Démocratie – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 09 Feb 2026 14:48:36 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Démocratie – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Ibrahima Kalil Diallo rallie le MODEL : une nouvelle étape dans son engagement politique https://planete7.info/ibrahima-kalil-diallo-rallie-le-model-une-nouvelle-etape-dans-son-engagement-politique/ Mon, 09 Feb 2026 14:48:36 +0000 https://planete7.info/?p=51273 Le président du mouvement Agir pour la Guinée (APG), Ibrahima Kalil Diallo, a officiellement annoncé, ce lundi, son adhésion au Mouvement Démocratique Libéral (MODEL). La déclaration a été faite devant la presse, au siège du parti, à l’issue d’une rencontre qu’il a qualifiée d’« étape déterminante » de son parcours politique. Prenant la parole, Ibrahima […]]]>

Le président du mouvement Agir pour la Guinée (APG), Ibrahima Kalil Diallo, a officiellement annoncé, ce lundi, son adhésion au Mouvement Démocratique Libéral (MODEL). La déclaration a été faite devant la presse, au siège du parti, à l’issue d’une rencontre qu’il a qualifiée d’« étape déterminante » de son parcours politique.

Prenant la parole, Ibrahima Kalil Diallo est revenu sur la genèse de l’APG, un mouvement citoyen créé il y a près de deux ans avec pour ambition de contribuer au débat public et au renforcement de la démocratie en Guinée. Faute d’agrément officiel, l’initiative avait été contrainte de suspendre ses activités, laissant à ses membres la liberté de poursuivre leur engagement à titre individuel.

Selon lui, cette situation a ouvert une phase de réflexion profonde sur le sens et l’efficacité de l’action politique. « L’engagement ne consiste pas à attendre indéfiniment, mais à agir, proposer et participer activement à la construction de l’avenir », a-t-il déclaré, évoquant les défis persistants du pays, notamment en matière de gouvernance, de justice, de cohésion sociale, de démocratie et d’insertion de la jeunesse.

Balayant toute accusation d’opportunisme, Ibrahima Kalil Diallo a tenu à souligner la constance de son combat. Il a réaffirmé sa vision d’une politique fondée sur la responsabilité, la pédagogie citoyenne et la construction collective, portée par une jeunesse convaincue que le changement durable exige patience, rigueur et vision à long terme.

C’est dans cette logique qu’il a annoncé son ralliement au MODEL, un choix qu’il dit motivé par une convergence de valeurs. « Je me retrouve pleinement dans sa doctrine démocratique libérale, fondée sur la primauté des libertés, la solidité des institutions et le respect de l’État de droit », a-t-il affirmé.

Il a également rendu hommage au président du MODEL, Aliou Bah, qu’il a qualifié d’« alternative crédible, cohérente et rassurante » pour la Guinée, avant de plaider publiquement pour sa libération afin qu’il puisse continuer à participer au débat politique national.

Affirmant rejoindre le MODEL « avec humilité », Ibrahima Kalil Diallo a insisté sur le fait que sa démarche n’est guidée ni par des ambitions personnelles ni par la recherche de postes, mais par la volonté d’apprendre, de mettre son expérience au service du parti et de contribuer à la construction d’une offre politique crédible et responsable. Il a par ailleurs salué la résilience des militants du MODEL, restés mobilisés malgré l’absence de leur leader.

Il a lancé un appel aux citoyens engagés à rejoindre le MODEL, qu’il présente comme « une alternative sérieuse pour aujourd’hui et pour demain », non pas dans une logique d’opposition systématique, mais dans une dynamique de service de la Guinée, de ses institutions et de son peuple.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Présidentielle en Guinée : Yamoussa Bangoura exprime de fortes attentes envers le nouveau président https://planete7.info/presidentielle-en-guinee-yamoussa-bangoura-exprime-de-fortes-attentes-envers-le-nouveau-president/ Tue, 06 Jan 2026 22:37:26 +0000 https://planete7.info/?p=50274 À l’issue de l’élection présidentielle en Guinée, l’activiste de la société civile Yamoussa Bangoura s’est exprimé dans une interview accordée à notre rédaction, dressant un premier bilan du scrutin et formulant des attentes claires à l’endroit du nouveau chef de l’État. Yamoussa Bangoura a d’abord salué le bon déroulement du vote, qu’il qualifie de globalement […]]]>

À l’issue de l’élection présidentielle en Guinée, l’activiste de la société civile Yamoussa Bangoura s’est exprimé dans une interview accordée à notre rédaction, dressant un premier bilan du scrutin et formulant des attentes claires à l’endroit du nouveau chef de l’État.

Yamoussa Bangoura a d’abord salué le bon déroulement du vote, qu’il qualifie de globalement apaisé. Selon lui, le scrutin s’est tenu « dans le calme, la discipline et un véritable esprit républicain », une dynamique qu’il considère comme un signal encourageant pour la consolidation de la démocratie en Guinée. Il estime que cette atmosphère tranche avec les périodes antérieures, souvent marquées par de fortes tensions politiques et sociales.

L’activiste a également adressé ses félicitations au président élu, Mamadi Doumbouya, vainqueur de l’élection. « Nous félicitons le candidat qui a remporté la victoire, le candidat du GMD, Mamadi Doumbouya », a-t-il déclaré, tout en soulignant l’importance de traduire cette victoire électorale en actions concrètes au bénéfice des populations.

Sur le fond, Yamoussa Bangoura a insisté sur les priorités qui, selon lui, doivent guider l’action du nouveau président. Il appelle notamment à faire de la réconciliation nationale, de la lutte contre la corruption et de l’amélioration des conditions de vie des Guinéens des axes majeurs du prochain mandat. « Nous avons suivi son discours de l’an, un discours plein de sens. En tant qu’acteurs de la société civile, nous l’invitons à œuvrer dans ce sens et à rester fidèle à sa parole », a-t-il souligné.

Tout en reconnaissant les avancées enregistrées dans le processus électoral, l’activiste a tenu à rappeler le rôle de veille de la société civile. Il s’est dit déterminé à accompagner le nouveau pouvoir de manière constructive, tout en demeurant vigilant, afin de contribuer à la stabilité institutionnelle, au renforcement de la démocratie et au développement durable de la Guinée.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Message de vœux 2026 du Président du Mouvement des Patriotes Libéraux : Un appel à l’unité et à la transformation de la Guinée https://planete7.info/message-de-voeux-2026-du-president-du-mouvement-des-patriotes-liberaux-un-appel-a-lunite-et-a-la-transformation-de-la-guinee/ Fri, 02 Jan 2026 14:14:50 +0000 https://planete7.info/?p=50182 Chers militantes et militants, Chers sympathisants du Mouvement des Patriotes Libéraux, À l’orée de cette nouvelle année 2026, je tiens, au nom du Bureau National Politique du Mouvement des Patriotes Libéraux, et en mon nom personnel, à vous adresser mes vœux les plus sincères de santé, de paix, de prospérité et de réussite pour vous-mêmes, […]]]>

Chers militantes et militants,

Chers sympathisants du Mouvement des Patriotes Libéraux,

À l’orée de cette nouvelle année 2026, je tiens, au nom du Bureau National Politique du Mouvement des Patriotes Libéraux, et en mon nom personnel, à vous adresser mes vœux les plus sincères de santé, de paix, de prospérité et de réussite pour vous-mêmes, vos familles et vos proches.

Créé le 1er novembre 2024, notre Mouvement a su, en un laps de temps remarquable, s’imposer comme un acteur crédible dans l’arène politique de la République de Guinée. Ces progrès sont le fruit de votre engagement sans faille, de votre patriotisme, de votre discipline et de votre foi inébranlable en une Guinée plus juste, plus libre et plus démocratique.

L’année 2026 doit être pour le MPL une année de consolidation, de maturité politique et de victoires citoyennes. Ensemble, nous continuerons à défendre les valeurs qui fondent notre combat : la liberté, la justice sociale, la promotion des candidatures indépendantes et la participation responsable de tous les Guinéens à la gestion de la chose publique.

Je vous invite à demeurer unis, déterminés et fidèles à notre vision commune. Que cette nouvelle année renforce notre cohésion, notre courage et notre engagement au service de la nation guinéenne.

A nos compatriotes guinéens d’ici et de la diaspora, j’exprime nos félicitations à ceux qui ont accomplis des merveilles dans les projets personnels et collectifs en 2025, notre solidarité et compassion à ceux qui ont été éprouvés d’une manière ou d’une autre, notre attention aux doutes et inquiétudes pour le futur.

Mais par delà tout, j’en appelle au nom du MPL, à un esprit de corps, de tolérance, de pardon et de paix en ce début d’année, dans un élan patriotique vers une transformation globale de notre pays, au bénéfice de chacun et chacune d’entre nous.

Bonne et heureuse année 2026 à toutes et à tous.

Vive le Mouvement des Patriotes Libéraux !

Vive la République de Guinée !

Le Président du Mouvement des Patriotes Libéraux.

Mamadou Oury DIALLO

 

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Élection présidentielle : grande mobilisation populaire annoncée le 25 décembre à Conakry https://planete7.info/election-presidentielle-grande-mobilisation-populaire-annoncee-le-25-decembre-a-conakry/ Wed, 24 Dec 2025 23:04:08 +0000 https://planete7.info/?p=49880 Dans le cadre de l’élection présidentielle de 2025, une grande mobilisation populaire est annoncée pour le 25 décembre 2025 à partir de 13 heures, sur l’esplanade du Palais du Peuple, à Conakry. Cet événement se veut un moment fort de rassemblement citoyen, placé sous le signe de l’unité, de l’espoir et de l’engagement pour l’avenir […]]]>

Dans le cadre de l’élection présidentielle de 2025, une grande mobilisation populaire est annoncée pour le 25 décembre 2025 à partir de 13 heures, sur l’esplanade du Palais du Peuple, à Conakry. Cet événement se veut un moment fort de rassemblement citoyen, placé sous le signe de l’unité, de l’espoir et de l’engagement pour l’avenir de la Guinée.

Selon les organisateurs, cette rencontre vise à réunir massivement les populations, en famille, entre amis et entre citoyens, autour d’un idéal commun : celui d’une Guinée rassemblée et moderne. L’appel est clair : une mobilisation large, inclusive et pacifique, traduisant l’importance de cette étape majeure du processus électoral.

La journée est annoncée comme une mobilisation en apothéose, marquant un temps fort de la campagne. À cette occasion, Conakry accueillera l’artiste de renommée internationale Koffi Olomidé, surnommé le Grand Mopao, pour une prestation exceptionnelle annoncée en clôture. Sa présence est présentée comme un moment festif et symbolique, destiné à accompagner cette mobilisation populaire dans une atmosphère de célébration et de fierté collective.

Au-delà de l’aspect artistique, l’événement se veut avant tout un temps de rassemblement citoyen, mettant en avant la participation, l’expression démocratique et la cohésion nationale. Il s’inscrit dans une dynamique de mobilisation autour de l’élection présidentielle de 2025, considérée comme une étape déterminante pour l’avenir politique du pays.

Le rendez-vous est donc donné le 25 décembre 2025, sur l’esplanade du Palais du Peuple, pour une journée annoncée comme mémorable, mêlant engagement citoyen, mobilisation populaire et moment de fête.

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Forces Vives de Guinée : « Nous rejetons la candidature de Mamadi Doumbouya » https://planete7.info/forces-vives-de-guinee-nous-rejetons-la-candidature-de-mamadi-doumbouya/ Mon, 03 Nov 2025 17:01:33 +0000 https://planete7.info/?p=47941 Dans une déclaration publiée ce 3 novembre 2025, les Forces Vives de Guinée dénoncent le parjure du chef de la junte, Mamadi Doumbouya, qui a annoncé sa candidature à la présidentielle du 28 décembre. Elles mettent en avant les violations des droits humains, la corruption et la restriction des libertés publiques, et appellent le peuple […]]]>

Dans une déclaration publiée ce 3 novembre 2025, les Forces Vives de Guinée dénoncent le parjure du chef de la junte, Mamadi Doumbouya, qui a annoncé sa candidature à la présidentielle du 28 décembre. Elles mettent en avant les violations des droits humains, la corruption et la restriction des libertés publiques, et appellent le peuple guinéen à se mobiliser pour défendre la démocratie et le droit de choisir librement ses dirigeants.

Déclaration ci dessous 

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Violences électorales en Afrique subsaharienne:  »une démocratie sous tension » https://planete7.info/violences-electorales-en-afrique-subsaharienne-une-democratie-sous-tension/ Mon, 27 Oct 2025 13:15:05 +0000 https://planete7.info/?p=47578 Introduction Les élections présidentielles devraient être des moments de célébration démocratique, des instants où les peuples choisissent librement leurs dirigeants et tracent les contours de leur avenir. Pourtant, en Afrique subsaharienne, ces échéances électorales sont trop souvent synonymes de tensions, de violences et de fractures sociales. Le spectre de la contestation, des affrontements communautaires et […]]]>

Introduction

Les élections présidentielles devraient être des moments de célébration démocratique, des instants où les peuples choisissent librement leurs dirigeants et tracent les contours de leur avenir. Pourtant, en Afrique subsaharienne, ces échéances électorales sont trop souvent synonymes de tensions, de violences et de fractures sociales. Le spectre de la contestation, des affrontements communautaires et des dérives autoritaires plane sur des pays comme le Cameroun, la Côte d’Ivoire et le Kenya, pour ne citer que ces quelques pays; où les urnes deviennent parfois le théâtre de luttes acharnées pour le pouvoir. Ce phénomène récurrent interroge la solidité des institutions, la maturité des systèmes politiques et les dynamiques internes qui alimentent ces crises. Pourquoi les élections, censées incarner la souveraineté populaire, se transforment-elles en foyers de violence? Quels sont les enjeux réels derrière ces confrontations ? Et surtout, quelles forces endogènes orchestrent ou résistent à ces dérives ?

Cet article propose une analyse critique de ces violences électorales, en explorant leurs causes, leurs conséquences et les défis à relever pour une démocratie véritablement apaisée.

Les causes profondes : entre institutions fragiles et héritages historiques

Les violences électorales ne sont pas le fruit du hasard. Elles trouvent leurs racines dans :
• La faiblesse des institutions électorales, souvent perçues comme inféodées au pouvoir en place.
• L’ethnicisation de la politique, où les appartenances communautaires priment sur les projets de société.
• La personnalisation du pouvoir, avec des dirigeants qui s’accrochent au pouvoir, parfois au mépris de la Constitution.
• L’absence de justice transitionnelle, qui empêche la réconciliation après les crises passées.
En Côte d’Ivoire, l’élection présidentielle de 2020 a été marquée par la décision controversée du président Alassane Ouattara de briguer un troisième mandat. Cette décision a déclenché une vague de protestations violentes, notamment à Daoukro, où des affrontements ont causé plusieurs morts, dont un jeune militant, Koffi Toussaint. Plus de 8 000 personnes ont fui vers les pays voisins, redoutant une répétition des violences de 2010.

Conséquences : une démocratie fragilisée et des sociétés fracturées

Les violences électorales ont des effets dévastateurs :
• Perte de vies humaines et déplacements massifs.
• Affaiblissement de la confiance citoyenne dans le processus démocratique.
• Polarisation sociale et communautaire, souvent instrumentalisée par les élites politiques.
• Frein au développement économique, car l’instabilité décourage les investissements.

Au Kenya, bien que l’élection présidentielle de 2022 ait été globalement plus pacifique que celle de 2007, elle n’a pas échappé aux tensions. Des accusations de fraude ont alimenté des manifestations dans les bastions de l’opposition, notamment à Kisumu. La méfiance envers la commission électorale reste vive, et le climat politique demeure polarisé.

Les enjeux : pouvoir, ressources et légitimité

Derrière ces violences se cachent des enjeux cruciaux :
• Le contrôle des ressources économiques, souvent concentrées entre les mains de l’État.
• La quête de légitimité, dans des contextes où les élections sont vues comme le seul moyen d’accéder au pouvoir.
• La survie politique, pour des régimes qui redoutent l’alternance.

Au Cameroun, les tensions post-électorales de 2018 ont été exacerbées par un climat de méfiance généralisée envers les institutions; bis repetita en 2025 lors de l’élection présidentielle d’octobre 2025, des violences ont éclaté à Garoua, où une enseignante a été tuée par balle lors d’une manifestation contre des résultats jugés frauduleux. Les partisans d’Issa Tchiroma Bakary ont dénoncé un « hold-up électoral », tandis que le gouvernement a qualifié les manifestations de « tentatives insurrectionnelles ». Des affrontements ont également eu lieu à Douala et Limbé, illustrant la tension extrême autour du maintien au pouvoir du président Paul Biya.

Les forces endogènes : entre manipulation et résistance

Les violences électorales sont souvent orchestrées ou tolérées par :
• Des élites politiques, qui mobilisent des milices ou exploitent les tensions communautaires.
• Des médias partisans, qui attisent les divisions.
• Des institutions judiciaires faibles, incapables de sanctionner les abus.
Mais face à cela, des forces de résistance émergent : société civile, mouvements citoyens, journalistes indépendants, et une jeunesse de plus en plus connectée et exigeante. Au Kenya, des plateformes citoyennes comme Ushahidi ont permis de documenter les violences et de renforcer la transparence. En Côte d’Ivoire, des ONG ont joué un rôle crucial dans la médiation communautaire.

Conclusion

Les violences électorales en Afrique subsaharienne ne sont pas des fatalités. Elles sont le reflet de systèmes politiques en quête de maturité, de sociétés en tension, mais aussi de résistances citoyennes qui aspirent à un changement profond. Pour sortir de ce cycle de crises, il est impératif de renforcer les institutions démocratiques, de promouvoir une culture politique fondée sur le respect des règles du jeu, et de garantir l’indépendance des organes électoraux et judiciaires, l’éducation civique et politique des citoyens, le renforcement des institutions indépendantes, la promotion du dialogue intercommunautraire….

La paix électorale ne se décrète pas : elle se construit, jour après jour, par l’engagement des citoyens, la responsabilité des leaders et la vigilance de la société civile. L’Afrique a les ressources humaines, intellectuelles et culturelles pour bâtir une démocratie apaisée et inclusive. Il est temps de transformer les élections en véritables instruments de progrès, et non en champs de bataille pour le pouvoir.

Par Gervais MOUSSONGO

  Consultant en Stratégie – Intelligence Économique – Due Diligence & Communication d’Influence Managing Partner Chez ADVALYS Consulting Group

 

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Nouvelle Constitution : la Société Civile guinéenne prend acte https://planete7.info/nouvelle-constitution-la-societe-civile-guineenne-prend-acte/ Sun, 28 Sep 2025 01:11:06 +0000 https://planete7.info/?p=46601 Suite à la promulgation de la nouvelle Constitution par le président de la République le 26 septembre 2025, la Synergie des Faîtières des Organisations de la Société Civile guinéenne a officiellement pris acte de ce moment historique, réaffirmant son engagement pour la vigilance citoyenne, la transparence et le respect des principes démocratiques. Déclaration ci dessous […]]]>

Suite à la promulgation de la nouvelle Constitution par le président de la République le 26 septembre 2025, la Synergie des Faîtières des Organisations de la Société Civile guinéenne a officiellement pris acte de ce moment historique, réaffirmant son engagement pour la vigilance citoyenne, la transparence et le respect des principes démocratiques.

Déclaration ci dessous :

DECLARATION N°7 DE LA SYNERGIE DES FAITIERES ET
ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE

La Synergie des Faitières et Organisations de la Société Civile guinéenne,
prend acte, avec un profond sens de responsabilité et de patriotisme, du
décret du Président de la République promulguant ce jour, vendredi 26
septembre 2025, la Nouvelle Constitution de la République de Guinée, à
la suite de la proclamation des résultats définitifs du référendum par la Cour
suprême.
Cet acte solennel marque une étape historique et décisive dans le processus
de refondation et de rectification institutionnelle engagé dans notre pays.
La Guinée franchit aujourd’hui, un tournant majeur en se dotant d’une
nouvelle Constitution qui scelle l’unité nationale, renforce l’État de droit et
consolide la démocratie.
Ce moment n’est pas seulement juridique, il est profondément symbolique,
il est l’expression de la souveraineté populaire tels qu’affirment les principes
démocratiques : la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce
par ses représentants et par la voie du référendum. De l’élaboration
participative du texte, jusqu’à son adoption par le vote citoyen et sa
promulgation par le Chef de l’État, c’est toute la Nation qui a pris part à
une œuvre collective. La maturité et l’engagement du peuple guinéen
donnent à ce processus une légitimité qui honore notre démocratie et enracine davantage la République dans les principes de transparence,
d’inclusion et de responsabilité.
La Société Civile salue les premières mesures déjà engagées par les autorités,
en particulier l’adoption par le Conseil National de la Transition
du nouveau Code électoral, qui témoigne de la prédisposition des
institutions à doter le pays de tous les instruments juridiques nécessaires à
l’application rigoureuse de la Constitution et au retour rapide à l’ordre
constitutionnel.
Cependant, elle rappelle avec insistance que la mise en œuvre effective de
la nouvelle Constitution exige bien plus. L’urgence est désormais à
l’organisation rapide et transparente des élections nationales et locales, afin
de doter le pays d’institutions élues, stables et représentatives. Elle appelle
également à la mise en place progressive des nouvelles institutions prévues
par le texte et qui constituent les piliers d’un État équilibré et garant des
libertés.
Toutefois, il importe de rappeler, que la force d’une Constitution ne réside
pas uniquement dans son écriture et sa promulgation, mais surtout dans le
respect scrupuleux de ses dispositions par les gouvernants comme par les
gouvernés. C’est dans l’obéissance collective à cette exigence que se jouera
l’avenir de notre pays. La Société Civile, consciente de sa mission de vigie
citoyenne, se tient résolument engagée à veiller à l’application loyale et
intégrale de la Constitution, et à rappeler sans relâche aux institutions, aux
acteurs politiques, aux corps sociaux et à chaque citoyen que le respect de
ce pacte suprême est la condition de la paix, de la stabilité et de la prospérité.

En ce jour historique, la Société Civile :
– Exprime sa profonde reconnaissance au peuple souverain de Guinée
pour sa mobilisation et son courage ;
Félicite les institutions nationales, notamment :
– Le Président de la République, pour avoir conduit ce processus dans
les formes républicaines ;
– Le Conseil National de la Transition (CNT) pour avoir élaboré avec
rigueur et responsabilité le Projet de nouvelle Constitution et le cadre
légal ayant permis l’organisation de ce scrutin historique ;
– Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la
Décentralisation (MATD) à travers la Direction Générale des Elections
(DGE), pour les efforts consentis dans la préparation technique et
opérationnelle du processus électoral, en dépit des contraintes
rencontrées ;
– La Cour Suprême pour le sens de responsabilité qui a conduit à la
proclamation des résultats définitifs de l’
expression légitime du peuple
de Guinée.
Elle appelle toutes les forces vives de la Nation à l’unité et à la vigilance
collective. Cette Constitution n’est pas seulement un texte fondamental,
elle est désormais la boussole de notre avenir commun. Elle porte
l’espérance d’une Guinée plus juste, plus solidaire et plus démocratique. Elle
consacre, la République de Guinée comme un État unitaire, démocratique,
laïque et social, fondé sur la dignité humaine, la liberté et la justice.
L’histoire retiendra que ce 26 septembre 2025, notre pays s’est doté d’une
nouvelle Loi fondamentale à travers un processus auquel le peuple de
Guinée s’est foncièrement adonné. Ce pacte républicain doit désormais se
traduire dans les actes quotidiens, dans la conduite des affaires publiques,
dans la vigilance citoyenne et dans la conscience de chacun.
La Société Civile, pour sa part, renouvelle son engagement ferme à défendre
cette Constitution, à vulgariser son contenu, à sensibiliser les citoyens à leurs droits et devoirs, et à contribuer à la construction d’un État responsable et
inclusif.
Aujourd’hui, la Guinée écrit une nouvelle page de son histoire. Maintenant,
c’est ensemble, gouvernants et gouvernés, que nous devrons lui donner
tout son sens, dans la paix, la responsabilité et la fraternité.
La Constitution est notre contrat social le plus sacré.
Qu’elle demeure notre lumière, notre bouclier et notre boussole.

Pour la Synergie des Faîtières

Suite à la promulgation de la nouvelle Constitution par le président de la République le 26 septembre 2025, la Synergie des Faîtières des Organisations de la Société Civile guinéenne a officiellement pris acte de ce moment historique, réaffirmant son engagement pour la vigilance citoyenne, la transparence et le respect des principes démocratiques.

Déclaration ci dessous :

DECLARATION N°7 DE LA SYNERGIE DES FAITIERES ET
ORGANISATIONS DE LA SOCIETE CIVILE

La Synergie des Faitières et Organisations de la Société Civile guinéenne,
prend acte, avec un profond sens de responsabilité et de patriotisme, du
décret du Président de la République promulguant ce jour, vendredi 26
septembre 2025, la Nouvelle Constitution de la République de Guinée, à
la suite de la proclamation des résultats définitifs du référendum par la Cour
suprême.
Cet acte solennel marque une étape historique et décisive dans le processus
de refondation et de rectification institutionnelle engagé dans notre pays.
La Guinée franchit aujourd’hui, un tournant majeur en se dotant d’une
nouvelle Constitution qui scelle l’unité nationale, renforce l’État de droit et
consolide la démocratie.
Ce moment n’est pas seulement juridique, il est profondément symbolique,
il est l’expression de la souveraineté populaire tels qu’affirment les principes
démocratiques : la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce
par ses représentants et par la voie du référendum. De l’élaboration
participative du texte, jusqu’à son adoption par le vote citoyen et sa
promulgation par le Chef de l’État, c’est toute la Nation qui a pris part à
une œuvre collective. La maturité et l’engagement du peuple guinéen
donnent à ce processus une légitimité qui honore notre démocratie et enracine davantage la République dans les principes de transparence,
d’inclusion et de responsabilité.
La Société Civile salue les premières mesures déjà engagées par les autorités,
en particulier l’adoption par le Conseil National de la Transition
du nouveau Code électoral, qui témoigne de la prédisposition des
institutions à doter le pays de tous les instruments juridiques nécessaires à
l’application rigoureuse de la Constitution et au retour rapide à l’ordre
constitutionnel.
Cependant, elle rappelle avec insistance que la mise en œuvre effective de
la nouvelle Constitution exige bien plus. L’urgence est désormais à
l’organisation rapide et transparente des élections nationales et locales, afin
de doter le pays d’institutions élues, stables et représentatives. Elle appelle
également à la mise en place progressive des nouvelles institutions prévues
par le texte et qui constituent les piliers d’un État équilibré et garant des
libertés.
Toutefois, il importe de rappeler, que la force d’une Constitution ne réside
pas uniquement dans son écriture et sa promulgation, mais surtout dans le
respect scrupuleux de ses dispositions par les gouvernants comme par les
gouvernés. C’est dans l’obéissance collective à cette exigence que se jouera
l’avenir de notre pays. La Société Civile, consciente de sa mission de vigie
citoyenne, se tient résolument engagée à veiller à l’application loyale et
intégrale de la Constitution, et à rappeler sans relâche aux institutions, aux
acteurs politiques, aux corps sociaux et à chaque citoyen que le respect de
ce pacte suprême est la condition de la paix, de la stabilité et de la prospérité.

En ce jour historique, la Société Civile :
– Exprime sa profonde reconnaissance au peuple souverain de Guinée
pour sa mobilisation et son courage ;
Félicite les institutions nationales, notamment :
– Le Président de la République, pour avoir conduit ce processus dans
les formes républicaines ;
– Le Conseil National de la Transition (CNT) pour avoir élaboré avec
rigueur et responsabilité le Projet de nouvelle Constitution et le cadre
légal ayant permis l’organisation de ce scrutin historique ;
– Le Ministère de l’Administration du Territoire et de la
Décentralisation (MATD) à travers la Direction Générale des Elections
(DGE), pour les efforts consentis dans la préparation technique et
opérationnelle du processus électoral, en dépit des contraintes
rencontrées ;
– La Cour Suprême pour le sens de responsabilité qui a conduit à la
proclamation des résultats définitifs de l’
expression légitime du peuple
de Guinée.
Elle appelle toutes les forces vives de la Nation à l’unité et à la vigilance
collective. Cette Constitution n’est pas seulement un texte fondamental,
elle est désormais la boussole de notre avenir commun. Elle porte
l’espérance d’une Guinée plus juste, plus solidaire et plus démocratique. Elle
consacre, la République de Guinée comme un État unitaire, démocratique,
laïque et social, fondé sur la dignité humaine, la liberté et la justice.
L’histoire retiendra que ce 26 septembre 2025, notre pays s’est doté d’une
nouvelle Loi fondamentale à travers un processus auquel le peuple de
Guinée s’est foncièrement adonné. Ce pacte républicain doit désormais se
traduire dans les actes quotidiens, dans la conduite des affaires publiques,
dans la vigilance citoyenne et dans la conscience de chacun.
La Société Civile, pour sa part, renouvelle son engagement ferme à défendre
cette Constitution, à vulgariser son contenu, à sensibiliser les citoyens à leurs droits et devoirs, et à contribuer à la construction d’un État responsable et
inclusif.
Aujourd’hui, la Guinée écrit une nouvelle page de son histoire. Maintenant,
c’est ensemble, gouvernants et gouvernés, que nous devrons lui donner
tout son sens, dans la paix, la responsabilité et la fraternité.
La Constitution est notre contrat social le plus sacré.
Qu’elle demeure notre lumière, notre bouclier et notre boussole.

Pour la Synergie des Faîtières et Organisations de la Société Civile
Conakry, le 27 septembre 2025

 

Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com

et Organisations de la Société Civile
Conakry, le 27 septembre 2025

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Référendum : l’APG dénonce un recul démocratique et annonce une saisine de la justice https://planete7.info/referendum-lapg-denonce-un-recul-democratique-et-annonce-une-saisine-de-la-justice/ Mon, 08 Sep 2025 16:22:48 +0000 https://planete7.info/?p=45884 Le mouvement politique Agissons pour la Guinée (APG), en quête de reconnaissance légale depuis janvier dernier, est sorti de son silence ce mardi à travers une conférence animée par son président de l’organe provisoire de gestion, Ibrahima Kalil Diallo. Face à un parterre de journalistes, il a dénoncé le « silence volontaire » de l’administration […]]]>

Le mouvement politique Agissons pour la Guinée (APG), en quête de reconnaissance légale depuis janvier dernier, est sorti de son silence ce mardi à travers une conférence animée par son président de l’organe provisoire de gestion, Ibrahima Kalil Diallo. Face à un parterre de journalistes, il a dénoncé le « silence volontaire » de l’administration quant à la demande d’autorisation déposée il y a plus de six mois, tout en annonçant une saisine prochaine de la justice.

D’entrée de jeu, Ibrahima Kalil Diallo a rappelé que la création de l’APG est une démarche citoyenne, née « non pas d’une ambition personnelle, mais de l’amour de la Guinée ». Pour lui, le refus tacite de l’État d’accorder ou de rejeter l’autorisation demandée « traduit une volonté manifeste d’écarter une alternative citoyenne du débat politique ».
« Demander l’autorisation d’exister politiquement n’est pas une faveur. C’est un droit garanti par nos lois, et nous voulons que ce droit soit respecté », a-t-il martelé.

Sur le projet de nouvelle Constitution, le président de l’APG a affirmé que son mouvement ne donnera aucune consigne de vote lors du référendum du 21 septembre.
« Nous respectons le droit de chaque citoyen de voter selon sa conscience, mais nous refusons de cautionner un processus qui ne répond pas aux aspirations profondes de notre peuple », a-t-il déclaré.

L’APG a présenté sept raisons majeures justifiant cette position :

1. La durée du mandat présidentiel, prolongée à sept ans renouvelables une fois, qu’il juge comme un « recul historique ».

2. L’immunité des anciens chefs d’État, perçue comme une entrave à l’État de droit.

3. La question de la double nationalité, qui soulève selon lui des doutes sur la loyauté envers la nation.

4. La création d’un Sénat, qualifié d’institution « antidémocratique et budgétivore ».

5. La suppression des débats télévisés entre candidats, considérée comme une atteinte à la transparence démocratique.

6. L’exclusion de la jeunesse avec une limite d’âge fixée à 40 ans pour briguer la magistrature suprême.

7. L’ineffectivité des droits fondamentaux promis, que le mouvement juge « utopiques et inadaptés » au contexte guinéen.

Tout en affirmant sa détermination à contribuer au débat national, Ibrahima Kalil Diallo a annoncé que l’APG suspendra temporairement ses prises de position publiques sur les questions de gouvernance.
« Ce n’est ni une démission, ni une peur. C’est un acte de prudence et de protection, pour nous-mêmes, pour nos familles et nos amis. Mais chaque fois que l’avenir de la Guinée sera en jeu, nous prendrons la parole », a-t-il précisé.

Le président de l’APG a replacé le scrutin du 21 septembre dans une perspective plus large :
« Le référendum ne doit être ni un plébiscite, ni un piège. Il doit être une chance : repenser notre République, réconcilier notre histoire avec notre avenir, redéfinir notre rapport au pouvoir », a-t-il exhorté, avant d’appeler à bâtir une Guinée fondée sur le respect, la justice et le progrès.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Aliou Bah, l’alternative ! (Par Ibrahima Kalil Diallo) https://planete7.info/aliou-bah-lalternative-par-ibrahima-kalil-diallo/ Mon, 30 Jun 2025 10:34:44 +0000 https://planete7.info/?p=43351 Je voudrais, en toute sincérité et avec le sens du devoir patriotique qui m’anime, dire que la Guinée a besoin d’une rupture véritable dans sa gouvernance. Cette rupture ne peut se faire sans des femmes et des hommes de conviction, désintéressés, compétents, profondément attachés à l’idéal républicain. Parmi ceux-là, Aliou Bah s’impose comme une alternative […]]]>

Je voudrais, en toute sincérité et avec le sens du devoir patriotique qui m’anime, dire que la Guinée a besoin d’une rupture véritable dans sa gouvernance.

Cette rupture ne peut se faire sans des femmes et des hommes de conviction, désintéressés, compétents, profondément attachés à l’idéal républicain. Parmi ceux-là, Aliou Bah s’impose comme une alternative sérieuse, moderne et réconciliatrice.

Loin de moi l’idée de nier les efforts fournis par d’autres leaders guinéens dans le combat pour la démocratie. Mais il faut le dire sans détours : la Guinée ne peut plus se contenter de demi-mesures ni de compromis bancals.

Nous avons besoin d’un leadership nouveau, affranchi des réflexes claniques et des calculs partisans. En cela, Aliou représente un espoir lucide, une force tranquille, une voie salutaire.

Je connais l’homme. Je connais ses ambitions. Je connais la noblesse de ses intentions pour notre pays. Il n’est pas un politicien ordinaire. Il est, parmi la nouvelle génération, l’un des rares à incarner une véritable vision d’État.

𝗣𝗼𝘂𝗿𝗾𝘂𝗼𝗶 𝗹𝗲 𝗱𝗶𝘀-𝗷𝗲 𝗮𝘃𝗲𝗰 𝗮𝘂𝘁𝗮𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗳𝗼𝗿𝗰𝗲 ?

D’abord parce qu’Aliou n’est pas clivant. Il ne juge pas les Guinéens à travers le prisme dévastateur de l’ethnie ou de la région. J’ai passé des années à ses côtés : jamais je ne l’ai entendu opposer un Peulh à un Malinké, un Forestier à un Soussou. Sa boussole, c’est la Guinée, une et indivisible.

Même lorsqu’il évoque certaines localités, c’est toujours avec l’intention de rassembler, jamais de diviser. Aliou croit profondément que l’ethnicisme est un poison qu’il faut extirper du débat public guinéen.

Ensuite parce qu’il n’est pas clientéliste. Aliou BAH ne fait pas de favoritisme. Il ne distribue pas les opportunités en fonction des amitiés, des appartenances ou des intérêts cachés, demandez aux cadres de son parti le MoDel. Il est animé par une exigence de compétence, par le respect du mérite, et par l’obsession de l’efficacité publique.

Et cela, notre pays en a cruellement besoin. Nous avons souffert de l’amateurisme, de l’incompétence, de la médiocrité érigée en système. Avec lui, le mérite primera sur les réseaux, la compétence sur les relations.

Enfin, Aliou a une vision claire de ce que doit être un État moderne. Il croit en une Guinée forte, démocratique, décomplexée et respectée. Il croit que dans chaque région, il existe des hommes et des femmes intègres capables de relever le défi de la reconstruction nationale.

Il est convaincu que la Guinée peut devenir une référence continentale en matière de démocratie, de justice sociale et de gouvernance.

Son parcours parle pour lui. Sa sélection parmi les jeunes leaders africains pour dialoguer avec le Président Emmanuel Macron n’est pas le fruit du hasard. Elle témoigne d’un niveau exceptionnel, d’une maîtrise des enjeux, et d’une capacité à dialoguer d’égal à égal avec les puissances du monde.

𝗔𝗹𝗶𝗼𝘂 𝗺é𝗿𝗶𝘁𝗲 𝗱’ê𝘁𝗿𝗲 é𝗰𝗼𝘂𝘁é !

Aliou Bah ne mérite pas la prison. Il mérite d’être écouté, entendu, respecté. Son combat n’est pas contre des individus, mais contre un système. Il ne mène pas une guerre de personnes, mais une guerre d’idées. Il ne cherche pas la revanche, mais la réforme. Et c’est précisément cette attitude qui fait de lui un homme d’État.

Je suis acteur politique. Oui, j’ai l’intention de participer aux élections, lorsque les conditions de transparence, d’équité et d’inclusivité seront réunies. Mais aujourd’hui, je dis solennellement que je me tiens derrière Aliou. Nous sommes nombreux à croire en lui, à espérer son retour, à miser sur sa capacité à réconcilier, à reconstruire, à redonner de l’espérance à notre peuple.

Je ne suis contre personne. Mais je suis pour la Guinée, et donc pour ceux qui peuvent l’élever au-dessus des querelles, au-dessus des replis identitaires, au-dessus de la médiocrité.

Je prie que Dieu ramène nos dirigeants à la raison, qu’il ouvre la voie à une Guinée nouvelle. Une Guinée où la prison ne sera plus la réponse aux idées, mais où le débat démocratique primera.

Au moment venu, lorsque les conditions seront réunies, le peuple saura reconnaître ses vrais bâtisseurs. Et nous serons là, aux côtés d’Aliou BAH, pour bâtir cette Guinée réconciliée, juste, démocratique et ambitieuse.

𝗜𝗯𝗿𝗮𝗵𝗶𝗺𝗮 𝗞𝗮𝗹𝗶𝗹 𝗗𝗶𝗮𝗹𝗹𝗼

𝗣𝗿é𝘀𝗶𝗱𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗼𝗿𝗴𝗮𝗻𝗲 𝗽𝗿𝗼𝘃𝗶𝘀𝗼𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗴𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗺𝗼𝘂𝘃𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗔𝗴𝗶𝘀𝘀𝗼𝗻𝘀 𝗣𝗼𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗚𝘂𝗶𝗻é𝗲 (𝗔𝗣𝗚)

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Création de la DGE : le Bloc Libéral dénonce une tentative de confiscation du pouvoir par le CNRD https://planete7.info/creation-de-la-dge-le-bloc-liberal-denonce-une-tentative-de-confiscation-du-pouvoir-par-le-cnrd/ Mon, 16 Jun 2025 00:24:11 +0000 https://planete7.info/?p=42733 Dans une déclaration rendue publique le 15 juin 2025, le Bloc Libéral (BL) s’insurge contre la création par décret présidentiel de la Direction Générale des Élections (DGE), placée sous tutelle du ministère de l’Administration du Territoire. Le parti dénonce une décision unilatérale, en dehors de tout cadre inclusif, qui, selon lui, s’inscrit dans une logique […]]]>

Dans une déclaration rendue publique le 15 juin 2025, le Bloc Libéral (BL) s’insurge contre la création par décret présidentiel de la Direction Générale des Élections (DGE), placée sous tutelle du ministère de l’Administration du Territoire. Le parti dénonce une décision unilatérale, en dehors de tout cadre inclusif, qui, selon lui, s’inscrit dans une logique de mainmise du CNRD sur le processus électoral. Il appelle à un dialogue politique sincère et à la mise en place d’un organe électoral indépendant, pluraliste et transparent.

Déclaration ci dessous :

La création de la DGE, en dehors de tout cadre inclusif, s’inscrit dans une logique préoccupante
de confiscation du pouvoir par le CNRD (Déclaration)

Déclaration No 91 du Bloc Libéral

Chers compatriotes,

Le Bloc Libéral (BL), fidèle à son engagement pour la démocratie, l’État de droit et la
souveraineté du peuple, prend acte de la création par décret présidentiel, en date du 14 juin
2025, de la Direction Générale des Élections (DGE), placée sous la tutelle du Ministère de
l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD). Cette décision, présentée
comme un jalon sur la route du retour à l’ordre constitutionnel, soulève pourtant de graves
inquiétudes, tant sur la forme que sur le fond.
En effet, la République de Guinée traverse depuis plusieurs années une crise institutionnelle et
politique profonde, aggravée par le manque de dialogue, l’absence de vision partagée de la
transition, et la méfiance généralisée entre les acteurs politiques, sociaux et institutionnels.
Dans ce contexte de tension, où la parole publique est fragilisée et les intentions du pouvoir
militaire constamment mises en doute, toute réforme touchant aux mécanismes électoraux
devrait être l’objet d’un large consensus. Malheureusement, une fois de plus, les autorités de
la transition ont préféré l’unilatéralisme à la concertation, et l’imposition au dialogue.
La création de la DGE, en dehors de tout cadre inclusif, s’inscrit dans une logique préoccupante
de confiscation du pouvoir par le Conseil national du rassemblement pour le développement
(CNRD). Il est de notoriété publique que le Ministère de l’Administration du Territoire et de
la Décentralisation est l’un des piliers de la manipulation électorale dans notre pays. Depuis
l’avènement du multipartisme, ce ministère a toujours joué un rôle partisan, privilégiant les
régimes en place et verrouillant les dynamiques électorales à travers ses démembrements et
relais locaux. Confier à une direction logée sous cette tutelle la mission d’organiser, gérer et
superviser toutes les étapes du processus électoral revient, de fait, à remettre les clés de la
démocratie guinéenne à un organe connu pour son allégeance au pouvoir en place.
Cette décision suscite d’autant plus d’indignation qu’elle intervient à un moment critique de la
transition. À l’heure où les Guinéens attendent des signes de rupture avec les pratiques du
passé, le CNRD choisit de recycler les méthodes les plus contestées, en renforçant la mainmise
de l’administration sur le processus électoral. Il ne suffit pas de décréter l’autonomie financière
d’une structure pour la rendre indépendante. L’indépendance véritable se mesure à l’autonomie
de décision, à la composition pluraliste, à la transparence de fonctionnement et à la capacité de
résister aux pressions politiques.
Le Bloc Libéral tient à rappeler qu’aucune élection ne peut être considérée comme crédible,
inclusive et apaisée si les acteurs politiques et sociaux n’ont pas confiance dans l’organe qui
l’organise. Or, en Guinée, cette confiance a été méthodiquement sapée au fil des années par
une succession de scrutins mal préparés, de fichiers électoraux contestés, de résultats falsifiés,
de violences politiques et d’impunité généralisée. La défunte CENI, en dépit de ses défauts,
avait au moins le mérite d’avoir une existence juridique indépendante, avec une représentation
des partis politiques et de la société civile. Aujourd’hui, cette relative pluralité est balayée au
profit d’un organe strictement administratif, nommé, contrôlé et orienté par l’exécutif.
Les conséquences d’une telle approche sont potentiellement désastreuses. En effet, en
persistant à ignorer les appels à la transparence et à l’inclusion, la junte prend le risque
d’organiser des élections non consensuelles, qui pourraient déclencher des violences politiques
majeures. Dans un pays déjà marqué par de nombreuses pertes en vies humaines lors des
précédentes consultations, la moindre étincelle peut rallumer la flamme de l’instabilité. Le Bloc
Libéral refuse de voir la Guinée replonger dans des conflits inutiles et évitables, à cause d’une
gouvernance autoritaire et sourde aux exigences démocratiques.
Face à cette situation, le Bloc Libéral exige des garanties fermes et immédiates. Nous exigeons
que toutes les étapes du processus électoral soient placées sous le regard constant du public à
travers un organe technique indépendant de gestion des élections : depuis l’audit du fichier
électoral, en passant par l’enregistrement des électeurs, l’impression des cartes électorales, la
répartition du matériel électoral, jusqu’à la centralisation et à la publication des résultats.
Chaque donnée électorale doit être consultable, traçable et vérifiable. Le vote ne doit plus être
une affaire de coulisses, mais une affaire publique. Chaque citoyen guinéen a le droit de voter
en toute liberté, dans la transparence la plus totale, et dans la sécurité absolue. Ce droit ne peut
être garanti que si l’organe électoral est au-dessus de tout soupçon.
Nous appelons également à la présence effective et constante d’observateurs électoraux
indépendants, nationaux comme internationaux. Leur mission ne doit pas se limiter à la journée
du vote, mais couvrir l’ensemble du processus, depuis la phase préparatoire jusqu’à la
proclamation finale des résultats. La communauté internationale, les institutions régionales et
les partenaires de la transition doivent être vigilants et exigeants sur ce point.
Le Bloc Libéral réaffirme que la seule issue durable et pacifique à cette crise passe par un
dialogue politique inclusif, sincère et orienté vers des solutions concrètes. Ce dialogue doit
réunir, de façon paritaire, les représentants des partis politiques et les organisations de la société
civile de l’opposition face aux représentants du pourvoir (CNRD, le gouvernement, les partis
politiques et les organisations de la société civile qui soutiennent le pouvoir), pour définir
ensemble un cadre consensuel d’organisation des élections. Ce cadre doit impérativement
déboucher sur la mise en place d’une Commission électorale technique, indépendante,
pluraliste et professionnelle, dotée de ressources propres, de règles claires et de mécanismes de
contrôle efficaces.
Le peuple guinéen a trop souffert des élections truquées, des résultats manipulés, des
institutions au service des gouvernants et non des gouvernés. L’heure n’est plus aux promesses
ni aux effets d’annonce. L’heure est à l’action juste, à la refondation crédible, à la démocratie
réelle.
Le Bloc Libéral restera fermement engagé auprès du peuple de Guinée pour défendre la vérité
des urnes, l’égalité des droits, la justice électorale et la souveraineté populaire. Aucun
compromis ne sera fait sur l’essentiel : la Guinée mérite mieux qu’un simulacre de démocratie.
Elle mérite un processus électoral digne, respecté, et respectueux du peuple souverain.
Vive la République !
Vive la démocratie !
Vive la Guinée libre, juste et réconciliée avec elle-même !

Conakry, le 15 juin 2025

Le Bloc Libéral (BL

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