Condamnation – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 27 Aug 2026 17:16:59 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Condamnation – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 TPI de Kindia : quatre femmes condamnées à 19 mois de prison, le chauffeur relaxé fait appel du parquet https://planete7.info/tpi-de-kindia-quatre-femmes-condamnees-a-19-mois-de-prison-le-chauffeur-relaxe-fait-appel-du-parquet/ Thu, 27 Aug 2026 17:15:01 +0000 https://planete7.info/?p=62706 Le Tribunal de première instance (TPI) de Kindia a rendu, ce jeudi 27 août 2026, son verdict dans une affaire de vol aggravé et d’association de malfaiteurs. Quatre prévenues ont écopé de 19 mois d’emprisonnement ferme et d’une amende d’un million de francs guinéens chacune. Leur chauffeur, Ali Camara, a en revanche été relaxé, une […]]]>

Le Tribunal de première instance (TPI) de Kindia a rendu, ce jeudi 27 août 2026, son verdict dans une affaire de vol aggravé et d’association de malfaiteurs. Quatre prévenues ont écopé de 19 mois d’emprisonnement ferme et d’une amende d’un million de francs guinéens chacune. Leur chauffeur, Ali Camara, a en revanche été relaxé, une décision immédiatement contestée par le parquet.

Le verdict est tombé. Après plusieurs audiences consacrées à une affaire de vol aggravé et d’association de malfaiteurs, le Tribunal de première instance de Kindia a reconnu coupables Mariama Kaba, Fanta Kaba, Fatoumata Camara et Aïcha Keïta.

Les quatre femmes ont été condamnées à 19 mois d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende d’un million de francs guinéens chacune.

En revanche, le tribunal a prononcé la relaxe d’Ali Camara, présenté comme le chauffeur des prévenues. Une décision qui n’a pas convaincu le ministère public, lequel a immédiatement relevé appel.

Sur le volet civil, le tribunal a déclaré recevables et fondées les constitutions de parties civiles de Mikaël Bangoura, Saran Konaté et Fatoumata Irandouro. En revanche, celle d’Alpha Oumar Camara a été rejetée.

La juridiction a ainsi accordé plusieurs millions de francs guinéens au titre des dommages-intérêts. Fatoumata Irandouro doit notamment recevoir 30 millions de francs guinéens, contre 6,2 millions de francs pour Saran Konaté et 24 millions de francs pour Mikaël Bangoura.

Le tribunal a également ordonné la restitution à Ali Camara d’une Mercedes, ainsi que de plusieurs effets personnels qui avaient été placés sous scellés. Les frais liés à la procédure restent toutefois à la charge des quatre condamnées.

À l’issue de l’audience, le procureur près le TPI de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, a pris acte de la décision tout en affichant clairement son désaccord avec la relaxe du chauffeur.

« Le tribunal a rendu sa décision en condamnant ces quatre femmes à 19 mois d’emprisonnement et au paiement d’un million de francs guinéens d’amende chacune. Par contre, le tribunal a relaxé le nommé Ali Camara, qui était le chauffeur. Nous respectons la décision du tribunal, mais nous ne sommes pas d’accord », a-t-il déclaré.

Pour le ministère public, le rôle joué par Ali Camara dans les déplacements des prévenues ne permet pas d’écarter sa responsabilité. Le parquet a donc décidé de faire appel de cette partie du jugement.

« Nous estimons que le nommé Ali, qui en était le chauffeur et qui conduisait les femmes un peu partout, savait ce qu’il faisait. On ne peut pas parler de doute dans notre entendement dans cette affaire », a soutenu le procureur.

Mamadou Bhoye Diallo insiste par ailleurs sur la gravité des faits reprochés aux prévenus, estimant que plusieurs personnes auraient été victimes de leurs agissements.

« Les faits pour lesquels Ali et consorts sont poursuivis sont des faits extrêmement graves. En réalité, on peut dire qu’un peu partout en Guinée, des gens sont victimes du fait de ces dames », a-t-il ajouté.

Avec l’appel du parquet, le dossier n’est donc pas totalement clos. La responsabilité du chauffeur Ali Camara devra désormais être réexaminée par la juridiction d’appel.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Dixinn : Bella Bah condamné à 6 mois de prison, dont 5 avec sursis et 40 millions GNF d’amende https://planete7.info/dixinn-bella-bah-condamne-a-6-mois-de-prison-dont-5-avec-sursis-et-40-millions-gnf-damende/ Wed, 19 Aug 2026 11:58:30 +0000 https://planete7.info/?p=61995 Le tribunal de première instance de Dixinn a rendu son verdict ce mercredi 19 août dans l’affaire opposant l’activiste Abdourahmane « Bella » Bah à l’imam-ratib de la grande mosquée Fayçal. Le procès de l’activiste Abdourahmane « Bella » Bah s’est soldé par une condamnation, ce mercredi 19 août 2026, devant le tribunal de première […]]]>

Le tribunal de première instance de Dixinn a rendu son verdict ce mercredi 19 août dans l’affaire opposant l’activiste Abdourahmane « Bella » Bah à l’imam-ratib de la grande mosquée Fayçal.

Le procès de l’activiste Abdourahmane « Bella » Bah s’est soldé par une condamnation, ce mercredi 19 août 2026, devant le tribunal de première instance de Dixinn.

Poursuivi pour injure et diffamation par le biais d’un système informatique, en lien avec des publications diffusées sur Facebook et visant Elhadj Mamadou Saliou Camara, imam-ratib de la grande mosquée Fayçal, Bella Bah a été reconnu coupable par la juridiction.

Le tribunal lui a infligé six mois d’emprisonnement, dont cinq assortis du sursis, ainsi qu’une amende de 40 millions de francs guinéens.

L’affaire remonte à plusieurs publications attribuées à l’activiste sur les réseaux sociaux. D’après les éléments présentés au cours de la procédure, les propos contenus dans ces publications avaient été considérés comme offensants à l’égard du responsable religieux.

Interpellé à Conakry le 8 août dernier, Bella Bah avait ensuite été placé sous mandat de dépôt le 13 août. Son procès s’était ouvert le 17 août devant le tribunal correctionnel de Dixinn.

À la barre, le prévenu avait rejeté les accusations formulées contre lui et plaidé non coupable. Il avait notamment fait valoir qu’il n’avait pas directement mentionné le nom d’Elhadj Mamadou Saliou Camara dans les propos qui lui étaient reprochés.

Au cours des débats, le ministère public, représenté par le procureur Oumar Diallo, avait défendu la thèse de la culpabilité du prévenu. Pour le parquet, les faits reprochés à Bella Bah étaient suffisamment établis et présentaient une gravité justifiant une peine importante.

Dans ses réquisitions, le procureur avait demandé un an d’emprisonnement ferme contre l’activiste.

Le tribunal n’a finalement pas suivi entièrement ces réquisitions, optant pour une peine de six mois, dont cinq avec sursis, assortie d’une lourde sanction financière.

Le verdict met ainsi fin, en première instance, à cette procédure judiciaire très suivie depuis l’interpellation de l’activiste.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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Drame de Diarabaka : le chauffeur condamné à 5 ans de prison après la mort de 16 personnes https://planete7.info/drame-de-diarabaka-le-chauffeur-condamne-a-5-ans-de-prison-apres-la-mort-de-16-personnes/ Wed, 19 Aug 2026 00:35:20 +0000 https://planete7.info/?p=61971 Le Tribunal de première instance de Mamou a condamné, mardi 18 août 2026, Mamadou Saliou Diallo à cinq ans d’emprisonnement ferme et à 10 millions de francs guinéens d’amende, après l’accident meurtrier survenu à Diarabaka, qui avait fait 16 morts. Le verdict est tombé. Près de deux mois après le drame qui avait endeuillé la […]]]>

Le Tribunal de première instance de Mamou a condamné, mardi 18 août 2026, Mamadou Saliou Diallo à cinq ans d’emprisonnement ferme et à 10 millions de francs guinéens d’amende, après l’accident meurtrier survenu à Diarabaka, qui avait fait 16 morts.

Le verdict est tombé. Près de deux mois après le drame qui avait endeuillé la préfecture de Mamou, la justice s’est prononcée sur la responsabilité pénale du chauffeur impliqué dans l’accident survenu dans la nuit du 28 au 29 juin 2026 à Diarabaka.

Poursuivi pour homicide involontaire, blessures involontaires et dégradation de biens privés, Mamadou Saliou Diallo, âgé de 24 ans, a été reconnu coupable par le Tribunal de première instance de Mamou.

Statuant publiquement, contradictoirement, en matière correctionnelle et en premier ressort, le tribunal a retenu la responsabilité du prévenu et l’a condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 10 millions de francs guinéens.

Le juge audiencier, Mamadou Yaya Sow, a également ordonné la suspension du permis de conduire du condamné pour une durée de cinq ans.

Dans sa décision, le tribunal a par ailleurs ordonné le maintien sous main de justice du camion-remorque de marque Renault, de couleur noire, immatriculé AZ 3698 BE 9533, placé sous scellé numéro 33 depuis le 30 juin 2026.

Le véhicule restera sous scellés jusqu’à l’entière indemnisation des ayants droit des victimes par la compagnie d’assurance NSIA.

Sur le volet civil, le tribunal a pris acte des informations communiquées concernant les modalités d’indemnisation ainsi que des offres provisionnelles formulées au titre du préjudice moral.

La juridiction a toutefois réservé les intérêts civils, laissant ouverte la question de la réparation définitive des préjudices subis par les victimes et leurs familles.

Les dépens ont également été mis à la charge du condamné, conformément aux dispositions légales invoquées dans la décision.

La condamnation prononcée est inférieure aux réquisitions du ministère public. Lors de l’audience, le parquet avait requis sept ans d’emprisonnement ferme, une amende de 10 millions de francs guinéens ainsi que l’annulation du permis de conduire du prévenu.

Avant le prononcé du verdict, Mamadou Saliou Diallo avait livré sa dernière déclaration à la barre. Ému, il avait exprimé ses regrets et demandé la clémence du tribunal. Il avait également récité des versets coraniques faisant référence au destin et à la mort.

Le drame de Diarabaka avait suscité une profonde émotion à Mamou et au-delà. La collision avait coûté la vie à 16 personnes, laissant plusieurs familles endeuillées et confrontées à de lourdes conséquences humaines, sociales et économiques.

Avec ce verdict, la justice vient de trancher la question de la responsabilité pénale du conducteur. Mais pour les familles des victimes, le dossier est loin d’être totalement clos. L’indemnisation et la réparation des préjudices constituent désormais l’un des principaux enjeux de la procédure.

Les parties disposent d’un délai de 15 jours pour interjeter appel de la décision.

La condamnation marque ainsi la fin d’une étape judiciaire importante dans le dossier de Diarabaka, sans pour autant effacer les séquelles d’une tragédie qui a profondément marqué les familles des 16 victimes et l’opinion publique à Mamou.

 

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Appel à la CRIEF : Kassory Fofana écope de 3 ans et 9 mois de prison et de 2 milliards GNF d’amende https://planete7.info/appel-a-la-crief-kassory-fofana-ecope-de-3-ans-et-9-mois-de-prison-et-de-2-milliards-gnf-damende/ Thu, 02 Jul 2026 14:22:40 +0000 https://planete7.info/?p=58253 La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu, ce jeudi 2 juillet 2026, son arrêt dans le dossier visant l’ancien Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana. La juridiction a revu partiellement le jugement prononcé en première instance en le déclarant coupable d’enrichissement illicite et de blanchiment […]]]>

La Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu, ce jeudi 2 juillet 2026, son arrêt dans le dossier visant l’ancien Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana. La juridiction a revu partiellement le jugement prononcé en première instance en le déclarant coupable d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux, tout en le relaxant des poursuites pour détournement de deniers publics.

À l’issue de cette décision, l’ancien chef du gouvernement est condamné à 3 ans et 9 mois d’emprisonnement, ainsi qu’au paiement d’une amende de 2 milliards de francs guinéens.

En motivant sa décision, le président de la Chambre des appels, Daye Mara, a estimé que les éléments du dossier ne permettaient pas de retenir la responsabilité pénale de Dr Kassory Fofana dans les faits de détournement de deniers publics portant sur un montant de 15 milliards de francs guinéens. La Cour a notamment considéré qu’il n’était pas l’ordonnateur des dépenses de la Mission d’appui à la mobilisation des ressources intérieures (MAMRI), écartant ainsi cette accusation.

En revanche, les magistrats ont confirmé sa culpabilité pour les infractions d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux, justifiant ainsi la peine d’emprisonnement et l’amende prononcées.

La juridiction a également statué sur le sort des biens saisis dans le cadre de cette procédure. Ceux-ci seront désormais placés sous la gestion de l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués (AGRASC), conformément à la décision rendue.

Sur le volet des intérêts civils, la Chambre des appels a reconnu recevable la constitution de partie civile de l’État guinéen. En conséquence, Dr Ibrahima Kassory Fofana a été condamné à verser 3 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts pour réparer l’ensemble des préjudices retenus par la Cour.

Cette décision marque une évolution notable par rapport au jugement de première instance rendu en février 2025. À cette époque, l’ancien Premier ministre avait écopé d’une peine de cinq ans de prison après avoir été déclaré coupable de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux.

L’arrêt rendu ce jeudi modifie donc ce premier verdict en annulant la condamnation pour détournement de deniers publics, tout en maintenant la culpabilité de l’ancien Premier ministre pour enrichissement illicite et blanchiment de capitaux, avec une peine réduite à trois ans et neuf mois d’emprisonnement.

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Kankan : 18 mois de prison pour le voleur de câbles électriques, le présumé receleur mis hors de cause https://planete7.info/kankan-18-mois-de-prison-pour-le-voleur-de-cables-electriques-le-presume-receleur-mis-hors-de-cause/ Thu, 11 Jun 2026 12:17:53 +0000 https://planete7.info/?p=57086 Le Tribunal de première instance (TPI) de Kankan a rendu son verdict ce mercredi 10 juin 2026 dans l’affaire de vol de câbles électriques d’interconnexion qui avait conduit devant la justice Aboubacar Camara, poursuivi pour vol, et El Hadj Mamoudou Condé, accusé de recel. Après plusieurs heures d’audience marquées par les réquisitions du ministère public […]]]>

Le Tribunal de première instance (TPI) de Kankan a rendu son verdict ce mercredi 10 juin 2026 dans l’affaire de vol de câbles électriques d’interconnexion qui avait conduit devant la justice Aboubacar Camara, poursuivi pour vol, et El Hadj Mamoudou Condé, accusé de recel.

Après plusieurs heures d’audience marquées par les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense, le procureur de la République près le TPI de Kankan, Fodé Bintou Keïta, avait requis une peine de trois ans d’emprisonnement contre Aboubacar Camara. Concernant El Hadj Mamoudou Condé, le parquet avait sollicité sa relaxe, estimant que les éléments constitutifs du délit de recel n’étaient pas suffisamment établis.

À l’issue des débats, le tribunal a mis l’affaire en délibéré avant de rendre sa décision le même jour.

Dans son verdict, le président du tribunal, Mamadou Saliou Diakité, a prononcé la relaxe pure et simple d’El Hadj Mamoudou Condé.

« Le Tribunal renvoie El Hadj Mamoudou Condé des fins de la poursuite pour le délit de recel, les faits n’étant pas établis à son encontre », a déclaré le magistrat lors de la lecture de la décision.

En revanche, Aboubacar Camara a été reconnu coupable du vol de câbles électriques en aluminium destinés à l’électrification de la ville de Kankan. Le tribunal l’a condamné à une peine de dix-huit mois d’emprisonnement ainsi qu’au paiement d’une amende de 1 million de francs guinéens.

Sur le volet civil, la juridiction a constaté l’absence à l’audience de la partie civile, Abdoulaye Youssouf Diallo, représentant de la société CGLECT, avant de lui en donner acte. Les frais de justice ont été mis à la charge du condamné.

Clôturant la lecture du jugement, le président du tribunal a rappelé aux parties leur droit de recours, précisant que toute personne contestant cette décision dispose d’un délai de quinze jours, conformément aux dispositions de l’article 575 du Code de procédure pénale, pour interjeter appel.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Mafanco : Yama Sega et Maya La Solution condamnées à deux ans de prison avec sursis https://planete7.info/mafanco-yama-sega-et-maya-la-solution-condamnees-a-deux-ans-de-prison-avec-sursis/ Mon, 20 Apr 2026 22:24:48 +0000 https://planete7.info/?p=54168 Poursuivies pour injures publiques commises sur les réseaux sociaux, Mariama Bah, connue sous le pseudonyme de Yama Sega, et Mariama Kaba, alias Maya La Solution, ont comparu ce lundi 20 avril 2026 devant le Tribunal de première instance de Mafanco. Après trois jours de garde à vue dans les locaux de l’Office de protection du […]]]>

Poursuivies pour injures publiques commises sur les réseaux sociaux, Mariama Bah, connue sous le pseudonyme de Yama Sega, et Mariama Kaba, alias Maya La Solution, ont comparu ce lundi 20 avril 2026 devant le Tribunal de première instance de Mafanco.

Après trois jours de garde à vue dans les locaux de l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM), les deux prévenues ont été présentées au parquet avant d’être jugées au fond au cours de la même journée.

À la barre, elles ont reconnu sans ambiguïté les faits qui leur sont reprochés, évoquant un acte posé sous le coup de la colère. Elles ont, dans la foulée, présenté des excuses publiques. Une démarche jugée insuffisante par le ministère public, représenté par le procureur Ibrahima Kanfory Camara, qui a maintenu une position ferme quant à la gravité des faits.

Statuant publiquement, le tribunal a déclaré les deux femmes coupables d’injures publiques via les réseaux sociaux. Il les a condamnées chacune à deux ans d’emprisonnement assortis de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 40 millions de francs guinéens.

En complément de cette peine, la juridiction a prononcé une mesure restrictive leur interdisant l’usage des réseaux sociaux à des fins non professionnelles pendant une période de deux ans.

Ayant déjà passé trois jours en détention provisoire, Yama Sega et Maya La Solution ont été remises en liberté à l’issue de l’audience et ont regagné leur domicile.

Cette affaire relance le débat sur l’usage des réseaux sociaux en Guinée et rappelle les exigences légales encadrant la liberté d’expression dans l’espace numérique.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Labé : 18 jeunes condamnés pour détention, consommation et vente de chanvre indien https://planete7.info/labe-18-jeunes-condamnes-pour-detention-consommation-et-vente-de-chanvre-indien/ Wed, 10 Dec 2025 09:58:18 +0000 https://planete7.info/?p=49270 Le Tribunal de première instance (TPI) de Labé a rendu, ce mardi 9 décembre 2025, son verdict dans une affaire impliquant 18 jeunes poursuivis pour détention, consommation et vente de chanvre indien, ainsi que pour des faits de vol. Interpellés par l’Escadron mobile d’intervention, les prévenus ont comparu devant la juridiction correctionnelle qui a finalement […]]]>

Le Tribunal de première instance (TPI) de Labé a rendu, ce mardi 9 décembre 2025, son verdict dans une affaire impliquant 18 jeunes poursuivis pour détention, consommation et vente de chanvre indien, ainsi que pour des faits de vol.

Interpellés par l’Escadron mobile d’intervention, les prévenus ont comparu devant la juridiction correctionnelle qui a finalement prononcé des peines allant du sursis à l’emprisonnement ferme.

Contacté dans la journée, le procureur de la République près le TPI de Labé, Mohamed Samoura, est revenu sur les contours de la décision rendue.

« Oui, effectivement, ce matin, le tribunal statuant en matière correctionnelle a condamné les 18 prévenus interpellés pour détention, consommation et vente de chanvre indien, ainsi que pour des faits de vol. Sur les 18 accusés, 17 ont écopé de six mois d’emprisonnement avec sursis. Un seul a été condamné à un an d’emprisonnement ferme, assorti d’une amende d’un million de francs guinéens », a-t-il expliqué.

Selon le procureur, la sévérité accrue envers ce dernier s’explique par des charges supplémentaires :

« En plus des faits liés au chanvre indien, il a été reconnu coupable du vol de deux téléphones portables, ce qui justifie la peine d’un an d’emprisonnement. »

Concernant les 17 autres prévenus, le ministère public a tenu à préciser la portée du sursis :

« Une condamnation avec sursis signifie qu’ils ne seront pas emprisonnés immédiatement. Cependant, pendant une période de cinq ans, s’ils commettent de nouvelles infractions et sont traduits devant n’importe quel tribunal, ils purgeront automatiquement les six mois de prison, en plus de la peine relative aux nouveaux faits. »

Cette décision du TPI de Labé s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la consommation et la circulation de stupéfiants dans la région, un phénomène que les autorités judiciaires affirment vouloir combattre avec rigueur et constance.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

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Labé : le maître pâtissier Algassimou Diallo condamné à 5 ans de réclusion criminelle pour deux cas de viol https://planete7.info/labe-le-maitre-patissier-algassimou-diallo-condamne-a-5-ans-de-reclusion-criminelle-pour-deux-cas-de-viol/ Fri, 17 Oct 2025 18:05:41 +0000 https://planete7.info/?p=47324 Les audiences criminelles du Tribunal de Première Instance (TPI) de Labé ont pris fin ce vendredi 17 juin 2025, avec le jugement très attendu de l’affaire Algassimou Diallo, un maître pâtissier accusé de viol sur deux jeunes filles, dont l’une enceinte de huit mois. Ce dossier, qui a profondément marqué l’opinion dans la cité de […]]]>

Les audiences criminelles du Tribunal de Première Instance (TPI) de Labé ont pris fin ce vendredi 17 juin 2025, avec le jugement très attendu de l’affaire Algassimou Diallo, un maître pâtissier accusé de viol sur deux jeunes filles, dont l’une enceinte de huit mois.

Ce dossier, qui a profondément marqué l’opinion dans la cité de Karamoko Alpha Mo Labé, constituait le dernier des 23 inscrits au rôle de cette session criminelle.

Au terme des débats, le tribunal a reconnu Algassimou Diallo coupable des crimes de séquestration et de viol. Dans son délibéré, le président du tribunal, Boubacar III Barry, a condamné le prévenu à 5 ans de réclusion criminelle et au paiement de 35 millions de francs guinéens de dommages et intérêts au profit des victimes.

Selon la décision rendue, dame Aïssatou Dalanda Baldé recevra 20 millions de francs guinéens, tandis que dame Aïssatou Lamarana Mobi Diallo et monsieur Boubacar Mobi Diallo percevront conjointement 15 millions de francs guinéens. Les frais de justice sont également mis à la charge du condamné.

Cette décision s’appuie sur plusieurs dispositions du Code pénal guinéen, du Code de l’enfant et du Code de procédure pénale, notamment les articles 93, 94, 116, 268, 303, 818, 819, 393, 441, 442, 497, 533, 548 et 562.

Avec ce verdict, le tribunal de Labé clôt une série d’audiences criminelles marquées par des affaires sensibles, confirmant ainsi sa volonté de lutter contre les violences sexuelles et d’assurer la protection des victimes dans la région.

 

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

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Labé : cinq ans de prison pour Siradio « Nova » Baldé, reconnu coupable de viol sur mineure https://planete7.info/labe-cinq-ans-de-prison-pour-siradio-nova-balde-reconnu-coupable-de-viol-sur-mineure/ Thu, 16 Oct 2025 13:42:57 +0000 https://planete7.info/?p=47280 Après deux jours d’audience au Tribunal de Première Instance de Labé, le verdict est tombé ce jeudi 16 octobre 2025. Mamadou Siradio Diallo, connu sous le nom de Nova Baldé, a été reconnu coupable de viol sur une fillette de 9 ans. Sa complice, Hadja Kadiatou Camara, poursuivie pour complicité, a été condamnée à deux […]]]>

Après deux jours d’audience au Tribunal de Première Instance de Labé, le verdict est tombé ce jeudi 16 octobre 2025.
Mamadou Siradio Diallo, connu sous le nom de Nova Baldé, a été reconnu coupable de viol sur une fillette de 9 ans. Sa complice, Hadja Kadiatou Camara, poursuivie pour complicité, a été condamnée à deux ans de prison ferme.

L’affaire, ouverte le mardi 14 octobre, a suscité une vive émotion à Labé. Les faits remontent au 21 septembre 2024, date à laquelle la mère de la victime a signalé la disparition prolongée de sa fille.
Après plusieurs heures de recherche, elle retrouve l’enfant dans un état de détresse, avant de découvrir qu’elle a été abusée sexuellement.
La plainte déposée a mené à l’arrestation de Mamadou Siradio Diallo, employé dans un restaurant local, et de Hadja Kadiatou Camara, accusée de l’avoir mise en contact avec la victime.

Selon l’ordonnance de renvoi du 2 décembre 2024, les deux prévenus étaient poursuivis pour acte de pénétration sexuelle sur mineure et complicité de viol.

Durant l’audience, Siradio “Nova” Baldé a livré un témoignage confus, alternant entre négation et aveux.
Devant le tribunal, il a reconnu avoir eu un contact sexuel avec la mineure, tout en tentant de minimiser les faits : « Elles sont venues chez moi pour me demander de l’argent. Quand j’ai refusé, Hadja Kadiatou a demandé à la fille de se déshabiller et de se coucher sur moi », a-t-il expliqué, avant de reconnaître : « Elle m’a caressé jusqu’à ce que j’éjacule. »

Une déclaration qui a choqué l’assistance, d’autant que l’accusé avait nié ces mêmes faits devant le juge d’instruction.
Face à ses contradictions, le président du tribunal l’a interpellé : « Pourquoi ce changement de version, alors que vous avez signé vos aveux sur sept pages ? »

À la barre, Hadja Kadiatou Camara, alors âgée de 14 ans au moment des faits, a nié toute implication, affirmant ne pas avoir envoyé la victime chez l’accusé.

Dans ses réquisitions, le ministère public a insisté sur la gravité des faits et sur la vulnérabilité de la victime.
Il a requis 5 ans de prison ferme contre Siradio Diallo et 2 ans contre Hadja Kadiatou Camara, tout en demandant au tribunal de prendre en compte son jeune âge.
La défense a plaidé la clémence, évoquant l’absence de preuve matérielle et le repentir de l’accusé.

Après délibération, le tribunal a rendu son verdict :
Mamadou Siradio Diallo est condamné à 5 ans de réclusion criminelle et au paiement de 10 millions de francs guinéens à titre de dommages et intérêts à la famille de la victime.
Hadja Kadiatou Camara écope, quant à elle, de 2 ans d’emprisonnement ferme pour complicité.

À la sortie du tribunal, le verdict a été accueilli dans un mélange de soulagement et de tristesse. Pour certains, cette décision illustre la volonté de la justice guinéenne de protéger les enfants contre les violences sexuelles.
Mais pour d’autres, cette affaire met en lumière les dangers auxquels sont exposées les jeunes filles, souvent victimes de manipulation ou d’abus dans un silence pesant.

Les associations locales de défense des droits de l’enfant appellent à renforcer les campagnes de sensibilisation et à améliorer la prise en charge psychologique des victimes.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

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Dr Sékou Condé condamné : la justice tranche, le politique s’interroge https://planete7.info/dr-sekou-conde-condamne-la-justice-tranche-le-politique-sinterroge/ Mon, 19 May 2025 17:53:55 +0000 https://planete7.info/?p=41773 Le Tribunal de Première Instance de Mafanco a rendu, ce lundi 19 mai 2025, son verdict dans l’affaire opposant le Dr Sékou Condé, secrétaire permanent du RPG Arc-en-ciel, à l’État guinéen. Interpellé le vendredi précédent au siège du parti pour avoir tenu une réunion sans autorisation, Dr Condé a été reconnu coupable de violation d’une […]]]>

Le Tribunal de Première Instance de Mafanco a rendu, ce lundi 19 mai 2025, son verdict dans l’affaire opposant le Dr Sékou Condé, secrétaire permanent du RPG Arc-en-ciel, à l’État guinéen. Interpellé le vendredi précédent au siège du parti pour avoir tenu une réunion sans autorisation, Dr Condé a été reconnu coupable de violation d’une décision d’une autorité administrative et condamné au paiement d’une amende de 500 000 francs guinéens.

Initialement poursuivi pour « réunion publique non autorisée », les faits ont été requalifiés par le juge Mamadou Dian Diallo, qui s’est fondé sur les articles 25, 68, 92, 621, 622, 623 et 942 du Code pénal, ainsi que les articles 464, 533, 535, 548 et 553 du Code de procédure pénale. En plus de l’amende, le tribunal a ordonné la restitution des biens saisis à leur propriétaire et mis les frais de justice à la charge du prévenu.

Lors de l’audience, la défense, assurée par Me Mory Doumbouya, a tenté de faire requalifier les faits en simple « attroupement non autorisé ». Une tentative rejetée par le tribunal, qui a estimé que Dr Condé avait enfreint une mesure administrative émanant du Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) interdisant toute activité du parti, actuellement suspendu.

À la barre, le secrétaire permanent du RPG-AEC a reconnu les faits tout en précisant que la Direction du parti n’a jamais été officiellement notifiée de la décision de suspension : « Nous avons appris la suspension par voie de presse. Nous avons immédiatement suspendu nos activités et avons demandé une notification formelle, qui ne nous est jamais parvenue. Nous n’avons jamais voulu défier l’État. »

À la sortie du procès, serein, Dr Sékou Condé a réaffirmé son engagement politique : « Nous sommes tous des passants dans cette vie. Mon temps passera, mais mes convictions politiques resteront. »

Malgré la condamnation, l’homme politique a regagné librement son domicile, tandis que cette affaire relance le débat sur les conditions de notification des décisions administratives aux formations politiques dans un contexte de transition tendu.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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