Discrimination – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 26 Oct 2026 11:29:33 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Discrimination – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Femmes handicapées et mariage : Bilguissa Wouran Baldé dénonce les discriminations amoureuses https://planete7.info/femmes-handicapees-et-mariage-bilguissa-wouran-balde-denonce-les-discriminations-amoureuses/ Mon, 26 Oct 2026 11:29:33 +0000 https://planete7.info/?p=66790 Entre préjugés sociaux, relations entretenues dans le secret et difficultés à accéder à une vie conjugale épanouie, les femmes en situation de handicap font face à des obstacles qui dépassent leur condition physique. À travers un plaidoyer empreint d’émotion, l’activiste Bilguissa Wouran Baldé interpelle la société sur leur droit à l’amour, au respect et au […]]]>

Entre préjugés sociaux, relations entretenues dans le secret et difficultés à accéder à une vie conjugale épanouie, les femmes en situation de handicap font face à des obstacles qui dépassent leur condition physique. À travers un plaidoyer empreint d’émotion, l’activiste Bilguissa Wouran Baldé interpelle la société sur leur droit à l’amour, au respect et au mariage.

Le handicap devrait-il constituer un obstacle à l’amour et au mariage ? Pour Bilguissa Wouran Baldé, cette question met en lumière une réalité douloureuse : les préjugés auxquels sont confrontées de nombreuses femmes en situation de handicap dans leur vie sentimentale. À travers une interpellation directe, cette activiste et défenseuse des droits des personnes handicapées appelle à un changement de regard sur ces femmes, dont les aspirations affectives et familiales sont trop souvent reléguées au second plan.

« Pourquoi le handicap d’une femme serait-il un obstacle à l’amour et au mariage ? », s’interroge-t-elle, remettant en cause les perceptions sociales qui tendent à réduire les possibilités d’épanouissement des femmes handicapées à leur seule condition physique.

Pour Bilguissa Wouran Baldé, le handicap ne saurait remettre en question la féminité, la dignité ou la capacité d’une femme à aimer et à être aimée. Comme toutes les autres, les femmes en situation de handicap ont des sentiments, des aspirations et des projets de vie. Elles ont également le droit de nouer des relations sincères, de fonder une famille et de construire un avenir avec la personne de leur choix.

Au cœur de son plaidoyer se trouve une contradiction qu’elle juge particulièrement préoccupante : certains hommes seraient prêts à entretenir des relations amoureuses avec des femmes handicapées dans la discrétion, mais hésiteraient à les assumer publiquement, notamment lorsqu’il est question de mariage.

« Pourquoi certains hommes refusent-ils de nous épouser au grand jour, tout en étant prêts à nous désirer en secret ? Où est donc passé le respect ? », questionne-t-elle.

Derrière cette interrogation se dessine une dénonciation du regard social porté sur les femmes handicapées. Pour l’activiste, le fait d’entretenir une relation dans l’intimité tout en refusant de reconnaître publiquement sa partenaire soulève des questions fondamentales de respect, de considération et de responsabilité affective.

Cette situation, telle qu’elle la dénonce, met en évidence le poids des apparences et des préjugés dans les choix amoureux. Elle interroge également la place accordée aux femmes en situation de handicap dans la conception sociale du couple et du mariage.

Bilguissa Wouran Baldé tient à clarifier un point essentiel : la revendication des femmes handicapées ne repose ni sur la recherche de la pitié ni sur l’attente de privilèges particuliers. Elle porte avant tout sur la reconnaissance de leurs droits, le respect de leur dignité et l’égalité des chances dans leurs relations sentimentales.

Son message invite ainsi à dépasser une vision réductrice du handicap, souvent associée à tort à une incapacité à mener une vie amoureuse ou familiale épanouie.

En refusant que leur condition physique devienne un motif de rejet, de dissimulation ou de marginalisation, elle appelle les hommes à davantage de sincérité dans leurs engagements et la société à remettre en question les normes qui alimentent ces discriminations.

Au-delà des relations amoureuses, cette interpellation pose la question de l’inclusion des personnes handicapées dans toutes les dimensions de la vie sociale. Elle rappelle que l’égalité ne saurait se limiter à l’accès à l’éducation, à l’emploi ou aux espaces publics : elle concerne également la liberté d’aimer, d’être choisie et de construire une famille sans subir de préjugés.

« Aimer est un droit humain, pas un privilège réservé aux femmes dites “normales” », conclut-elle.

À travers ce plaidoyer, Bilguissa Wouran Baldé lance un appel à une société plus inclusive, dans laquelle le handicap ne déterminerait ni la valeur d’une femme ni ses chances de vivre une relation amoureuse assumée. Un appel qui place le respect, la sincérité et l’égalité au cœur d’un débat encore trop souvent passé sous silence.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
66790
Femmes en situation de handicap : l’appel de Fatoumata Binta Diakité pour une meilleure protection des droits https://planete7.info/femmes-en-situation-de-handicap-lappel-de-fatoumata-binta-diakite-pour-une-meilleure-protection-des-droits/ Wed, 30 Sep 2026 08:19:07 +0000 https://planete7.info/?p=65080 Les femmes et les filles en situation de handicap restent confrontées à de nombreuses barrières dans l’accès à l’éducation, à la justice et à l’emploi. Face à ces difficultés, Fatoumata Binta Diakité, membre de Malaf Guinée, plaide pour une meilleure prise en compte de leurs droits et une participation directe aux décisions qui les concernent. […]]]>

Les femmes et les filles en situation de handicap restent confrontées à de nombreuses barrières dans l’accès à l’éducation, à la justice et à l’emploi. Face à ces difficultés, Fatoumata Binta Diakité, membre de Malaf Guinée, plaide pour une meilleure prise en compte de leurs droits et une participation directe aux décisions qui les concernent.

Dans son intervention, elle a mis en lumière les discriminations multiples auxquelles sont exposées les femmes et les filles vivant avec un handicap. Dans le domaine de l’éducation notamment, la stigmatisation, le manque d’informations et l’insuffisance des dispositifs adaptés peuvent conduire certaines filles à abandonner leur scolarité.

L’accès à la justice constitue également une préoccupation majeure. Fatoumata Binta Diakité souligne les obstacles supplémentaires auxquels peuvent être confrontées les femmes en situation de handicap victimes de violences, particulièrement lorsqu’elles rencontrent des difficultés de communication.

« Si une femme valide a des difficultés à accéder à la justice, et si nous prenons une femme sourde qui a été violée, qui ne sait même pas comment exprimer sa violence, comment allons-nous lui rendre justice ? », s’interroge-t-elle.

Pour elle, les mécanismes de justice et de protection doivent être adaptés afin de permettre aux victimes en situation de handicap de faire valoir pleinement leurs droits.

Sur le terrain professionnel, les vulnérabilités persistent également, notamment pour les femmes qui travaillent dans le secteur informel. Fatoumata Binta Diakité appelle ainsi au renforcement des textes et des mécanismes de protection, mais aussi à l’accessibilité effective des services.

Au-delà des dispositifs, elle insiste surtout sur la nécessité d’associer directement les premières concernées à l’élaboration des politiques publiques.

« Si vous voulez prendre mes besoins en compte, prenez-moi d’abord en compte avant de prendre mes besoins en compte. Parce que je sais mieux ce dont j’ai besoin, je sais mieux ce que je veux », affirme-t-elle.

À travers cette prise de parole, Fatoumata Binta Diakité défend une approche fondée sur la participation des femmes en situation de handicap. Pour elle, leur inclusion ne peut être pleinement effective sans leur implication dans les décisions destinées à protéger leurs droits et à répondre à leurs réalités.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
65080
Interdites d’entrer avec leur voile : des candidates au baccalauréat dénoncent une injustice https://planete7.info/interdites-dentrer-avec-leur-voile-des-candidates-au-baccalaureat-denoncent-une-injustice/ Wed, 25 Jun 2025 18:27:40 +0000 https://planete7.info/?p=43176 Alors que les épreuves du baccalauréat se poursuivent à travers le pays, un message de détresse émanant d’une candidate a récemment été porté à notre rédaction. Cette jeune fille, ayant requis l’anonymat, dénonce des pratiques discriminatoires à l’encontre de candidates voilées dans plusieurs centres d’examen de Conakry et Dubréka. Son témoignage met en lumière une […]]]>

Alors que les épreuves du baccalauréat se poursuivent à travers le pays, un message de détresse émanant d’une candidate a récemment été porté à notre rédaction. Cette jeune fille, ayant requis l’anonymat, dénonce des pratiques discriminatoires à l’encontre de candidates voilées dans plusieurs centres d’examen de Conakry et Dubréka. Son témoignage met en lumière une situation alarmante et récurrente, malgré les directives officielles autorisant le port du voile simple dans les enceintes scolaires.

Dans un long message envoyé à notre rédaction, la candidate raconte les faits qu’elle a vécus le lundi 23 juin 2025 au centre Hadja Haby Djakité, à Dubréka. Voilée intégralement, elle explique avoir été contrainte de modifier son habillement pour être autorisée à composer : « J’ai dû me changer dans une cour près de l’école afin de porter un petit voile et une bavette. J’ai aussi dû enlever mes gants et mes chaussettes. »

Elle évoque également une fouille corporelle poussée effectuée par des femmes : « La fouille était vraiment bizarre, elles nous touchaient partout. Mais c’étaient des dames, donc j’ai accepté. »

Bien qu’autorisée à passer l’examen, la candidate confie n’avoir pas pu se concentrer : « J’étais habillée d’une manière qui ne me convenait pas. J’avais un grand malaise intérieur. Je tremblais devant ma copie. »

Si dans son centre les surveillants ont toléré un petit voile et une bavette, la jeune fille affirme que dans d’autres établissements, la situation était bien plus rigide. Elle cite notamment les centres Yoma de Dubréka, Ibrahim Bah de Sangoyah, Béhanzin de Gbessiah, ainsi que plusieurs écoles de la commune de Ratoma et de l’axe autoroutier. « Dans ces centres, qu’elles soient voilées partiellement ou totalement, toutes les filles ont été contraintes d’enlever complètement leur voile pour pouvoir entrer. Celles qui ont accepté l’ont fait tête nue. D’autres sont rentrées chez elles, anéanties. »

Elle regrette que certains responsables d’établissement fassent preuve de zèle abusif, ignorant la note ministérielle du 22 septembre 2022 qui autorise clairement le port du voile simple dans les centres d’examen.

Au-delà de l’injustice ressentie, la candidate souligne la violence symbolique de ces pratiques sur les jeunes filles musulmanes pratiquantes : « Le voile n’est pas un instrument de tricherie. Ce n’est pas juste un morceau de tissu. C’est une identité, une vie, une adoration. »

Elle propose une solution simple : des fouilles encadrées, en salle fermée, par des femmes exclusivement, sans qu’on prive les filles de leur tenue religieuse. « Si vous doutez, faites-nous entrer dans une pièce avec des dames, fouillez-nous, mais ne nous obligez pas à sortir tête nue. C’est humiliant, c’est une atteinte à notre dignité. »

Dans son message, elle lance un appel pressant aux autorités éducatives et au public : « Je réclame que tous les centres se comportent comme Hadja Haby Djakité, qui a au moins toléré le voile avec la bavette. Il faut avertir et sanctionner les responsables scolaires qui vont à l’encontre des instructions officielles. Et surtout, j’en appelle au public : qu’il arrête de se taire face à cette injustice. »

Ce témoignage soulève une question majeure de liberté religieuse et d’égalité de traitement dans un État qui se dit laïc. Pour cette candidate, le stress de l’examen ne devrait jamais être aggravé par celui d’être musulmane pratiquante. « On dit que le pays est laïc. Mais que chacun soit libre de vivre sa foi. Nous sommes des filles normales, comme toutes les autres. Nous demandons juste le respect. »

Ce témoignage s’ajoute à de nombreux autres signalements sur les réseaux sociaux ces dernières années. Des associations comme « Ne Touche Pas à Mon Voile » ou certains acteurs de la société civile appellent à une harmonisation claire des pratiques dans tous les centres d’examen.

Le respect des croyances religieuses des élèves ne devrait pas être à géométrie variable. Il en va de la crédibilité du système éducatif, mais aussi du respect des droits fondamentaux garantis par la Constitution guinéenne.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com

]]>
43176