Crise diplomatique – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Mon, 16 Jun 2025 21:50:01 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.2 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Crise diplomatique – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Le XXI Siècle et ses dérives aux quatre coins du monde : les institutions multilatérales plus que jamais affaiblies. https://planete7.info/le-xxi-siecle-et-ses-derives-aux-quatre-coins-du-monde-les-institutions-multilaterales-plus-que-jamais-affaiblies/ Mon, 16 Jun 2025 21:34:46 +0000 https://planete7.info/?p=42778 Depuis le 1er Mai 2024, je griffonnais ce texte comme description d’un contexte inquiétant de la montée des conflits dans le monde. La démarche étant d’inciter certains intellectuels guinéens et africains à la production d’une tribune collective interpellative des puissances économiques et militaires du monde, tout comme l’ONU. Bien que la démarche n’ait pas eu […]]]>

Depuis le 1er Mai 2024, je griffonnais ce texte comme description d’un contexte inquiétant de la montée des conflits dans le monde. La démarche étant d’inciter certains intellectuels guinéens et africains à la production d’une tribune collective interpellative des puissances économiques et militaires du monde, tout comme l’ONU.

Bien que la démarche n’ait pas eu d’échos auprès des personnalités visées, et que le texte est resté ainsi dans mon ordinateur, le temps me donne tout de même raison quant à cette inquiétude qui se matérialise aujourd’hui par la cartographie des grands conflits inter-Etats qui connaît depuis quelques jours, l’ouverture officielle de la guerre entre l’Iran et l’Israël.
La réflexion ci-dessous en substance.
De nos jours, le monde fait face à une instabilité globale à ses quatre coins cardinaux. En plus de dame nature qui menace jour après jour l’existence de l’espèce humaine sur terre à travers d’interminables catastrophes naturelles dues au déréglément climatique, au-delà des instabilités croissantes à l’intérieur des Etats constitués, des foyers de tensions sous formes de conflits ouverts entre Etats ne cessent de se multiplier. Les Etats dits puissants, considérés comme garants de la stabilité mondiale, sont malheureusement ceux qui sont au-devant de ce spectacle malheureux. Les plus fous alliés de ceux qui tiennes les rênes de ces Etats en conflits ouverts ou en situation latente d’une guerre future, ne manquent pas de menacer le monde de l’usage d’armes de destruction massive comme l’arme nucléaire.
Au regard de ce tableau désespérant d’un monde pacifique, où l’on se parle pour trouver des solutions consensuelles aux divergences, il est nécessaire de se poser la question suivante :
1-     Quelle est la véritable raison de l’existence des institutions multilatérales pour la paix et la cohésion dans le monde ?
Or si nous jetterons un regard dans le rétroviseur de l’histoire de notre ère, on peut bien se rappeler que le projet des Nations Unies reposait sur la conviction que tous les États peuvent et doivent coopérer afin de résoudre leurs conflits pacifiquement et améliorer la vie de chacun.
L’idée de consolider la paix et la sécurité dans le monde est devenue une priorité dès 1899 avec l’organisation de la Conférence internationale de la paix à La Haye. Cette conférence visait à mettre en place des outils permettant de résoudre pacifiquement les crises, éviter les guerres et établir des règles de conflit. Par la suite, en 1919, la Société des Nations (SDN) a été créée « pour promouvoir la coopération internationale et obtenir la paix et la sécurité ». Cependant, le projet de la Société des Nations a échoué et n’a pu éviter la Seconde Guerre mondiale.

Ainsi est créée officiellement, l’organisation des Nations-Unies (ONU) le 24 octobre 1945 sur les ruines de la Société des Nations (SDF), après la deuxième guerre mondiale.
Les Etats-Unis, la Chine, l’Union soviétique, le Royaume-Uni ont rédigé la charte de cette organisation qui devait, sur les ruines de la SDN, prêcher la paix dans le monde, et pouvoir se donner les moyens de convaincre des Etats belliqueux à ne pas franchir une certaine ligne qui menacerait les citoyens libres de ces pays, et même la paix mondiale.
Le paradoxe de l’histoire, plusieurs décennies après, ces Etats rédacteurs de la charte des nations-unies, sont aujourd’hui soit en conflits latents les uns contre les autres en leur sein, soit contre d’autres Etats indépendants, soit en conflits ouverts par procuration à travers d’autres Etats.
Dans cette atmosphère toxique, où la paix mondiale est plus que jamais fragilisée et menacée, les institutions internationales garante de cette stabilité mondiale sont autant fragilisées.
Ainsi l’intérêt de cette démarche était d’éveiller la conscience des africains sur le fait que des conflits peuvent bien se passer à des milliers de kilomètres de notre position géographique, et que nous finissions par en subir les conséquences ne serait-ce qu’économiques. Elles peuvent bien être pires selon la configuration des dits conflits. D’où la nécessité que les intellectuels africains et les Etats africains se fassent aussi entendre sur ces sujets majeurs qui nous concernent d’une manière ou d’autres.
Mamadou Oury DIALLO
Journaliste
Président du Mouvement des Patriotes Libéraux

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Crise diplomatique entre Washington et Pretoria : l’ambassadeur sud-africain expulsé par l’administration Trump  https://planete7.info/crise-diplomatique-entre-washington-et-pretoria-lambassadeur-sud-africain-expulse-par-ladministration-trump/ Sun, 16 Mar 2025 05:48:22 +0000 https://planete7.info/?p=39419 Washington, le 14 mars 2025 – Dans une décision aux lourdes implications diplomatiques, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé vendredi l’expulsion d’Ebrahim Rasool, ambassadeur d’Afrique du Sud aux États-Unis. Qualifié de persona non grata, le diplomate sud-africain a été prié de quitter le territoire américain après avoir ouvertement critiqué le Président Donald Trump. […]]]>

Washington, le 14 mars 2025 – Dans une décision aux lourdes implications diplomatiques, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé vendredi l’expulsion d’Ebrahim Rasool, ambassadeur d’Afrique du Sud aux États-Unis. Qualifié de persona non grata, le diplomate sud-africain a été prié de quitter le territoire américain après avoir ouvertement critiqué le Président Donald Trump.

Ebrahim Rasool a reproché au Président Trump d’employer une rhétorique clivante et d’aggraver les relations internationales au lieu de les renforcer. Des propos qui ont manifestement irrité l’administration républicaine, qui a immédiatement réagi par cette mesure d’expulsion. Une telle décision est rare dans les usages diplomatiques et témoigne de la sensibilité des relations entre Prétoria et Washington

L’Afrique du Sud n’a pas tardé à réagir, dénonçant une atteinte aux normes diplomatiques et aux principes de liberté d’expression. Le gouvernement sud-africain pourrait, en représailles, expulser l’ambassadeur américain à Pretoria, ce qui aggraverait davantage la crise.

Cet incident pose une question fondamentale : un ambassadeur peut-il critiquer publiquement le Président du pays qui l’accueille ?

En droit international, un ambassadeur est le représentant officiel de son pays auprès d’un État étranger. Son rôle est de défendre les intérêts de son pays tout en maintenant des relations diplomatiques stables et constructives. Selon la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961, un diplomate est tenu à un devoir de réserve et de neutralité dans ses prises de position publiques vis-à-vis du gouvernement hôte.

Ainsi, un ambassadeur n’a pas vocation à s’ingérer dans la politique intérieure du pays d’accréditation ni à critiquer publiquement ses dirigeants. Ses observations, s’il en a, doivent être exprimées dans un cadre diplomatique et non par des déclarations publiques.

Lorsqu’un diplomate dépasse cette limite, l’État hôte dispose de plusieurs options, allant du rappel à l’ordre jusqu’à l’expulsion, comme ce fut le cas pour Ebrahim Rasool.

L’expulsion de l’ambassadeur sud-africain illustre une détérioration des relations entre les deux Nations. L’Afrique du Sud, sous la présidence de Cyril Ramaphosa, a adopté ces dernières années des positions critiques envers la politique étrangère de Donald Trump, notamment sur la question du multilatéralisme et des tensions avec la Russie et la Chine.

Cette crise pourrait avoir des répercussions leur coopération bilatérale, notamment dans les domaines du commerce et de la sécurité.

 

À suivre de près…

 

Par Aboubacar SAKHO

Juriste-journaliste

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