Conditions de travail – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 12 Nov 2025 18:37:06 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Conditions de travail – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kankan : les travailleurs de Guiter SA manifestent pour trois mois de salaires impayés https://planete7.info/kankan-les-travailleurs-de-guiter-sa-manifestent-pour-trois-mois-de-salaires-impayes/ Wed, 12 Nov 2025 18:37:06 +0000 https://planete7.info/?p=48238 La colère gronde à Kankan. Ce mercredi matin, une foule d’environ 800 employés de la société Guiter SA a pris d’assaut l’entrée principale de l’entreprise, située au quartier Kankan Koura, pour réclamer le paiement de trois mois d’arriérés de salaires. De 7h à 10h, les travailleurs en colère ont observé un sit-in pacifique, bloquant l’accès […]]]>

La colère gronde à Kankan. Ce mercredi matin, une foule d’environ 800 employés de la société Guiter SA a pris d’assaut l’entrée principale de l’entreprise, située au quartier Kankan Koura, pour réclamer le paiement de trois mois d’arriérés de salaires.

De 7h à 10h, les travailleurs en colère ont observé un sit-in pacifique, bloquant l’accès aux locaux pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « retard chronique » dans le versement de leurs rémunérations. Selon plusieurs manifestants, ces retards à répétition plongent de nombreuses familles dans la détresse, sans aucune réaction de la direction.

« Nous avons travaillé sans être payés avant le congé. À notre retour, toujours rien. Cela fait trois mois aujourd’hui, et nous entamons le quatrième sans salaire. Certains ont été expulsés de leurs maisons, d’autres ont vu leurs foyers éclater. Nous demandons simplement à être payés », déplore Jean Tamba Millimono, l’un des meneurs du mouvement.

Même son de cloche chez Abdoulaye Kaba, ferronnier au sein de l’entreprise : « Nous ne volons pas les matériaux, nous faisons notre travail. Mais trois mois sans salaire, c’est inacceptable. Quand un employé doit de l’argent à Guiter, il est menacé de prison. Pourquoi, dans l’autre sens, n’aurions-nous pas le droit de réclamer notre dû ? Nous lançons un appel au président Mamadi Doumbouya pour qu’il nous aide. »

Dans la foule, la frustration et la fatigue se mêlent à un profond sentiment d’abandon. Pour Sékou Mohamed Diakité, ouvrier depuis plusieurs années, la situation est devenue intenable : « Certains d’entre nous ne peuvent même plus payer la scolarité de leurs enfants. Il n’y a pas de syndicat actif pour défendre nos droits, seulement des promesses non tenues. Nous voulons une solution concrète, pas des discours. »

Les femmes, également touchées, ont fait entendre leur voix. Djené Kaba, employée de la société, a exprimé sa détresse : « Je demande au PDG de nous payer nos trois mois de salaire. C’est très difficile. Si les jeunes ne sont pas payés, la colère va grandir. Nous souffrons énormément. »

Les protestataires menacent de poursuivre leur mouvement jusqu’au versement intégral de leurs salaires. Pour l’heure, la direction générale de Guiter SA, dirigée par Ousmane Kaba, alias Kaba Guiter, n’a toujours pas réagi officiellement à ces accusations.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info 

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Université de Kankan : les enseignants entament une grève illimitée pour protester contre le non-respect des engagements des autorités https://planete7.info/universite-de-kankan-les-enseignants-entament-une-greve-illimitee-pour-protester-contre-le-non-respect-des-engagements-des-autorites/ Tue, 28 Oct 2025 20:57:26 +0000 https://planete7.info/?p=47646 L’Université Julius Nyerere de Kankan entre dans une zone de turbulences. La section syndicale du Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESRS) a annoncé, dans un communiqué rendu public ce lundi 28 octobre 2025, le déclenchement d’une grève générale et illimitée à compter du mercredi 29 octobre. À l’origine de […]]]>

L’Université Julius Nyerere de Kankan entre dans une zone de turbulences. La section syndicale du Syndicat National Autonome de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique (SNAESRS) a annoncé, dans un communiqué rendu public ce lundi 28 octobre 2025, le déclenchement d’une grève générale et illimitée à compter du mercredi 29 octobre.

À l’origine de cette décision, les enseignants dénoncent le non-respect des engagements pris par les autorités universitaires lors des accords signés le 11 avril 2025 avec le rectorat. Le document, signé par le Secrétaire général adjoint, Elhadj Moriba Kouvaté, évoque plusieurs dysfonctionnements internes et une série de manquements persistants.

Le syndicat accuse le rectorat de mauvaise gestion des fonds alloués à l’université, de violations répétées des règles de passation des marchés publics, et de mépris du Pool financier envers le personnel enseignant et administratif.

Le communiqué met également en lumière la dégradation des conditions de travail sur le campus : absence prolongée d’électricité et d’eau depuis le mois d’août, non-paiement des frais de mission du personnel ayant participé à un séminaire de formation à Conakry, et une communication jugée défaillante entre la direction et les syndicats.

Face à cette accumulation de problèmes, le SNAESRS a appelé l’ensemble des enseignants-chercheurs et travailleurs de l’université à observer un arrêt total des activités pédagogiques et administratives jusqu’à la satisfaction intégrale de leurs revendications.

« Ensemble unis, solidaires, nous vaincrons », conclut le communiqué, dans un ton résolument déterminé.

Cette grève illimitée intervient en pleine période d’activités pédagogiques et menace de paralyser le fonctionnement de l’Université Julius Nyerere, l’une des plus importantes institutions publiques du pays.

À l’heure actuelle, aucune réaction officielle n’a encore été enregistrée du côté du rectorat, mais plusieurs observateurs appellent à un dialogue urgent afin d’éviter un blocage prolongé du calendrier universitaire.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info 

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Guinée : Amnesty International alerte sur les conditions de travail à la Soguipah https://planete7.info/guinee-amnesty-international-alerte-sur-les-conditions-de-travail-a-la-soguipah/ Thu, 23 Oct 2025 16:08:10 +0000 https://planete7.info/?p=47494 L’organisation internationale de défense des droits humains Amnesty International tire la sonnette d’alarme sur la situation des travailleurs de la Société guinéenne de palmier à huile et d’hévéa (Soguipah), implantée à Yomou, dans la région forestière. Dans un rapport publié ce jeudi, l’ONG dénonce des conditions de travail précaires, des atteintes répétées aux droits fondamentaux […]]]>

L’organisation internationale de défense des droits humains Amnesty International tire la sonnette d’alarme sur la situation des travailleurs de la Société guinéenne de palmier à huile et d’hévéa (Soguipah), implantée à Yomou, dans la région forestière. Dans un rapport publié ce jeudi, l’ONG dénonce des conditions de travail précaires, des atteintes répétées aux droits fondamentaux et une absence criante de protection sociale.

Selon Amnesty International, de nombreux employés de la Soguipah vivent dans une vulnérabilité extrême : salaires insuffisants, logements insalubres, manque d’équipements de sécurité et restrictions à la liberté syndicale.

Lors d’une conférence de presse tenue à Conakry, l’organisation a dévoilé les conclusions de son enquête, appelant l’État guinéen à agir sans délai pour garantir un cadre de travail digne et conforme aux normes internationales.

« La principale recommandation est l’application du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) pour les salariés de la Soguipah, mais aussi pour tous les travailleurs du pays », a déclaré Fabien Offner, chercheur senior au bureau régional Afrique de l’Ouest et du Centre d’Amnesty International.

Le chercheur a par ailleurs insisté sur la nécessité d’une protection accrue contre les risques professionnels : « Les autorités doivent s’assurer que tous les travailleurs, qu’ils soient employés de la Soguipah ou issus des plantations familiales, disposent d’équipements adéquats :  gants, masques, lunettes… afin de les protéger des produits chimiques et des machines dangereuses. Il est aussi impératif de renforcer l’accès aux soins et d’équiper correctement les centres de santé. »

Cette interpellation vient relancer le débat sur la responsabilité sociale des entreprises publiques et la protection des travailleurs dans le secteur agro-industriel guinéen. Amnesty International appelle le gouvernement à des réformes urgentes pour restaurer la dignité et les droits des employés, pilier essentiel du développement durable.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Crise à Télé24 : des journalistes en grève dénoncent des licenciements abusifs et des mois de salaires impayés https://planete7.info/crise-a-tele24-des-journalistes-en-greve-denoncent-des-licenciements-abusifs-et-des-mois-de-salaires-impayes/ Mon, 04 Aug 2025 15:51:53 +0000 https://planete7.info/?p=44539 La tension monte au sein de la rédaction de Télé24. Depuis le rachat controversé du média en 2024, les travailleurs dénoncent une gestion opaque, des pressions croissantes sur le personnel, des réductions salariales et des licenciements jugés abusifs. En grève depuis plusieurs jours, ils ont livré une déclaration officielle ce lundi 4 août 2025, exigeant […]]]>

La tension monte au sein de la rédaction de Télé24. Depuis le rachat controversé du média en 2024, les travailleurs dénoncent une gestion opaque, des pressions croissantes sur le personnel, des réductions salariales et des licenciements jugés abusifs. En grève depuis plusieurs jours, ils ont livré une déclaration officielle ce lundi 4 août 2025, exigeant le paiement de leurs arriérés et une rencontre avec le véritable propriétaire de l’entreprise.

Déclaration ci dessous :

Déclaration du collectif des journalistes et chroniqueurs grévistes de Télé24
Chers confrères et consœurs,
À la date de ce 04 Août 2025, nous, travailleurs de Télé24, tenons à dénoncer publiquement les conditions précaires dans lesquelles nous vivons et travaillons depuis bientôt un an.
En effet, tout a basculé depuis le rachat de notre média par un nouveau propriétaire, dont nous ignorons toujours l’identité réelle. En juillet 2024, un certain Bangaly Biramou nous a été présenté par simple appel téléphonique comme celui par qui tout doit désormais passer. Depuis, la situation du personnel n’a cessé de se détériorer.
Réductions de salaires, le renvoi de certains, pression permanente sur les équipes… M. Bangaly Biramou s’illustre par des décisions qui n’ont fait qu’accentuer nos souffrances et fragiliser davantage le personnel.
Face à cette situation alarmante, nous exigeons :
Le paiement intégral et sans délai de tous nos arriérés de salaires qui vont de 4 à 6 mois;
Une rencontre directe avec le véritable propriétaire de Télé 24, seul interlocuteur crédible à nos yeux, en mesure de dénouer cette crise.
Sans cette rencontre et sans satisfaction de nos revendications légitimes, la grève se poursuivra jusqu’à nouvel ordre. Et dans les jours à venir, d’autres actions fortes seront envisagées afin que justice nous soit rendue.
Nous appelons à la solidarité de tous les confrères et consœurs de la presse, ainsi qu’à l’attention des autorités compétentes.
Car, nous voulons simplement travailler dans la dignité.
Merci.
Le Collectif des grévistes de Télé 24

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Réforme des médias en Guinée : l’URTELGUI pousse pour une convention collective structurante https://planete7.info/reforme-des-medias-en-guinee-lurtelgui-pousse-pour-une-convention-collective-structurante/ Wed, 18 Jun 2025 23:38:38 +0000 https://planete7.info/?p=42891 Invité ce mercredi 18 juin dans l’émission Scanner diffusée par CAVI Media, le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI), Aboubacar Camara, a vigoureusement plaidé en faveur de l’adoption d’une convention collective pour le secteur des médias en Guinée. Une réforme qu’il juge non seulement urgente, mais surtout essentielle pour redorer […]]]>

Invité ce mercredi 18 juin dans l’émission Scanner diffusée par CAVI Media, le président de l’Union des Radios et Télévisions Libres de Guinée (URTELGUI), Aboubacar Camara, a vigoureusement plaidé en faveur de l’adoption d’une convention collective pour le secteur des médias en Guinée. Une réforme qu’il juge non seulement urgente, mais surtout essentielle pour redorer le blason de la profession et en assurer la pérennité.

Selon le président de l’URTELGUI, la mise en place imminente de cette convention collective introduira des obligations formelles, aussi bien pour les employeurs que pour les professionnels de la presse, notamment les journalistes et techniciens. Elle fixera des seuils salariaux selon les catégories professionnelles, avec pour objectif de mettre un terme à l’anarchie qui règne dans les conditions d’emploi. « Dès que cette convention sera appliquée, les patrons de médias seront contraints de se conformer à des normes salariales précises. Ils devront alors privilégier le recrutement de professionnels compétents, passionnés et engagés dans une dynamique de qualité », a affirmé Aboubacar Camara.

Au-delà de la question de la rémunération, cette réforme entend également responsabiliser les journalistes sur leur propre professionnalisme. « Chaque journaliste devra se remettre en question : suis-je à la hauteur des exigences d’un marché médiatique structuré ? Puis-je me vendre sur la base de mes compétences et de mon éthique ? La convention va imposer des critères clairs qui excluent les arrangements informels désormais dépassés », a-t-il souligné.

Aboubacar Camara reconnaît que la mise en œuvre de cette convention pourrait entraîner une réduction des effectifs dans certaines rédactions. Il assume cependant cette éventualité, qu’il considère comme une étape inévitable vers une presse plus crédible. « On ne peut pas continuer à revendiquer des soutiens publics quand une partie de la profession fonctionne sans contrat de travail ni cadre légal. Cette convention est une opportunité de structuration et de responsabilisation pour toute la corporation », a-t-il estimé.

En guise de conclusion, le président de l’URTELGUI a appelé l’ensemble des acteurs du paysage médiatique guinéen à se mobiliser autour de ce projet structurant. « Cette convention collective est une chance historique pour réorganiser notre secteur, renforcer notre crédibilité et améliorer les conditions de travail des professionnels. Elle doit être perçue comme un levier de transformation et de revalorisation de notre métier », a-t-il lancé avec conviction.

Dans un contexte où la presse guinéenne traverse de nombreux défis, cette initiative pourrait marquer un tournant décisif dans la quête de reconnaissance et de professionnalisation des médias nationaux.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Mines en Guinée : Ismaël Diakité exige un équilibre entre profit et justice sociale https://planete7.info/mines-en-guinee-ismael-diakite-exige-un-equilibre-entre-profit-et-justice-sociale/ Mon, 17 Feb 2025 14:03:20 +0000 https://planete7.info/?p=38276 La signature de la nouvelle convention collective des mines, carrières, industries minières et assimilées marque une avancée majeure pour les conditions de travail et la redistribution des richesses minières en Guinée. S’exprimant en marge de l’événement, Ismaël Diakité, président de la Chambre des Mines, a souligné l’importance de cette réforme, fruit de négociations exigeantes menées […]]]>

La signature de la nouvelle convention collective des mines, carrières, industries minières et assimilées marque une avancée majeure pour les conditions de travail et la redistribution des richesses minières en Guinée. S’exprimant en marge de l’événement, Ismaël Diakité, président de la Chambre des Mines, a souligné l’importance de cette réforme, fruit de négociations exigeantes menées avec rigueur et intégrité.

Pour Ismaël Diakité, cette convention ne se limite pas à une revalorisation salariale. Elle représente un engagement collectif en faveur d’une croissance inclusive et d’un cadre de travail garantissant dignité et équité. « Un salaire ne doit pas seulement permettre de vivre, il doit être un levier d’épanouissement personnel et familial. Il doit protéger contre la précarité », a-t-il affirmé avec conviction.

Au-delà des grilles salariales, ce nouvel accord intègre une catégorisation plus claire des travailleurs, offrant des perspectives d’évolution et renforçant la stabilité du secteur. « Il fallait trouver un équilibre entre les intérêts des travailleurs, la compétitivité des entreprises et la nécessité d’un développement économique durable », a précisé M. Diakité.

Le président de la Chambre des Mines a insisté sur la nécessité d’un partage équitable des profits issus des ressources naturelles. « Nous ne voulons pas simplement garantir un salaire décent. Ce que nous défendons, c’est un système où chaque profit généré bénéficie aussi à ceux qui en sont la base », a-t-il déclaré.

Cette approche repose sur une mise à jour continue des accords sectoriels. Ismaël Diakité a ainsi plaidé pour la mise en place d’accords de branche spécifiques aux différents segments de l’industrie minière – or, bauxite, fer – afin d’adapter les conditions de travail aux réalités de chaque filière. « Aujourd’hui, tous les acteurs sont sous une même convention, mais demain, nous devrons affiner ces engagements pour garantir un cadre toujours plus juste et évolutif », a-t-il ajouté.

Loin de toute démagogie, Ismaël Diakité a rappelé que la gestion des ressources non renouvelables doit être pensée sur le long terme. « Quand la bauxite part, elle ne revient plus. Si elle s’en va avec tous les bénéfices, que restera-t-il aux Guinéens ? » a-t-il interrogé, soulignant la responsabilité collective dans l’exploitation minière.

Fidèle à sa ligne de conduite, il a réaffirmé que la Chambre des Mines poursuivra ses efforts pour défendre un cadre de travail stable, équitable et prospère. « Nous ne sommes pas dans une logique de renégociation tous les cinq ans. À chaque opportunité, nous devons adapter nos accords pour garantir aux travailleurs une juste part des richesses qu’ils contribuent à créer », a-t-il conclu.

Cette convention collective ouvre ainsi une nouvelle ère pour le secteur minier guinéen, posant les bases d’un modèle économique plus solidaire et durable.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Nouvelle Convention Collective des Mines : Une Avancée Historique pour les Droits des Travailleurs en Guinée https://planete7.info/nouvelle-convention-collective-des-mines-une-avancee-historique-pour-les-droits-des-travailleurs-en-guinee/ Fri, 14 Feb 2025 23:25:47 +0000 https://planete7.info/?p=38193 La République de Guinée a franchi une étape décisive ce vendredi 14 février 2025 avec la signature de la convention collective des mines, carrières, industries minières et assimilées. Cet accord historique, fruit de 15 mois de négociations acharnées, vise à renforcer les droits des travailleurs tout en garantissant un cadre stable et compétitif pour les […]]]>

La République de Guinée a franchi une étape décisive ce vendredi 14 février 2025 avec la signature de la convention collective des mines, carrières, industries minières et assimilées. Cet accord historique, fruit de 15 mois de négociations acharnées, vise à renforcer les droits des travailleurs tout en garantissant un cadre stable et compétitif pour les employeurs du secteur.

Dans une salle comble du Palais du Peuple, les principaux acteurs du monde du travail, représentants syndicaux, patronat et autorités gouvernementales  ont unanimement salué cette convention comme un modèle de dialogue social réussi.

Dans son discours, le président du Mouvement Syndical Guinéen a insisté sur le caractère incontournable de cette convention collective, qui s’inscrit aussi bien dans le droit du travail guinéen que dans la législation internationale du travail.
« Après la signature de la présente convention collective révisée, elle sera le référentiel auquel tous les acteurs du secteur seront soumis, sans exception. Le dialogue social en entreprise et dans les secteurs professionnels est un pilier essentiel pour garantir la paix sociale, le bien-être des travailleurs et la croissance des entreprises. »

Il a salué l’implication du gouvernement dans la médiation entre les syndicats et le patronat, ainsi que la volonté commune d’aboutir à une réforme équilibrée.

Présent lors de la cérémonie, Mohamed Ouattara, Inspecteur Général du Travail, a détaillé les points fondamentaux abordés par cette convention, insistant sur les avancées majeures pour les travailleurs et les employeurs : « Cette convention que nous signons aujourd’hui traite de plusieurs sujets essentiels. Tout d’abord, les droits syndicaux et la liberté d’opinion, car nous savons l’importance du mouvement syndical dans l’histoire de notre pays et dans son avenir. Les travailleurs ont désormais le droit de s’associer librement et d’agir pour la défense de leurs intérêts professionnels. Ensuite, nous avons consacré un volet important au dialogue social, qui a joué un rôle clé dans ces négociations. »

Évoquant les aspects réglementaires, il a ajouté : « La convention traite également du droit de grève, en précisant les conditions d’exercice et les services minimums à assurer pour garantir la continuité du travail et la sécurité. Concernant le contrat de travail, nous avons intégré la loi sur le contenu local, en mettant l’accent sur la priorité d’embauche des Guinéens et des travailleurs licenciés pour raisons économiques ou de santé. La convention régule aussi les périodes d’essai, les engagements définitifs, ainsi que les conditions de licenciement et les indemnités de départ à la retraite. »

D’autres thématiques essentielles ont été abordées, notamment les conditions de travail et de salaire, l’application du principe « à travail égal, salaire égal », l’hygiène et la sécurité en milieu professionnel avec l’obligation pour les employeurs de fournir des équipements de protection individuelle, ainsi que la formation professionnelle et l’apprentissage.
« Un point important concerne la retraite, avec la fixation des conditions de départ et le paiement d’une indemnité conventionnelle. Cette convention apporte cinq grands changements majeurs, dont l’instauration d’une grille fixant le salaire de base minimum d’entrée dans le secteur. »

Ahmed Kanté, président de la Fédération des Employeurs des Mines et Carrières de Guinée (FEPAM-GUI), a quant à lui rappelé l’ampleur des discussions qui ont précédé cet accord : « Nous avons eu des heures et des heures de discussion, et aujourd’hui nous pouvons être fiers du résultat obtenu. Cette convention ouvre la voie à une amélioration progressive des revenus des employés du secteur minier et immobilier. Tous les cinq ans, de nouvelles discussions permettront d’apporter des ajustements pour garantir de meilleures conditions de travail. »

En saluant le travail de la Confédération Générale des Entreprises de Guinée (CGE-GUI), il a insisté sur le fait que cette convention collective est assortie d’une grille salariale révisée, un élément fondamental pour les travailleurs.

De son côté, Ismaël Diakité, président de la Chambre des Mines de Guinée, a souligné la portée sociale et économique de cette signature, qu’il considère comme un véritable nouveau contrat social :  « Il ne s’agit pas d’une simple formalité. Ce texte place la dignité humaine, le respect du travailleur et la solidarité au cœur de notre modèle économique. Nous avons travaillé à garantir des conditions de travail dignes, équitables et protectrices, car un salaire ne doit pas seulement permettre de vivre, il doit être un levier d’épanouissement personnel et familial. »

Mettant en avant les négociations de plusieurs mois, il a évoqué l’importance de la catégorisation des travailleurs et des perspectives d’évolution professionnelle, afin de motiver les employés et d’assurer la stabilité du secteur.

Prenant la parole au nom de la CGE-GUI, Ansumane Kaba, a mis en avant l’importance du travail collaboratif qui a abouti à cet accord : « Cette convention collective est le fruit d’un dialogue social intense et constructif. Elle servira de modèle pour la structuration et la modernisation de notre économie, avec l’ambition de couvrir 16 autres secteurs à l’avenir. »

Il a annoncé la création d’une commission permanente de concertation, qui permettra aux acteurs de poursuivre le dialogue social de manière efficace et continue.


Enfin, Faya François Bourouno, ministre du travail et de la fonction publique, a salué cette initiative, qu’il considère comme un jalon essentiel dans la vision du gouvernement pour un développement économique durable et équitable : « Cette convention illustre parfaitement la volonté du Président de la République, Son Excellence Mamadi Doumbouya, de placer le travail et le progrès social au cœur de l’agenda national. Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme Simandou 2040, qui vise à faire de la Guinée une destination privilégiée pour les investissements étrangers. »

Avec cette signature, les acteurs du secteur minier guinéen s’engagent dans une nouvelle dynamique où la justice sociale, le respect des droits des travailleurs et la compétitivité des entreprises seront les maîtres-mots. Cette convention collective marque ainsi un tournant décisif pour le dialogue social en Guinée, avec la promesse d’un climat professionnel plus apaisé et d’un secteur mieux structuré pour affronter les défis économiques à venir.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Enseignement supérieur : des PhD guinéens brisent le silence sur une injustice salariale criante https://planete7.info/enseignement-superieur-des-phd-guineens-brisent-le-silence-sur-une-injustice-salariale-criante/ Wed, 22 Jan 2025 22:29:45 +0000 https://planete7.info/?p=37212 Un groupe de 50 enseignants-chercheurs titulaires d’un doctorat (PhD) a tenu une conférence de presse ce mercredi 22 janvier 2025 pour dénoncer les conditions précaires de leur situation professionnelle. Réunis à Conakry, ces universitaires de haut niveau ont exprimé leur indignation face à une discrimination salariale qu’ils qualifient d’« injustifiable » entre eux et leurs […]]]>

Un groupe de 50 enseignants-chercheurs titulaires d’un doctorat (PhD) a tenu une conférence de presse ce mercredi 22 janvier 2025 pour dénoncer les conditions précaires de leur situation professionnelle. Réunis à Conakry, ces universitaires de haut niveau ont exprimé leur indignation face à une discrimination salariale qu’ils qualifient d’« injustifiable » entre eux et leurs collègues étrangers, tout en pointant du doigt des retards chroniques dans le paiement de leurs salaires.

Des revendications claires et légitimes
Lors de son intervention, Dr. Siba Théodore Koropogui, porte-parole du groupe, a dressé un tableau sombre de la situation des enseignants-chercheurs guinéens :

1. Retard systématique dans le paiement des salaires : Les universitaires peinent à percevoir leurs rémunérations dans les délais, ce qui a des répercussions directes sur leur vie familiale et professionnelle.

2. Discrimination salariale : Dr. Koropogui a dénoncé un écart de rémunération basé sur la nationalité, affirmant que les enseignants-chercheurs guinéens sont nettement moins payés que leurs homologues recrutés à l’étranger, malgré des compétences et des qualifications similaires.

3. Manque de financement pour la recherche et l’innovation : L’absence de soutien financier pour des projets scientifiques et technologiques au sein des universités a également été mise en lumière.

Selon le porte-parole, cette situation est d’autant plus intolérable que beaucoup d’entre eux ont abandonné leurs familles et des opportunités à l’étranger pour contribuer au développement académique et scientifique de leur pays. « Nous continuons à travailler dans des conditions désastreuses, malgré l’inaction du ministère, en honorant nos engagements. Mais les impacts sur nos familles sont considérables », a déploré Dr. Koropogui.

Appel au dialogue et aux réformes structurelles
Tout en affirmant leur attachement au dialogue et au débat apaisé, les enseignants-chercheurs ont exigé des réformes urgentes pour rétablir l’équité et améliorer leurs conditions de travail. Ils demandent :

  • Le paiement immédiat des salaires impayés ;
  • L’adoption d’une grille salariale unique qui garantisse une rémunération équitable pour tous les enseignants-chercheurs, qu’ils soient nationaux ou étrangers ;
  • Une stratégie claire pour financer la recherche et promouvoir l’innovation au sein des universités guinéennes.

Dr. Koropogui a tenu à préciser que cette démarche ne vise ni affrontement ni polémique. « En tant qu’enseignants-chercheurs, nous croyons aux vertus du dialogue. Mais face à des interlocuteurs qui n’honorent pas leurs promesses, il était de notre devoir d’alerter les plus hautes autorités sur cette situation précaire », a-t-il déclaré.

Le groupe de 50 enseignants-chercheurs a conclu son intervention en appelant les autorités à agir rapidement. Selon eux, des réformes structurelles sont indispensables pour redonner espoir à ces intellectuels engagés et éviter l’effondrement du système universitaire guinéen.

Avec cette conférence de presse, ces chercheurs espèrent briser le silence sur une situation devenue intenable et susciter une prise de conscience au sein des instances dirigeantes du pays.

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Revalorisation des Indemnités des Agents de l’État : Une Réforme Cruciale pour les Missions Officielles https://planete7.info/revalorisation-des-indemnites-des-agents-de-letat-une-reforme-cruciale-pour-les-missions-officielles/ Thu, 31 Oct 2024 00:27:55 +0000 https://planete7.info/?p=34348 Le Ministre du Travail et de la Fonction Publique, Faya François BOUROUNO, a récemment salué la signature d’un décret déterminant par le Président de la République, Général Mamadi DOUMBOUYA, concernant la revalorisation des indemnités (perdiems) destinées aux cadres et agents de l ‘État. Cette réforme représente une augmentation moyenne impressionnante de 214%, un geste fort […]]]>

Le Ministre du Travail et de la Fonction Publique, Faya François BOUROUNO, a récemment salué la signature d’un décret déterminant par le Président de la République, Général Mamadi DOUMBOUYA, concernant la revalorisation des indemnités (perdiems) destinées aux cadres et agents de l ‘État.

Cette réforme représente une augmentation moyenne impressionnante de 214%, un geste fort qui souligne l’engagement du gouvernement envers le bien-être de ses agents. « Cette revalorisation est un tournant majeur qui vise à améliorer les conditions de travail des fonctionnaires, tant sur le territoire national qu’à l’étranger », a déclaré le ministre.

Avec l’introduction de cette nouvelle grille d’indemnités, les agents de l’État seront en mesure d’exécuter leurs missions officielles dans des conditions dignes. Cela leur fournira les ressources nécessaires pour se loger, se nourrir et assurer leur bien-être lors de leurs déplacements professionnels.

« Cette initiative répond à un terme à des années de précarité vécue par de nombreux agents lors de missions officielles », a ajouté le Ministre BOUROUNO. En revalorisant ces indemnités, le gouvernement fait un pas significatif vers une administration publique plus efficace et plus humaine, favorisant ainsi la motivation et l’engagement des fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions.

Cette décision s’inscrit dans une dynamique plus larges de réformes visant à renforcer l’efficacité de l’administration publique et à garantir que chaque agent puisse accomplir ses missions avec dignité et sérénité.

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