Compétences Locales – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sun, 18 Oct 2026 18:44:18 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Compétences Locales – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Mines et environnement : Fadi Wazni mise sur la pédagogie et le génie guinéen https://planete7.info/mines-et-environnement-fadi-wazni-mise-sur-la-pedagogie-et-le-genie-guineen/ Sun, 18 Oct 2026 18:43:27 +0000 https://planete7.info/?p=66374 Face aux défis environnementaux et aux exigences de l’industrie minière, l’expert en développement industriel et logistique minière appelle à privilégier l’accompagnement des sous-traitants, à renforcer la formation technique et à faire davantage confiance au savoir-faire guinéen. Le développement du secteur minier guinéen ne peut se limiter à l’exploitation des ressources naturelles. Il passe également par […]]]>

Face aux défis environnementaux et aux exigences de l’industrie minière, l’expert en développement industriel et logistique minière appelle à privilégier l’accompagnement des sous-traitants, à renforcer la formation technique et à faire davantage confiance au savoir-faire guinéen.

Le développement du secteur minier guinéen ne peut se limiter à l’exploitation des ressources naturelles. Il passe également par la montée en compétences des entreprises locales, une meilleure maîtrise des normes environnementales et la formation d’une main-d’œuvre qualifiée. C’est le plaidoyer porté par Fadi Wazni, expert en développement industriel et logistique minière, lors d’une table ronde organisée le vendredi 16 octobre 2026 à Conakry par l’Observatoire guinéen des conjonctures économiques (OGCE).

Au cœur des échanges, la nécessité de concilier les ambitions industrielles de la Guinée avec les impératifs environnementaux, tout en renforçant la participation des entreprises nationales à la chaîne de valeur minière.

Pour Fadi Wazni, les progrès enregistrés dans le secteur méritent d’être reconnus, notamment en ce qui concerne le développement de la sous-traitance autour de l’exploitation de la bauxite.

« Nous pouvons déjà être fiers de ce qui a été accompli par l’ensemble des intervenants dans cette filière », a-t-il déclaré, mettant en avant la dynamique engagée par les différents acteurs de l’industrie minière guinéenne.

L’expert estime toutefois que la consolidation de ces acquis nécessite un accompagnement adapté aux capacités des entreprises locales. Selon lui, celles-ci doivent pouvoir progresser dans la maîtrise des exigences techniques et réglementaires, sans être systématiquement confrontées à une approche punitive.

« Il ne faut pas être coercitif, il faut être dans la pédagogie », a-t-il insisté.

Cette approche, défend-il, doit permettre aux sous-traitants de mieux comprendre les normes applicables, de corriger progressivement leurs insuffisances et d’améliorer leurs pratiques. Une démarche qui implique également les services de l’État et les organismes de régulation, appelés à jouer un rôle essentiel dans l’encadrement et le suivi des entreprises.

Sur le volet environnemental, Fadi Wazni reconnaît que des efforts restent nécessaires. « Ce n’est pas parfait », a-t-il admis, tout en soulignant une évolution progressive des pratiques dans le secteur : « Chaque jour, on s’améliore ».

Pour illustrer cette dynamique, il a évoqué les progrès observés au cours des dix dernières années dans certaines entreprises, dont les pratiques se rapprochent désormais des standards internationaux.

À travers ce constat, l’expert défend une amélioration continue des performances environnementales, fondée sur l’apprentissage, l’encadrement et la responsabilisation des acteurs. L’enjeu consiste à faire des exigences environnementales un levier de transformation durable de l’industrie minière guinéenne.

Au-delà des questions de sous-traitance et d’environnement, la disponibilité de compétences locales qualifiées constitue, selon lui, un autre défi majeur pour le développement de la filière.

Dans cette perspective, Fadi Wazni a annoncé l’inauguration prochaine, à Boké, du CPIAG, un centre de formation consacré aux métiers de l’alumine. Cette structure doit contribuer à former des techniciens et des ingénieurs hautement qualifiés, capables de répondre aux besoins des raffineries.

Le développement de telles compétences apparaît essentiel pour accompagner les ambitions industrielles de la Guinée, notamment dans la transformation locale de ses ressources minières. Il s’agit également de donner aux travailleurs et aux entreprises guinéennes les moyens de prendre une place plus importante dans les activités à forte valeur ajoutée.

Fadi Wazni a enfin exprimé sa confiance dans les capacités entrepreneuriales des Guinéens. Convaincu du potentiel des entreprises locales, il estime que leur développement ne doit pas s’arrêter aux frontières nationales.

« J’ai entièrement confiance également dans l’esprit guinéen, dans le génie guinéen », a-t-il affirmé.

Pour l’expert, les sous-traitants guinéens peuvent progressivement renforcer leur expertise, gagner en compétitivité et, à terme, proposer leurs services sur les marchés des pays voisins.

La concrétisation de cette ambition suppose néanmoins un environnement favorable au développement des entreprises, ainsi qu’un accompagnement des pouvoirs publics. Fadi Wazni a ainsi souligné l’importance du soutien du gouvernement pour permettre aux acteurs locaux de relever progressivement les défis industriels, techniques et environnementaux.

À travers son intervention, l’expert a défendu une vision du secteur minier dans laquelle la performance industrielle, la responsabilité environnementale et la valorisation des compétences nationales doivent avancer de concert. Un équilibre déterminant pour permettre à la Guinée de consolider ses acquis et de mieux tirer profit de ses ressources naturelles.

Salif Camara pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

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FOCIA 2026 : Mandia Koné plaide pour une formation adaptée aux richesses de la Guinée https://planete7.info/focia-2026-mandia-kone-plaide-pour-une-formation-adaptee-aux-richesses-de-la-guinee/ Sun, 11 Oct 2026 02:55:23 +0000 https://planete7.info/?p=65924 Au Forum pour la croissance inclusive en Afrique, la consultante institutionnelle a appelé à faire du développement des compétences locales et du transfert de connaissances des leviers prioritaires pour permettre aux Guinéens de mieux profiter des ressources de leur pays. La Guinée peut-elle pleinement tirer profit de ses immenses ressources naturelles sans disposer de compétences […]]]>

Au Forum pour la croissance inclusive en Afrique, la consultante institutionnelle a appelé à faire du développement des compétences locales et du transfert de connaissances des leviers prioritaires pour permettre aux Guinéens de mieux profiter des ressources de leur pays.

La Guinée peut-elle pleinement tirer profit de ses immenses ressources naturelles sans disposer de compétences locales adaptées à leur exploitation et à leur transformation ? C’est l’une des questions soulevées par Mandia Koné, consultante institutionnelle, fondatrice du cabinet Diamanco et présidente des Étoiles d’Afrique. À l’occasion de la troisième édition du Forum pour la croissance inclusive en Afrique (FOCIA), tenue ce samedi 10 octobre à Conakry, elle a plaidé pour une meilleure adéquation entre les formations proposées aux Guinéens et les besoins réels de l’économie nationale.

Modératrice du troisième panel, consacré au thème « Des matières premières aux marchés : construire des chaînes de valeur africaines compétitives et durables », elle a défendu une vision claire : faire de la population guinéenne une actrice centrale de la valorisation des richesses nationales, notamment dans les secteurs stratégiques.

« On doit développer nos compétences, prioriser la population guinéenne pour les secteurs et, si jamais les gens ne sont pas formés, les former plutôt que prendre des expatriés, pour que les Guinéens soient prioritaires sur les emplois et qu’ils puissent bénéficier vraiment de la richesse de leur pays », a-t-elle déclaré à l’issue des échanges.

Aux côtés de Dogad Dogoui, chairman de l’Africa SMB Forum, de Diariou Sow, experte en genre, inclusion et développement rural, d’Aboubacar Decon Konde, directeur associé du cabinet 3K Pro Consulting, de Mohamed Elhadi Benguedouar, directeur général d’IPT Powertech, et d’Hervé Vincent Kourouma, DRH de Kulu Guinée, Mandia Koné a pris part à une réflexion sur les défis liés à la transformation économique et à la construction de chaînes de valeur africaines compétitives.

 

Au terme de ce panel, elle s’est dite encouragée par la qualité des intervenants et leur confiance dans les capacités du continent à prendre en main son développement.

« Aujourd’hui, on a vu qu’on a des acteurs diplômés, qui ont des compétences très développées et surtout qui ont foi en nous, foi en l’Afrique et foi en ces pays », a-t-elle souligné.

Mais pour transformer ce potentiel en résultats concrets, la consultante estime que la Guinée doit repenser l’orientation et le développement des compétences, en tenant davantage compte de ses spécificités économiques.

« On doit ajuster la population à la richesse du pays, c’est-à-dire les compétences de la population à la richesse du pays », a-t-elle insisté.

À ses yeux, les formations doivent répondre aux besoins des secteurs porteurs et accompagner les ambitions économiques nationales. Elle illustre cette nécessité par le décalage qu’elle observe entre certaines filières d’études et les ressources dont dispose le pays.

« Étudier aujourd’hui ici tout ce qui est secrétariat, etc., c’est important, mais ça ne va pas être très utile dans un pays qui détient deux tiers du bauxite mondial », a-t-elle fait remarquer.

Pour Mandia Koné, l’enjeu n’est pas de fermer la porte aux expertises étrangères, mais de faire en sorte que leur présence contribue durablement au renforcement des capacités nationales. Elle préconise notamment des formations, des échanges de connaissances et un accompagnement permettant aux Guinéens d’acquérir progressivement l’expertise nécessaire pour occuper des postes qualifiés dans les secteurs stratégiques.

« Il faut qu’on arrête d’aller chercher ailleurs. On peut chercher les formations ailleurs, mais il faut que ce soit temporaire et qu’il y ait vraiment un partage des compétences, pour qu’après les Guinéens puissent répondre à la richesse et pouvoir porter la richesse de leur pays », a-t-elle affirmé.

Cette approche place le capital humain au cœur des enjeux de souveraineté économique. Pour la consultante, la valorisation des ressources naturelles ne saurait se limiter à leur extraction : elle doit également permettre de développer l’expertise locale, de créer des opportunités pour les travailleurs guinéens et de renforcer leur participation aux différentes étapes de la chaîne de valeur.

Au-delà des réflexions sur les compétences et la transformation économique, Mandia Koné a également salué l’évolution du Forum pour la croissance inclusive en Afrique. Ayant pris part à la précédente édition, elle dit avoir constaté un élargissement de l’initiative, tant par sa dimension que par la participation des entreprises.

« J’étais déjà là l’année dernière. Là déjà, c’est un peu plus grand, il y a des choses qui viennent en plus, il y a plus d’entreprises. L’année d’après, ce sera encore plus et encore plus. Donc vraiment, je les félicite », a-t-elle déclaré, encourageant les organisateurs à poursuivre leurs efforts malgré les difficultés inhérentes à la mise en place d’un tel rendez-vous.

Dans un contexte où les ressources guinéennes suscitent un intérêt croissant, Mandia Koné estime que le pays doit davantage affirmer sa capacité à défendre ses intérêts et à tirer profit de ses potentialités.

« Tout le monde vient chez nous, on reçoit les gens, tout le monde veut entendre ce qu’on a à dire et tout le monde veut aussi profiter de ses richesses », a-t-elle observé.

Pour elle, cette attractivité doit s’accompagner d’une volonté plus affirmée de maîtriser les compétences, les savoir-faire et les mécanismes nécessaires à la valorisation des ressources nationales.

« La Guinée doit prendre le dessus et pouvoir dire : il y a ce qui est fait, mais je pense qu’on peut encore mieux le faire », a-t-elle conclu.

À travers ce plaidoyer, Mandia Koné pose ainsi la question de la place des compétences guinéennes dans le développement économique du pays. Au-delà de l’abondance des ressources naturelles, le défi consiste désormais à former les talents, à favoriser le transfert de connaissances et à renforcer la participation des nationaux à la création de valeur. Un enjeu déterminant pour que les richesses de la Guinée profitent davantage à sa population.

Salif Camara pour Planete7.info

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Forum FOMIDE 2025 : l’avenir du secteur minier guinéen au cœur des débats sur la compétence et le développement durable https://planete7.info/forum-fomide-2025-lavenir-du-secteur-minier-guineen-au-coeur-des-debats-sur-la-competence-et-le-developpement-durable/ Wed, 25 Jun 2025 17:17:11 +0000 https://planete7.info/?p=43168 La salle de conférence de l’hôtel Riviera a servi de cadre ce mercredi à l’ouverture solennelle de la troisième édition du Forum sur les Mines et le Développement Durable (FOMIDE), un événement désormais incontournable du calendrier extractif guinéen. Placée sous le thème évocateur « Simandou 2040 et projets miniers : Quelles compétences pour transformer le […]]]>

La salle de conférence de l’hôtel Riviera a servi de cadre ce mercredi à l’ouverture solennelle de la troisième édition du Forum sur les Mines et le Développement Durable (FOMIDE), un événement désormais incontournable du calendrier extractif guinéen. Placée sous le thème évocateur « Simandou 2040 et projets miniers : Quelles compétences pour transformer le potentiel minier en développement durable ? », cette édition a réuni un parterre d’acteurs nationaux et internationaux, soucieux de repenser l’exploitation minière sous le prisme de la compétence locale, de la durabilité et de l’inclusivité.

Prenant la parole au nom du ministre des Mines et de la Géologie, M. Bouna Sylla, la Cheffe de Cabinet Aminatou Bangoura a planté le décor : « La République de Guinée, riche de ses ressources en bauxite, en fer, en or, en diamant et autres minerais, se trouve à une croisée des chemins. » Dans un discours clair et mobilisateur, elle a salué la tenue du forum comme un levier stratégique pour une transformation structurelle du pays, insistant sur la nécessité de faire de l’exploitation minière non pas une fin en soi, mais un véritable moteur de développement inclusif et durable.

Elle a souligné l’importance d’un dialogue multisectoriel pour construire une vision commune et responsable du secteur : « Nous devons aller au-delà de la simple extraction. Nous devons transformer localement, intégrer les communautés, protéger notre environnement, valoriser notre capital humain et anticiper les défis de demain. »

Le thème de cette édition s’inscrit dans la continuité du programme Simandou 2040, vision présidentielle portée par le chef de l’État, le général Mamadi Doumbouya. Ce programme vise à faire du projet Simandou un catalyseur de développement économique intégré, de souveraineté nationale et de création d’emplois qualifiés.

C’est ce qu’a rappelé Mohamed Banks Bangoura, président du comité d’organisation du FOMIDE, en exposant la philosophie du forum : « L’idée est de mobiliser les acteurs du secteur minier, mais également ceux engagés sur les questions de durabilité, pour bâtir ensemble des stratégies concrètes autour de la chaîne de valeur minière, avec les Guinéens au cœur de cette dynamique. »

Fait notable de cette troisième édition : l’accent mis sur les ressources humaines. Le forum s’est doté d’un Espace Jeunes Talents Mines, une plateforme interactive dédiée à la rencontre entre chercheurs d’emploi, jeunes diplômés, personnes en reconversion et les entreprises minières. Objectif : identifier les besoins spécifiques du secteur, ajuster la formation aux réalités du terrain et favoriser l’insertion professionnelle.

« Pour exploiter ces ressources, il faut des compétences spécialisées, mais aussi un sens aigu de la responsabilité environnementale et sociale. Il s’agit de préparer une nouvelle génération de professionnels du secteur extractif, conscients des enjeux de durabilité, » a martelé Mohamed Banks Bangoura.

Au-delà des considérations techniques, le forum a également mis l’accent sur la gouvernance minière, la révision du Code minier, la transparence dans les relations contractuelles, la promotion du contenu local, et l’inclusion effective des communautés impactées par les projets.

Aminatou Bangoura a réaffirmé l’engagement du gouvernement guinéen en ce sens : « Nous voulons un secteur moderne, attractif, équitable. Cela passe par le renforcement des capacités institutionnelles, mais aussi par une meilleure participation des populations aux bénéfices du développement minier. »

En réunissant les ministères des Mines, de l’Environnement, de la Formation, du Travail, des représentants des institutions internationales et des professionnels du secteur, le FOMIDE 2025 se positionne comme une plateforme nationale de concertation et d’orientation stratégique.

Les participants sont invités à formuler des recommandations concrètes qui serviront de socle aux politiques publiques futures. L’ambition est claire : transformer le potentiel minier guinéen en un pilier structurant du développement économique, social et environnemental du pays.

Avec cette édition du FOMIDE, la Guinée confirme sa volonté de passer d’une logique extractive à une logique transformative. Un changement de paradigme porté par la compétence locale, l’innovation, l’inclusivité et une gouvernance renforcée. Le pari est audacieux, mais les bases semblent solidement posées pour faire du secteur minier un levier de prospérité durable.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852
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