Drame au Stade – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sun, 08 Dec 2024 20:14:25 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Drame au Stade – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Drame au stade du 3 Avril de N’Zérékoré : Le témoignage poignant d’une journaliste rescapée https://planete7.info/drame-au-stade-du-3-avril-de-nzerekore-le-temoignage-poignant-dune-journaliste-rescapee/ Sun, 08 Dec 2024 20:14:25 +0000 https://planete7.info/?p=35689 Le 1er décembre 2024, le stade du 3 Avril de N’Zérékoré a été le théâtre d’événements tragiques qui ont bouleversé la région. Lors d’un match doté du trophée Mamadi Doumbouya, des violences ont éclaté, provoquant chaos et panique. Parmi les victimes figurait Maïkan Fofana, journaliste reporter d’images au groupe Dabo Médias, qui a perdu son […]]]>

Le 1er décembre 2024, le stade du 3 Avril de N’Zérékoré a été le théâtre d’événements tragiques qui ont bouleversé la région. Lors d’un match doté du trophée Mamadi Doumbouya, des violences ont éclaté, provoquant chaos et panique. Parmi les victimes figurait Maïkan Fofana, journaliste reporter d’images au groupe Dabo Médias, qui a perdu son équipement de travail et a subi des blessures graves.

Dans un témoignage bouleversant, Maïkan Fofana revient sur ce qu’elle a vécu ce jour-là. « Nous étions au stade pour couvrir le match. Tout s’est dégradé lorsque l’arbitre a sorti un carton rouge contre un joueur, ce qui a provoqué la colère des supporters de Labé et de certains joueurs. Les insultes ont fusé, des tensions ont éclaté, et la situation a rapidement dégénéré. La police a alors lancé des gaz lacrymogènes, créant un vent de panique. Nous avons tenté de fuir, mais une foule dense bloquait les issues. Pris dans la bousculade, je me suis évanouie. À mon réveil à l’hôpital, j’ai compris la gravité de la situation. »

Malgré l’absence d’intervention des forces de l’ordre, Maïkan Fofana a pu compter sur l’aide des habitants. « Ce sont des jeunes de N’Zérékoré qui m’ont sauvée. Un jeune m’a reconnue et a alerté un proche. Ils m’ont sortie du stade et ont contacté mon directeur, qui m’a ensuite conduite à une clinique privée pour des soins appropriés. Je leur en suis éternellement reconnaissante. »

La journaliste a subi d’importantes blessures, notamment au niveau des yeux, des pieds et de la poitrine. « J’ai dû passer des radiographies et suivre un traitement médical intensif. Mes yeux sont encore rouges, et la douleur persiste. C’est grâce au soutien de ma direction que j’ai pu recevoir les soins nécessaires. »

Outre les blessures physiques, Maïkan Fofana déplore la perte de tout son matériel professionnel : « J’ai perdu ma caméra Panasonic, mon téléphone, mon trépied, ma carte de presse et même mon gilet d’identification. Ces objets étaient essentiels pour mon travail. La gestion sécuritaire de cet événement était catastrophique. Comment peut-on organiser une telle rencontre dans un stade non achevé, avec si peu d’agents de sécurité ? »

La journaliste pointe également du doigt le mauvais positionnement des véhicules de police, qui ont entravé l’évacuation des spectateurs : « Les pick-up garés devant les issues ont bloqué la sortie. Les premières personnes à sortir ont été contraintes de grimper sur les véhicules, et nous, dans les vagues suivantes, avons été piétinés par la foule. »

Cet épisode dramatique met en lumière les carences dans l’organisation et la sécurisation des grands événements en Guinée. Maïkan Fofana appelle les autorités à prendre leurs responsabilités : « Il est impératif de renforcer la sécurité et de prévoir des infrastructures adaptées pour éviter de tels drames. Les spectateurs et les professionnels des médias doivent pouvoir travailler et assister aux événements en toute sécurité. »

Alors que le pays pleure les victimes de cette tragédie, le témoignage de Maïkan Fofana rappelle l’urgence d’améliorer les conditions de sécurité dans les stades et autres lieux publics pour prévenir de futures catastrophes.

 

Pépé Blaise Théa pour Planete7.info 

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Drame de N’Zérékoré : Les écoles toujours paralysées après trois jours de deuil national https://planete7.info/drame-de-nzerekore-les-ecoles-toujours-paralysees-apres-trois-jours-de-deuil-national/ Fri, 06 Dec 2024 21:33:24 +0000 https://planete7.info/?p=35589 Après la tragédie survenue le 1er décembre 2024 au stade du 3 Avril, qui a coûté la vie à 56 personnes et fait de nombreux blessés, selon les chiffres officiels, les écoles de N’Zérékoré demeurent fermées, malgré la levée du deuil national. Dans un contexte où les activités économiques et administratives reprennent progressivement, l’éducation reste […]]]>

Après la tragédie survenue le 1er décembre 2024 au stade du 3 Avril, qui a coûté la vie à 56 personnes et fait de nombreux blessés, selon les chiffres officiels, les écoles de N’Zérékoré demeurent fermées, malgré la levée du deuil national. Dans un contexte où les activités économiques et administratives reprennent progressivement, l’éducation reste en suspens.

Dans toutes les écoles visitées par notre correspondant régional, les salles de classe restent fermées. Aucun élève à l’horizon. Seuls quelques responsables administratifs ont été aperçus dans leurs bureaux, préparant les conditions d’une éventuelle reprise. « Cette tragédie a bouleversé toute la communauté. Certains parents ont perdu jusqu’à trois enfants. C’est une douleur indescriptible », confie un responsable d’école.

Au sein de l’école primaire Mamady Konaté, le directeur Cécé I. Théa témoigne : « Nous avons perdu deux élèves dans ce drame : Herman Kolomou, candidat aux examens d’entrée en 7ème année, et Robert Koulemou, élève en 4ème année. Cela a laissé une empreinte profonde dans nos cœurs et celles des familles endeuillées. » Il ajoute que, malgré la présence du personnel administratif, les élèves ne sont pas encore retournés en classe.

Selon Cécé I. Théa, des plans d’emploi du temps spéciaux ont été élaborés pour compenser les heures perdues. « L’autorité supérieure nous a demandé d’organiser des cours de rattrapage. Ces emplois du temps sont prêts et seront bientôt appliqués, si Dieu le veut », a-t-il déclaré.

Dans un communiqué daté du 3 décembre 2024, la direction préfectorale de l’éducation (DPE) avait fixé la reprise des cours au mercredi 4 décembre. « Vu le calendrier scolaire 2024-2025, la reprise des cours aura lieu demain mercredi à partir de 7h45 dans toutes les écoles de la préfecture, en particulier celles de la commune urbaine, durement touchées par ce drame », pouvait-on lire dans le texte. Pourtant, cette directive reste lettre morte : écoles publiques et privées restent portes closes.

Si les activités socioprofessionnelles et économiques ont progressivement repris à N’Zérékoré après les trois jours de deuil national décrétés par le gouvernement, l’éducation reste l’un des secteurs les plus affectés. La douleur de la perte de proches semble encore trop présente pour permettre une reprise normale des cours.

Alors que les regards se tournent vers les autorités locales et éducatives pour trouver des solutions rapides et efficaces, la question reste posée : comment restaurer la confiance et l’élan nécessaires pour rétablir l’enseignement dans une ville encore meurtrie ?

 

Pépé Blaise Théa pour Planete7.info 

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Drame au stade 03 Avril de N’Zérékoré : Témoignage poignant d’un père endeuillé https://planete7.info/drame-au-stade-03-avril-de-nzerekore-temoignage-poignant-dun-pere-endeuille/ Thu, 05 Dec 2024 20:52:09 +0000 https://planete7.info/?p=35568 Le 1er décembre 2024, une bousculade meurtrière a plongé N’Zérékoré dans le deuil lors de la finale du tournoi de la refondation, dotée du trophée général Mamadi Doumbouya. Parmi les nombreuses familles touchées, celle de Siba Koevogui, menuisier de la région, est inconsolable après avoir perdu Jacqueline, sa fille de 17 ans. Ce dernier a […]]]>

Le 1er décembre 2024, une bousculade meurtrière a plongé N’Zérékoré dans le deuil lors de la finale du tournoi de la refondation, dotée du trophée général Mamadi Doumbouya. Parmi les nombreuses familles touchées, celle de Siba Koevogui, menuisier de la région, est inconsolable après avoir perdu Jacqueline, sa fille de 17 ans. Ce dernier a livré un témoignage glaçant sur les circonstances de cette tragédie.

« Dimanche matin, ma fille faisait la lessive avant d’aller à la réunion habituelle du premier dimanche. Plus tard, j’ai reçu un appel de ma femme. Elle m’a dit qu’elle avait cherché à joindre notre fille, mais c’est une autre personne qui a répondu, confirmant qu’elle était parmi les victimes au stade. »

Désespéré, Siba se précipite au stade et trouve sa fille encore en vie, mais gravement blessée. « Nous avons immédiatement pris la décision de l’emmener au centre de santé situé au camp militaire. Mais les accès étaient bloqués. Nous avons donc tenté de l’emmener chez un parent. Malheureusement, elle a rendu l’âme en chemin. »

Jacqueline était une élève en classe de 11ème année, pleine d’avenir et très appréciée dans son quartier. Pour son père, elle représentait l’espoir de toute la famille. « Sa disparition est un véritable coup dur. Elle était très travailleuse et exemplaire. Je pensais qu’un jour, elle pourrait nous soutenir. Aujourd’hui, je suis dépassé par cette situation. »

Face à cette tragédie, Siba Koevogui lance un appel aux autorités pour que justice soit rendue. « Un événement sportif ne devrait jamais se transformer en drame. Les responsables de cette catastrophe doivent répondre de leurs actes. »

Le ministre de la Justice a déjà réagi en instruisant le parquet de la cour d’appel de Kankan d’ouvrir une enquête et d’engager des poursuites contre les auteurs présumés.

Ce drame, qui a endeuillé plusieurs familles, pose de sérieuses questions sur la gestion de la sécurité lors des grands rassemblements publics. Alors que les enquêtes commencent, les familles des victimes, comme celle de Siba Koevogui, espèrent des réponses et des mesures pour éviter que de telles tragédies ne se reproduisent.

 

Pépé Blaise Théa pour Planete7.info 

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