Commerce – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sun, 11 Oct 2026 15:09:06 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Commerce – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kankan : réveillé par un appel nocturne, un commerçant découvre sa boutique ravagée par les flammes https://planete7.info/kankan-reveille-par-un-appel-nocturne-un-commercant-decouvre-sa-boutique-ravagee-par-les-flammes/ Sun, 11 Oct 2026 15:09:06 +0000 https://planete7.info/?p=65943 Un incendie survenu dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre 2026 a ravagé une boutique de produits alimentaires au rond-point M’Balia, dans la commune urbaine de Kankan. Alerté par téléphone aux environs de 1 heure du matin, le propriétaire, Baldé Ibrahim, s’est précipité sur les lieux pour constater les dégâts. Encore sous […]]]>

Un incendie survenu dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 octobre 2026 a ravagé une boutique de produits alimentaires au rond-point M’Balia, dans la commune urbaine de Kankan. Alerté par téléphone aux environs de 1 heure du matin, le propriétaire, Baldé Ibrahim, s’est précipité sur les lieux pour constater les dégâts. Encore sous le choc, il soupçonne un problème électrique, quelques jours après l’installation d’un compteur prépayé dans son commerce. L’origine du sinistre reste toutefois à confirmer.

Pour Baldé Ibrahim, la nuit a brutalement basculé lorsqu’un appel téléphonique lui a annoncé que sa boutique était en feu. Sans perdre de temps, le commerçant a rejoint son établissement, où les flammes avaient déjà causé d’importants dégâts.

« C’est aux environs d’une heure du matin que j’ai reçu un coup de fil m’annonçant qu’il y avait déjà le feu, qu’il y avait un court-circuit dans mon magasin. Ainsi, je me suis levé pour venir sur les lieux », raconte-t-il.

Au-delà du choc provoqué par cet incendie, une interrogation demeure : qu’est-ce qui a déclenché le feu ? Le commerçant privilégie la piste d’un incident électrique. Selon son témoignage, un compteur prépayé avait été installé dans sa boutique cinq jours avant le sinistre par des agents qu’il pense être ceux d’Électricité de Guinée (EDG).

« On avait installé un abonnement prépayé il y a cinq jours, par les agents d’EDG, je crois. Ils sont venus mettre ça ici et ils nous avaient dit d’aller recharger. J’avais même fait un rechargement de 50 000 », précise-t-il.

Pour l’heure, aucun élément ne permet d’établir un lien entre cette installation et le déclenchement de l’incendie. Les circonstances exactes du sinistre restent à déterminer.

Face à l’ampleur des dégâts, Baldé Ibrahim peine encore à mesurer les conséquences de cet incendie sur son activité commerciale. Visiblement éprouvé, il estime qu’il lui faudra du temps pour dresser un bilan des pertes matérielles.

« Je ne peux pas estimer les choses actuellement. Mais bon, peut-être après quelques heures ou quelques jours, vous pouvez me retrouver et je pourrai vous revenir, inch’Allah », confie-t-il.

Dans cette épreuve, le commerçant peut néanmoins compter sur le soutien de son entourage. Dès les premières heures suivant le sinistre, des riverains et d’autres personnes se sont mobilisés pour lui apporter leur aide et lui témoigner leur solidarité.

Une présence qui l’a profondément touché, au point de laisser transparaître son émotion pendant son entretien avec notre rédaction.

« Depuis hier nuit, les gens sont autour de moi. Les riverains sont sortis pour venir m’appuyer et tout, m’apporter leur soutien », témoigne-t-il, les larmes aux yeux.

Si l’élan de solidarité apporte un peu de réconfort au commerçant, les conséquences économiques de cet incendie restent, elles, inconnues. En attendant d’en savoir davantage sur les circonstances du sinistre, Baldé Ibrahim doit faire face à l’incertitude quant à l’étendue des pertes subies.

À ce stade, ni l’origine de l’incendie ni le montant des dégâts matériels n’ont été établis.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info 

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Simandou 2040 : la Guinée lance le chantier de sa transformation agricole, industrielle et commerciale https://planete7.info/simandou-2040-la-guinee-lance-le-chantier-de-sa-transformation-agricole-industrielle-et-commerciale/ Tue, 26 May 2026 22:11:58 +0000 https://planete7.info/?p=56303 La Guinée franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre du programme Simandou 2040. Le gouvernement a officiellement lancé, ce mardi 26 mai 2026, le Pilier 1 de cette ambitieuse vision de développement, consacré à l’agriculture, à l’industrie alimentaire et au commerce. À travers cette initiative stratégique portée par le Président de la République, […]]]>

La Guinée franchit une nouvelle étape dans la mise en œuvre du programme Simandou 2040. Le gouvernement a officiellement lancé, ce mardi 26 mai 2026, le Pilier 1 de cette ambitieuse vision de développement, consacré à l’agriculture, à l’industrie alimentaire et au commerce. À travers cette initiative stratégique portée par le Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, les autorités entendent faire du corridor de Simandou un puissant moteur de diversification économique, de transformation industrielle et de création d’emplois.

La cérémonie de lancement, organisée par le ministère de l’Industrie et du Commerce, a mobilisé plusieurs hautes personnalités de l’État, des partenaires techniques ainsi que des représentants du secteur privé. Parmi les officiels présents figuraient notamment le ministre Secrétaire général de la Présidence, le Général Amara Camara, le ministre Directeur de cabinet de la Présidence et président du Comité stratégique de Simandou, Djiba Diakité, ainsi que plusieurs membres du gouvernement.

À travers ce premier pilier, les autorités guinéennes affichent leur volonté d’accélérer la transformation structurelle de l’économie nationale en mettant l’accent sur la valorisation des ressources locales, le développement des chaînes de valeur agricoles et la modernisation des circuits de production et de commercialisation.

Les travaux ont permis d’aborder plusieurs axes jugés prioritaires, notamment l’industrialisation, la transformation locale des produits agricoles, l’amélioration du climat des affaires et le renforcement des investissements productifs. Chargé de l’accompagnement stratégique du programme, le cabinet KPMG a présenté les grandes orientations ainsi que la feuille de route destinée à encadrer la mise en œuvre des différents projets.

Pour les autorités, ce pilier constitue un levier essentiel pour bâtir une économie plus compétitive et moins dépendante des matières premières brutes. L’objectif affiché est de favoriser l’émergence d’un tissu industriel capable de générer massivement des emplois, de soutenir l’entrepreneuriat local et de renforcer les capacités de production nationales.

Avec ce lancement officiel, le programme Simandou 2040 entre désormais dans une phase opérationnelle. Le gouvernement ambitionne ainsi de faire du potentiel minier du pays un véritable catalyseur de croissance durable, au service de l’industrialisation, de la souveraineté économique et du développement des populations guinéennes.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Kindia : un jeune entrepreneur cambriolé à Koliady 1, plus de 17 millions GNF dérobés https://planete7.info/kindia-un-jeune-entrepreneur-cambriole-a-koliady-1-plus-de-17-millions-gnf-derobes/ Tue, 19 May 2026 21:05:09 +0000 https://planete7.info/?p=55789 Dans la nuit du lundi au mardi 19 mai 2026, une boutique spécialisée dans le transfert d’argent et le commerce général a été la cible d’un cambriolage au quartier Koliady 1, dans la commune urbaine de Kindia. Le propriétaire, Naby Camara, un jeune entrepreneur diplômé sans emploi, affirme avoir perdu plus de 17 millions de […]]]>

Dans la nuit du lundi au mardi 19 mai 2026, une boutique spécialisée dans le transfert d’argent et le commerce général a été la cible d’un cambriolage au quartier Koliady 1, dans la commune urbaine de Kindia. Le propriétaire, Naby Camara, un jeune entrepreneur diplômé sans emploi, affirme avoir perdu plus de 17 millions de francs guinéens destinés à ses activités commerciales.

Ce nouvel acte de vol vient relancer les inquiétudes autour de la montée des cambriolages dans la ville de Kindia, où plusieurs commerçants disent vivre désormais dans la peur permanente.

Marié et engagé dans des activités de dépôt-retrait ainsi que dans la vente de marchandises diverses pour subvenir aux besoins de sa famille, Naby Camara raconte avoir quitté sa boutique dans la nuit, sans imaginer qu’il la retrouverait saccagée quelques heures plus tard.

« J’ai fermé la boutique aux environs de 1 heure du matin avant de rentrer à la maison. Très tôt ce matin, à mon retour, j’ai constaté que la boutique avait été forcée. Tout était sens dessus dessous », confie-t-il, encore sous le choc.

Selon ses explications, les malfaiteurs se seraient principalement intéressés à l’argent conservé dans le local. Une somme importante qu’il comptait utiliser pour effectuer des achats dans les prochains jours.

« L’argent qu’on avait mobilisé devait servir à des opérations commerciales. Ils ont pris plus de 17 millions 500 mille francs guinéens », a-t-il précisé avec émotion.

Le jeune commerçant indique également que les auteurs du cambriolage ont fouillé minutieusement les lieux et endommagé l’espace où était gardée la somme d’argent, sans toutefois emporter une quantité importante de marchandises.

« Ils ont surtout détruit l’endroit où l’argent était caché. Beaucoup d’objets sont restés sur place », explique-t-il.

Désemparé après cette perte financière considérable, Naby Camara affirme désormais placer son espoir en Dieu, tout en appelant les autorités compétentes à retrouver les auteurs de cet acte.

« C’est une situation très difficile pour moi. Nous remettons tout entre les mains de Dieu et espérons que justice sera faite », a-t-il conclu avec tristesse.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Tabaski : la Chambre régionale du commerce de Kankan plaide pour un allègement du panier des ménages https://planete7.info/tabaski-la-chambre-regionale-du-commerce-de-kankan-plaide-pour-un-allegement-du-panier-des-menages/ Tue, 19 May 2026 00:35:28 +0000 https://planete7.info/?p=55740 À l’approche de la fête de Tabaski, la question de la hausse des prix des denrées alimentaires continue de préoccuper de nombreux ménages guinéens. À Kankan, le président de la Chambre régionale du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Abdoulaye Kaba, a lancé un appel pressant aux commerçants afin qu’ils contribuent à alléger les charges […]]]>

À l’approche de la fête de Tabaski, la question de la hausse des prix des denrées alimentaires continue de préoccuper de nombreux ménages guinéens. À Kankan, le président de la Chambre régionale du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Abdoulaye Kaba, a lancé un appel pressant aux commerçants afin qu’ils contribuent à alléger les charges des familles en cette période de forte consommation.

Rencontré ce lundi 18 mai 2026 à son domicile, le responsable régional du commerce a invité les opérateurs économiques à faire preuve de responsabilité et de solidarité envers les populations, rappelant les efforts consentis par les autorités pour soutenir les acteurs du secteur commercial.

Selon lui, les facilités accordées par le gouvernement aux commerçants doivent avoir un impact direct sur le coût de la vie des citoyens, particulièrement à l’approche des grandes célébrations religieuses.

« Nous demandons aux commerçants d’avoir de la compassion pour la population guinéenne. Les avantages accordés par l’État visent à permettre aux citoyens de mieux vivre. Nos anciens ne faisaient pas du commerce uniquement pour le profit. L’islam lui-même valorise le commerce honnête et équitable. Faire des prix accessibles apporte non seulement des bénéfices, mais également des bénédictions », a déclaré Abdoulaye Kaba.

Le président de la Chambre régionale du commerce a également mis en garde contre toute spéculation sur les prix des produits de première nécessité. Il assure que des mesures pourraient être prises contre les commerçants ne respectant pas les tarifs conventionnels fixés.

« Lorsqu’un cas de hausse abusive est signalé, nous privilégions d’abord le dialogue afin de comprendre l’origine du problème. Le commerçant concerné peut être convoqué au bureau régional, tout comme son fournisseur si nécessaire. Mais en cas de refus de collaboration, les dispositions prévues par la loi seront appliquées », a-t-il averti.

À quelques jours de la Tabaski, de nombreux consommateurs espèrent une stabilisation des prix sur les marchés afin de pouvoir célébrer la fête dans des conditions plus sereines.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Marché de Madina : la vente de chaussures en crise entre hausse des prix et chute des ventes https://planete7.info/marche-de-madina-la-vente-de-chaussures-en-crise-entre-hausse-des-prix-et-chute-des-ventes/ Mon, 16 Mar 2026 20:13:19 +0000 https://planete7.info/?p=52607 Au cœur du grand marché de Marché de Madina, l’un des principaux centres commerciaux de la capitale guinéenne, l’animation reste fidèle à sa réputation. Entre les étals bondés, les cris des vendeurs et le va-et-vient des acheteurs, l’activité semble battre son plein. Pourtant, derrière cette effervescence apparente, le commerce de chaussures traverse une période particulièrement […]]]>

Au cœur du grand marché de Marché de Madina, l’un des principaux centres commerciaux de la capitale guinéenne, l’animation reste fidèle à sa réputation. Entre les étals bondés, les cris des vendeurs et le va-et-vient des acheteurs, l’activité semble battre son plein. Pourtant, derrière cette effervescence apparente, le commerce de chaussures traverse une période particulièrement difficile.

Dans les allées du marché, plusieurs clients ne cachent plus leur frustration face à la hausse des prix. Selon eux, le coût des chaussures a considérablement augmenté ces derniers mois, rendant l’achat de plus en plus compliqué pour de nombreux ménages.

« Avant, avec 100 000 francs guinéens, on pouvait s’offrir une bonne paire de chaussures. Aujourd’hui, ce montant ne suffit presque plus », confie un jeune acheteur rencontré devant une boutique.

Au-delà de la question du prix, certains consommateurs pointent également la qualité des produits proposés. Plusieurs clients affirment que certaines chaussures vendues sur le marché ne résistent pas longtemps à l’usage.

« Les prix sont élevés, mais la qualité ne suit pas toujours. On achète aujourd’hui et deux semaines après, la chaussure est déjà abîmée », déplore une mère de famille venue acheter des chaussures pour ses enfants.

Du côté des commerçants, le constat est tout aussi préoccupant. De nombreux revendeurs expliquent que leurs activités tournent au ralenti. Assis devant leurs boutiques, certains attendent pendant de longues heures sans enregistrer la moindre vente.

« Les clients pensent que ce sont nous qui augmentons les prix, mais ce n’est pas vrai », explique un vendeur. « Les marchandises viennent de l’étranger et les coûts de transport ont beaucoup augmenté. Nous aussi, nous souffrons. Parfois, on peut passer toute une journée sans vendre une seule paire. »

Plusieurs commerçants évoquent également les difficultés liées à l’importation, les frais de transport élevés, les taxes et les fluctuations du marché. Autant de facteurs qui, selon eux, réduisent considérablement leurs marges et compliquent la poursuite de leurs activités.

Malgré ces obstacles, le marché de Madina continue d’attirer quotidiennement des centaines d’acheteurs venus de différents quartiers de Conakry. Les commerçants espèrent toutefois une amélioration de la situation afin de relancer les ventes et de restaurer la confiance de la clientèle.

En attendant, dans les allées du marché, la scène reste la même : les clients négocient les prix tandis que les vendeurs espèrent qu’une paire de chaussures trouvera enfin preneur. Une réalité qui reflète, une fois de plus, les défis persistants du commerce informel dans la capitale guinéenne.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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Conakry : l’État plafonne le sac de riz à 280 000 GNF et met en garde les spéculateurs https://planete7.info/conakry-letat-plafonne-le-sac-de-riz-a-280-000-gnf-et-met-en-garde-les-speculateurs/ Wed, 18 Feb 2026 14:21:24 +0000 https://planete7.info/?p=51606 En pleine période du mois saint de Ramadan, le gouvernement guinéen renforce son dispositif de régulation des prix des denrées de première nécessité. Dans un communiqué officiel lu par Mohamed Traoré, Directeur national du commerce, et relayé par Guineematin.com, de nouveaux plafonds tarifaires ont été arrêtés pour plusieurs produits de grande consommation sur toute l’étendue […]]]>

En pleine période du mois saint de Ramadan, le gouvernement guinéen renforce son dispositif de régulation des prix des denrées de première nécessité. Dans un communiqué officiel lu par Mohamed Traoré, Directeur national du commerce, et relayé par Guineematin.com, de nouveaux plafonds tarifaires ont été arrêtés pour plusieurs produits de grande consommation sur toute l’étendue de la capitale, Conakry.

Ces mesures, à caractère obligatoire, visent à endiguer la flambée des prix observée sur les marchés et à protéger le pouvoir d’achat des ménages. Toute infraction, même minime, expose désormais les contrevenants à des sanctions.

Produit central de l’alimentation des Guinéens, le riz fait l’objet d’une attention particulière. Les autorités ont fixé les prix plafonds suivants :

  • Riz étuvé 5 % brisure (sac de 50 kg) : 280 000 GNF maximum
  • Riz blanc 25 % brisure (50 kg) : 260 000 GNF (contre 270 000 GNF auparavant)
  • Riz 5 % brisure (25 kg) : 140 000 GNF maximum

Le ministère du Commerce se montre ferme : un dépassement, même de 50 ou 100 francs guinéens, est considéré comme une infraction passible de sanction.

Outre le riz, plusieurs denrées essentielles sont également soumises à des plafonds tarifaires :

  • Farine (50 kg) : 360 000 GNF
  • Sucre (50 kg) : 350 000 GNF
  • Huile végétale (20 litres) : 305 000 GNF
  • Oignon (25 kg) : 270 000 GNF, en baisse par rapport aux 290 000 GNF précédents
  • Lait en poudre (25 kg) : 980 000 GNF
  • Poulet entier (carton 10 kg) : 310 000 GNF
  • Cuisse de poulet (carton 10 kg) : 220 000 GNF

Le communiqué encadre également les marges bénéficiaires des acteurs de la chaîne de distribution :

  • Distributeurs : marge maximale de 5 000 GNF sur le sac de 50 kg
  • Détaillants : marge maximale de 15 000 GNF

Toute baisse des prix au niveau des importateurs devra impérativement être répercutée jusqu’au consommateur final, préviennent les autorités.

Pour garantir l’application effective de ces mesures, un numéro vert, le 142, est mis gratuitement à la disposition des citoyens afin de signaler tout abus. Des agents assermentés seront déployés sur les marchés pour effectuer des contrôles et sanctionner les contrevenants.

À travers cette décision, le gouvernement affiche clairement sa volonté de stabiliser les marchés et de soulager le panier de la ménagère, particulièrement en cette période de forte demande liée au Ramadan.

Reste toutefois à savoir si ces plafonds seront rigoureusement respectés sur le terrain, dans un contexte où les spéculations et les pratiques informelles demeurent fréquentes.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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N’Zérékoré : à l’approche des fêtes de fin d’année, la flambée des prix asphyxie marchés et ménages https://planete7.info/nzerekore-a-lapproche-des-fetes-de-fin-dannee-la-flambee-des-prix-asphyxie-marches-et-menages/ Thu, 18 Dec 2025 18:26:36 +0000 https://planete7.info/?p=49553 À quelques jours des fêtes de fin d’année, les marchés de N’Zérékoré peinent à retrouver l’effervescence qui les caractérise habituellement à cette période. Si les étals sont bien garnis, la réalité économique impose une autre lecture : la cherté des produits, combinée à la baisse du pouvoir d’achat, freine les ardeurs des consommateurs et plonge […]]]>

À quelques jours des fêtes de fin d’année, les marchés de N’Zérékoré peinent à retrouver l’effervescence qui les caractérise habituellement à cette période. Si les étals sont bien garnis, la réalité économique impose une autre lecture : la cherté des produits, combinée à la baisse du pouvoir d’achat, freine les ardeurs des consommateurs et plonge les commerçants dans une inquiétude croissante.

Au marché central de la commune urbaine, véritable poumon économique de la capitale de la région forestière, acheteurs et vendeurs partagent un même constat amer. L’affluence est visible, mais les transactions se font rares. Parents et chefs de famille arpentent les allées, à la recherche de vêtements de fête pour leurs enfants, avant de rebrousser chemin, découragés par des prix jugés excessifs.

Rencontrée alors qu’elle tentait de négocier l’achat d’habits pour ses petits-fils, Tonhon Haba exprime son désarroi face à une situation qu’elle qualifie d’« insoutenable ».

« Ce que nous achetions à 80 000 francs guinéens se vend aujourd’hui à 160 000 francs, pour des habits simples. J’ai trois petits-fils à habiller. Depuis ce matin, je n’ai pu acheter que pour la fille. Pour les deux garçons, je n’ai encore rien pris. J’ai fait presque tout le marché, mais les prix sont identiques partout. Cette année est nettement plus chère que la précédente. Nous demandons aux autorités de nous venir en aide, car la souffrance est réelle », confie-t-elle.

Même frustration chez Elie Papus Béavogui, professeur de français, qui sillonne le marché depuis plusieurs jours sans succès.

« En période de fêtes, chaque parent souhaite que ses enfants soient bien habillés. Mais les prix sont tout simplement hors de portée. Pour un enfant de 12 ans, on me demande jusqu’à 200 000 francs guinéens. Après de longues négociations, on peut parfois descendre à 140 000 francs, uniquement pour un habit. L’année dernière, ce n’était pas facile, mais la différence était perceptible. Cette année, la situation est encore plus compliquée. Malgré tout, on est souvent contraint d’acheter, car les enfants en ont besoin », explique-t-il.

Du côté des commerçants, le tableau n’est guère plus reluisant. Mariame Sidibé, vendeuse d’habits pour enfants installée aux abords du marché central, déplore la baisse des ventes malgré l’affluence apparente.

« Depuis 8 heures ce matin, je n’ai vendu que deux complets. Les clients sont nombreux à demander les prix, mais peu achètent. Le prix dépend de la qualité. Le plus bas que je propose est de 60 000 francs guinéens. Beaucoup promettent de revenir, mais on ne les revoit plus. Le marché est plein de monde, mais chacun lutte avec ses moyens », regrette-t-elle.

À N’Zérékoré, à l’approche des fêtes de fin d’année, l’ambiance commerciale demeure ainsi contrastée. Entre la flambée des prix et l’érosion du pouvoir d’achat, vendeurs et consommateurs peinent à trouver un équilibre. Une situation qui assombrit l’esprit festif et interroge sur la capacité réelle des ménages à célébrer ces fêtes dans la dignité et la sérénité.

Pépé Blaise Théa, correspondant à N’zérékoré pour Planete7.info 

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N’Zérékoré : Entre morosité économique et préparatifs de la fête de Ramadan https://planete7.info/nzerekore-entre-morosite-economique-et-preparatifs-de-la-fete-de-ramadan/ Sat, 29 Mar 2025 00:04:20 +0000 https://planete7.info/?p=39837 Alors que la communauté musulmane de N’Zérékoré se prépare à célébrer l’Aïd el-Fitr, une réalité inquiétante pèse sur l’atmosphère festive : la conjoncture économique difficile. Entre la cherté des produits sur le marché et la baisse du pouvoir d’achat, vendeurs et clients expriment leur préoccupation. Ce vendredi 28 mars 2025, notre correspondant a recueilli les […]]]>

Alors que la communauté musulmane de N’Zérékoré se prépare à célébrer l’Aïd el-Fitr, une réalité inquiétante pèse sur l’atmosphère festive : la conjoncture économique difficile. Entre la cherté des produits sur le marché et la baisse du pouvoir d’achat, vendeurs et clients expriment leur préoccupation. Ce vendredi 28 mars 2025, notre correspondant a recueilli les réactions des acteurs du grand marché de la ville.

Malgré une affluence notable, les marchands déplorent une faible activité commerciale. « Les clients viennent, regardent, discutent les prix, mais n’achètent pas autant que les années précédentes, » confie Abdourahamane Traoré, vendeur de vêtements. « Chaque année, nous faisons face à cette réalité, mais cette fois-ci, c’est encore plus difficile. Les prix sont jugés trop élevés, pourtant nous sommes contraints d’adapter nos tarifs à nos coûts d’approvisionnement. »

Moussa Traoré, un autre commerçant, met en avant un problème structurel : la rareté des liquidités. « Les gens n’ont pas d’argent en circulation, ce qui freine le commerce. Il faut que le gouvernement intervienne pour réguler la situation monétaire. L’absence de petite monnaie complique les transactions et pèse sur la population. »

Malgré cette morosité, certains gardent espoir. Moussa Cissé, vendeur de chaussures, espère une augmentation de la fréquentation à l’approche immédiate de la fête. « L’affluence est encore timide, mais nous comptons sur les derniers jours. Comme toujours, certains clients attendent la veille pour effectuer leurs achats.« 

Face à ces difficultés, les commerçants lancent un appel aux autorités. « Il faut revoir les coûts de dédouanement. De nombreux camions qui assuraient la distribution des marchandises sont désormais mobilisés par la société Rio Tinto, et le recours aux minibus fait grimper les prix du transport. Cette situation impacte directement les prix sur le marché, » regrette un commerçant.

Du côté des acheteurs, la frustration est palpable. Koumba Foumgbè Sagno, venue acheter du tissu, dénonce une hausse notable des prix. « Un tissu que j’achetais à 25 000 GNF l’année dernière coûte aujourd’hui entre 35 000 et 45 000 GNF. Même après négociation, le prix reste élevé. L’Etat devrait engager des discussions avec les commerçants pour rendre les prix plus accessibles.« 

Malgré la présence de nouvelles marchandises sur les étals, l’engouement est freiné par une conjoncture difficile. Entre l’inflation, la rareté des liquidités et la hausse des coûts logistiques, l’accès aux produits reste un défi pour de nombreux citoyens. A l’approche de l’Aïd, tous espèrent une accalmie sur le marché afin de célébrer la fête dans la dignité et la sérénité.

Pépé Blaise Théa, correspondant à Nzérékoré pour Planete7.info 

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Préparatifs de l’Aïd El-Fitr : Les boutiques de vêtements peinent à attirer la clientèle https://planete7.info/preparatifs-de-laid-el-fitr-les-boutiques-de-vetements-peinent-a-attirer-la-clientele/ Thu, 27 Mar 2025 15:21:49 +0000 https://planete7.info/?p=39748 À 72 heures de la célébration de l’Aïd El-Fitr, l’effervescence habituelle des marchés peine à se faire sentir, notamment dans les boutiques de vente de vêtements prêts à porter. Dans plusieurs quartiers de Conakry, commerçants et clients s’adaptent à une conjoncture économique difficile, impactant directement les achats en cette période festive. À Cosa, dans la […]]]>

À 72 heures de la célébration de l’Aïd El-Fitr, l’effervescence habituelle des marchés peine à se faire sentir, notamment dans les boutiques de vente de vêtements prêts à porter. Dans plusieurs quartiers de Conakry, commerçants et clients s’adaptent à une conjoncture économique difficile, impactant directement les achats en cette période festive.

À Cosa, dans la commune de Ratoma, Aissatou Sow, vendeuse de chaussures et de tenues pour enfants, observe avec inquiétude la baisse de l’affluence. « Nous sommes à quelques jours seulement de la fête, mais le mouvement n’est pas au rendez-vous. On espère que les ventes s’amélioreront à l’approche du jour J. La situation économique est difficile, tout le monde se plaint », confie-t-elle.

Les prix varient en fonction des articles et du bénéfice escompté. « Une paire de chaussures pour femme peut être proposée à 90 000 ou 80 000 GNF, mais les clients négocient toujours, car ils jugent les prix élevés. Pour les vêtements, tout dépend du tissu et de la qualité », explique-t-elle. Malgré cette morosité, les articles pour enfants restent les plus prisés. « Les parents font toujours un effort pour eux, car ils sont innocents et ne peuvent pas manquer de tenue pour la fête », ajoute Aissatou Sow.

De son côté, Fatoumata Binta, venue acheter des chaussures et des tenues pour ses enfants, se dit satisfaite des prix. « J’ai pu trouver tout ce que je cherchais à des prix abordables. Mais il est vrai que la situation est compliquée pour beaucoup. Ceux qui peinent à répondre aux besoins de leur famille ont des raisons valables », admet-elle.

Une autre mère de famille partage son expérience, confrontée aux contraintes budgétaires. « Je suis venue voir comment m’organiser pour habiller mes enfants, mais je n’ai pas pu acheter tout ce dont j’avais besoin. Mon budget est limité par rapport aux prix affichés. J’ai quand même pu prendre quelques paires de chaussures pour mes filles et mon garçon. Maintenant, je cherche encore des robes », confie-t-elle.

Malgré les difficultés, elle reste compréhensive envers les commerçants. « Je ne peux pas les blâmer, ils doivent aussi faire du bénéfice pour s’en sortir », conclut-elle.

À mesure que la fête approche, vendeurs et clients espèrent une amélioration de la situation. Entre la volonté de bien paraître pour l’Aïd et les contraintes économiques, chacun tente de s’adapter. L’évolution des ventes dans les prochaines heures déterminera si, malgré la conjoncture, l’enthousiasme des préparatifs finira par prendre le dessus sur les difficultés du moment.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Incendie à Madina : Un dépôt en flammes, des pertes colossales https://planete7.info/incendie-a-madina-un-depot-en-flammes-des-pertes-colossales/ Thu, 13 Mar 2025 17:39:09 +0000 https://planete7.info/?p=39289 Les incendies deviennent de plus en plus fréquents dans la capitale guinéenne et ses environs. Dans la nuit du mercredi au jeudi 13 mars 2025, un violent incendie s’est déclaré au centre de négoce de Madina, situé dans la commune de Matoto. Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, les dégâts matériels sont […]]]>

Les incendies deviennent de plus en plus fréquents dans la capitale guinéenne et ses environs. Dans la nuit du mercredi au jeudi 13 mars 2025, un violent incendie s’est déclaré au centre de négoce de Madina, situé dans la commune de Matoto. Si aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, les dégâts matériels sont considérables.

Thierno Ibrahim Diallo, propriétaire d’un dépôt durement touché par le sinistre, revient sur cette nuit tragique : « C’est vers 1h du matin que j’ai reçu un appel m’informant que notre dépôt était en feu. Je me suis immédiatement rendu sur place et, malheureusement, c’était bien réel. À mon arrivée, des jeunes étaient déjà mobilisés pour tenter d’éteindre les flammes, et les agents de la protection civile étaient également à pied d’œuvre. Mais le feu progressait à une vitesse fulgurante. Nous avons perdu énormément de marchandises, notamment des articles pour bébés, des lunettes et bien d’autres produits. Ce dépôt était le plus grand que nous avions et approvisionnait plusieurs magasins, ce qui rend la perte encore plus lourde. Pour l’instant, l’origine de l’incendie reste inconnue, mais selon les premières informations, les flammes seraient parties du sol. Nous sollicitons l’aide des autorités et de toutes les bonnes volontés, car les pertes sont considérables. »

Mandjou Bangoura, chef de quartier adjoint de Madina Mosquée, évoque la complexité des opérations de secours : « Le feu a été signalé vers 22h. Immédiatement, les habitants se sont mobilisés et les autorités ont été alertées. Des dispositions ont été prises pour maîtriser l’incendie, mais les flammes ont continué à se propager. De 22h à 4h du matin, les efforts pour circonscrire le feu ont été intenses et laborieux. Le principal problème ici à Madina, c’est l’accessibilité. Le marché est totalement saturé, rendant l’intervention des secours extrêmement difficile. Il est impératif que les autorités prennent des mesures pour améliorer la circulation et prévenir de telles catastrophes. »

Alors que l’enquête se poursuit pour déterminer les causes exactes de l’incendie, les commerçants sinistrés appellent à une meilleure prise en charge des risques d’incendie dans cette zone commerciale stratégique. Ce nouveau drame relance le débat sur la sécurité dans les marchés de Conakry et la nécessité de mesures urgentes pour prévenir d’autres catastrophes.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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