Dégradation des routes – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 18 Sep 2026 19:07:22 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Dégradation des routes – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Tayaki : dans l’obscurité et le manque d’eau potable, les femmes interpellent l’État https://planete7.info/tayaki-dans-lobscurite-et-le-manque-deau-potable-les-femmes-interpellent-letat/ Fri, 18 Sep 2026 19:04:30 +0000 https://planete7.info/?p=64195 À Tayaki, dans la commune de Ratoma, les habitants vivent au rythme des difficultés quotidiennes. Route dégradée, absence d’électricité, pénurie d’eau potable et insuffisance d’infrastructures scolaires et sanitaires : les femmes de cette localité côtière appellent les autorités à améliorer leurs conditions de vie. Derrière les images de la plage de Tayaki, ses paysages qui […]]]>

À Tayaki, dans la commune de Ratoma, les habitants vivent au rythme des difficultés quotidiennes. Route dégradée, absence d’électricité, pénurie d’eau potable et insuffisance d’infrastructures scolaires et sanitaires : les femmes de cette localité côtière appellent les autorités à améliorer leurs conditions de vie.

Derrière les images de la plage de Tayaki, ses paysages qui séduisent les visiteurs et les publications qui vantent ses atouts naturels, se dessine une autre réalité. Celle d’une population confrontée à des difficultés qui s’aggravent particulièrement pendant la saison des pluies.

À Tayaki, l’état de la route, l’absence d’électricité et les difficultés d’accès aux services essentiels compliquent le quotidien des familles. Pour les femmes, qui vivent directement ces contraintes, l’amélioration des conditions de vie devient une urgence.

Pour rejoindre Tayaki depuis Kobayah, les habitants doivent emprunter une route fortement dégradée. En cette saison pluvieuse, le déplacement devient une véritable épreuve, affectant aussi bien les activités commerciales que l’approvisionnement des familles.

« Pour se déplacer ici, c’est un véritable casse-tête pour nous actuellement. Avec les motos-taxis, pour aller vers la ville de Kobayah, si tu ne payes pas minimum 50 000 GNF, tu ne peux pas te rendre à Kobayah », explique Mariam Bangoura, habitante de Tayaki.

Un coût qui pèse lourdement sur les ménages, notamment lorsqu’il s’agit de se procurer de la nourriture.

« Pourtant, quand la nourriture finit, il te faut aller faire des achats obligatoirement parce que tu as des enfants que tu dois nourrir », ajoute-t-elle.

Pour cette habitante, l’état de la route rend également les déplacements à pied particulièrement pénibles.

« On a un problème de route. Si tu dis que tu vas marcher à pied jusqu’à Tayaki, tu peux faire deux heures de route », affirme-t-elle.

Au-delà des difficultés de transport, les femmes dénoncent un isolement qui affecte l’accès aux services essentiels, notamment aux soins de santé.

À la tombée de la nuit, Tayaki plonge dans l’obscurité. L’absence d’électricité contraint les habitants à vivre sans éclairage public ni alimentation électrique dans les concessions.

« On n’a pas de courant électrique. Nous vivons ici dans le noir », déplore Mariam Bangoura.

Une situation qui contraste avec l’image de la localité, de plus en plus mise en avant sur les réseaux sociaux pour ses paysages et ses plages.

« Aujourd’hui, Tayaki est vraiment renommée partout. Tu entends un peu partout sur les réseaux sociaux, on parle de Tayaki dans toute sa splendeur parce que les gens qui viennent visiter ici prennent des photos sur les bons endroits. Quand tu vois ça, tu trouves très beau et admirable, en oubliant les véritables problèmes d’ici », souligne-t-elle.

Pour les habitantes, la beauté du paysage ne doit pas faire oublier les conditions dans lesquelles vivent les populations.

L’accès à l’eau potable figure parmi les principales préoccupations des familles. Selon Mariam Bangoura, un ravitailleur assurait auparavant l’approvisionnement de la localité, mais cette desserte aurait cessé en raison de la dégradation de la route.

« Avant, on avait quelqu’un qui nous ravitaillait ici en eau potable, mais de nos jours il ne vient plus parce qu’il n’y a pas de route. Nous sommes parfois obligés de consommer l’eau de pluie », témoigne-t-elle.

Une situation qui expose les ménages à des conditions de vie précaires, alors que l’accès à une eau potable demeure un besoin essentiel pour les populations.

À Tayaki, les difficultés ne concernent pas uniquement les adultes. L’éducation des enfants constitue également une source d’inquiétude pour les familles.

La localité dispose d’une école, mais celle-ci ne permettrait pas aux élèves de poursuivre leur scolarité au-delà de la sixième année, selon les habitantes.

« Nos enfants étudient ici dans des conditions très difficiles. La seule école qui nous a été offerte se limite à la 6ème année. Donc, si tu veux que ton enfant poursuive ses études, il faut vraiment être courageux et être prêt à financer pour lui », explique Mariam Bangoura.

Pour les familles disposant de faibles revenus, cette situation représente une difficulté supplémentaire. La poursuite des études nécessite alors des moyens financiers pour permettre aux enfants de continuer leur scolarité ailleurs.

Responsable des femmes de Tayaki, Yakha Bangoura estime que l’état de la route résume à lui seul les difficultés auxquelles sont confrontés les habitants.

« Toi-même, tu as vu la route sur laquelle tu es passé pour venir ici chez nous. On ne peut même plus te la décrire parce que toi-même tu as vu la réalité et tu en as été victime », affirme-t-elle.

Pour elle, l’isolement de la localité complique également la prise en charge des personnes malades.

« Si quelqu’un tombe ici malade, ça devient compliqué pour nous. Rien n’est réglé ici avec nous. Du jour au lendemain, c’est de la désolation totale », déplore la responsable des femmes.

Face à ces difficultés, les femmes de Tayaki lancent un appel aux pouvoirs publics. Elles demandent des interventions pour améliorer la route, faciliter l’accès à l’eau potable et à l’électricité, renforcer les infrastructures scolaires et sanitaires, mais aussi mettre fin à l’isolement de la localité.

« On demande vraiment à l’État de nous aider ici, sinon on est complètement détaché de la capitale », conclut Yakha Bangoura.

À Tayaki, les paysages continuent d’attirer les visiteurs. Mais pour les populations qui y vivent, l’urgence se trouve ailleurs : disposer d’une route praticable, d’eau potable, d’électricité et de services essentiels. Des attentes qui placent les autorités face à un défi majeur : faire en sorte que le développement de cette localité côtière profite aussi à ses habitants.

Antoine Neima pour Planete7.info

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Route Labé-Mamou : l’axe de tous les dangers qui épuise chauffeurs et voyageurs https://planete7.info/route-labe-mamou-laxe-de-tous-les-dangers-qui-epuise-chauffeurs-et-voyageurs/ Mon, 11 May 2026 19:07:06 +0000 https://planete7.info/?p=55296 Dégradée depuis plusieurs années, la route reliant Labé à Mamou plonge quotidiennement usagers, chauffeurs et commerçants dans un véritable calvaire. Entre nids-de-poule béants, poussière étouffante et bourbiers en saison des pluies, ce tronçon stratégique de la Moyenne-Guinée cristallise la colère des populations, qui réclament une intervention urgente des autorités. Sur plusieurs portions, la chaussée est […]]]>

Dégradée depuis plusieurs années, la route reliant Labé à Mamou plonge quotidiennement usagers, chauffeurs et commerçants dans un véritable calvaire. Entre nids-de-poule béants, poussière étouffante et bourbiers en saison des pluies, ce tronçon stratégique de la Moyenne-Guinée cristallise la colère des populations, qui réclament une intervention urgente des autorités.

Sur plusieurs portions, la chaussée est fortement dégradée. Les conducteurs slaloment entre d’immenses nids-de-poule, réduisant considérablement leur vitesse afin d’éviter des dégâts supplémentaires sur leurs véhicules. Un trajet autrefois relativement fluide se transforme désormais en une longue épreuve marquée par les retards, les pannes mécaniques et les risques d’accidents.

À la gare routière de Labé, les chauffeurs ne cachent plus leur lassitude. Beaucoup dénoncent des dépenses de réparation devenues insoutenables.

« Cette route détruit nos véhicules. Les pneus, les amortisseurs et même les moteurs ne résistent plus. On travaille presque uniquement pour payer la mécanique », confie un chauffeur de taxi visiblement découragé.

Pour les transporteurs, cette situation impacte directement leurs revenus. Certains affirment multiplier les passages au garage, tandis que d’autres redoutent de voir leurs véhicules immobilisés faute de moyens pour assurer les réparations.

Les passagers, eux aussi, subissent les conséquences de cette dégradation avancée. Entre les secousses incessantes, la poussière suffocante pendant la saison sèche et les bourbiers glissants durant l’hivernage, les conditions de voyage deviennent particulièrement pénibles. Plusieurs voyageurs reconnaissent limiter leurs déplacements sur cet axe à cause de l’état préoccupant de la route.

Au-delà des difficultés de transport, c’est toute l’activité économique locale qui en ressent les effets. Les commerçants dénoncent des retards fréquents dans l’acheminement des marchandises, entraînant parfois des pertes financières et une hausse des prix sur certains marchés de la région.

Pour de nombreux habitants, la réhabilitation de la route Labé-Mamou n’est plus une simple promesse attendue, mais une nécessité urgente. Les usagers appellent les autorités à engager des travaux sérieux et durables afin de sécuriser les déplacements, réduire les accidents et redonner un souffle à l’économie locale.

En attendant une éventuelle intervention, chauffeurs et voyageurs continuent de subir, jour après jour, les conséquences d’une route devenue le symbole des difficultés de mobilité en Moyenne-Guinée.

 

Antoine Neima pour Planete7.info

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RN Kindia–Sangaréah (Pita) : un pont en péril et une route dégradée mettent en danger les usagers https://planete7.info/rn-kindia-sangareah-pita-un-pont-en-peril-et-une-route-degradee-mettent-en-danger-les-usagers/ Fri, 17 Apr 2026 15:01:56 +0000 https://planete7.info/?p=53975 Sur l’axe routier national reliant Kindia à Sangaréah, dans la préfecture de Pita, en passant par Gomba, la dégradation avancée des infrastructures suscite une vive inquiétude. Entre un pont gravement détérioré et une chaussée en mauvais état, les populations locales redoutent un drame imminent. Au cœur des préoccupations : le pont principal, un ouvrage stratégique […]]]>

Sur l’axe routier national reliant Kindia à Sangaréah, dans la préfecture de Pita, en passant par Gomba, la dégradation avancée des infrastructures suscite une vive inquiétude. Entre un pont gravement détérioré et une chaussée en mauvais état, les populations locales redoutent un drame imminent.

Au cœur des préoccupations : le pont principal, un ouvrage stratégique emprunté quotidiennement par des voyageurs et transporteurs reliant plusieurs localités de l’intérieur du pays, jusqu’à la frontière sénégalaise. Aujourd’hui, son état de vétusté avancée fait peser une menace réelle sur la sécurité des usagers.

Président du district de Gomba Waliah, Abdoulaye Sylla tire la sonnette d’alarme. « La situation est très préoccupante. Cette route est d’intérêt national, mais elle risque d’être coupée si rien n’est fait. Le pont est extrêmement dégradé et pourrait céder à tout moment », prévient-il.

Selon lui, les signes de fragilité sont visibles à l’œil nu. Fissures multiples, instabilité de la structure et vibrations à chaque passage de véhicule alimentent la peur des riverains. « À chaque fois qu’un véhicule traverse, nous craignons le pire », confie-t-il.

À cette situation critique s’ajoute un chantier inachevé. Il y a plus de trois ans, une entreprise avait entamé la construction d’un nouveau pont en remplacement de l’ancien. Mais les travaux ont été abandonnés, laissant sur place des structures métalliques exposées aux intempéries. « Les fers sont à nu. En cas de chute, les conséquences pourraient être dramatiques pour les usagers », déplore le responsable local.

Parallèlement, l’état de la chaussée aggrave les risques. Des amas de terre laissés sur la route, vestiges du chantier abandonné, sont devenus des obstacles dangereux. Plusieurs accidents y ont déjà été enregistrés, parfois avec de lourdes conséquences.

« Nous avons connu des cas graves. Récemment, un usager a chuté après avoir heurté un tas de terre, se fracturant le cou. D’autres ont subi des blessures sérieuses, notamment des fractures », rapporte Abdoulaye Sylla.

Plus inquiétant encore, certains accidents se soldent par des sorties de route spectaculaires. Des véhicules quittent régulièrement la chaussée, dévalent les pentes environnantes et finissent leur course dans le cours d’eau situé à proximité du pont.

Face à l’urgence de la situation, les populations riveraines appellent à une intervention rapide des autorités. Elles réclament la réhabilitation de la route et la sécurisation immédiate du pont afin d’éviter une catastrophe.

Dans un appel direct, Abdoulaye Sylla interpelle les plus hautes autorités du pays, notamment le président Mamadi Doumbouya : « Nous demandons une action urgente de l’État. Nos vies sont en danger tant que ce pont reste en l’état. Nous espérons une réponse rapide pour soulager les populations. »

Sur cet axe vital pour la mobilité et les échanges économiques, l’inaction pourrait avoir des conséquences dramatiques. L’heure est désormais à une prise de décision rapide pour prévenir l’irréparable.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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Route Mamou–Faranah : une infrastructure stratégique en détresse, les usagers à bout https://planete7.info/route-mamou-faranah-une-infrastructure-strategique-en-detresse-les-usagers-a-bout/ Sat, 10 Jan 2026 13:43:53 +0000 https://planete7.info/?p=50367 Axe vital du centre de la Guinée, la route Mamou–Faranah, empruntée quotidiennement par des centaines de véhicules, se dégrade à un rythme alarmant. Sur de longs tronçons, la chaussée est sévèrement endommagée, criblée de nids-de-poule profonds qui transforment chaque déplacement en un véritable parcours du combattant. Pour les transporteurs, la situation est devenue intenable. « […]]]>

Axe vital du centre de la Guinée, la route Mamou–Faranah, empruntée quotidiennement par des centaines de véhicules, se dégrade à un rythme alarmant. Sur de longs tronçons, la chaussée est sévèrement endommagée, criblée de nids-de-poule profonds qui transforment chaque déplacement en un véritable parcours du combattant.

Pour les transporteurs, la situation est devenue intenable. « Parcourir aujourd’hui la route Mamou–Faranah, c’est exposer son véhicule à des pannes répétées et mettre sa sécurité en jeu », confie Ibrahima, chauffeur de transport en commun. Les ralentissements incessants, les crevaisons et les avaries mécaniques sont désormais fréquents, un calvaire qui s’aggrave davantage en période de pluies.

Les acteurs du commerce local subissent également de plein fouet les conséquences de cette dégradation. « Les frais de transport ont fortement augmenté et nos produits arrivent souvent endommagés », regrette Mariama, commerçante de produits agricoles à Faranah. Cette situation affecte non seulement les revenus des vendeurs, mais entraîne aussi une hausse des prix sur les marchés, pénalisant les consommateurs.

Au-delà des désagréments quotidiens, l’état de la route Mamou–Faranah pose un réel problème de développement économique et de mobilité régionale. Les populations riveraines et les usagers lancent un appel pressant aux autorités compétentes pour une réhabilitation urgente, durable et à la hauteur de l’importance stratégique de cet axe, indispensable aux échanges entre Mamou, Faranah et les autres régions du pays.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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Tronçon Kagbelen–Tobolon : une courte distance, un calvaire quotidien https://planete7.info/troncon-kagbelen-tobolon-une-courte-distance-un-calvaire-quotidien/ Tue, 22 Jul 2025 23:14:24 +0000 https://planete7.info/?p=44045 Le quartier Tobolon, situé dans la commune urbaine de Kagbelen, au nord de Conakry, vit au rythme des secousses et des éclaboussures. Relié au rond-point central par une unique voie de circulation, ce secteur périphérique fait face à une dégradation avancée de son principal axe routier. Une situation qui plonge les habitants dans une souffrance […]]]>

Le quartier Tobolon, situé dans la commune urbaine de Kagbelen, au nord de Conakry, vit au rythme des secousses et des éclaboussures. Relié au rond-point central par une unique voie de circulation, ce secteur périphérique fait face à une dégradation avancée de son principal axe routier. Une situation qui plonge les habitants dans une souffrance quotidienne.

Entre nids-de-poule béants, flaques d’eau stagnantes et chaussée effritée, le tronçon offre un visage peu reluisant malgré sa fréquentation élevée. Les usagers, exaspérés, interpellent les autorités sur l’urgence d’une réhabilitation.

« Cette route, on l’emprunte chaque jour, matin et soir. Elle est dans un état lamentable, surtout vers le petit pont où les accidents sont récurrents », témoigne Mamoudou Diallo, conducteur de taxi. Visiblement éprouvé, il poursuit : « Hier encore, deux de mes amis sont tombés à cet endroit. Il ne reste que les graviers. Ma moto tombe en panne presque tous les jours à cause de l’état de la chaussée. Nous souffrons énormément. »

Même son de cloche chez Mamadou Bailo, taxi-motard de son état : « La route est totalement impraticable. Le garage est devenu notre quotidien. Une simple crevaison peut coûter jusqu’à 400 000 GNF, alors qu’on peine à gagner cette somme en une semaine. Quand on augmente le prix des courses, les passagers préfèrent marcher. Ce petit pont est un vrai danger. Si l’État ne réagit pas, on risque de perdre encore des vies. »

Pour Mme Sako, mère de famille récemment installée dans le quartier, la situation est tout aussi alarmante : « Je vis ici depuis peu, mais je suis choquée par l’état de la route. Elle est complètement dégradée, jonchée de nids-de-poule et d’eaux stagnantes. Nous lançons un appel aux autorités pour qu’elles viennent à notre secours. »

En attendant une intervention concrète des pouvoirs publics, les habitants de Tobolon continuent de braver chaque jour un parcours semé d’embûches, exposés à des risques d’accidents et à de lourdes charges d’entretien.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Labé–Koubia : une route de 65 km devenue un calvaire quotidien pour les usagers https://planete7.info/labe-koubia-une-route-de-65-km-devenue-un-calvaire-quotidien-pour-les-usagers/ Mon, 07 Jul 2025 20:55:42 +0000 https://planete7.info/?p=43499 La route nationale reliant Labé à Koubia, longue de seulement 65 kilomètres, est aujourd’hui synonyme de souffrance pour ses usagers. En cette saison pluvieuse, ce tronçon, censé faciliter la mobilité entre les deux préfectures, est devenu une véritable épreuve pour les chauffeurs et les passagers. Les pluies diluviennes, combinées à l’état de dégradation avancée de […]]]>

La route nationale reliant Labé à Koubia, longue de seulement 65 kilomètres, est aujourd’hui synonyme de souffrance pour ses usagers. En cette saison pluvieuse, ce tronçon, censé faciliter la mobilité entre les deux préfectures, est devenu une véritable épreuve pour les chauffeurs et les passagers.

Les pluies diluviennes, combinées à l’état de dégradation avancée de la chaussée, transforment chaque trajet en une aventure incertaine. Alpha Oumar Diallo, chauffeur de profession qui emprunte régulièrement cette route, témoigne avec amertume de la réalité du terrain : « Vraiment, nous souffrons ici, surtout pendant la saison des pluies. La distance est de 65 km, mais on peut faire entre 8 et 10 heures de trajet. Et si tu tombes en panne, tu peux passer toute la journée sur place. À chaque retour, c’est direction le garage. »

Pour lui comme pour beaucoup d’autres, l’espoir d’un changement s’amenuise au fil des années. « Nous demandons de l’aide au gouvernement, mais honnêtement, nous n’attendons plus rien d’eux. Ils connaissent bien notre souffrance », conclut-il, résigné.

Ce tronçon stratégique, qui devrait être un levier de développement et de désenclavement pour Koubia, est devenu un facteur de ralentissement économique et social. En l’absence d’un programme concret de réhabilitation, les usagers craignent que cette route continue de détériorer non seulement les véhicules, mais aussi leur quotidien.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

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