Débat public – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 19 Jan 2026 19:13:16 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Débat public – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Investiture de Mamadi Doumbouya : faut-il tourner la page du gouvernement de transition ? https://planete7.info/investiture-de-mamadi-doumbouya-faut-il-tourner-la-page-du-gouvernement-de-transition/ Mon, 19 Jan 2026 19:11:32 +0000 https://planete7.info/?p=50605 Depuis l’investiture du général Mamadi Doumbouya en tant que président de la République de Guinée, une interrogation centrale anime le débat public : le gouvernement issu de la transition doit-il démissionner pour laisser place à une nouvelle équipe conforme au nouveau mandat constitutionnel ? Dans l’opinion publique, au sein des organisations citoyennes et sur les […]]]>

Depuis l’investiture du général Mamadi Doumbouya en tant que président de la République de Guinée, une interrogation centrale anime le débat public : le gouvernement issu de la transition doit-il démissionner pour laisser place à une nouvelle équipe conforme au nouveau mandat constitutionnel ?

Dans l’opinion publique, au sein des organisations citoyennes et sur les plateformes numériques, les positions divergent. Mais un consensus se dégage : l’investiture marque un tournant politique majeur qui impose des choix forts, à la fois symboliques et structurels, pour ouvrir une nouvelle séquence de gouvernance.

Deux figures de la société civile, Amadou Barry, président de l’Union Citoyenne pour l’Émergence de la Guinée (UCEG), et Ibrahim Aminata Diallo, président de la Coalition Nationale des Associations pour la Paix et le Développement (CONAPED), livrent des analyses contrastées sur la nécessité d’une démission du gouvernement, tout en partageant des attentes élevées quant à l’avenir du septennat qui s’ouvre.

Pour Amadou Barry, la question doit être abordée avec rigueur juridique. Selon lui, la nouvelle Constitution ne prévoit aucune disposition imposant la démission automatique du gouvernement après l’investiture du président de la République.

Cependant, il estime que l’enjeu dépasse le cadre strictement légal. Le gouvernement actuel, conçu dans un contexte de transition, aurait, selon lui, accompli l’essentiel de sa mission.

« Le gouvernement en place est un gouvernement de transition. Il est désormais nécessaire de mettre en place une équipe qui reflète la volonté populaire et soit en capacité de conduire les grandes réformes du nouveau mandat », soutient-il.

Dans cette perspective, la démission du gouvernement ne relèverait pas d’une contrainte juridique, mais d’une exigence politique et morale visant à aligner l’action gouvernementale sur la légitimité issue du nouveau septennat.

À l’opposé, Ibrahim Aminata Diallo considère que la démission du gouvernement s’impose naturellement après l’investiture du président. Pour lui, il s’agit d’une pratique institutionnelle ancrée dans la tradition républicaine.

« À mon sens, le gouvernement doit démissionner. C’est une routine institutionnelle, même si l’équipe sortante continue d’assurer les affaires courantes », affirme-t-il.

Au-delà de l’aspect protocolaire, le président de la CONAPED voit dans cette démission une occasion stratégique de rompre avec les schémas de gouvernance antérieurs. Il appelle à la formation d’un gouvernement strictement technocratique, recentré sur l’action publique et le développement, loin des logiques de partage politique ou de consensus partisan.

Malgré leurs divergences, les deux acteurs de la société civile convergent sur une exigence fondamentale : la nécessité d’un gouvernement compétent, efficace et résolument tourné vers les priorités nationales.

Ibrahim Aminata Diallo plaide pour un exécutif resserré, d’environ trente membres, afin de réduire le train de vie de l’État et de réorienter les ressources publiques vers les secteurs stratégiques, notamment l’éducation, la santé, les infrastructures et le pouvoir d’achat des ménages.

De son côté, Amadou Barry insiste sur la dimension sociale et inclusive de la gouvernance à venir. Il appelle à la mise en place d’un gouvernement national et technocrate, fondé sur le mérite et la compétence, et non sur des logiques de récompense politique.

Au-delà du débat sur la démission du gouvernement, les attentes à l’égard du septennat du président Mamadi Doumbouya apparaissent multiples et structurantes.

Amadou Barry met en avant plusieurs priorités majeures :

  • une réconciliation nationale sincère,
  • une justice indépendante et équitable,
  • la libération des acteurs politiques et de la société civile détenus,
  • le retour des exilés politiques,
  • la fin des discours de division,
  • l’ouverture d’un dialogue inclusif pour refonder la nation guinéenne.

Ibrahim Aminata Diallo insiste, quant à lui, sur une justice apaisée, garante de la stabilité et du développement durable. Il appelle également à l’organisation rapide des élections législatives et à la mise en place des institutions constitutionnelles, notamment le Sénat, afin de parachever le retour à l’ordre constitutionnel.

Si les positions divergent sur la nécessité immédiate de la démission du gouvernement, la société civile partage une même exigence : le septennat de Mamadi Doumbouya doit incarner une rupture effective avec les pratiques du passé.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Grâce présidentielle pour Dadis Camara : entre espoir et colère à Conakry https://planete7.info/grace-presidentielle-pour-dadis-camara-entre-espoir-et-colere-a-conakry/ Sat, 29 Mar 2025 16:01:16 +0000 https://planete7.info/?p=39871 À peine quelques mois après sa condamnation, l’ancien chef de la junte de 2009, le capitaine Moussa Dadis Camara, retrouve la liberté. Un décret du président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, a annoncé sa grâce, une décision qui suscite des réactions contrastées au sein de la population de Conakry. Si certains y voient […]]]>

À peine quelques mois après sa condamnation, l’ancien chef de la junte de 2009, le capitaine Moussa Dadis Camara, retrouve la liberté. Un décret du président de la transition, le général Mamadi Doumbouya, a annoncé sa grâce, une décision qui suscite des réactions contrastées au sein de la population de Conakry.

Si certains y voient un geste en faveur de la réconciliation nationale, d’autres dénoncent une atteinte à la crédibilité de la justice. Notre rédaction est allée à la rencontre de citoyens pour recueillir leurs avis.

Dans la commune de Ratoma, à Cosa, Mamo Haba exprime son enthousiasme : « Nous sommes profondément heureux d’apprendre cette nouvelle. Toute la région forestière est en liesse à l’idée de voir son fils sortir de prison. Nous remercions le président Mamadi Doumbouya pour cet acte que nous jugeons salutaire. Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons privilégier la réconciliation et la paix. La libération du capitaine Dadis s’inscrit dans cette dynamique, et c’est la Guinée qui en sort gagnante. »

Même sentiment du côté de Mohamed Lamine Soumah, qui ne cache pas son enthousiasme : « C’est une immense joie pour nous. Nous attendions ce jour avec impatience, et aujourd’hui, notre souhait est enfin exaucé. Nous félicitons le général Mamadi Doumbouya pour cette décision. Personnellement, j’aimerais voir le capitaine Dadis Camara revenir sur la scène politique et, pourquoi pas, briguer à nouveau la présidence. »

Mais cette décision ne fait pas l’unanimité. Pour Ibrahim Sory Camara, c’est une véritable désillusion : « C’est une insulte aux citoyens guinéens. Le procès a pris fin il y a à peine quelques mois, et déjà, les auteurs des crimes sont libérés. Comment peut-on croire en la force de la justice dans notre pays dans de telles conditions ? Il y a quelques jours, on évoquait l’indemnisation des victimes, et aujourd’hui, un décret accorde la grâce présidentielle à ceux qui ont été reconnus coupables. C’est un véritable affront. Je suis profondément déçu. »

La grâce accordée au capitaine Moussa Dadis Camara soulève donc des avis divergents. Entre ceux qui y voient un pas vers l’apaisement national et ceux qui dénoncent une entrave à la justice, le débat est loin d’être clos. Reste à voir quelles seront les répercussions politiques et sociales de cette mesure sur l’opinion publique et sur le processus de réconciliation nationale.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Clôture du Forum du Dialogue Citoyen : Les temps forts des déclarations de Koureïssy Condé https://planete7.info/cloture-du-forum-du-dialogue-citoyen-les-temps-forts-des-declarations-de-gouressy-conde/ Fri, 28 Feb 2025 15:24:57 +0000 https://planete7.info/?p=38798 Après trois jours d’intenses échanges, le Forum du Dialogue Citoyen a refermé ses portes ce jeudi dans un hôtel réceptif. Porté par le président du parti ARENA, Dr Koureïssy Condé, cet événement a réuni un large panel d’acteurs autour d’une ambition commune : renforcer le dialogue entre les Guinéens, au-delà des divergences. Face à la […]]]>

Après trois jours d’intenses échanges, le Forum du Dialogue Citoyen a refermé ses portes ce jeudi dans un hôtel réceptif. Porté par le président du parti ARENA, Dr Koureïssy Condé, cet événement a réuni un large panel d’acteurs autour d’une ambition commune : renforcer le dialogue entre les Guinéens, au-delà des divergences.

Face à la presse, Dr Koureïssy Condé a d’emblée exprimé sa satisfaction quant à la mobilisation et aux échanges qui ont rythmé ces trois journées : « Nous avons réussi à rassembler près de 300 citoyens aux profils variés, tous investis d’un rôle dans la société. Plus de 500 lettres ont été distribuées afin d’encourager une véritable dynamique de dialogue. Ce forum a prouvé une chose essentielle : les Guinéens savent dépasser leurs différences pour échanger, réfléchir ensemble et bâtir des ponts. Cet état d’esprit doit être porté par tous – acteurs politiques, société civile et autorités », a-t-il affirmé avec conviction.

L’initiateur du projet a également tenu à saluer la diversité et l’implication des participants. Il a mis en avant la présence de représentants de toutes les grandes formations politiques et coalitions, soulignant ainsi l’adhésion du paysage politique à cette initiative : « Je remercie tous les partis qui nous ont accordé leur confiance. Nous avons eu la chance d’accueillir des représentants de toutes les principales formations politiques ainsi que des grandes coalitions du pays », a-t-il indiqué.

Au-delà des sphères politiques, Dr Koureïssy a insisté sur l’engagement des différents corps sociaux : « Les organisations de la société civile, les syndicats, les universitaires, les organisations de jeunesse et de femmes, les autorités coutumières, ainsi que les communicateurs traditionnels étaient également au rendez-vous. Cette diversité d’acteurs prouve que le dialogue citoyen est l’affaire de tous », a-t-il souligné avec enthousiasme.

Avant de clôturer son intervention, Dr Koureïssy Condé a livré un message empreint d’optimisme et de responsabilité collective : « Au-delà de la satisfaction du moment, il y a un espoir plus grand : celui de voir cette dynamique se pérenniser. La Guinée ne se limite pas à ses citoyens d’aujourd’hui, son avenir dépend de notre engagement à bâtir un cadre inclusif et harmonieux pour les générations futures », a-t-il conclu.

Avec cette première édition du Forum du Dialogue Citoyen, l’initiative de Dr Gouressy Condé pose les jalons d’une nouvelle approche participative et constructive. Reste à savoir si cet élan pourra être maintenu et transformé en un véritable levier d’unité nationale.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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