crise environnementale – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 01 Aug 2025 12:09:59 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg crise environnementale – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kobayah, Lambandji, Kissosso… Jusqu’à quand allons-nous compter les morts ? https://planete7.info/kobayah-lambandji-kissosso-jusqua-quand-allons-nous-compter-les-morts/ Fri, 01 Aug 2025 12:09:59 +0000 https://planete7.info/?p=44430 Depuis plusieurs années, et à chaque saison pluvieuse, Conakry connaît les mêmes scènes de désolation : des quartiers entiers inondés, des pertes en vies humaines, des dégâts matériels considérables, et des familles laissées dans un dénuement total. Cette nuit encore, près d’une dizaine de personnes ont péri. Des habitations se sont effondrées, des familles ont […]]]>

Depuis plusieurs années, et à chaque saison pluvieuse, Conakry connaît les mêmes scènes de désolation : des quartiers entiers inondés, des pertes en vies humaines, des dégâts matériels considérables, et des familles laissées dans un dénuement total. Cette nuit encore, près d’une dizaine de personnes ont péri. Des habitations se sont effondrées, des familles ont tout perdu. On en parle comme d’un phénomène naturel, mais à bien y regarder, rien de tout cela n’a de naturel.

Ces drames sont avant tout le résultat de décennies de mauvaise gouvernance, d’incompétence, et d’absence de vision à long terme. Trois éléments permettent de mieux comprendre l’ampleur et l’origine du problème.

Premièrement, l’absence totale d’anticipation face à l’évolution démographique de Conakry. La ville est passée d’environ 70 000 habitants dans les années 1960 à plus de 2 millions aujourd’hui pour un espace de 450 Km2. Mais rien n’a été pensé pour accompagner cette croissance. Pas de plan d’urbanisation, pas de vision d’ensemble. Résultat : une urbanisation sauvage, nourrie par la nécessité pour chacun de trouver un espace où vivre, même au prix d’une construction sur une zone marécageuse, un lit de cours d’eau ou une pente instable. C’est ainsi que des zones comme Kakimbo, autrefois traversées par des rivières et recouvertes de végétation dense, ont été peu à peu colonisées, bouchant naturellement les voies de ruissellement des eaux.

Les populations qui s’y sont installées n’ont pas agi par irresponsabilité. Elles ont simplement répondu à un besoin vital : celui de se loger. Le problème, c’est qu’elles ont été livrées à elles-mêmes, sans cadre, sans accompagnement, sans aménagements préalables.

Deuxième facteur, tout aussi déterminant : l’incapacité chronique à mettre en place un système efficace de gestion des déchets. En Guinée, jeter ses ordures dans le caniveau ou dans la rue lorsqu’il pleut est une pratique devenue courante. Non pas par ignorance, mais parce qu’il n’existe aucun dispositif digne de ce nom pour assurer la collecte et le traitement des déchets. Le peu qui est fait se limite souvent à déplacer le problème vers des dépotoirs à ciel ouvert. Et ces mêmes déchets, quand la pluie tombe, reviennent dans les rues, bloquent les canalisations, empêchent l’écoulement des eaux, provoquent des débordements et multiplient les risques sanitaires. C’est un retour direct à l’envoyeur. La pollution, ici, se retourne contre le pollueur.

Troisièmement, et c’est peut-être le plus grave : l’absence d’un plan d’urbanisme global, intégré, et rigoureusement appliqué. En Guinée, chaque secteur est traité isolément : la voirie d’un côté, la gestion des déchets de l’autre, les politiques de logement ailleurs. C’est ainsi qu’on construit des routes bitumées sans y adosser de système de drainage adapté. On érige des quartiers sans schéma directeur, sans penser aux flux d’eaux, aux accès, ou même à la sécurité des habitants. Chaque projet semble être conçu dans l’urgence, avec pour seule ambition de montrer qu’“on fait quelque chose”. Mais une route sans caniveaux, c’est une voie vers la catastrophe. Et une ville sans vision, c’est une ville qui étouffe sous ses propres contradictions.

Ces problématiques sont profondément liées, et elles devraient être abordées comme un tout. Il ne s’agit pas simplement de construire plus ou de réagir à l’urgence. Il faut planifier, penser à l’échelle de plusieurs décennies, s’inspirer des expériences d’ailleurs sans les copier, et bâtir des solutions ancrées dans notre réalité.

Prenons un exemple concret : en France, la mise en place d’un système de gestion des eaux pluviales et usées s’est étalée sur près d’un siècle. Ce sont des infrastructures lourdes, pensées sur le temps long, ajustées, renforcées, et aujourd’hui pleinement fonctionnelles. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu une volonté politique constante, une vision partagée, et des moyens mis au service du bien commun. Rien de cela ne s’improvise.

En Guinée, malheureusement, la logique reste celle du court terme. On inaugure vite, on construit à la hâte, on communique abondamment, mais les infrastructures s’effondrent à peine quelques années plus tard. Les populations, elles, n’ont d’autre choix que de subir — encore.

Certes, le citoyen a aussi une part de responsabilité. Il y a des comportements à interroger, des pratiques à changer. Mais à l’échelle de l’ensemble, cela ne pèse pas plus de 10 %. Le citoyen pense au quotidien, au concret, à l’urgence. C’est à l’État, qui détient la puissance publique, de penser l’avenir, d’organiser la société, de réguler, de projeter. C’est à lui que revient la tâche d’articuler toutes ces problématiques — habitat, environnement, transport, climat, assainissement — dans une seule et même vision.

Or aujourd’hui, en Guinée, nous en sommes encore loin. Très loin

Abdoulaye Barry, citoyen Guinéen

 

Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
Planete7guinee@gmail.com

]]>
44430
Crise environnementale en Guinée : il est temps de sonner l’alarme ! (Par Amadou Lamarana Bah, Auteur) https://planete7.info/crise-environnementale-en-guinee-il-est-temps-de-sonner-lalarme-par-amadou-lamarana-bah-auteur/ Wed, 14 May 2025 20:58:18 +0000 https://planete7.info/?p=41573 La Guinée est au bord d’un basculement écologique. Chaque jour qui passe, nos forêts s’effondrent, notre climat se dérègle, nos déchets s’accumulent. Pourtant, cette triple crise, déforestation, changement climatique, gestion chaotique des ordures, reste sous-estimée, ignorée, voire banalisée. Il est temps de tirer la sonnette d’alarme. Des forêts sacrifiées sur l’autel de l’indifférence Nos forêts, […]]]>

La Guinée est au bord d’un basculement écologique. Chaque jour qui passe, nos forêts s’effondrent, notre climat se dérègle, nos déchets s’accumulent. Pourtant, cette triple crise, déforestation, changement climatique, gestion chaotique des ordures, reste sous-estimée, ignorée, voire banalisée. Il est temps de tirer la sonnette d’alarme.

Des forêts sacrifiées sur l’autel de l’indifférence

Nos forêts, celles du Fouta-Djalon, de la Guinée Forestière, de nos littoraux, sont les poumons de notre nation. Elles régulent le climat, filtrent l’air, protègent les sources d’eau et abritent une biodiversité précieuse. Et pourtant, elles sont abattues sans répit.

Le bois de chauffe, indispensable à la majorité des ménages, est exploité sans plan de reboisement. L’agriculture sur brûlis continue de ravager des milliers d’hectares. Et les exploitants illégaux opèrent en toute impunité, alimentant un cercle vicieux : désertification, érosion des sols, baisse des rendements agricoles. Cette urgence écologique est un crime silencieux contre les générations futures.

Un climat qui se dérègle, une Guinée en danger

La Guinée n’est pas le principal émetteur de gaz à effet de serre, mais elle en paie le prix fort. Sécheresses prolongées, inondations destructrices, montée des eaux dans les zones côtières : les conséquences du changement climatique bouleversent nos cycles agricoles, appauvrissent nos sols et compromettent notre sécurité alimentaire.

La vulnérabilité est aggravée par l’urbanisation incontrôlée, la destruction des mangroves, et l’absence criante de plans d’adaptation. Sans une stratégie nationale de résilience climatique, nous condamnons notre pays à subir au lieu d’agir.

Les déchets : un fléau visible, un traitement invisible

Dans nos villes comme dans nos villages, les déchets s’entassent. Caniveaux bouchés, rivières polluées, fumées toxiques dans les quartiers populaires : c’est le quotidien de millions de Guinéens. Aucun système de tri, peu de centres de traitement, des décharges à ciel ouvert… et une prolifération de maladies hydriques et respiratoires.

La gestion des déchets n’est pas qu’une question de salubrité : c’est un enjeu économique (avec le potentiel du recyclage), un enjeu sanitaire, et une question de dignité.

Que faire ? Propositions pour une Guinée verte et résiliente

Il ne suffit plus de dénoncer, il faut proposer. Voici quatre axes d’action urgents et prioritaires :

1. Réformer la gouvernance environnementale

Créer une véritable police verte, renforcer les institutions, faire appliquer la loi. L’impunité doit cesser.

2. Restaurer les écosystèmes

Lancer un reboisement massif, protéger les zones humides, créer des centres modernes de tri et de recyclage.

3. Adopter une transition énergétique propre

Favoriser l’accès au gaz, aux foyers améliorés, à l’énergie solaire pour sortir de la dépendance au bois.

4. Éduquer et mobiliser la population

Inclure l’écologie dans les écoles, impliquer les jeunes, organiser des campagnes nationales de sensibilisation.

Conclusion : la Guinée doit choisir son avenir

L’environnement ne peut plus être relégué au second plan. Il est au cœur de notre santé, de notre économie, de notre souveraineté. La Guinée doit choisir entre la continuité du désastre ou la rupture écologique. Ce combat ne peut être gagné sans une volonté politique forte, sans l’engagement des citoyens, et sans une vision claire du futur.

Il n’y aura pas de développement durable sans environnement sain. Agissons tant qu’il est encore temps.

 

Amadou Lamarana Bah

Auteur de « La Haine d’un Orphelin »

Consultant, Analyste des questions socio-politiques et économiques

Email:amadoudouhahoudein@gmail.com

Tel: 622 23 18 25

]]>
41573
Une crise environnementale dans le grand Conakry. (Par Bouya Konaté) https://planete7.info/une-crise-environnementale-dans-le-grand-conakry-par-bouya-konate/ https://planete7.info/une-crise-environnementale-dans-le-grand-conakry-par-bouya-konate/#respond Tue, 09 Apr 2024 11:36:51 +0000 https://planete7.info/?p=27855 La situation environnementale dans le grand Conakry devient alarmante, avec une crise qui menace la région. La principale cause de cette crise est le nombre croissant de forages à eau potable qui sont réalisés sans aucun contrôle ni régulation. Cette absence de supervision conduira à des conséquences désastreuses pour la terre et les habitants , […]]]>

La situation environnementale dans le grand Conakry devient alarmante, avec une crise qui menace la région. La principale cause de cette crise est le nombre croissant de forages à eau potable qui sont réalisés sans aucun contrôle ni régulation. Cette absence de supervision conduira à des conséquences désastreuses pour la terre et les habitants , sans que les autorités ne réagissent de manière appropriée.

Les conséquences de cette situation sont visibles partout, la terre s’affaisse, les nappes phréatiques sont surexploitées, et les ressources naturelles finiront par s’épuiser si des actions urgentes ne son prises.

Ce qui est encore plus inquiétant, c’est le manque de réaction des autorités face à cette crise environnementale. Les responsables politiques semblent faire preuve d’une démission totale, ignorant les avertissements des experts. Cette indifférence face à une situation aussi critique est profondément préoccupante, et remet en question la capacité des autorités à protéger l’environnement et à garantir la qualité de vie des citoyens.

Il est grand temps que les autorités réagissent et prennent des mesures concrètes pour faire face à cette crise . Il est impératif d’établir des régulations strictes pour encadrer les forages à eau potable, afin de préserver les ressources naturelles et de garantir un accès équitable à l’eau potable pour tous. De plus, il est essentiel que l’état s’engagent activement dans la sensibilisation des citoyens à l’importance de la préservation de l’environnement et de la nécessité de prévenir les dégradations.

Le futur de la Guinée dépend de la manière dont elle gère cette crise environnementale dans le grand Conakry. Si les autorités continuent d’ignorer les problèmes et de ne pas agir, les conséquences pourraient être désastreuses pour les populations et pour l’écosystème . Il est donc urgent que des mesures soient prises pour protéger l’environnement et assurer un avenir durable .

Bouya Konaté 

La génération du progrès

UDIR.

]]>
https://planete7.info/une-crise-environnementale-dans-le-grand-conakry-par-bouya-konate/feed/ 0 27855