Commerce Local – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 15 Apr 2026 21:15:56 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Commerce Local – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Conakry : les vendeuses de mangues face à un ralentissement inquiétant du marché https://planete7.info/conakry-les-vendeuses-de-mangues-face-a-un-ralentissement-inquietant-du-marche/ Wed, 15 Apr 2026 21:15:56 +0000 https://planete7.info/?p=53862 À Conakry, la saison des mangues, habituellement synonyme d’intense activité commerciale et de forte affluence dans les marchés, connaît cette année un net ralentissement. Dans plusieurs points de vente de la capitale, notamment au marché de Concasseur, les étals bien garnis contrastent avec la rareté des clients, suscitant une vive inquiétude chez les commerçantes. Sur […]]]>

À Conakry, la saison des mangues, habituellement synonyme d’intense activité commerciale et de forte affluence dans les marchés, connaît cette année un net ralentissement. Dans plusieurs points de vente de la capitale, notamment au marché de Concasseur, les étals bien garnis contrastent avec la rareté des clients, suscitant une vive inquiétude chez les commerçantes.

Sur place, les vendeuses décrivent une conjoncture particulièrement difficile, marquée à la fois par des contraintes d’approvisionnement et une baisse significative de la demande. « Cette année est l’une des plus compliquées que nous ayons connues. Les coûts d’achat ont fortement augmenté, tout comme le transport. De plus, l’accès aux zones de production devient de plus en plus difficile », confie Aissatou Sylla, vendeuse de mangues, visiblement préoccupée.

À ces difficultés s’ajoute une incompréhension croissante avec la clientèle. Plusieurs commerçantes dénoncent des réactions parfois hostiles de certains acheteurs face à la hausse des prix. « Beaucoup pensent que nous exagérons, alors que nous répercutons simplement les coûts. Certains vont jusqu’à nous insulter. C’est une situation très stressante », déplore-t-elle. Une pression accentuée par les pertes liées aux invendus, les mangues étant particulièrement périssables.

Même constat chez Mariama Ciré Bah, qui évoque une chute notable de la fréquentation. « Les clients se font rares, et ceux qui viennent contestent systématiquement les prix. Pourtant, nos charges ont considérablement augmenté », explique-t-elle.

Entre hausse des coûts logistiques, difficultés d’accès aux zones de production et pouvoir d’achat en berne, les vendeuses de mangues se retrouvent aujourd’hui dans une situation précaire. Elles appellent à une amélioration rapide des conditions du marché afin de limiter les pertes et préserver leurs activités, essentielles à leur subsistance.

Dans l’attente d’un éventuel redressement, l’inquiétude demeure palpable sur les visages, au rythme des mangues qui, faute d’acheteurs, risquent de finir invendues.

 

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Kindia : la filière de la noix de kola sous pression face aux difficultés d’accès https://planete7.info/kindia-la-filiere-de-la-noix-de-kola-sous-pression-face-aux-difficultes-dacces/ Mon, 30 Mar 2026 15:13:03 +0000 https://planete7.info/?p=53174 À Kindia, la commercialisation de la noix de kola, produit à forte valeur culturelle et économique, traverse une zone de turbulence. Entre routes dégradées, coûts de transport en hausse et raréfaction de l’offre, l’ensemble de la chaîne des producteurs aux consommateurs subit de plein fouet les conséquences d’un système fragilisé. Dans les principaux centres de négoce, […]]]>

À Kindia, la commercialisation de la noix de kola, produit à forte valeur culturelle et économique, traverse une zone de turbulence. Entre routes dégradées, coûts de transport en hausse et raréfaction de l’offre, l’ensemble de la chaîne des producteurs aux consommateurs subit de plein fouet les conséquences d’un système fragilisé.

Dans les principaux centres de négoce, notamment au marché central, les commerçants font face à des difficultés croissantes d’approvisionnement. Jadis réguliers, les flux de marchandises en provenance des zones de production sont aujourd’hui perturbés. « Les camions arrivaient sans difficulté auparavant. Désormais, chaque livraison relève d’un véritable défi », témoigne une vendeuse, visiblement éprouvée par la situation. La dégradation avancée de plusieurs axes routiers, particulièrement en saison humide, complique considérablement l’acheminement des produits.

Conséquence directe : la noix de kola, indispensable aux cérémonies sociales mariages, baptêmes, rites coutumiers devient de plus en plus rare sur les étals. Cette tension sur l’offre a entraîné une flambée des prix. « En quelques semaines, les tarifs ont presque doublé. Beaucoup de clients renoncent à l’achat », déplore un commerçant.

Au-delà des contraintes logistiques, les acteurs de la filière pointent également une baisse de la production dans certaines localités rurales. Entre aléas climatiques et insuffisance d’accompagnement technique et financier, les producteurs peinent à maintenir leurs niveaux de rendement.

Face à cette conjoncture préoccupante, les professionnels du secteur lancent un appel pressant aux autorités. Ils plaident pour une réhabilitation urgente des infrastructures routières, un meilleur encadrement des producteurs et une modernisation des circuits de distribution, conditions jugées indispensables à la relance durable de la filière.

En attendant des mesures concrètes, à Kindia, la noix de kola continue de circuler, mais au prix d’efforts accrus et de compromis économiques. Une réalité révélatrice des défis structurels qui pèsent sur le commerce local, à la croisée des exigences traditionnelles et des contraintes contemporaines.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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N’Zérékoré : bras de fer entre la mairie et les commerçants autour des loyers du grand marché https://planete7.info/nzerekore-bras-de-fer-entre-la-mairie-et-les-commercants-autour-des-loyers-du-grand-marche/ Thu, 30 Oct 2025 11:17:24 +0000 https://planete7.info/?p=47726 La tension ne faiblit pas au grand marché de N’Zérékoré. Depuis plusieurs jours, un désaccord oppose les autorités communales à une frange de commerçants, mécontents de la récente hausse des loyers des boutiques communales. Une mesure jugée « excessive » par les locataires, mais que la mairie défend au nom de la modernisation des infrastructures. […]]]>

La tension ne faiblit pas au grand marché de N’Zérékoré. Depuis plusieurs jours, un désaccord oppose les autorités communales à une frange de commerçants, mécontents de la récente hausse des loyers des boutiques communales. Une mesure jugée « excessive » par les locataires, mais que la mairie défend au nom de la modernisation des infrastructures.

Face à la persistance de la polémique, le président de la délégation spéciale de la commune urbaine, Nyankoye Georges Oscar Lamah, est finalement sorti de son silence. Dans une déclaration faite ce mercredi 29 octobre 2025, il a tenu à recadrer le débat et à rappeler les obligations des occupants des magasins communaux.

 « Certains commerçants refusent de payer les loyers des boutiques, alors que ces espaces appartiennent à la mairie. Nous avons entrepris des travaux de réhabilitation pour offrir un cadre plus propre et sécurisé. Cela a un coût, et il est normal que les loyers soient réajustés », a-t-il affirmé, appelant les intéressés à « respecter les textes ».

Le responsable communal n’a pas manqué de pointer un doigt accusateur vers la chambre préfectorale de commerce, qu’il accuse d’alimenter la discorde au lieu de jouer un rôle de médiation.

 « La chambre de commerce devrait contribuer à apaiser les esprits, pas à compliquer la situation. Nous invitons chacun à la responsabilité et au dialogue », a-t-il insisté.

Mais du côté des commerçants, la version est tout autre. Le trésorier de la chambre préfectorale de commerce, interrogé par notre rédaction, attribue la crise à ce qu’il qualifie d’« augmentation brutale et unilatérale » des loyers.

 « La décision de la mairie est la véritable source du malaise. Nous avions un contrat de gestion qui facilitait la collecte et le versement des loyers, mais les nouvelles autorités l’ont annulé sans concertation. Depuis, les commerçants se sentent lésés et la situation s’est détériorée », a-t-il expliqué.

Entre accusations croisées et appels au calme, la crise du grand marché de N’Zérékoré met en lumière les tensions récurrentes entre l’administration locale et les acteurs économiques. En attendant une issue concertée, les activités se poursuivent dans un climat de méfiance, sous le regard inquiet des usagers du principal centre commercial de la région forestière.

Pépé Blaise Théa, correspondant à N’zérékoré pour Planete7.info 

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Mamou : un jeune entrepreneur dépouillé dans son conteneur à Abattoir 2 https://planete7.info/mamou-un-jeune-entrepreneur-depouille-dans-son-conteneur-a-abattoir-2/ Sun, 14 Sep 2025 21:13:54 +0000 https://planete7.info/?p=46141 Un nouveau cas de vol vient de frapper la commune urbaine de Mamou. Dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 septembre 2025, des individus non identifiés ont pris pour cible le conteneur de Mamadou Sidy Diallo, jeune commerçant installé depuis seulement trois mois au quartier Abattoir 2. Selon les informations recueillies, les malfrats […]]]>

Un nouveau cas de vol vient de frapper la commune urbaine de Mamou. Dans la nuit du samedi 13 au dimanche 14 septembre 2025, des individus non identifiés ont pris pour cible le conteneur de Mamadou Sidy Diallo, jeune commerçant installé depuis seulement trois mois au quartier Abattoir 2.

Selon les informations recueillies, les malfrats ont forcé l’entrée du local avant de s’emparer d’une importante somme d’argent, de plusieurs téléphones portables, d’un ordinateur, de casques et d’une grande quantité d’accessoires destinés à la vente. Les traces visibles sur le conteneur témoignent de la violence de l’effraction.

Pour Mamadou Sidy Diallo, cet incident est un véritable coup dur. Ambitieux et plein d’espoir, il s’était récemment lancé dans le commerce des accessoires téléphoniques, un secteur en plein essor dans la ville carrefour. Mais ce vol vient plonger son activité dans l’incertitude. « J’ai trouvé mon conteneur gâté ce matin. Ils ont pris de l’argent, des téléphones, mon ordinateur et beaucoup d’accessoires. Je ne sais même pas combien exactement ils ont pris, mais ça peut aller jusqu’à deux millions de francs guinéens. Cela fait seulement trois mois que j’ai installé ce conteneur, et aujourd’hui je ne sais pas comment continuer« , a-t-il confié, visiblement bouleversé.

Ce fait divers met une nouvelle fois en lumière l’insécurité grandissante dans les quartiers périphériques de Mamou. Les vols nocturnes se multiplient, fragilisant particulièrement les jeunes entrepreneurs qui, à l’image de Mamadou Sidy Diallo, investissent leurs maigres économies dans des initiatives génératrices de revenus. Beaucoup craignent désormais de voir leurs efforts réduits à néant du jour au lendemain.

Cet incident relance ainsi le débat sur le renforcement de la vigilance et de la sécurité dans ces zones sensibles. La protection des petits commerçants, maillon essentiel du tissu économique local, apparaît plus que jamais comme une urgence pour les autorités compétentes.

Ibrahima Molota soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info 

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N’Zérékoré face à une pénurie de sucre : jusqu’à 630 000 FG le sac de 50 kg https://planete7.info/nzerekore-face-a-une-penurie-de-sucre-jusqua-630-000-fg-le-sac-de-50-kg/ Thu, 24 Jul 2025 22:32:05 +0000 https://planete7.info/?p=44149 La crise des denrées de première nécessité continue de s’aggraver en Guinée, particulièrement à N’Zérékoré où la flambée du prix du sucre affole les ménages. Depuis quelques jours, le sac de 50 kilogrammes s’échange entre 600 000 et 630 000 francs guinéens, contre 380 000 à 400 000 FG il y a encore quelques semaines. […]]]>

La crise des denrées de première nécessité continue de s’aggraver en Guinée, particulièrement à N’Zérékoré où la flambée du prix du sucre affole les ménages. Depuis quelques jours, le sac de 50 kilogrammes s’échange entre 600 000 et 630 000 francs guinéens, contre 380 000 à 400 000 FG il y a encore quelques semaines. En cause : une raréfaction du produit sur les marchés, aggravée par l’état dégradé des routes et les difficultés d’approvisionnement.

Dans le plus grand centre commercial de la région forestière, vendeurs et consommateurs expriment leur ras-le-bol. Joseph Konomou, commerçant au marché central, résume la situation : « Actuellement, le sucre est pratiquement introuvable dans les grands magasins. Depuis une semaine, il est difficile d’en trouver même en gros. Résultat : les prix ont grimpé en flèche. Le sac de 50 kg atteint aujourd’hui 620 000 FG, contre 380 000 à 400 000 FG auparavant. Cette flambée est due à la rareté liée au mauvais état des routes et à la rareté des camions de transport. »

Pour Mohamed Diaby, étudiant et commerçant occasionnel, la pénurie ne concerne pas que la région forestière.

« À Conakry déjà, il y a rupture. Quand on appelle nos fournisseurs, ils nous parlent de prix en hausse à 450 000 FG ou plus. Une fois les sacs acheminés jusqu’à N’Zérékoré, entre les frais de transport et la rareté, on se retrouve obligés de revendre à 600 000 FG voire plus. Très peu de commerçants disposent aujourd’hui de stocks suffisants. Certains avancent l’hypothèse d’un manque de navires de ravitaillement, car de nombreux bateaux seraient mobilisés vers les activités minières à Simandou. »

Selon lui, cette tension concerne aussi la farine, autre denrée essentielle. Avant la crise, le sucre et la farine se vendaient à des prix proches, entre 385 000 et 390 000 FG. Aujourd’hui, ils franchissent ensemble la barre des 600 000 FG.

Assise avec sa fille derrière son étal, Mariame Souaré confirme l’impact direct de cette hausse sur les petits commerçants.

« Nous achetions le sac de sucre à 350 000 FG, ce qui nous permettait de revendre le kilo à 8 000 ou 10 000 FG. Aujourd’hui, avec un prix d’achat à 600 000 FG, nous devons vendre le kilo à 14 000 ou 15 000 FG. C’est difficile à écouler. Les clients crient à l’arnaque, mais nous n’y sommes pour rien. »

Même constat chez Mamadou Oury Diallo, élève en 11e année, qui aide sa famille au commerce : « Un kilo qu’on vendait à 9 000 FG se retrouve aujourd’hui à 15 000 FG, voire 20 000 FG chez certains. Cela crée un choc chez les clients qui n’ont pas vu la crise venir. L’état des routes et la rareté des camions compliquent encore les choses. Nous demandons à l’État d’intervenir rapidement. »

Malgré nos multiples tentatives, aucun responsable local n’a accepté de réagir officiellement à cette crise qui frappe de plein fouet les ménages de N’Zérékoré. En attendant, commerçants et consommateurs continuent de subir les conséquences d’un marché totalement déséquilibré, avec une inquiétude croissante sur l’avenir de l’approvisionnement.

Pépé Blaise Théa, correspondant à N’Zérékoré pour Planete7.info 

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Tabaski à N’Zérékoré : le mouton devient un luxe, jusqu’à 4 millions de francs guinéens l’unité https://planete7.info/tabaski-a-nzerekore-le-mouton-devient-un-luxe-jusqua-4-millions-de-francs-guineens-lunite/ Thu, 05 Jun 2025 17:13:07 +0000 https://planete7.info/?p=42474 À quelques heures de la célébration de l’Aïd el-Kebir, l’effervescence des préparatifs contraste avec l’inquiétude grandissante des fidèles musulmans face à la flambée des prix du bétail. Dans la capitale de la Guinée forestière, il faut désormais débourser entre 3 000 000 et 4 000 000 de francs guinéens pour s’offrir un mouton, une hausse […]]]>

À quelques heures de la célébration de l’Aïd el-Kebir, l’effervescence des préparatifs contraste avec l’inquiétude grandissante des fidèles musulmans face à la flambée des prix du bétail. Dans la capitale de la Guinée forestière, il faut désormais débourser entre 3 000 000 et 4 000 000 de francs guinéens pour s’offrir un mouton, une hausse jugée préoccupante par de nombreux acheteurs.

Ce jeudi 5 juin 2025, notre correspondant s’est rendu au parc à bétail du quartier commercial, situé derrière la maison centrale de N’Zérékoré. Sur place, les vendeurs justifient cette augmentation par le coût élevé du transport et les prix pratiqués à l’achat, parfois en dehors des frontières nationales. « Le prix dépend du lieu d’approvisionnement. Là où nous les achetons, les prix ont déjà augmenté. À cela s’ajoutent les frais de transport. Les petits moutons se revendent ici entre 1 200 000 et 1 800 000 francs. Ceux en provenance du Mali coûtent jusqu’à 4 000 000 francs », explique Baba Dramé, commerçant sur place.

Bien que les prix n’aient pas beaucoup varié par rapport à l’année précédente, l’affluence est nettement en baisse. D’après les vendeurs, plusieurs clients se détournent des moutons au profit des bœufs, jugés plus avantageux en cette période de fête.

Originaire de Beyla, Ibrahima Sidibé, un autre marchand, confirme la tendance haussière : « L’année dernière, on pouvait se procurer un bon mouton à 2 200 000 francs. Aujourd’hui, ce même mouton se négocie à 3 400 000 francs à l’achat, et peut se revendre jusqu’à 4 000 000 francs. Les clients viennent, mais dès qu’ils entendent les prix, ils rebroussent chemin. Certains envisagent même de se tourner vers les villages, mais ils se rendent vite compte que la différence est minime », confie-t-il, visiblement préoccupé.

Parmi les acheteurs venus tenter leur chance, Mamadou Pathé Diallo peine à trouver un bélier correspondant à son budget. « Je viens d’arriver et les prix annoncés me paraissent élevés. Ils varient entre 1 500 000 et 4 500 000 francs. Je comprends que les commerçants aient des coûts, mais par rapport à l’an dernier, il y a une réelle augmentation. Nous demandons aux autorités de nous soulager en facilitant le transport, en améliorant les routes et en réduisant les taxes », plaide-t-il.

Dans un contexte marqué par une pression économique généralisée, les préparatifs de cette Tabaski s’annoncent particulièrement éprouvants pour de nombreux ménages. Si les commerçants espèrent écouler leurs bêtes avant le jour J, la réalité du marché, elle, semble s’imposer avec rigueur.

Pépé Blaise Théa, correspondant à N’Zérékoré pour Planete7.info 

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Labé : trois boutiques ravagées par un incendie d’origine électrique au quartier Madina https://planete7.info/labe-trois-boutiques-ravagees-par-un-incendie-dorigine-electrique-au-quartier-madina/ Fri, 18 Apr 2025 18:31:28 +0000 https://planete7.info/?p=40620 Un incendie d’une rare violence s’est déclaré dans la matinée du vendredi 18 avril 2025 dans le secteur N’Dianyabhé Mosquée, relevant du quartier Madina, dans la commune urbaine de Labé. Le sinistre, dont l’origine serait liée à un court-circuit électrique selon les premières constatations, a réduit en cendres trois boutiques, deux d’alimentation générale et une […]]]>

Un incendie d’une rare violence s’est déclaré dans la matinée du vendredi 18 avril 2025 dans le secteur N’Dianyabhé Mosquée, relevant du quartier Madina, dans la commune urbaine de Labé. Le sinistre, dont l’origine serait liée à un court-circuit électrique selon les premières constatations, a réduit en cendres trois boutiques, deux d’alimentation générale et une de vêtements sans toutefois faire de victime humaine.

Sur les lieux du drame, les dégâts matériels sont considérables. Les flammes ont entièrement consumé le contenu des trois commerces, emportant en quelques instants des marchandises d’une valeur importante. Alerté peu après la prière de l’aube, Thierno Mamadou Saliou Diallo, chef de secteur de N’Dianyabhé Mosquée, raconte la scène avec émotion : « C’est après la prière que nous avons été informés de l’incendie. Arrivés sur place, nous avons constaté que le feu s’était déclenché dans une des boutiques du marché, probablement à cause d’un court-circuit. Avec l’aide des fidèles et des riverains alertés, nous avons tenté de maîtriser les flammes en cassant les portes, mais le feu avait déjà pris trop d’ampleur. Malgré notre appel aux services de la protection civile, nous n’avons pas reçu de réponse à temps. C’est grâce à la mobilisation citoyenne que nous avons pu venir à bout de l’incendie, mais malheureusement, les trois boutiques ont été entièrement ravagées. »

Parmi les commerçants sinistrés, Fatoumata Binta Diallo peine à contenir son amertume. Elle a vu partir en fumée plusieurs années de labeur. « C’est ma voisine qui m’a alertée. Il n’y avait pas d’argent dans la boutique, mais toute la marchandise a été brûlée. Un congélateur, des vêtements pour femmes, hommes et enfants, des chaussures, des serviettes… j’avais plus de trois ballots de vêtements. Certaines pièces étaient vendues entre 1 200 000 et 1 500 000 GNF. Même les habits que le feu n’a pas complètement détruits sont désormais invendables à cause des taches. J’ai presque tout perdu. »

Le chef du quartier Madina, Thierno Moussa Barry, salue la réactivité des citoyens : « Je tiens à féliciter les jeunes et les habitants du quartier. Sans leur implication rapide, le feu aurait pu toucher davantage de boutiques. C’est grâce à leur courage que le pire a été évité. »

Informés du sinistre, les autorités locales, dont le préfet de Labé et le président de la délégation spéciale, se sont rendues sur place pour constater l’ampleur des dégâts. Thierno Ibrahima Diallo, responsable communal, a annoncé l’ouverture prochaine d’une enquête : « Dès que j’ai été informé, j’ai aussitôt alerté le préfet, la police, la gendarmerie et le gouverneur. Ils se sont rapidement mobilisés pour venir constater les faits. Une enquête sera ouverte par les services de sécurité afin de déterminer l’origine exacte de l’incendie et de renforcer les mesures de prévention contre ce type de sinistre. »

En attendant les résultats de l’enquête, les victimes tentent de mesurer l’étendue de leurs pertes, espérant un soutien des autorités pour se relever de cette épreuve brutale.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

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Labé : Affluence au marché central à l’approche de la fête de Ramadan – Les vendeurs d’habits partagent leurs réalités https://planete7.info/labe-affluence-au-marche-central-a-lapproche-de-la-fete-de-ramadan-les-vendeurs-dhabits-partagent-leurs-realites/ Wed, 26 Mar 2025 18:40:46 +0000 https://planete7.info/?p=39691 À quelques jours de la célébration de la fête de Ramadan, le marché central de Labé connaît une effervescence particulière. Entre bousculades et marchandages, vendeurs et acheteurs s’activent pour les derniers préparatifs. Si certains commerçants se réjouissent d’une affluence accrue, d’autres peinent à écouler leurs marchandises. Dans la matinée de ce mercredi 26 mars 2025, […]]]>

À quelques jours de la célébration de la fête de Ramadan, le marché central de Labé connaît une effervescence particulière. Entre bousculades et marchandages, vendeurs et acheteurs s’activent pour les derniers préparatifs. Si certains commerçants se réjouissent d’une affluence accrue, d’autres peinent à écouler leurs marchandises.

Dans la matinée de ce mercredi 26 mars 2025, notre correspondant est allé à la rencontre de plusieurs vendeurs d’habits. Alpha Bah, spécialisé dans la vente de vêtements pour enfants, décrit une situation contrastée. « Actuellement, les prix varient entre 80 000 et 100 000 francs guinéens pour un ensemble. Nous avons dû revoir nos tarifs à la baisse, car la clientèle se fait rare. Certains jours, nous ne comptons même pas cinq acheteurs. Beaucoup se contentent de demander les prix avant de repartir. Mais nous rendons grâce à Dieu, car il y a aussi des jours où la demande est forte », explique-t-il avec résilience.

Contrairement à Alpha Bah, Aissatou Bah, vendeuse de tenues féminines, se réjouit de la dynamique actuelle du marché. « En cette période, nous avons une forte affluence. Vous pouvez le constater vous-même : la boutique est bondée, et j’ai dû embaucher des personnes pour surveiller les allées et venues. Je vends des robes habayas, du bazin et d’autres tenues traditionnelles. Les prix varient entre 500 000 et 1 million de francs guinéens, en fonction du modèle et de la qualité. Les clientes sont nombreuses à vouloir se faire belles pour la fête », confie-t-elle avec enthousiasme.

À mesure que la fête approche, l’activité commerciale au marché central de Labé s’intensifie. Entre incertitudes pour certains et profits pour d’autres, chaque commerçant espère tirer son épingle du jeu dans cette frénésie d’achats de dernière minute.

Thierno Abdourahmane Diallo,correspondant à Labé pour Planete7.info 

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Labé : À quelques heures du Ramadan, le directeur préfectoral du commerce appelle au respect des prix fixés https://planete7.info/labe-a-quelques-heures-du-ramadan-le-directeur-prefectoral-du-commerce-appelle-au-respect-des-prix-fixes/ Fri, 28 Feb 2025 14:42:33 +0000 https://planete7.info/?p=38795 Alors que le mois saint de Ramadan s’apprête à débuter, la question de la régulation des prix des denrées alimentaires est au cœur des préoccupations. Ce vendredi 28 février 2025, le directeur préfectoral du commerce de Labé, Ibrahim Sory Cissé, s’est exprimé sur la mise en œuvre des directives gouvernementales en la matière. Interrogé sur […]]]>

Alors que le mois saint de Ramadan s’apprête à débuter, la question de la régulation des prix des denrées alimentaires est au cœur des préoccupations. Ce vendredi 28 février 2025, le directeur préfectoral du commerce de Labé, Ibrahim Sory Cissé, s’est exprimé sur la mise en œuvre des directives gouvernementales en la matière.

Interrogé sur la situation des prix sur le marché local, Ibrahim Sory Cissé a souligné que Labé a toujours fait preuve de discipline en matière de régulation des coûts des denrées alimentaires. « L’année dernière, certaines restrictions avaient été imposées sur la sortie de certains produits alimentaires. Cette année, le gouvernement, sous l’impulsion du Premier ministre Bah Oury, a opté pour une fixation des prix. Labé, comme à son habitude, reste un bon élève en la matière », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé qu’une rencontre a eu lieu avant-hier entre les autorités locales, la chambre de commerce et les commerçants de la ville. « Nous avons convenu ensemble du strict respect des prix fixés par le gouvernement. Cette collaboration entre les acteurs du secteur commercial est essentielle pour éviter toute spéculation et garantir l’accessibilité des produits de première nécessité aux citoyens », a-t-il précisé.

À quelques heures du début du Ramadan, les regards restent tournés vers l’évolution des prix sur le marché, un enjeu crucial pour les fidèles musulmans qui s’apprêtent à entamer ce mois de jeûne et de dévotion.

Bon Ramadan à tous !

Thierno Abdourahmane Diallo,  correspondant de Labé pour Planete7.info 

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Festival du Lafidi : Scandale autour de la démolition des stands, l’affaire portée en justice https://planete7.info/festival-du-lafidi-scandale-autour-de-la-demolition-des-stands-laffaire-portee-en-justice/ Mon, 17 Feb 2025 23:58:03 +0000 https://planete7.info/?p=38330 La Commission d’organisation du Festival du Lafidi a dénoncé, ce lundi, la destruction des installations du festival lors d’une conférence de presse. Face aux médias, Mohamed Kalé, commissaire général de l’événement, a exprimé son indignation et a dressé un bilan des pertes matérielles considérables subies. Selon Mohamed Kalé, l’organisation de cette édition du festival a […]]]>

La Commission d’organisation du Festival du Lafidi a dénoncé, ce lundi, la destruction des installations du festival lors d’une conférence de presse. Face aux médias, Mohamed Kalé, commissaire général de l’événement, a exprimé son indignation et a dressé un bilan des pertes matérielles considérables subies.

Selon Mohamed Kalé, l’organisation de cette édition du festival a nécessité un an de travail et mobilisé un budget dépassant un milliard de francs guinéens. « Avant même le début du festival, nous avons consacré neuf mois de préparation. Aujourd’hui, plus de 30 stands ont été démolis, dont 20 dédiés à la vente de boissons locales. Des milliers de bouteilles de jus sont parties en fumée. Quinze stands d’exposition ont également été détruits, tout comme une dizaine d’autres appartenant à nos partenaires, qui nous ont fait confiance et ont investi dans l’événement. À cela s’ajoute une décoration méticuleusement réalisée, qui a été complètement saccagée. En outre, 30 stands de Lafidi ont été anéantis, privant des vendeuses qui, chaque jour, préparaient au minimum 40 kilos de riz pour nourrir les festivaliers », a-t-il détaillé.

Face à cette situation, la Commission d’organisation entend saisir la justice. Dioumessy Seinkoun, superviseur général du festival, a pointé du doigt l’opacité entourant le bail du site. « Le terrain appartient à l’État. Il existait un contrat de bail entre l’État et un opérateur tunisien. Cependant, ce dernier demeure introuvable aujourd’hui. Nous avons pourtant rempli toutes nos obligations financières à son égard. Malheureusement, il ne nous a jamais communiqué l’ensemble des informations sur la situation juridique du site. Il semble que tout cela ait été prémédité. Même ses propres employés nous ont confié qu’ils n’étaient plus payés depuis un long moment », a-t-il déclaré.

Estimant avoir été trompée, la Commission d’organisation exige que la lumière soit faite sur cette affaire. « Nous allons porter plainte contre ce Tunisien disparu afin que la justice établisse les responsabilités et que justice soit rendue », a conclu Dioumessy Seinkoun.

Le Festival du Lafidi, qui constitue un rendez-vous culturel majeur, se retrouve ainsi plongé dans une crise aux implications judiciaires et financières lourdes. Reste à savoir quelles suites seront données à cette affaire.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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