Denrées alimentaires – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 18 Feb 2026 17:32:23 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Denrées alimentaires – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kindia : le Ramadan s’ouvre sous le poids de la flambée des prix https://planete7.info/kindia-le-ramadan-souvre-sous-le-poids-de-la-flambee-des-prix/ Wed, 18 Feb 2026 17:32:23 +0000 https://planete7.info/?p=51618 À Kindia, le mois sacré de Ramadan commence dans un contexte économique difficile. Dès le premier jour, mercredi 18 février, les marchés de la ville affichent une flambée généralisée des prix des denrées de première nécessité, plongeant vendeuses et consommateurs dans une vive inquiétude. Au grand marché central, les étals regorgent de produits essentiels, mais […]]]>

À Kindia, le mois sacré de Ramadan commence dans un contexte économique difficile. Dès le premier jour, mercredi 18 février, les marchés de la ville affichent une flambée généralisée des prix des denrées de première nécessité, plongeant vendeuses et consommateurs dans une vive inquiétude.

Au grand marché central, les étals regorgent de produits essentiels, mais les prix ont grimpé de manière spectaculaire. Les condiments, incontournables pendant le jeûne, connaissent des hausses records : le sac d’aubergines est passé de 150 000 à près de 500 000 francs guinéens, le gombo atteint désormais jusqu’à un million de francs, et le sac de piment frôle les 1 200 000 FG. Même la pomme de terre affiche une augmentation significative, de 300 000 à 350 000 FG.

Pour les commerçantes, cette situation est difficile à accepter, surtout en période de partage et de solidarité. Fatoumata Camara, vendeuse au marché central, s’indigne : « La vie est vraiment chère à Kindia. Les hausses touchent tous les produits essentiels. »

Sa collègue, Mamadama Camara, pointe également la flambée des prix de l’oignon, du cube Maggi et des spaghettis : « Les ménagères apportent de l’argent, mais cela ne suffit plus. Nous appelons les autorités à alléger le panier de la ménagère pendant ce mois saint. »

Les consommateurs ressentent également la pression. M’Mahawa Sylla, venue faire ses provisions, témoigne : « Même avec 400 000 FG, il est désormais difficile de couvrir nos besoins quotidiens. Nous demandons au président de la République, Mamadi Doumbouya, de nous aider face à cette hausse généralisée. »

Face à cette situation, les autorités affirment avoir pris des mesures préventives. Un accord entre le gouvernement et les opérateurs économiques prévoit la fixation des prix de certains produits de première nécessité, appuyée par une exonération des taxes douanières. Le président de la Chambre préfectorale de commerce, d’industrie et d’artisanat de Kindia, Elhadj Ousmane Baldé Bodjé, précise : « Nous avons obtenu l’exonération des taxes au port, permettant à la Chambre nationale de commerce de fixer les prix pour tous les Guinéens durant le Ramadan. Les antennes régionales et préfectorales sensibilisent les commerçants pour appliquer ces mesures. »

Pourtant, sur le terrain, la réalité reste difficile. À Kindia, les ménages continuent de subir la hausse vertigineuse des prix, rendant le mois de Ramadan, traditionnellement symbole de partage et de modération, particulièrement lourd pour le budget des familles.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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Cherté des denrées à Conakry : les femmes des marchés crient leur détresse à l’approche du Ramadan https://planete7.info/cherte-des-denrees-a-conakry-les-femmes-des-marches-crient-leur-detresse-a-lapproche-du-ramadan/ Tue, 11 Feb 2025 16:46:35 +0000 https://planete7.info/?p=37964 À quelques semaines du mois sacré de Ramadan, la flambée des prix des denrées alimentaires inquiète de plus en plus les commerçantes des marchés de Conakry. Malgré les assurances des autorités quant aux mesures prises pour stabiliser le marché, la réalité est tout autre : les prix des produits de première nécessité ne cessent de […]]]>

À quelques semaines du mois sacré de Ramadan, la flambée des prix des denrées alimentaires inquiète de plus en plus les commerçantes des marchés de Conakry. Malgré les assurances des autorités quant aux mesures prises pour stabiliser le marché, la réalité est tout autre : les prix des produits de première nécessité ne cessent de grimper, rendant le quotidien des ménages encore plus difficile.

Ce mardi 11 février, notre rédaction a sillonné plusieurs marchés de la capitale pour mesurer l’ampleur de cette inflation qui pèse lourdement sur les ménages, notamment ceux aux revenus modestes.

Au marché de Sangoyah, les commerçantes peinent à cacher leur désarroi face à l’augmentation des prix. Maïmouna, vendeuse de légumes rencontrée à Cosa, s’inquiète particulièrement de la hausse du prix de l’oignon : « Avant, nous achetions le sac d’oignons à 170 000 GNF. Aujourd’hui, chez les grossistes, il coûte entre 195 000 et 200 000 GNF. On se demande bien à combien il sera vendu d’ici le Ramadan. C’est une situation inquiétante ! »

À quelques mètres de là, Céline Damaro, une autre commerçante, partage le même sentiment d’inquiétude. Elle détaille l’évolution des prix des produits essentiels : « Le bidon d’huile de palme coûte désormais 230 000 GNF, celui d’huile d’arachide 305 000 GNF. Quant au sac de riz, il se vend entre 300 000 et 310 000 GNF. Avec une telle augmentation, la vie devient de plus en plus dure. Si cette tendance se poursuit jusqu’au Ramadan, nous allons énormément souffrir. »

Face à cette situation alarmante, les commerçantes interpellent les autorités sur l’urgence d’une régulation efficace du marché, afin d’éviter que cette hausse des prix ne plonge davantage les familles dans la précarité : « Nous demandons humblement aux autorités de prendre des mesures concrètes pour encadrer le secteur du commerce. Chaque année, à l’approche du Ramadan, les prix augmentent à une vitesse fulgurante, et nous peinons à nourrir nos familles. Il est grand temps d’agir ! »

Reste à savoir si cet appel sera entendu par les décideurs… L’avenir nous le dira.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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