans l’attente d’une réponse des autorités.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Clôture du camp militaire de Mamou : des riverains dénoncent des démolitions sans préavis https://planete7.info/cloture-du-camp-militaire-de-mamou-des-riverains-denoncent-des-demolitions-sans-preavis/ Mon, 05 Jan 2026 21:34:19 +0000 https://planete7.info/?p=50251 Une opération de clôture du camp du Bataillon Autonome de Mamou (BAM) a viré à la controverse ce lundi 05 janvier 2026, suscitant colère, incompréhension et détresse chez plusieurs habitants du quartier Abattoir 2, dans la commune urbaine de Mamou. Des riverains accusent les autorités militaires d’avoir procédé à la démolition de murs et de […]]]>

Une opération de clôture du camp du Bataillon Autonome de Mamou (BAM) a viré à la controverse ce lundi 05 janvier 2026, suscitant colère, incompréhension et détresse chez plusieurs habitants du quartier Abattoir 2, dans la commune urbaine de Mamou. Des riverains accusent les autorités militaires d’avoir procédé à la démolition de murs et de cours privées sans aucun avertissement préalable, assimilant l’opération à une expulsion brutale et injustifiée.

Implanté depuis plusieurs décennies dans ce quartier populaire de la ville carrefour, le camp du BAM a longtemps coexisté avec des habitations civiles, dans un environnement où les limites entre domaine militaire et propriétés privées demeuraient floues. Cette cohabitation historique a été brutalement remise en cause par le lancement récent de travaux de clôture intégrale du camp, matérialisés par l’édification de murs de plusieurs mètres de hauteur.

Selon plusieurs témoignages concordants, les travaux ont débuté aux environs de 8 heures du matin, sans notification officielle ni concertation préalable avec les populations concernées. Des engins et des militaires auraient alors procédé à la démolition de certaines infrastructures privées, affectant directement des familles installées sur les lieux depuis parfois plus de quarante ans.

Parmi les victimes, Kadiatou Sylla, visiblement éprouvée, raconte avoir été alertée par sa mère, résidente des lieux. À son arrivée sur place, elle découvre une scène de désolation.

« C’est ici que je loge. C’est mon père qui a construit cette maison il y a plus de 40 ans. Je ne vis plus ici, mais ma mère y habite toujours. Ce matin, elle m’a appelée pour me dire que les militaires étaient en train de démolir notre cour. Quand je suis arrivée, j’ai trouvé des hommes en uniforme en pleine démolition, devant une foule impuissante », confie-t-elle, les larmes aux yeux.

La riveraine affirme qu’aucune information officielle ne leur a jamais été communiquée, en dépit d’échanges antérieurs avec certains responsables du camp.

« On ne nous a jamais avertis. Leur chef avait pourtant dit qu’il n’allait déplacer personne, que nous allions rester à l’intérieur même après la construction des murs. Mais comment rester si aucune issue n’est prévue ? On ne peut pas vivre enfermés », déplore-t-elle.

Selon elle, le chef de quartier s’est rendu sur les lieux dans la matinée pour tenter d’apaiser les tensions, sans toutefois pouvoir apporter de solutions concrètes.

Face à ce qu’elle qualifie d’« injustice », Kadiatou Sylla lance un appel solennel aux plus hautes autorités du pays.

« Nous demandons au président et aux autorités de venir au secours des populations. Avant de démolir la maison de quelqu’un, il faut au moins prévenir. Aujourd’hui, beaucoup de familles souffrent. Même un dédommagement symbolique pourrait aider. Mais dans ces conditions, il n’y a plus d’espoir de vivre ici », plaide-t-elle.

D’autres habitants, venus constater les dégâts, expriment la même inquiétude : la perte progressive de leurs biens, mais aussi le risque d’un enclavement forcé, sans accès fonctionnel à l’extérieur, rendant la vie quotidienne difficile, voire impossible.

Joint par téléphone, Mamadou Saïdou Diallo, chef de quartier d’Abattoir 2, affirme ne pas avoir été informé de l’opération.

« Honnêtement, je n’ai reçu aucune information. Normalement, on devait nous informer, mais ce n’est pas le cas », reconnaît-il.

Toutes les tentatives de notre rédaction pour recueillir la version des autorités du Bataillon Autonome de Mamou, du commandement du camp ou des responsables militaires régionaux sont restées sans réponse à ce stade. Ce silence officiel alimente interrogations et spéculations au sein de l’opinion locale.

S’agit-il d’une opération sécuritaire urgente, ou d’un manquement aux procédures administratives et sociales en vigueur en Guinée ? La question reste entière.

Au-delà des dégâts matériels, cette situation met en lumière une fracture grandissante entre populations civiles et autorités militaires. Les riverains appellent à un dialogue inclusif et urgent, impliquant les responsables militaires, les autorités locales et les victimes, afin d’évaluer les impacts, clarifier les limites foncières, prévoir des accès sécurisés et envisager des indemnisations équitables.

Sans une réponse rapide et concertée, préviennent-ils, la détresse observée ce lundi pourrait s’amplifier, nourrissant un profond sentiment d’injustice dans une région déjà sensible.

Affaire à suivre.

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info 

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Cellou Dalein Diallo dénonce le « changement d’agenda » du CNRD et appelle à la mobilisation https://planete7.info/cellou-dalein-diallo-denonce-le-changement-dagenda-du-cnrd-et-appelle-a-la-mobilisation/ Sat, 09 Aug 2025 18:04:06 +0000 https://planete7.info/?p=44709 L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu ce samedi son assemblée générale hebdomadaire à son siège de la Minière, sous la présidence de son vice-président. L’événement a rassemblé de nombreux cadres et militants du parti, dans un climat marqué par les débats sur l’avenir politique du pays. Intervenant à distance depuis son pays […]]]>

L’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) a tenu ce samedi son assemblée générale hebdomadaire à son siège de la Minière, sous la présidence de son vice-président. L’événement a rassemblé de nombreux cadres et militants du parti, dans un climat marqué par les débats sur l’avenir politique du pays.

Intervenant à distance depuis son pays d’accueil, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a livré un discours offensif contre le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD). Dans une adresse vibrante, il a accusé la junte de renoncer à ses engagements initiaux.

« La République est en dérive, le retour à l’ordre constitutionnel est abandonné. Il s’agit désormais d’un processus de confiscation du pouvoir par l’armée, qui avait pourtant promis de le restituer à un civil à l’issue d’élections libres et transparentes. Aujourd’hui, ils ont changé d’agenda : ils veulent garder le pouvoir », a-t-il martelé.

L’ancien Premier ministre a également insisté sur la nécessité de défendre, au-delà de la conquête du pouvoir, les droits fondamentaux des citoyens. « Nous voulons que le droit des Guinéens soit respecté, que ce soit au niveau du Parlement, de l’exécutif ou dans toutes les institutions. Ce sont les citoyens qui doivent choisir leurs décideurs », a-t-il affirmé, exhortant ses partisans à rester mobilisés pour « continuer le combat ».

Ce nouvel appel à la vigilance et à la mobilisation s’inscrit dans un contexte politique tendu, marqué par des incertitudes sur le calendrier électoral et les intentions réelles du pouvoir en place.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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N’Zérékoré : lancement officiel de l’enrôlement et de la délivrance des passeports biométriques https://planete7.info/nzerekore-lancement-officiel-de-lenrolement-et-de-la-delivrance-des-passeports-biometriques/ Mon, 16 Jun 2025 23:25:43 +0000 https://planete7.info/?p=42788 Un tournant historique dans l’accès aux documents administratifs a été franchi ce lundi à N’Zérékoré. La capitale de la Guinée forestière a accueilli, dans une ambiance solennelle et festive, la cérémonie officielle de lancement de l’enrôlement et de la délivrance des passeports biométriques. Organisé par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, […]]]>

Un tournant historique dans l’accès aux documents administratifs a été franchi ce lundi à N’Zérékoré. La capitale de la Guinée forestière a accueilli, dans une ambiance solennelle et festive, la cérémonie officielle de lancement de l’enrôlement et de la délivrance des passeports biométriques. Organisé par le ministère de la Sécurité et de la Protection civile, à travers la direction régionale de la police, cet événement marque une avancée majeure dans la décentralisation des services publics.

Face à une foule enthousiaste et en présence de plusieurs autorités locales et nationales, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a présidé la cérémonie, en insistant sur l’importance de rapprocher les services administratifs des citoyens. « C’est une cérémonie historique, et le mot n’est pas galvaudé. Hier encore, les citoyens de l’intérieur du pays étaient contraints de parcourir des centaines de kilomètres jusqu’à Conakry pour se procurer un passeport. Cette époque est désormais révolue. L’État doit être présent dans tous les compartiments de l’administration publique, pour offrir des services de qualité, en quantité, et en tout temps, où que se trouvent les citoyens. Le passeport, c’est un service public, et l’administration publique a pour mission essentielle de le garantir », a déclaré le ministre.

Dans son allocution, il a réaffirmé l’engagement du président de la République et du Premier ministre à assurer une accessibilité équitable aux services de l’État. Il a instruit les services déconcentrés de veiller à la transparence et à la rigueur dans la gestion de cette opération. « Il ne doit y avoir aucun frais supplémentaire en dehors du paiement officiel effectué à la banque. Je ne veux voir aucun rabatteur autour des centres d’enrôlement. Toute dérive sera considérée comme un manquement grave à la volonté du chef de l’État. Aucun citoyen ne doit être victime d’abus ou d’extorsion dans l’obtention de son passeport », a-t-il averti, d’un ton ferme.

De son côté, le Directeur régional de la police de N’Zérékoré a présenté les différentes étapes à suivre pour l’obtention du précieux document. Il a salué cette initiative qui, selon lui, allège considérablement les charges et contraintes subies jusqu’ici par les populations locales. « Chères populations de N’Zérékoré, désormais, plus besoin de se rendre à Conakry pour se faire établir un passeport. L’enrôlement et la délivrance se feront ici, sur place. Il vous suffit d’un extrait d’acte de naissance numérisé, de deux photos d’identité sur fond blanc, et d’un reçu bancaire de 500 000 GNF pour un passeport de 5 ans ou 1 000 000 GNF pour celui de 10 ans. Plus de rangs interminables, plus de dépenses excessives. Nous, forces de sécurité, nous engageons à vous servir avec professionnalisme et intégrité », a-t-il assuré.

Par cette initiative, les autorités guinéennes posent un jalon important vers la modernisation de l’administration publique, l’équité territoriale et la consolidation de la confiance entre l’État et les citoyens. Ce lancement à N’Zérékoré, après d’autres capitales régionales, illustre une volonté politique claire : rapprocher les services essentiels des populations, et garantir, à tous, le droit fondamental à l’identité et à la mobilité.

Pépé Blaise Théa,correspondant à N’Zérékoré pour Planete7.info 

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Dar-es-Salaam : la décharge devenue cauchemar sanitaire – « Nous avons développé des pathologies à cause de la fumée », témoigne une habitante https://planete7.info/dar-es-salaam-la-decharge-devenue-cauchemar-sanitaire-nous-avons-developpe-des-pathologies-a-cause-de-la-fumee-temoigne-une-habitante/ Mon, 16 Jun 2025 17:19:46 +0000 https://planete7.info/?p=42761 Installée depuis plusieurs décennies au cœur du quartier Dar-es-Salaam, dans la commune de Matoto, la décharge publique du même nom ne cesse d’inquiéter. De simple point de dépôt d’ordures, elle s’est transformée au fil des années en une montagne de déchets, avec des conséquences sanitaires de plus en plus alarmantes pour les habitants de ce […]]]>

Installée depuis plusieurs décennies au cœur du quartier Dar-es-Salaam, dans la commune de Matoto, la décharge publique du même nom ne cesse d’inquiéter. De simple point de dépôt d’ordures, elle s’est transformée au fil des années en une montagne de déchets, avec des conséquences sanitaires de plus en plus alarmantes pour les habitants de ce quartier populaire de la capitale guinéenne.

Malgré les nombreuses alertes des riverains et les appels pressants lancés par des acteurs de la société civile et des spécialistes de la santé publique, la situation demeure inchangée. La décharge continue de croître, dégageant quotidiennement une fumée dense et une odeur pestilentielle, particulièrement insupportables durant la saison sèche et la saison des pluies respectivement.

Rencontrée sur place par l’un de nos reporters, Mme Diaraye Barry, habitante de Dar-es-Salaam, livre un témoignage poignant : « Je suis née ici, j’ai grandi ici. La décharge existait déjà, mais à l’époque ce n’était qu’un grand trou. Aujourd’hui, c’est devenu une véritable montagne d’ordures, avec toutes les conséquences qu’on peut imaginer. »

Mme Barry évoque avec émotion les drames vécus par les résidents, notamment la tragédie de 2017, lorsqu’un glissement d’ordures avait coûté la vie à plusieurs personnes. Mais au-delà de cette catastrophe, ce sont les effets quotidiens de la pollution qui rongent la santé des populations locales. « Personnellement, j’ai développé une maladie respiratoire à cause de cette fumée toxique. Mon petit frère aussi est malade, et son cas est encore plus grave : il a des complications cardiaques. Nous faisons des allers-retours incessants à l’hôpital. »

Selon elle, les conditions de vie se détériorent d’année en année. « Pendant la saison des pluies, c’est une odeur nauséabonde qui nous empêche de respirer. En saison sèche, la fumée est tellement épaisse qu’on est obligé d’allumer les phares de la moto même en plein jour pour ne pas heurter quelqu’un. C’est devenu invivable. »

Avec beaucoup d’émotion, Mme Barry lance un cri de détresse aux autorités : « Même à l’hôpital, on nous demande si on fume. Mais ce n’est pas le cas. Cette fumée nous détruit lentement. Ce n’est pas tout le monde qui fume, surtout pas les femmes. Que le président Mamadi Doumbouya nous vienne en aide. Nous souffrons trop ici. Pensez à ces enfants qui grandissent dans ces conditions. »

Face à l’urgence sanitaire que représente aujourd’hui la décharge de Dar-es-Salaam, les habitants implorent une action rapide, structurée et durable. Car pour eux, ce qui était autrefois un simple site d’enfouissement est désormais une menace permanente à leur droit fondamental à la santé et à un environnement sain.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Siguiri : des agents du RAVEC transformeraient le recensement en source de revenus https://planete7.info/siguiri-des-agents-du-ravec-transformeraient-le-recensement-en-source-de-revenus/ Thu, 15 May 2025 01:15:20 +0000 https://planete7.info/?p=41580 À Siguiri, le processus de recensement biométrique dans le cadre du Programme National RAVEC, censé être gratuit et accessible à tous, est aujourd’hui entaché de dérives préoccupantes. Des agents en charge de l’enregistrement sont accusés d’exiger des paiements illégaux aux citoyens, en violation flagrante des directives officielles. Selon plusieurs témoignages recueillis sur le terrain, la […]]]>

À Siguiri, le processus de recensement biométrique dans le cadre du Programme National RAVEC, censé être gratuit et accessible à tous, est aujourd’hui entaché de dérives préoccupantes. Des agents en charge de l’enregistrement sont accusés d’exiger des paiements illégaux aux citoyens, en violation flagrante des directives officielles.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur le terrain, la situation s’est dégradée ces dernières semaines. « Tout allait bien au début : on venait avec l’extrait de naissance, et l’enregistrement se faisait automatiquement. Mais depuis peu, c’est devenu un véritable désordre », déplore Abdourahmane Diallo, un citoyen qui s’est confié à notre rédaction. Il affirme avoir été témoin direct de scènes d’extorsion dans un centre de recensement de la commune urbaine.

Ce mardi, Abdourahmane Diallo s’est présenté au centre accompagné de son épouse et de son jeune frère de 15 ans. À leur grande surprise, un montant de 120 000 GNF leur aurait été exigé soit 60 000 GNF par personne sous prétexte de dossiers incomplets. Face à leur refus de payer, la réaction des agents aurait été sans appel : « On nous a tout simplement demandé de quitter la salle. J’ai insisté, mais ils m’ont sommé de libérer les lieux », raconte-t-il, visiblement choqué.

Il ajoute avoir vu d’autres citoyens se plier à ces demandes pécuniaires sur place. « Moi, je n’ai rien payé lors de mon propre recensement, mais hier encore, j’ai vu des gens donner de l’argent devant moi. »

Indigné par ces pratiques qu’il qualifie « d’injustes et inacceptables », M. Diallo lance un appel aux autorités locales : « Je ne sais pas si les responsables de quartier sont informés, mais ils devraient l’être. Ce genre d’abus ne doit pas rester impuni. »

Alors que le RAVEC vise à moderniser l’état civil et à garantir une base de données fiable pour les citoyens guinéens, ces allégations d’extorsion viennent entacher la crédibilité du processus. Une enquête indépendante s’impose pour faire la lumière sur ces agissements et restaurer la confiance des populations.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Recensement biométrique en Guinée : le Bloc Libéral alerte sur de graves irrégularités et exige une révision du processus https://planete7.info/recensement-biometrique-en-guinee-le-bloc-liberal-alerte-sur-de-graves-irregularites-et-exige-une-revision-du-processus/ Sat, 10 May 2025 22:52:42 +0000 https://planete7.info/?p=41433 À l’approche des élections référendaires prévues en septembre, le climat politique en Guinée se crispe davantage. Le Bloc Libéral (BL), par la voix de son président Dr Faya Millimouno, a tiré la sonnette d’alarme ce samedi lors d’un point de presse tenu au siège du parti à Lambanyi. L’opposant dénonce « des anomalies graves et […]]]>

À l’approche des élections référendaires prévues en septembre, le climat politique en Guinée se crispe davantage. Le Bloc Libéral (BL), par la voix de son président Dr Faya Millimouno, a tiré la sonnette d’alarme ce samedi lors d’un point de presse tenu au siège du parti à Lambanyi. L’opposant dénonce « des anomalies graves et inacceptables » dans le déroulement du recensement biométrique en cours et réclame une révision urgente du processus.

Devant la presse nationale et internationale, Dr Millimouno a fustigé ce qu’il qualifie de dysfonctionnements systématiques, pointant du doigt une organisation défaillante et une volonté manifeste d’exclusion. Selon lui, le déploiement des kits d’enrôlement est non seulement insuffisant, mais surtout inégalement réparti à travers le territoire national. « L’observation que nous avons faite, après avoir mobilisé nos responsables sur le terrain, révèle que la répartition des kits dans les 33 préfectures et les 13 communes de Conakry ne respecte aucun critère équitable. Les données recueillies montrent une gestion chaotique, partiale, et profondément injuste du processus », a-t-il dénoncé.

Le président du Bloc Libéral accuse les autorités d’organiser délibérément ces dérives pour compromettre la crédibilité du fichier électoral et, par ricochet, l’intégrité du scrutin à venir. Pour lui, l’État peine à respecter ses engagements initiaux et risque de faire resurgir les erreurs du passé. « Nous avons connu trop de manipulations électorales dans ce pays. Le chef de l’État lui-même avait appelé à ne pas répéter les fautes du passé. Or, ce que nous voyons aujourd’hui va exactement dans le sens contraire », a-t-il martelé.

Dans une déclaration ferme, Dr Faya Millimouno a également interpellé les autorités sur la gouvernance actuelle du pays, dénonçant une dérive autocratique : « La Guinée doit cesser d’être gérée comme une monarchie absolue. C’est une République, et nous sommes tous des enfants de la République. Nous devons être traités avec équité », a-t-il insisté.

Cette sortie médiatique, à haute teneur politique, intervient à un moment crucial du processus électoral. Elle relance le débat sur la transparence, l’inclusivité et la crédibilité du recensement biométrique, enjeux majeurs pour des élections apaisées et démocratiques.

Alors que la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) poursuit les opérations d’enrôlement, les appels à la vigilance, à la transparence et à la correction des irrégularités se multiplient. Le Bloc Libéral s’affirme désormais comme l’un des fers de lance de cette exigence démocratique.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Kankan : Sékouba Traoré (MAOG) exige des comptes après la mort tragique d’Adama Konaté https://planete7.info/kankan-sekouba-traore-maog-exige-des-comptes-apres-la-mort-tragique-dadama-konate/ Sat, 22 Mar 2025 18:18:36 +0000 https://planete7.info/?p=39591 Trois jours après le drame qui a coûté la vie à Dame Adama Konaté, poignardée en plein marché Dibida par Bangaly Traoré, l’émotion et l’indignation restent vives à Kankan. Mais au-delà du crime, c’est l’inaction des forces de l’ordre présentes sur les lieux qui suscite la colère de la société civile. Sékouba Traoré, coordinateur régional […]]]>

Trois jours après le drame qui a coûté la vie à Dame Adama Konaté, poignardée en plein marché Dibida par Bangaly Traoré, l’émotion et l’indignation restent vives à Kankan. Mais au-delà du crime, c’est l’inaction des forces de l’ordre présentes sur les lieux qui suscite la colère de la société civile.

Sékouba Traoré, coordinateur régional de la Maison des Associations et ONG de Guinée (MAOG), antenne de Kankan, monte au créneau et réclame des explications. Pour lui, l’attitude passive des agents de sécurité face à l’agression est une faute grave qui ne peut rester impunie.

Dans une déclaration faite à notre rédaction, Sékouba Traoré dénonce sans détour le comportement des forces de l’ordre : « Nous ne pleurons pas seulement la mort tragique de Dame Adama Konaté, nous dénonçons également la passivité des forces de l’ordre. Comment est-il possible que des agents présents sur les lieux aient assisté à cette scène sans intervenir ? Leur devoir était d’interpeller l’agresseur et de porter secours à la victime, mais ils ont choisi de rester spectateurs. C’est une faute grave qui ne doit pas être ignorée. »

Face à ce qu’il considère comme une défaillance inacceptable, le coordinateur régional de la MAOG interpelle directement les autorités judiciaires.

Sékouba Traoré appelle à des sanctions contre les agents impliqués et réclame une audience publique pour que lumière soit faite sur leur responsabilité dans ce drame. « Nous demandons au ministre de la Justice de prendre ses responsabilités. Ces agents doivent être entendus pour non-assistance à personne en danger, et une audience publique doit être organisée dans les plus brefs délais. Il est temps que la justice assume pleinement son rôle pour éviter que de tels actes se répètent. »

Ce drame remet en question le rôle des forces de défense et de sécurité dans la protection des citoyens en détresse. Pour la société civile, il ne s’agit plus seulement de condamner un crime, mais aussi d’exiger des réformes profondes pour que de telles négligences ne restent plus impunies.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info 

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Gratuité de la carte d’identité biométrique : Une annonce sans effet ou un retard dans la mise en œuvre ? https://planete7.info/gratuite-de-la-carte-didentite-biometrique-une-annonce-sans-effet-ou-un-retard-dans-la-mise-en-oeuvre/ Sat, 08 Mar 2025 00:45:15 +0000 https://planete7.info/?p=39093 Un mois après l’annonce gouvernementale sur la gratuité de la carte d’identité biométrique pour les citoyens effectuant leur première demande, la mesure tarde toujours à entrer en vigueur. Face aux interrogations persistantes, notre rédaction a tenté d’obtenir des réponses en se rendant dans un commissariat. Dès notre arrivée, l’accueil fut loin d’être cordial. L’agent de […]]]>

Un mois après l’annonce gouvernementale sur la gratuité de la carte d’identité biométrique pour les citoyens effectuant leur première demande, la mesure tarde toujours à entrer en vigueur. Face aux interrogations persistantes, notre rédaction a tenté d’obtenir des réponses en se rendant dans un commissariat.

Dès notre arrivée, l’accueil fut loin d’être cordial. L’agent de police interrogé s’est montré peu coopératif et visiblement agacé par nos questions. Pourtant, malgré sa réticence, il a livré quelques bribes d’informations.

« Le décret stipule que les ministères de l’Administration du Territoire, des Affaires Étrangères et de la Sécurité doivent se concerter pour définir les modalités de mise en œuvre de cette gratuité. Une fois cette étape franchie, un communiqué conjoint sera publié. Pour l’instant, ce communiqué n’a pas encore été rendu public. »

Face à notre insistance, l’agent a fini par perdre patience : « Vous êtes intellectuel, vous êtes citoyen. Lorsque vous apprenez quelque chose, vous devez chercher à en comprendre le contenu par vous-même. »

Et d’ajouter, d’un ton ferme : « Non, on ne donne pas de renseignements ici. Ce que vous savez, je l’ai appris en même temps que vous. Je ne suis pas chargé de vous informer. La télévision est là pour ça. Merci. »

En attendant que les ministères concernés s’accordent sur les modalités d’application de la mesure, les citoyens doivent toujours s’acquitter des 160 000 GNF pour obtenir ce document indispensable. Une attente qui suscite incompréhension et frustration, laissant planer le doute sur la concrétisation réelle de cette gratuité annoncée.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Gratuité de la carte biométrique : Dr. Édouard Zotomou dénonce une manipulation politique et alerte sur les dérives https://planete7.info/gratuite-de-la-carte-biometrique-dr-edouard-zotomou-denonce-une-manipulation-politique-et-alerte-sur-les-derives/ Fri, 07 Feb 2025 15:28:11 +0000 https://planete7.info/?p=37826 Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, Dr. Édouard Zotomou, président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP), a vivement critiqué la récente décision du gouvernement de rendre gratuite l’obtention de la carte nationale d’identité biométrique. S’il reconnaît l’importance de toute initiative visant à alléger les difficultés des citoyens, il s’interroge […]]]>

Dans une interview exclusive accordée à notre rédaction, Dr. Édouard Zotomou, président de l’Union Démocratique pour le Renouveau et le Progrès (UDRP), a vivement critiqué la récente décision du gouvernement de rendre gratuite l’obtention de la carte nationale d’identité biométrique. S’il reconnaît l’importance de toute initiative visant à alléger les difficultés des citoyens, il s’interroge sur les motivations réelles de cette mesure, qu’il qualifie de purement stratégique.

« Tout ce qui peut soulager la population est une bonne chose », a-t-il d’abord admis. Cependant, il s’interroge sur l’opportunité du timing. « Pourquoi maintenant ? Pourquoi ne pas l’avoir fait dès le début ? » Une question qui, selon lui, trouve réponse dans le contexte politique actuel marqué par une prolifération des mouvements de soutien en faveur du chef de la transition.

Pour Dr. Zotomou, la gratuité de la carte biométrique est avant tout un levier de communication destiné à renforcer la popularité du président de la transition. « Cette annonce coïncide avec une période où l’on observe une multiplication de mouvements vantant ses réalisations. Cela donne du grain à moudre à ces soutiens qui, inévitablement, s’empareront du sujet pour le présenter comme un bienfaiteur du peuple. »

Il met en garde contre ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique. « On tente d’associer cette initiative à une image de leader idéal, alors que le chef de la transition a solennellement juré devant Dieu et devant les hommes qu’il ne serait pas candidat à la prochaine élection. »

Au-delà de la dimension politique, Dr. Zotomou alerte sur le risque d’arnaques qui pourrait découler de cette gratuité. « On le sait, dans notre administration, les annonces ne sont pas toujours suivies d’effet. Il suffit d’un mois pour voir émerger des pratiques frauduleuses où les citoyens seront contraints de payer malgré la gratuité annoncée. »

Il dénonce l’existence de « réseaux mafieux » bien ancrés, qui pourraient s’opposer à l’application de cette mesure par souci de préserver leurs intérêts financiers. « Ces pratiques sont profondément enracinées. Sans un contrôle strict, cette décision risque d’être vidée de sa substance. »

Face à ces inquiétudes, Dr. Zotomou appelle les autorités à plus de cohérence et de transparence dans la mise en œuvre de leurs décisions. « Il est temps d’arrêter de jouer avec les sentiments des Guinéens. Ils sont plus intelligents que ça et méritent mieux qu’une simple opération de communication. »

Alors que le débat enfle sur cette question, les Guinéens, eux, attendent de voir si cette gratuité sera effective et accessible à tous, ou si elle restera un outil politique de circonstance.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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