Coup d’État du 5 septembre 2021 – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 31 Oct 2025 14:32:11 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.6 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Coup d’État du 5 septembre 2021 – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 67ᵉ anniversaire de l’armée guinéenne : Alpha Condé rompt le silence et dénonce « la trahison » de l’institution militaire sous la transition https://planete7.info/67%e1%b5%89-anniversaire-de-larmee-guineenne-alpha-conde-rompt-le-silence-et-denonce-la-trahison-de-linstitution-militaire-sous-la-transition/ Fri, 31 Oct 2025 14:32:11 +0000 https://planete7.info/?p=47792 À l’occasion du 67ᵉ anniversaire de la création de l’armée guinéenne, ce 1er novembre 2025, l’ancien président Alpha Condé a livré une déclaration solennelle qui a rapidement fait écho aussi bien en Guinée qu’au sein de la diaspora. Dans un message empreint de patriotisme et de lucidité, le fondateur du RPG Arc-en-ciel est revenu sur […]]]>

À l’occasion du 67ᵉ anniversaire de la création de l’armée guinéenne, ce 1er novembre 2025, l’ancien président Alpha Condé a livré une déclaration solennelle qui a rapidement fait écho aussi bien en Guinée qu’au sein de la diaspora. Dans un message empreint de patriotisme et de lucidité, le fondateur du RPG Arc-en-ciel est revenu sur l’histoire, les valeurs et les blessures de l’armée nationale tout en adressant un message clair à ceux qui, selon lui, ont « trahi le serment militaire ».

Dans sa déclaration, Alpha Condé a d’abord rappelé les origines nobles de l’armée guinéenne, « née dans l’honneur, forgée dans le patriotisme et façonnée par la volonté du peuple de demeurer libre, digne et souverain ».

Il a salué la vision du président Ahmed Sékou Touré, père fondateur de la nation, qui voulait d’une armée « inséparable du peuple, composée de citoyens en uniforme, au service exclusif de la nation et du progrès collectif ». Pour l’ex-chef d’État, cette philosophie reste « la boussole morale » que les militaires guinéens devraient retrouver.

Alpha Condé a tenu à rappeler les efforts entrepris entre 2011 et 2021 pour moderniser et professionnaliser les forces armées : réformes structurelles, formation, discipline, et restauration de la confiance entre l’armée et le peuple.

Mais, selon lui, tout cela a été « brutalement interrompu le 5 septembre 2021 », jour de son renversement par les forces spéciales. Ce coup d’État, qu’il qualifie de trahison nationale, aurait plongé l’armée « dans la division, la peur et la manipulation ».

« Ce jour-là, un groupe d’individus armés, au mépris du serment militaire et des valeurs de la République, a pris les armes contre leurs propres frères d’armes, contre l’État, contre la Constitution », a-t-il martelé.

Dans une dénonciation sans détour, Alpha Condé accuse la junte actuelle d’avoir transformé une institution jadis respectée en un instrument de répression.

Selon lui, l’armée guinéenne est désormais « utilisée comme un outil au service d’intérêts obscurs, mafieux et égoïstes », citant à titre d’exemple les exécutions extrajudiciaires, les détentions arbitraires et la découverte récente de corps à Forécariah.

Il a également rendu hommage à plusieurs officiers disparus, dont le général Sadiba Koulibaly et le colonel Célestin Bilivogui, affirmant que « l’armée saigne tandis que quelques privilégiés s’enrichissent ».

Dans un passage émouvant, l’ancien président a exhorté les militaires à retrouver l’esprit républicain de 1958 : discipline, solidarité et service désintéressé.

Il a insisté sur une idée récurrente : la loyauté envers la patrie et non envers un homme.

« La vraie loyauté n’est pas envers un homme, mais envers la patrie. La vraie discipline n’est pas l’obéissance aveugle, mais l’attachement à la légalité et à la dignité humaine. »

Alpha Condé appelle les soldats à être « des citoyens sous les armes », non « des instruments d’un pouvoir illégitime ». Il a demandé un sursaut moral et patriotique pour reconstruire une armée au service de la nation, non d’un clan.

Au-delà des accusations, le message se veut aussi rassembleur et porteur d’espoir. Alpha Condé invite à faire du 1er novembre une journée de réengagement patriotique et de réconciliation entre l’armée et le peuple.

Il a eu un mot pour les familles endeuillées, les soldats malades, et ceux qu’il estime détenus injustement dans des « prisons secrètes ». Enfin, il a conclu par une prière pour l’unité nationale : « Que Dieu inspire en chacun la force morale de servir la Guinée, et non de se servir d’elle. Que vive la République, une et indivisible. »

Derrière le ton patriotique, ce message sonne aussi comme un acte politique fort. En rompant le silence à l’occasion d’une date symbolique, Alpha Condé cherche à rappeler son rôle historique dans la construction de l’État et à réaffirmer sa légitimité morale et politique face à la junte.

Son appel à la conscience des militaires pourrait aussi être perçu comme une main tendue à une armée divisée, à un moment où le pays s’apprête à vivre une période électorale décisive.

Le 67ᵉ anniversaire de l’armée guinéenne, sous la plume d’Alpha Condé, prend des allures de tribune patriotique et de plaidoyer pour la restauration républicaine.

Entre hommage, dénonciation et appel à la réconciliation, l’ancien président signe un discours dense, empreint de gravité et de défi, qui restera sans doute comme l’une de ses interventions les plus marquantes depuis son renversement en 2021.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Guinée : Aliou Bah, prisonnier politique sous le régime du général Mamadi Doumbouya https://planete7.info/guinee-aliou-bah-prisonnier-politique-sous-le-regime-du-general-mamadi-doumbouya/ Sun, 19 Jan 2025 18:02:55 +0000 https://planete7.info/?p=37133 Chers compatriotes, L’arrestation d’Aliou Bah, leader du Mouvement Démocratique Libéral (MoDel), survenue le 26 décembre 2024 à Pamelap, à la frontière entre la Guinée et la Sierra Leone, suivie de son incarcération à la Prison centrale de Coronthy à Conakry, le 30 décembre 2024, suscite de graves préoccupations. Condamné à deux ans de prison pour […]]]>

Chers compatriotes,
L’arrestation d’Aliou Bah, leader du Mouvement Démocratique Libéral (MoDel), survenue le 26 décembre 2024 à Pamelap, à la frontière entre la Guinée et la Sierra Leone, suivie de son incarcération à la Prison centrale de Coronthy à Conakry, le 30 décembre 2024, suscite de graves préoccupations. Condamné à deux ans de prison pour « offense et diffamation » à l’encontre du Général Doumbouyah, cette décision repose sur des lois obsolètes et illustre une justice manifestement instrumentalisée.

Une Justice Politique

Les accusations contre Aliou Bah s’appuient sur une interprétation contestable de l’article 37 de la Constitution de 2010, déjà invalidée par le coup d’État civil d’Alpha Condé en 2020. De plus, la fonction présidentielle de Mamady Doumbouyah, issue d’un coup d’État, n’est pas légalement reconnue selon les articles 27 et 29 de la Constitution.

Coup d’État ou Révolution ?

Le coup d’État militaire du 5 septembre 2021, orchestré par le Général Doumbouyah, constitue une violation manifeste des principes
démocratiques. Fondé sur l’idéologie du « pouvoir au bout du fusil », un coup d’État se distingue d’une révolution populaire par sa nature
coercitive. Il va à l’encontre de l’article 141 de la Constitution du 7 mai 2010, qui stipule que l’armée doit rester apolitique et entièrement dédiée au service de la nation.

Le Combat d’Aliou Bah pour la Démocratie

Depuis les années 2000, Aliou Bah s’est illustré comme un fervent défenseur de l’État de droit et des libertés fondamentales. Leader
charismatique du MoDel depuis 2018, il a inlassablement dénoncé les dérives autoritaires des différents régimes qui se sont succédé, tout en
restant fidèle au cadre légal. Son emprisonnement, dicté par des considérations politiques, représente une atteinte majeure à la liberté d’expression et à l’indépendance de la justice.

Appel à la Mobilisation

Le Congrès des Patriotes de Guinée (COPAG) appelle le peuple guinéen à se mobiliser contre cette injustice, afin de défendre les principes
démocratiques et de réclamer une justice équitable. Le COPAG tient à souligner que les autorités religieuses guinéennes, aux côtés des associations, des ONG, des syndicats et de la société civile, font partie intégrante des forces vives du pays. Elles jouent un rôle crucial dans la
construction d’un État de droit démocratique en Guinée. Aliou Bah symbolise l’espoir d’une Guinée unie, respectueuse des droits fondamentaux et de la cohésion nationale.

JETÉ EN PÂTURE PAR UN PROCÈS POLITIQUE EXPÉDITIF

Le procès d’Aliou Bah illustre une instrumentalisation manifeste de l’appareil judiciaire par le CNRD et ses alliés. Sous l’emprise d’une magistrature docile et insensible aux droits des accusés, la justice guinéenne se mue en un outil de
répression politique.

Le Procès Politique : Une Arme de Répression

Un procès politique vise à neutraliser quiconque conteste l’autorité d’un régime autoritaire. Dans de tels systèmes, la justice est asservie, les juges soumis au pouvoir exécutif, et les droits de la défense bafoués. Ces procédures, davantage spectacles que procès équitables, ont pour objectif de dissuader les opposants en envoyant un message clair : toute remise en cause du pouvoir en place sera sévèrement réprimée.
Dans le cas d’Aliou Bah, le procès n’est qu’une caricature de justice. Il reflète la dérive d’un système où les pouvoirs sont confondus et où l’indépendance judiciaire est sacrifiée au profit du contrôle politique. Ce type de répression incarne la brutalité des régimes autoritaires, où les institutions sont dévoyées pour museler toute voix dissidente.

Exemples de Procès Politiques en Afrique

Ce phénomène n’est pas isolé. Au Sénégal, le leader Ousmane Sonko a été condamné pour diffamation et corruption de la jeunesse, ce qui l’a disqualifié de l’élection présidentielle de 2024, avant son emprisonnement. Malgré ces manœuvres, son successeur désigné, Bassirou Diomaye Faye, a remporté les élections dès le premier tour avec 54,28 % des suffrages. Sur le plan historique, le procès de Rivonia en 1964, qui visait Nelson Mandela, est emblématique. Accusé de sabotage et de trahison, Mandela a défendu ses idéaux d’une société libre et démocratique, malgré une condamnation à la prison à vie. Libéré en 1990, il devint président de l’Afrique du Sud en 1994, marquant l’histoire par son combat pour la justice.

Appel à la Résistance

Le Congrès des Patriotes de Guinée (COPAG) rappelle au peuple guinéen que le procès d’Aliou Bah ne saurait être considéré comme une simple affaire judiciaire. Il s’agit plutôt d’une tentative du CNRD et de ses alliés de museler ceux qui s’engagent pour une Guinée libre et démocratique. Plus que jamais, il est essentiel de défendre les principes fondamentaux de justice, de liberté et de souveraineté populaire.

Comme l’a si bien exprimé Thomas Sankara :
« Malheur à ceux qui bâillonnent le peuple. »
Vive une Guinée libre, démocratique et prospère !
Vive le Congrès des Patriotes de Guinée !

Papa Attigou Bah
Leader Politique
Président du Congrès des Patriotes de Guinée

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