croissance économique – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 12 Aug 2026 16:34:01 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg croissance économique – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Accord Guinée-FMI : quelles retombées pour les populations guinéennes ? Mariama Ciré Sylla apporte des éclaircissements https://planete7.info/accord-guinee-fmi-quelles-retombees-pour-les-populations-guineennes-mariama-cire-sylla-apporte-des-eclaircissements/ Wed, 12 Aug 2026 16:34:01 +0000 https://planete7.info/?p=61496 Au lendemain de la conclusion d’un accord au niveau des services avec le Fonds monétaire international (FMI), la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a détaillé les retombées attendues du nouveau programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). Éducation, santé, infrastructures, emploi, protection sociale et […]]]>

Au lendemain de la conclusion d’un accord au niveau des services avec le Fonds monétaire international (FMI), la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, a détaillé les retombées attendues du nouveau programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). Éducation, santé, infrastructures, emploi, protection sociale et attractivité économique figurent parmi les principaux enjeux mis en avant par le gouvernement.

Quel sera l’impact réel du nouvel accord conclu entre la Guinée et le Fonds monétaire international sur le quotidien des populations ? C’est l’une des principales questions soulevées lors du point de presse organisé ce mardi 11 août au ministère de l’Économie, des Finances et du Budget.

Face aux journalistes, la ministre Mariama Ciré Sylla a défendu un programme dont les effets, selon elle, devraient progressivement se traduire par davantage de ressources pour financer les priorités nationales, soutenir les populations vulnérables et stimuler l’investissement.

Pour la ministre, l’un des premiers effets attendus du programme concerne la mobilisation des recettes intérieures.

Une meilleure collecte des ressources publiques devrait, selon elle, donner davantage de marges à l’État pour financer les secteurs essentiels.

« L’impact est fort pour les populations. 

Donc d’abord, quand on va mobiliser plus de recettes intérieures, c’est plus de financement, plus de budget pour financer nos écoles, financer nos routes, financer nos centres de santé », a-t-elle expliqué.

L’enjeu est donc de transformer l’amélioration de la mobilisation des recettes en investissements concrets dans les services publics et les infrastructures indispensables au développement du pays.

Au-delà des ressources mobilisées par l’État, Mariama Ciré Sylla mise sur le renforcement de la crédibilité économique de la Guinée auprès des partenaires et des investisseurs.

Selon elle, la mise en œuvre d’un programme avec le FMI devrait contribuer à renforcer la confiance dans l’économie guinéenne et à réduire la perception du risque.

« Quand on va avoir une stabilité macroéconomique, attirer des investissements, parce que ce qu’un programme avec le FMI donne, c’est pour ça que je disais, au-delà du financement, c’est la crédibilité qui est renforcée, c’est la confiance des partenaires techniques et financiers qui est renforcée et des investisseurs », a-t-elle souligné.

Cette confiance accrue pourrait permettre à la Guinée de mobiliser des financements à des conditions plus favorables et d’attirer davantage de capitaux privés.

« Vu que le risque est réduit, ça va être des taux d’intérêt réduits également, il y aura plus d’investisseurs privés qui se sentiront en sécurité de venir investir en Guinée », a assuré la ministre.

Pour le gouvernement, l’afflux de nouveaux investissements ne devrait pas seulement se traduire par des projets d’infrastructures. Il devrait également contribuer à la création d’emplois, un enjeu majeur pour la population, particulièrement pour les jeunes.

« Ces investissements, ces financements vont nous permettre non seulement de réaliser nos projets d’investissement, les infrastructures qu’il nous faut, mais aussi créeront des emplois pour nos populations », a indiqué Mariama Ciré Sylla.

L’ambition affichée est ainsi de faire de la stabilité macroéconomique un levier capable de soutenir à la fois la croissance, l’investissement et l’emploi.

Autre priorité mise en avant par la ministre : la protection des populations les plus vulnérables. Le programme devrait notamment permettre de renforcer les dépenses sociales dans plusieurs secteurs.

L’éducation, la santé, mais aussi certains services publics, notamment le transport, sont cités parmi les domaines devant bénéficier d’un accompagnement accru.

« Le programme aussi prévoit vraiment des accompagnements de renforcement des dépenses sociales, notamment le renforcement des dépenses liées à l’éducation, liées à la santé, liées aussi à des dépenses publiques telles que le transport, par exemple, pour faciliter et puis soutenir les populations vulnérables », a-t-elle précisé.

Le gouvernement entend également renforcer les mécanismes permettant d’identifier et d’accompagner les ménages les plus fragiles.

Dans cette perspective, le registre social devrait être renforcé afin d’améliorer l’identification des personnes vulnérables et de mieux cibler les programmes d’assistance.

La ministre a également annoncé un renforcement des dispositifs existants, notamment ceux mis en œuvre par l’Agence nationale d’inclusion économique et sociale (ANIES).

« Ils vont renforcer le registre social qu’on a, qui permet d’identifier les personnes vulnérables notamment, renforcer les programmes qu’on a, tels que ceux portés par l’ANIES, afin de s’assurer que les populations vulnérables guinéennes sont assistées et sont renforcées », a-t-elle déclaré.

Pour Mariama Ciré Sylla, l’accord avec le FMI doit enfin favoriser une meilleure discipline dans la gestion des finances publiques.

L’objectif affiché est de faire en sorte que les ressources disponibles soient orientées en priorité vers les secteurs jugés essentiels.

« Ça nous permet de pouvoir nous assurer que les dépenses sont faites avec rationalisation, que c’est les priorités qui seront les premières servies, notamment celles importantes pour les populations », a-t-elle insisté.

Le gouvernement présente ainsi le nouveau programme comme un cadre devant permettre de consolider les finances publiques tout en maintenant l’accent sur les investissements et les dépenses sociales.

Si les effets de l’accord ne devraient pas nécessairement être immédiats dans le quotidien des Guinéens, l’exécutif mise sur une chaîne de résultats : davantage de recettes, une meilleure gestion des ressources, une stabilité macroéconomique renforcée, plus de confiance des investisseurs, davantage d’investissements et, à terme, plus d’emplois et de croissance.

La ministre résume cette ambition en ces termes : « Ça nous permettra d’être dans un écosystème stable avec des recettes et des ressources qui sont plus gérées, une économie qui est stabilisée et donc plus d’emplois et plus de croissance pour tout le monde. »

Reste désormais à mesurer, au-delà des engagements annoncés, la capacité du gouvernement à traduire ce nouveau cadre économique en résultats tangibles pour les ménages, notamment en matière d’emploi, de services publics et de protection sociale.

Salif Camara pour Planete7.info 

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Guinée–FMI : un nouvel accord de 425 millions de dollars pour accompagner les réformes économiques https://planete7.info/guinee-fmi-un-nouvel-accord-de-425-millions-de-dollars-pour-accompagner-les-reformes-economiques/ Tue, 11 Aug 2026 10:57:12 +0000 https://planete7.info/?p=61341 La République de Guinée et le Fonds monétaire international (FMI) franchissent une nouvelle étape dans leur coopération économique. Conakry et les services du FMI sont parvenus, lundi 10 août 2026, à un accord au niveau des services en vue de la mise en place d’un nouveau programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie […]]]>

La République de Guinée et le Fonds monétaire international (FMI) franchissent une nouvelle étape dans leur coopération économique. Conakry et les services du FMI sont parvenus, lundi 10 août 2026, à un accord au niveau des services en vue de la mise en place d’un nouveau programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). D’une durée de 41 mois, ce nouvel accord pourrait permettre à la Guinée de mobiliser environ 425 millions de dollars pour soutenir ses réformes et ses priorités de développement.

L’annonce a été faite par le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, dirigé par Mariama Ciré Sylla. Dans son communiqué, le département ministériel précise que cet accord constitue une étape importante, même si sa mise en œuvre reste conditionnée à l’approbation de la Direction et du Conseil d’administration du FMI, attendue en septembre prochain.

« Le Gouvernement de la République de Guinée annonce la conclusion, avec les services du Fonds monétaire international (FMI), d’un accord au niveau des services en vue d’un nouveau Programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC), pour une durée de 41 mois », indique le communiqué.

Ce nouvel accord vient ainsi renforcer le cadre de coopération entre la Guinée et le FMI. Le financement envisagé s’élève à environ 425 millions de dollars, soit 145 % de la quote-part de la Guinée auprès de l’institution.

Mais pour les autorités guinéennes, l’enjeu ne se limite pas au financement. Le futur programme doit également accompagner la mise en œuvre d’un ensemble de réformes destinées à consolider les fondamentaux de l’économie nationale.

Le gouvernement estime notamment que le programme permettra de « renforcer la stabilité macroéconomique, la crédibilité des politiques publiques et la mobilisation de financements au service des priorités nationales ».

Les discussions entre les autorités guinéennes et le FMI ont débuté à Conakry du 16 au 29 juin 2026 avant de se poursuivre jusqu’au début du mois d’août, notamment dans le cadre des consultations au titre de l’Article IV.

Les échanges ont porté sur un programme de réformes présenté comme étant « aligné sur les ambitions de développement de la Guinée ».

Parmi les principales orientations retenues figurent la mobilisation des recettes publiques, l’amélioration de la gestion des finances publiques, le renforcement de la gouvernance ainsi que la consolidation de la stabilité macroéconomique.

La transparence dans la gestion des ressources naturelles constitue également l’un des axes annoncés. Le programme devrait par ailleurs accorder une place importante à la diversification de l’économie, au développement du secteur privé et à la création d’emplois.

Pour justifier les perspectives économiques du pays, le gouvernement met en avant une croissance de 7,1 % en 2025 et de 8,6 % en 2026, portée notamment par le développement du projet Simandou et les investissements qui lui sont associés.

L’ambition affichée par les autorités est désormais de transformer cette dynamique en retombées concrètes pour la population, à travers davantage d’emplois, le développement des infrastructures, la diversification de l’économie et l’amélioration durable des conditions de vie.

Dans cette perspective, le nouvel accord avec le FMI doit fournir un cadre d’accompagnement aux réformes engagées et contribuer à renforcer la confiance autour des perspectives économiques de la Guinée.

Si l’accord conclu entre la Guinée et les services du FMI marque une avancée importante, il ne constitue pas encore une validation définitive du programme. Le dossier doit désormais être examiné par la Direction puis par le Conseil d’administration du Fonds, dont la décision est attendue en septembre.

Pour les autorités guinéennes, cet accord constitue déjà « un signal fort de confiance dans les perspectives économiques de la Guinée et dans la détermination des autorités à poursuivre les réformes engagées ».

Avec ce nouveau programme de 41 mois et une enveloppe potentielle de 425 millions de dollars, Conakry et le FMI ouvrent ainsi une nouvelle séquence de leur coopération, autour d’un objectif central : accompagner les réformes économiques tout en transformant la croissance du pays en résultats durables pour la population.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Croissance économique, PIB et développement humain : ne confondons pas les indicateurs. https://planete7.info/croissance-economique-pib-et-developpement-humain-ne-confondons-pas-les-indicateurs/ Thu, 16 Jul 2026 21:23:32 +0000 https://planete7.info/?p=59366 Ces derniers jours, plusieurs publications présentent la Guinée comme la première puissance économique de la sous-région. Une affirmation qui mérite d’être analysée avec rigueur. Il est essentiel de distinguer trois notions économiques différentes : le taux de croissance économique,le Produit intérieur brut (PIB)et l’Indice de développement humain (IDH). Le taux de croissance mesure la vitesse […]]]>

Ces derniers jours, plusieurs publications présentent la Guinée comme la première puissance économique de la sous-région. Une affirmation qui mérite d’être analysée avec rigueur.

Il est essentiel de distinguer trois notions économiques différentes : le taux de croissance économique,le Produit intérieur brut (PIB)et l’Indice de développement humain (IDH).

Le taux de croissance mesure la vitesse à laquelle l’économie progresse d’une année à l’autre. Sur ce plan, la Guinée figure effectivement parmi les économies les plus dynamiques d’Afrique, avec une croissance attendue à deux chiffres portée principalement par le démarrage du gigantesque projet minier de Simandou. Cette performance est remarquable, mais elle ne signifie pas que le pays est devenu la première économie de la CEDEAO.

Le PIB quant à lui, mesure la richesse totale produite par un pays. Sur cet indicateur, la Guinée reste très loin derrière plusieurs économies de la sous-région. Le Nigeria demeure de loin la première économie de la CEDEAO avec un PIB supérieur à 250 milliards de dollars, suivi du Ghana (environ 90 milliards de dollars) et de la Côte d’Ivoire (près de 90 milliards de dollars).La Guinée, avec un PIB d’environ 25 milliards de dollars, reste encore derrière ces grandes économies régionales.

Enfin, le véritable indicateur qui traduit le bien-être des populations est l’Indice de développement humain (IDH). Celui-ci prend en compte l’espérance de vie, le niveau d’éducation et le revenu par habitant. Sur ce terrain, la Guinée demeure parmi les pays les moins bien classés, preuve que la richesse créée ne se traduit pas encore suffisamment par une amélioration des conditions de vie des citoyens.

L’exemple de la bauxite illustre parfaitement cette réalité. La Guinée est aujourd’hui le deuxième producteur mondial de bauxite et le premier exportateur mondial, avec des exportations dépassant 140 millions de tonnes par an, contre environ 100 millions de tonnes il y a quelques années grâce notamment à l’essor de la Société Minière de Boké (SMB). Les recettes d’exportation ont considérablement augmenté.

La question fondamentale reste cependant la même : qu’est-ce que cette formidable progression a concrètement changé dans le quotidien des Guinéens ?

Les difficultés d’accès à une éducation de qualité, à des soins de santé performants, à l’eau potable, à l’électricité, à des infrastructures modernes et à des emplois décents demeurent une réalité pour une grande partie de la population.

Une croissance économique, aussi forte soit-elle, n’a de sens que lorsqu’elle est inclusive. La finalité d’une politique économique n’est pas seulement d’accumuler des points de croissance ou d’augmenter les exportations, mais de transformer cette richesse en amélioration tangible du niveau de vie des populations.

Le véritable défi pour l’État guinéen est donc de convertir les revenus issus des ressources minières en investissements productifs dans les secteurs stratégiques : l’éducation, la santé, l’agriculture, l’industrialisation, les infrastructures, l’accès à l’eau et à l’électricité, ainsi que la création d’emplois.

L’histoire économique montre que les pays riches en ressources naturelles ne deviennent prospères que lorsqu’ils transforment leurs rentes minières en capital humain et en infrastructures durables.

La croissance pour la croissance n’est pas une fin en soi. Si elle ne se traduit pas par une amélioration concrète du quotidien des citoyens, elle profite principalement aux entreprises extractives et aux indicateurs macroéconomiques, sans produire les effets attendus sur le développement humain.

Le véritable succès économique ne se mesure donc pas uniquement par un taux de croissance exceptionnel ou par le volume des minerais exportés, mais par la capacité d’un État à faire en sorte que chaque citoyen ressente les bénéfices de cette richesse nationale dans sa vie quotidienne.

Bella BAH
Activiste très très indépendant

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Guinée : la Banque mondiale dévoile un nouveau cadre de partenariat 2027-2033 pour soutenir l’emploi et accélérer la transformation économique https://planete7.info/guinee-la-banque-mondiale-devoile-un-nouveau-cadre-de-partenariat-2027-2033-pour-soutenir-lemploi-et-accelerer-la-transformation-economique/ Sun, 28 Jun 2026 18:21:19 +0000 https://planete7.info/?p=57904 Le Groupe de la Banque mondiale a franchi une nouvelle étape dans son accompagnement de la Guinée avec l’approbation d’un nouveau Cadre de partenariat pays (CPF) couvrant la période 2027-2033. À travers cette nouvelle feuille de route, l’institution financière internationale entend soutenir les ambitions de développement du pays en mettant l’accent sur la création d’emplois, […]]]>

Le Groupe de la Banque mondiale a franchi une nouvelle étape dans son accompagnement de la Guinée avec l’approbation d’un nouveau Cadre de partenariat pays (CPF) couvrant la période 2027-2033. À travers cette nouvelle feuille de route, l’institution financière internationale entend soutenir les ambitions de développement du pays en mettant l’accent sur la création d’emplois, le renforcement des institutions, le développement du capital humain et la stimulation des investissements privés.

Ce nouveau partenariat repose sur quatre axes prioritaires destinés à accompagner la transformation économique de la Guinée. Il s’agit notamment de l’amélioration de la gouvernance économique, du renforcement des secteurs de l’éducation et de la santé, du développement des infrastructures essentielles, particulièrement dans les domaines de l’énergie et des transports ainsi que de la promotion d’un secteur privé plus dynamique, capable de générer davantage d’opportunités professionnelles.

Lors de la présentation de ce programme, les responsables de la Banque mondiale ont insisté sur le potentiel économique important dont dispose la Guinée. Selon eux, le défi majeur consiste désormais à convertir ces ressources et ces opportunités en résultats concrets pour la population.

« La Guinée est un pays au potentiel extraordinaire. Il est désormais temps de transformer ce potentiel en réalité », a souligné un responsable de l’institution, évoquant notamment le projet Simandou, présenté comme un levier stratégique pour le développement économique du pays. Après plusieurs années d’attente, ce mégaprojet minier a connu une relance qui ouvre la voie à la création d’un vaste corridor économique et à de nouvelles perspectives d’investissements.

La Banque mondiale estime toutefois que la croissance économique enregistrée ces dernières années doit davantage se traduire par des emplois durables. Selon l’institution, environ 1,5 million de nouveaux emplois devront être créés à l’horizon 2030 pour répondre aux besoins de la population active.

Dans cette perspective, la vision « Simandou 2040 » ambitionne d’utiliser les retombées économiques du secteur minier pour bâtir une économie plus diversifiée, reposant sur l’agriculture, l’industrie, la formation professionnelle et le développement des compétences.

Le nouveau Cadre de partenariat prévoit également la mise en œuvre de programmes destinés à renforcer directement les capacités des populations. Parmi les initiatives annoncées figure la plateforme AgriConnect, qui vise à améliorer les revenus de 75 000 agriculteurs en facilitant leur accès aux marchés. Le programme CIRA, pour sa part, placera la formation et le développement des compétences au centre de son action afin d’améliorer l’insertion professionnelle de près de deux millions de jeunes Guinéens.

À travers ce partenariat 2027-2033, la Banque mondiale réaffirme son engagement à accompagner la Guinée vers une économie plus résiliente, plus inclusive et davantage tournée vers la création d’emplois. Un nouveau chapitre qui mise sur la valorisation des ressources du pays et sur l’investissement dans son capital humain pour accélérer son développement.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Guinée–France : Luc Briard salue une économie en pleine ascension et une “marque Guinée” désormais incontournable https://planete7.info/guinee-france-luc-briard-salue-une-economie-en-pleine-ascension-et-une-marque-guinee-desormais-incontournable/ Sun, 12 Apr 2026 21:19:57 +0000 https://planete7.info/?p=53775 À l’occasion du Forum Guinée–France tenu à Conakry, l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, a salué les performances économiques du pays ainsi que son attractivité croissante auprès des investisseurs internationaux. Dès son intervention, le diplomate a exprimé son enthousiasme face à la dynamique du partenariat entre les deux pays : « Mais quelle fierté, […]]]>

À l’occasion du Forum Guinée–France tenu à Conakry, l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard, a salué les performances économiques du pays ainsi que son attractivité croissante auprès des investisseurs internationaux.

Dès son intervention, le diplomate a exprimé son enthousiasme face à la dynamique du partenariat entre les deux pays :

« Mais quelle fierté, M. le Premier ministre, d’être à vos côtés ce matin, de voir ici l’équipe France au service de notre partenariat Guinée-France et même Guinée-africain, tant ce forum rassemble la Sous-région et démontre à quel point votre vision triomphe », a-t-il déclaré.

Il a également salué les efforts ayant permis la réussite de l’organisation de ce forum économique :

« Je voudrais prendre un temps pour remercier les équipes de BPI France, et particulièrement Christophe Plastre et Seydou Orvilleur, qui ont porté ce magnifique forum. Mais aussi vos équipes, M. le ministre, qui n’ont pas chômé », a-t-il ajouté.

Pour l’ambassadeur, les performances actuelles du pays traduisent une évolution structurelle portée par les autorités guinéennes :

« Les résultats sont les vôtres, parce qu’aujourd’hui, si vous attirez autant d’investisseurs, c’est parce que la marque Guinée s’impose dans la sous-région, en Afrique et au-delà. Une nation au rendez-vous de son histoire », a-t-il affirmé.

Luc Briard a également mis en avant la solidité macroéconomique du pays, n’hésitant pas à comparer la situation à celle de certaines économies développées :

« Et moi, qui viens d’un pays développé mais avec une croissance faible, je peux vous dire que nous regardons avec envie vos taux de croissance, parce que les fondamentaux économiques qui sont les vôtres sont solides », a-t-il confié.

Enfin, il a souligné la reconnaissance internationale dont bénéficie désormais la Guinée, notamment à travers les agences de notation :

« Ces fondamentaux ont été reconnus par Standard & Poor’s, avec cette magnifique note souveraine qui vient d’être rehaussée », a conclu le diplomate.

 

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Croissance économique, démographie, budget et services publics : le vrai stress-test de la Guinée ? (Par Malado Kaba) https://planete7.info/croissance-economique-demographie-budget-et-services-publics-le-vrai-stress-test-de-la-guinee-par-malado-kaba/ Tue, 03 Mar 2026 18:19:31 +0000 https://planete7.info/?p=52075 “Le Prince ne doit pas craindre de n’avoir pas une population nombreuse, mais de ne pas avoir une juste répartition des biens”. Cette citation de Confucius résume à elle seule les enseignements et les enjeux du Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4), dont les résultats viennent d’être publiés. Dans un contexte où […]]]>

“Le Prince ne doit pas craindre de n’avoir pas une population nombreuse, mais de ne pas avoir une juste répartition des biens”. Cette citation de Confucius résume à elle seule les enseignements et les enjeux du Recensement Général de la Population et de l’Habitation (RGPH-4), dont les résultats viennent d’être publiés.

Dans un contexte où notre pays affiche une croissance économique en moyenne soutenue depuis 2015 et dans les 5 prochaines années, les résultats du RGPH-4 montrent que la pression sociale va elle aussi se poursuivre. Pression sur les écoles, les centres de santé, l’eau, les routes, l’emploi des jeunes et les budgets des collectivités. C’est la réalité d’un pays jeune et en transformation rapide. La photographie du RGPH-4 nous oblige à regarder cette réalité en face et surtout à agir.

Les résultats préliminaires indiquent que nous sommes un peu plus de 17 millions d’habitants en 2025, avec un taux de croissance naturel annuel d’environ 3 % sur la longue période 1996-2025. Ce chiffre, à lui seul, change l’échelle des politiques publiques. Il ne s’agit plus simplement de “faire mieux”. Il faut faire plus, plus vite, et de manière plus stratégique.

Le recensement montre également que le pays reste majoritairement rural (61,3 %), tout en s’urbanisant rapidement (38,7 % urbain). En effet, la population urbaine a fortement augmenté, avec toujours une forte concentration à Conakry. Mais cette tendance révèle surtout l’insuffisance d’investissements productifs et sociaux hors de Conakry. Cette inégalité nourrit les défis de tous ordres dans la capitale en alimentant l’exode rurale vers celle-ci.

La Guinée est en train de changer de visage.

Un pays qui change de visage doit changer sa façon de budgéter. Le vrai sujet est celui de la pression démographique sur les services publics. Le RGPH-4 confirme que la Guinée est très jeune. Les moins de 15 ans représentent environ 43% de la population, les moins de 35 ans près de 80 %, et la population en âge de travailler (15-64 ans) 53 %. C’est une force, mais c’est aussi une nécessité impérieuse non seulement de créer de la richesse, mais aussi de mieux la partager. Les chiffres nous révèlent aussi un ratio de dépendance total d’environ 88,6 dépendants pour 100 personnes de 15-64 ans. C’est élevé et surtout montre en filigrane le poids sur les femmes sur qui le bien-être de nos familles repose quasi-exclusivement.

Une population jeune, cela veut dire : plus de classes à construire et à entretenir ; plus d’enseignants à former et à stabiliser ; plus de soins maternels et infantiles ; plus de centres de santé de proximité ; plus de formation professionnelle utile ; plus d’emplois productifs.

Croissance économique : bonne nouvelle, mais il faut inclure et redistribuer : le budget reste un outil puissant d’inclusion et de redistribution

Une croissance économique supérieure à la croissance démographique est un signal positif. Cela peut soutenir une hausse du revenu moyen par habitant. Est-ce suffisant? Non car ce qui compte c’est le partage des richesses, son équité et ses bénéficiaires. Quelle part de cette croissance est traduite en recettes publiques, qui à leur tour deviennent des services publics effectivement délivrés à temps et dans la qualité requise?

Le budget demeure l’outil puissant au service de l’inclusion. Un budget voté est une intention. Un budget exécuté est un résultat administratif et financier. Un service public rendu est un résultat pour le citoyen et l’économie. Entre ces trois éléments, il y a toute une chaîne codifiée. C’est souvent dans cette chaîne que se perd l’impact. Pour des secteurs tels que l’éducation et la santé, le vrai débat n’est pas seulement l’allocation des ressources, mais l’exécution des budgets et les résultats en termes de services publics rendus.

Le RGPH-4 nous donne aussi une alerte utile : l’infrastructure ne vaut que si elle fonctionne.

Le recensement met en évidence un stock important d’infrastructures socio-économiques de base, dont des infrastructures éducatives et sanitaires. Ce point est essentiel pour la planification : il ne suffit pas de compter les ouvrages. Il faut suivre leur fonctionnalité, leur maintenance, leur répartition territoriale et leur niveau de service.

Un pays peut inaugurer beaucoup et servir peu, s’il ne finance pas la maintenance, les intrants et les équipes de première ligne. C’est souvent là que se joue la confiance des citoyens.

Trois chantiers concrets

Tout d’abord, pour les décideurs, il faut continuer à publier les données d’exécution de façon simple, régulière et lisible, par secteur (éducation, santé, eau, agriculture) : budget voté, engagé, ordonnancé, payé, exécuté. Ensuite, protéger les dépenses de première ligne (intrants, maintenance, supervision, logistique, fonctionnement de base). Enfin, territorialiser les arbitrages budgétaires, car une allocation uniforme dans un pays non uniforme produit des inégalités entre les citoyens.

Pour les citoyens, le débat public peut gagner en qualité si nous posons tous, plus souvent, les bonnes questions: combien a été budgété ? Combien a été réellement payé ? Où l’argent est-il allé ? Qu’est-ce qui fonctionne mieux qu’avant ? Qu’est-ce qui ne fonctionne toujours pas – et pourquoi ? Ce ne sont pas des questions contre l’État. Ce sont des questions pour améliorer l’État. L’Afrique du Sud a depuis longtemps mis en place un centre d’appel pour ce type de questions, de dialogue et de redevabilité. La Guinée pourrait s’en inspirer.

Passer du chiffre à la preuve

La Guinée dispose d’atouts considérables. Notre pays peut croître, attirer des investissements et mobiliser davantage de recettes. Mais la prochaine étape – la plus importante – est de prouver que la croissance devient une meilleure école, un meilleur centre de santé, une meilleure capacité de l’État à agir, et une amélioration concrète du quotidien de nos concitoyens.

Malado Kaba, économiste, ancienne ministre des Finances de la Guinée et conférencière à Sciences Po Paris.

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Guinée : une croissance économique dynamique, mais un effet de réduction de la pauvreté encore insuffisant. https://planete7.info/guinee-une-croissance-economique-dynamique-mais-un-effet-de-reduction-de-la-pauvrete-encore-insuffisant/ Fri, 14 Nov 2025 22:03:00 +0000 https://planete7.info/?p=48349 Conakry– Alors que la Guinée affiche l’un des taux de croissance les plus élevés de la sous-région, une récente analyse de la Banque mondiale relance le débat sur l’efficacité réelle de ce dynamisme économique. Selon cette étude, la croissance guinéenne, pourtant estimée à 7,20 %, reste moins efficace dans la réduction de la pauvreté que […]]]>

Conakry– Alors que la Guinée affiche l’un des taux de croissance les plus élevés de la sous-région, une récente analyse de la Banque mondiale relance le débat sur l’efficacité réelle de ce dynamisme économique. Selon cette étude, la croissance guinéenne, pourtant estimée à 7,20 %, reste moins efficace dans la réduction de la pauvreté que celle de plusieurs pays voisins, notamment le Bénin et la Côte d’Ivoire.

Une élasticité préoccupante.

Pour mesurer l’impact de la croissance économique sur la pauvreté, les économistes utilisent un indicateur central : l’élasticité de la pauvreté à la croissance. Il répond à une question simple : lorsqu’un pays gagne un point de croissance, de combien la pauvreté recule-t-elle?

Les résultats publiés par la Banque mondiale sont éloquents :

* En Guinée, un point de croissance entraîne une réduction de la pauvreté de –0,4 point.

* Au Bénin🇧🇯 et en Côte d’Ivoire 🇨🇮, la même unité de croissance réduit la pauvreté de –0,6 point.

Cette différence, en apparence technique, révèle une réalité plus profonde : la croissance guinéenne profite moins directement aux ménages les plus vulnérables.

Comparaison régionale défavorable.

Sur le plan macroéconomique, la Guinée fait pourtant bonne figure. Avec une croissance de 7,20 %, elle surpasse à la fois le Bénin (7 %) et la Côte d’Ivoire (6,40 %).

Mais en termes d’impact social, le rapport s’inverse :

* La croissance ivoirienne et béninoise engendre une réduction plus rapide de la pauvreté.

* Pour obtenir le même effet, la Guinée devrait enregistrer près de 14 %de croissance, si toutes les autres conditions demeurent inchangées.

Cette situation interroge la structure même du modèle économique guinéen, marqué par une forte dépendance aux secteurs extractifs et une faible diffusion des richesses vers les ménages.

Une prospérité statistique qui peine à se ressentir dans les foyers.

Malgré les performances annoncées, de nombreux ménages guinéens continuent d’être confrontés à une hausse du coût de la vie, à des revenus stagnants et à des difficultés d’accès aux services sociaux de base. Pour beaucoup, la croissance reste un concept abstrait, éloigné de la réalité du panier de la ménagère.

Selon plusieurs analystes, ce décalage s’explique par :

* la concentration des investissements dans les secteurs miniers,

* une faible création d’emplois,

* l’insuffisante transformation locale,

* et une redistribution limitée des fruits de la croissance.

Vers un débat national sur l’efficacité de la croissance ?

Face à ce constat, plusieurs experts invitent à ouvrir un débat public sur la nature et l’impact de la croissance en Guinée. Ils appellent à des politiques économiques davantage tournées vers :

* la réduction des inégalités,

* le soutien aux PME,

* la dynamisation du secteur agricole,

* et une gouvernance plus rigoureuse de la dépense publique.

L’objectif : s’assurer que la prospérité macroéconomique se traduise enfin par une amélioration tangible des conditions de vie des Guinéens.

 

Abdourahamane Nabé

Observateur des questions sociales et de gouvernance

drastone70@gmail.com

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La Guinée rebat les cartes de son économie : le rebasage du PIB révèle une croissance de 51,2 % et confirme la solidité du pays https://planete7.info/la-guinee-rebat-les-cartes-de-son-economie-le-rebasage-du-pib-revele-une-croissance-de-512-et-confirme-la-solidite-du-pays/ Mon, 20 Oct 2025 18:06:29 +0000 https://planete7.info/?p=47426 La Guinée vient d’opérer une avancée majeure dans la compréhension de son économie. Sous la direction du Ministère du Plan et de la Coopération Internationale, à travers l’Institut National de la Statistique (INS), le pays a finalisé le rebasage de son Produit Intérieur Brut (PIB). Résultat : une hausse de 51,2 %, qui traduit une image […]]]>

La Guinée vient d’opérer une avancée majeure dans la compréhension de son économie. Sous la direction du Ministère du Plan et de la Coopération Internationale, à travers l’Institut National de la Statistique (INS), le pays a finalisé le rebasage de son Produit Intérieur Brut (PIB). Résultat : une hausse de 51,2 %, qui traduit une image plus fidèle et plus moderne de la richesse nationale.

Ce travail, réalisé avec l’appui du FMI, de la Banque mondiale, de la BAD et d’AFRISTAT, actualise la base de calcul du PIB, qui passe de 2006 à 2018. Désormais, 104 branches d’activités et 187 produits économiques sont pris en compte, contre 34 et 54 auparavant. Le secteur informel, les services financiers, la recherche et le numérique y occupent désormais toute leur place.

Grâce à ce saut méthodologique, la Guinée rejoint le cercle des pays disposant de statistiques conformes aux standards internationaux.

Une crédibilité internationale renforcée

Les nouveaux chiffres confirment la dynamique positive de l’économie guinéenne. En 2024, le produit intérieur brut a atteint 311 898 milliards de GNF, soit environ 36,3 milliards de dollars américains. Sur la période 2021–2024, la croissance s’est maintenue à une moyenne solide de 6,1 %, tandis que le taux d’endettement a reculé à 29 %, contre 45 % selon les précédents calculs. Dans le même temps, le PIB par habitant s’est hissé à 2 068 dollars, enregistrant une progression de plus de 50 %, un signe tangible de la transformation économique en cours.

Pour S.E. Ismaël Nabe, Ministre du Plan et de la Coopération Internationale, « ce rebasage n’est pas qu’une opération technique : il offre à la Guinée une boussole économique fiable et renforce la confiance de nos partenaires et investisseurs ».

Cette réforme s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation économique. En septembre 2025, l’agence Standard & Poor’s a attribué à la Guinée sa première note souveraine : B+ avec perspective stable, saluant la discipline budgétaire et les réformes structurelles engagées. Une première historique qui conforte la Guinée dans sa trajectoire de pays crédible et attractif.

Des fondations solides pour Simandou 2040

Au-delà des chiffres, cette avancée statistique donne un socle solide au Programme Simandou 2040, le plan de développement sur 15 ans lancé sous le leadership du Président Mamadi Doumbouya. Ce programme vise à transformer la richesse minière en prospérité partagée, en investissant dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture et l’éducation.

Comme le souligne Djiba Diakité, Président du Comité stratégique Simandou 2040 : « Ce rebasage confirme que la Guinée avance sur des bases économiques solides. C’est un signal fort pour les investisseurs et un pas de plus vers la souveraineté économique du pays. »

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Rebasage du PIB : Ismaël Nabé dévoile une Guinée plus forte, avec une dette en baisse et une inflation maîtrisée https://planete7.info/rebasage-du-pib-ismael-nabe-devoile-une-guinee-plus-forte-avec-une-dette-en-baisse-et-une-inflation-maitrisee/ Mon, 13 Oct 2025 12:17:16 +0000 https://planete7.info/?p=47190 La Guinée vient d’accomplir une étape décisive dans la consolidation de sa trajectoire économique. Sous l’impulsion du ministère du Plan et de la Coopération internationale, le pays a finalisé pour la deuxième fois de son histoire le rebasage de son Produit Intérieur Brut (PIB), une opération stratégique qui permet de redéfinir la véritable dimension de […]]]>

La Guinée vient d’accomplir une étape décisive dans la consolidation de sa trajectoire économique. Sous l’impulsion du ministère du Plan et de la Coopération internationale, le pays a finalisé pour la deuxième fois de son histoire le rebasage de son Produit Intérieur Brut (PIB), une opération stratégique qui permet de redéfinir la véritable dimension de son économie nationale.

Le ministre Ismaël Nabé, visiblement satisfait de cette performance, a souligné l’importance de ce rebasage pour la planification économique et la transparence des finances publiques. Selon lui, les nouveaux indicateurs mettent en lumière des progrès tangibles : « Ce rebasage nous donne un bon résultat, d’abord en termes d’investissement, mais aussi de la dette. La dette, qui était à 39 % du PIB, est désormais à 29 %. L’inflation a aussi baissé jusqu’à 3 %, et la pression fiscale est entre 10 et 11 %. »

Ces chiffres traduisent une amélioration notable de la gestion macroéconomique du pays, appuyée par une politique financière prudente et une meilleure mobilisation des ressources internes.

Pour Ismaël Nabé, ces avancées sont avant tout le reflet d’une volonté politique affirmée au plus haut niveau de l’État. « Ces progrès significatifs ont été rendus possibles grâce au leadership de Son Excellence le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République », a-t-il déclaré.

Sous la conduite du Chef de l’État, la Guinée a engagé des réformes profondes visant à assainir les finances publiques, encourager l’investissement et renforcer la résilience de l’économie face aux chocs extérieurs.

Avec une dette publique ramenée à 29 % du PIB, une inflation contenue à 3 % et une pression fiscale stabilisée entre 10 et 11 %, la Guinée envoie un signal fort à ses partenaires économiques et investisseurs. Ces résultats confortent la crédibilité du pays sur la scène internationale et ouvrent la voie à de nouvelles opportunités de financement et de coopération.

Pour le ministre Nabé, cette réussite constitue un levier essentiel pour la planification stratégique et la mise en œuvre des politiques publiques à long terme.

Au-delà des chiffres, le rebasage du PIB marque une étape de maturité économique. Il permettra d’obtenir des données plus fiables sur la contribution des secteurs productifs notamment les mines, l’agriculture, les services et l’industrie et d’ajuster les priorités du développement national.

Ismaël Nabé reste toutefois prudent : maintenir la stabilité macroéconomique, renforcer la diversification et accélérer les réformes structurelles demeurent les prochaines batailles à gagner pour consolider les acquis.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

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La solidarité désintéressée : un facteur de richesse longtemps occulté par les économistes (par Magaye Gaye) https://planete7.info/la-solidarite-desinteressee-un-facteur-de-richesse-longtemps-occulte-par-les-economistes-par-magaye-gaye/ https://planete7.info/la-solidarite-desinteressee-un-facteur-de-richesse-longtemps-occulte-par-les-economistes-par-magaye-gaye/#respond Sat, 04 Mar 2023 10:56:42 +0000 https://planete7.info/?p=19368 Les grands penseurs économiques nous ont toujours formaté dans l’idée que les moteurs de la croissance économique donc de la création de richesses résidaient dans la consommation et l’investissement. Et dans certains modèles macro-économiques : les exportations, á l’image du modèle allemand. Pour soutenir ces moteurs, lesdits économistes ont fait de l’épargne des ménages un […]]]>

Les grands penseurs économiques nous ont toujours formaté dans l’idée que les moteurs de la croissance économique donc de la création de richesses résidaient dans la consommation et l’investissement. Et dans certains modèles macro-économiques : les exportations, á l’image du modèle allemand.

Pour soutenir ces moteurs, lesdits économistes ont fait de l’épargne des ménages un levier important de soutien à l’investissement et par conséquent à la croissance.

Or, il existe une troisième variable « super économique » à ce jour négligée dans leur raisonnement à savoir : la solidarité désintéressée qui est un véritable déclencheur et multiplicateur de richesse.

Mon observation des faits économiques, des lois de la nature et de certains messages inspirés m’amène à constater que c’est un paramètre fondamental dans l’accumulation de la richesse et le bonheur des nations

Pendant que l’épargne conventionnelle est en général faiblement rémunérée à un maximum de 5%, la solidarité désintéressée ou l’aide à autrui est quant à elle fructifiée et multipliée par 10, parfois 700, voire plus. Elle est dès lors plus éthique et plus productive.

Faisons un petit constat empirique. Comparons :

1- Un salarié qui bénéficie mensuellement d’un revenu fixe et qui dresse chaque début de mois son bilan alimentaire de manière rigoureuse afin soutient-il de « joindre les deux bouts  »

2- Au commerçant analphabète qui dépense sans calculer, ses revenus en fonction des circonstances qui se présentent à lui et qui aide beaucoup sans vouloir recevoir en retour.

Souvent, l’aisance matérielle est du côté de ce dernier.

Le deuxième exemple parmi tant d’autres similaires que j’ai personnellement vécus concerne un individu de mon quartier démuni. Il s’est levé un jour sans dépense quotidienne alors qu’il avait sa famille à nourrir.

Ce jour de disette, un bienfaiteur lui a remis 1000 FCFA à titre gratuit. Au moment où enfin, il s’apprêtait à aller remettre à son épouse ce gain inattendu pour aller au marché, un individu plus indigent que lui et qui est resté 2 jours sans préparer de repas à la maison se présenta avec un air très fatigué et lui exposa sa détresse. Il lui remit sans même réfléchir ses 1000f parce qu’il avait vraiment pitié.

Figurez- vous qu’au moment de quitter les lieux où il se trouvait, une bonne volonté est venue, de manière inattendue, lui remettre 10 000f auxquels il ne s’attendait évidemment pas

Est-ce un hasard ? Non ces exemples sont légion.

Reconnaissons toutefois que ce type de décision est difficile à prendre.

On franchit difficilement le pas. L’on préfère thésauriser de peur des lendemains difficiles et pourtant, notre salut et notre prospérité c’est d’aider nos prochains qui sont dans le dénuement

Il vous suffit dès aujourd’hui d »en faire votre propre expérimentation. Mais encore une fois de manière désintéressée.

 

Magaye GAYE

Économiste International

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