Conditions d’apprentissage – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 07 May 2026 21:01:40 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Conditions d’apprentissage – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Éducation : PayCard offre 200 tables-bancs aux écoles primaires de Kipé 1 et Kipé 2 https://planete7.info/education-paycard-offre-200-tables-bancs-aux-ecoles-primaires-de-kipe-1-et-kipe-2/ Thu, 07 May 2026 20:31:47 +0000 https://planete7.info/?p=55127 Ce jeudi, l’école primaire de Kipé 2 a vibré au rythme d’une cérémonie placée sous le signe de la solidarité et de l’engagement citoyen. L’entreprise PayCard⁠ a procédé à une importante remise de tables-bancs destinées aux écoles primaires Kipé 1 et Kipé 2, dans la commune de Ratoma. Une initiative saluée par les autorités éducatives, […]]]>

Ce jeudi, l’école primaire de Kipé 2 a vibré au rythme d’une cérémonie placée sous le signe de la solidarité et de l’engagement citoyen. L’entreprise PayCard⁠ a procédé à une importante remise de tables-bancs destinées aux écoles primaires Kipé 1 et Kipé 2, dans la commune de Ratoma. Une initiative saluée par les autorités éducatives, les responsables locaux ainsi que les parents d’élèves.

À travers ce geste social, l’entreprise entend contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage des élèves, dans un contexte où plusieurs établissements scolaires font face à un déficit criant d’équipements.

Dans son intervention, le directeur de l’école primaire de Kipé a exprimé toute sa reconnaissance à l’endroit des donateurs. Devant les élèves, enseignants et autorités présentes, il a souligné la portée symbolique et éducative de cette action.

« Le geste que vous posez aujourd’hui, en offrant des tables-bancs, est bien plus qu’un simple don matériel. C’est un acte de solidarité, un engagement en faveur de l’éducation et un investissement dans l’avenir de nos enfants », a-t-il déclaré.

Selon lui, ces équipements permettront désormais aux élèves d’étudier dans de meilleures conditions, favorisant ainsi leur concentration et leurs performances scolaires.

Très émue durant la cérémonie, Mme Fatou Diarra, directrice générale de PayCard⁠, a expliqué que ce don revêt également une dimension personnelle et affective. Originaire de Kipé, elle a rappelé avoir elle-même fréquenté les écoles du quartier durant son enfance.

« Nous avons choisi l’école primaire de Kipé parce que moi-même et mes frères avons étudié ici. Nous sommes de Kipé, nous avons grandi ici. Quand le chef de quartier nous a informés des difficultés que traversaient les écoles, notamment le manque de bancs, nous n’avons pas hésité à nous engager », a-t-elle confié.

L’entreprise a ainsi offert 200 tables-bancs aux deux établissements bénéficiaires. Pour la dirigeante, cette action s’inscrit dans la vision citoyenne portée par PayCard⁠, qui place l’éducation et le bien-être des familles au cœur de ses priorités sociales.

« Nous sommes une société citoyenne. Nous croyons profondément à l’éducation et à toutes les actions qui impactent directement les enfants, les familles et les communautés », a-t-elle ajouté.

Mme Fatou Diarra a également rappelé les liens historiques qui unissent sa famille au secteur éducatif de Kipé, évoquant notamment l’engagement de sa mère dans l’enseignement privé à travers les écoles Hawa Djodje, connues dans la localité.

Cette proximité avec le monde éducatif explique, selon elle, la volonté constante de l’entreprise d’accompagner les établissements scolaires et de soutenir les initiatives en faveur des enfants.

Prenant la parole à son tour, Moïse Joseph, président du quartier, a salué un acte « porteur d’espoir » pour toute la communauté.

« Ces tables-bancs représentent bien plus qu’un simple matériel scolaire. Elles symbolisent la dignité, l’amélioration des conditions d’apprentissage et l’espoir d’un avenir meilleur pour nos enfants », a-t-il affirmé.

Il a assuré que ce don sera utilisé avec responsabilité et entretenu avec soin, tout en appelant d’autres entreprises et bonnes volontés à suivre cet exemple de solidarité communautaire.

Au-delà de la simple remise d’équipements scolaires, cette initiative de PayCard⁠ apparaît comme un véritable investissement social en faveur de l’éducation guinéenne. Dans un environnement où de nombreux établissements restent confrontés à des difficultés matérielles, ce type d’action contribue non seulement à renforcer les capacités d’accueil des écoles, mais aussi à redonner espoir aux élèves et aux encadreurs.

À Kipé, cette journée restera sans doute gravée dans les mémoires comme celle d’un retour aux sources empreint d’humanité, de reconnaissance et d’engagement pour l’avenir des enfants.

 

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Kindia : à Dar-es-Salam, plus de 160 élèves contraints d’étudier dans des hangars précaires https://planete7.info/kindia-a-dar-es-salam-plus-de-160-eleves-contraints-detudier-dans-des-hangars-precaires/ Fri, 10 Apr 2026 15:16:09 +0000 https://planete7.info/?p=53660 À environ 35 kilomètres de la ville de Kindia, dans le district de Gomba Waliah, le secteur de Dar-es-Salam illustre avec acuité les défis persistants du système éducatif guinéen. Dans cette localité enclavée, plus de 160 élèves poursuivent leur scolarité dans des hangars de fortune, construits en paille et en matériaux rudimentaires, faute d’infrastructures scolaires […]]]>

À environ 35 kilomètres de la ville de Kindia, dans le district de Gomba Waliah, le secteur de Dar-es-Salam illustre avec acuité les défis persistants du système éducatif guinéen. Dans cette localité enclavée, plus de 160 élèves poursuivent leur scolarité dans des hangars de fortune, construits en paille et en matériaux rudimentaires, faute d’infrastructures scolaires adéquates.

Dans ces abris précaires, les conditions d’apprentissage sont particulièrement éprouvantes. Exposés aux intempéries, les élèves doivent interrompre les cours à la moindre pluie. Pendant la saison sèche, ils subissent une chaleur accablante, sans protection. L’absence de portes et la fragilité des installations laissent également place à des intrusions d’animaux, accentuant les risques pour les enfants.

« Nous avons trois niveaux la première, la deuxième et la troisième année pour un total de 160 élèves. Les hangars ne résistent ni au vent ni à la pluie. Parfois, l’eau envahit les classes, et les bœufs peuvent y pénétrer. Même les tables-bancs sont en mauvais état », explique Ousmane Bangoura, enseignant communautaire à l’école franco-arabe de Dar-es-Salam.

Face à cette situation, les parents d’élèves ont tenté d’apporter une réponse en érigeant eux-mêmes ces structures provisoires. Une initiative saluée, mais insuffisante pour garantir un cadre éducatif sécurisé et propice à l’apprentissage. L’éloignement des établissements scolaires modernes rend par ailleurs difficile toute alternative pour les familles, souvent limitées par des contraintes économiques.

« Les enfants sont motivés et veulent apprendre, mais ils manquent d’un environnement adapté. Envoyer un enfant en ville n’est pas à la portée de tous », souligne l’enseignant.

Les autorités locales ne cachent pas leur inquiétude. Lansana Camara, responsable de la jeunesse de Dar-es-Salam, alerte sur les conséquences directes de cette précarité : « En saison des pluies, les enfants sont trempés et leurs fournitures sont endommagées. En saison sèche, ils étudient sous un soleil brûlant. À cela s’ajoute la présence de serpents et d’autres animaux dans les hangars. »

Les élèves eux-mêmes expriment leur détresse, mais aussi leur détermination. Djibril Tata Sylla, en troisième année, lance un appel : « Nous étudions dans des conditions très difficiles. Nous demandons de l’aide pour avoir une vraie école. » Un message relayé par ses camarades, à l’image de Salématou Alya Camara, qui aspire à « étudier comme les enfants en ville », ou encore d’Alseny Hawa Camara, qui évoque « les dangers permanents » auxquels ils sont exposés.

Dans ce contexte, les habitants de Dar-es-Salam multiplient les appels à l’endroit des autorités et des partenaires au développement. Leur objectif est clair : obtenir la construction d’une école moderne, capable d’offrir aux enfants des conditions d’apprentissage dignes et sécurisées.

Au-delà de ce cas précis, la situation de Dar-es-Salam pose avec acuité la question de l’équité dans l’accès à l’éducation en Guinée, rappelant l’urgence d’investissements structurants pour garantir à chaque enfant les mêmes chances de réussite.

 

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info

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Kindia : Le cri d’alarme du lycée 28 Septembre de Tafory Météo, un temple du savoir à l’abandon https://planete7.info/kindia-le-cri-dalarme-du-lycee-28-septembre-de-tafory-meteo-un-temple-du-savoir-a-labandon/ Tue, 28 Jan 2025 19:22:02 +0000 https://planete7.info/?p=37437 À première vue, l’image pourrait prêter à confusion. Ce n’est ni un enclos ni un hangar délabré, mais bel et bien le lycée 28 Septembre de Tafory Météo, un établissement scolaire situé à Kindia. Créé en 1957, ce temple du savoir a formé d’éminents cadres de la région et du pays, mais aujourd’hui, il se […]]]>

À première vue, l’image pourrait prêter à confusion. Ce n’est ni un enclos ni un hangar délabré, mais bel et bien le lycée 28 Septembre de Tafory Météo, un établissement scolaire situé à Kindia. Créé en 1957, ce temple du savoir a formé d’éminents cadres de la région et du pays, mais aujourd’hui, il se dresse comme un symbole poignant de dégradation et de négligence.

Des murs fissurés, des plafonds perforés, des salles de classe sans portes ni fenêtres, des bâtiments dépourvus de toitures, et une absence totale de clôture : voilà le décor quotidien des élèves de ce lycée. Loin d’être un simple problème esthétique, cette vétusté avancée met à rude épreuve les conditions d’apprentissage des 600 élèves qui y sont inscrits, répartis en deux groupes pédagogiques.

« L’infrastructure est notre principal problème, bien que nous assurions un bon déroulement des cours grâce à l’engagement des professeurs », déplore Fodé Lansana Camara, proviseur du lycée. Selon lui, l’établissement, malgré les nombreuses alertes lancées aux autorités compétentes, n’a bénéficié d’aucune rénovation depuis des années.

Le proviseur ne cache pas son inquiétude face à l’avenir incertain de cette école autrefois emblématique. « Si rien n’est fait, cette école ne sera bientôt plus qu’un souvenir. Elle était un monument pour Kindia et pour l’éducation nationale », lance-t-il avec amertume.

Il poursuit : « Il n’y a ni fenêtres ni portes, pas même de toilettes fonctionnelles. Quand le soleil tape trop fort, les élèves doivent constamment changer de place pour écrire. Ils sont assis à trois ou quatre par table-banc. Étudier dans ces conditions est un véritable calvaire. »

Depuis son arrivée à la tête de l’établissement en 2024, Fodé Lansana Camara note qu’aucun projet de rénovation n’a vu le jour, malgré les visites de plusieurs équipes venues recenser les besoins de l’école. Seul un ancien élève, Abdoul Kabélè Camara, ancien ministre de la Sécurité, a contribué en offrant un forage électrique.

Pourtant, ce lycée, qui a marqué l’histoire éducative de Kindia, mérite bien plus qu’un simple don ponctuel. Il nécessite une intervention urgente et globale pour sauver ce qui reste de son infrastructure.

Alors que la rentrée scolaire approche, le lycée 28 Septembre de Tafory Météo se trouve à un tournant critique. Les autorités éducatives et administratives doivent agir rapidement pour préserver ce temple du savoir, qui a vu passer tant de générations brillantes.

Le cri d’alarme du proviseur et des élèves résonnera-t-il enfin dans des oreilles attentives ? L’avenir de cet établissement emblématique en dépend.

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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