Cinéma Africain – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sun, 14 Dec 2025 19:42:27 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Cinéma Africain – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Dakar Court 2025 : Isabelle Kolkol Loua, la voix guinéenne de la critique cinématographique sacrée à l’international https://planete7.info/dakar-court-2025-isabelle-kolkol-loua-la-voix-guineenne-de-la-critique-cinematographique-sacree-a-linternational/ Sun, 14 Dec 2025 19:42:27 +0000 https://planete7.info/?p=49437 Sous les applaudissements et l’émotion palpable, Isabelle Kolkol Loua a foulé le tarmac de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, trophée en main. La journaliste, scénariste, réalisatrice et productrice guinéenne revient de Dakar auréolée du Grand Prix du Meilleur Article Cinématographique à Dakar Court 2025, distinction obtenue pour sa critique du film « Bord à bord […]]]>

Sous les applaudissements et l’émotion palpable, Isabelle Kolkol Loua a foulé le tarmac de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré, trophée en main. La journaliste, scénariste, réalisatrice et productrice guinéenne revient de Dakar auréolée du Grand Prix du Meilleur Article Cinématographique à Dakar Court 2025, distinction obtenue pour sa critique du film « Bord à bord » de la réalisatrice tunisienne Sahar El Echi.

Face à la presse et à ses proches venus l’accueillir, la lauréate n’a pas caché sa fierté. « Représenter la Guinée, un pays où le cinéma peine encore à s’imposer face à des nations comme le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, et revenir avec un trophée, c’est une immense fierté », a-t-elle confié. Pour elle, ce prix est la preuve que « le travail, la rigueur et la volonté peuvent tout changer ».

Mais au-delà de la reconnaissance personnelle, Isabelle Kolkol Loua insiste sur la portée symbolique de cette récompense. « Ce trophée est celui de la production journalistique cinématographique. Un cinéma sans communication, sans écriture critique, ne peut pas évoluer », martèle-t-elle. Elle rappelle que la critique de cinéma n’est ni une attaque ni un jugement, mais un outil d’explication, de contextualisation et de progression, tant pour le public que pour les créateurs.

Dans un discours pédagogique et engagé, elle a appelé les cinéastes guinéens à accepter la critique comme un levier de croissance. « Il ne s’agit pas d’amitié ou d’animosité. La critique aide à comprendre ce que le film veut dire, dans son contexte politique, culturel et sociologique. Elle permet aux réalisateurs de grandir », a-t-elle expliqué, soulignant que les cinémas africains les plus avancés disposent tous de critiques formés et investis.

La lauréate est également revenue sur son parcours de formation à Dakar, qu’elle qualifie de décisif. Bien qu’aguerrie à l’écriture journalistique, elle reconnaît que la critique cinématographique obéit à des codes précis. « Je suis allée apprendre auprès de grandes figures de la critique africaine comme Olivier Barlet et Baba Diop. Cet apprentissage est un plus pour le cinéma guinéen », a-t-elle déclaré, déterminée à transmettre ces connaissances à d’autres jeunes passionnés.

Déjà actrice du paysage cinématographique national, Isabelle Kolkol Loua voit désormais la critique comme une extension naturelle de son art. Son ambition : contribuer à faire rayonner les films guinéens, susciter la curiosité du public local et international, et créer un discours critique capable de donner envie de voir et de comprendre les œuvres.

Elle n’a pas manqué d’exprimer sa gratitude envers les autorités culturelles guinéennes, notamment l’ONACIG, dont l’appui et la convention avec la Direction de la cinématographie sénégalaise ont rendu possible sa participation à la formation à Dakar. « Il faut oser demander. Je l’ai fait, et j’ai été soutenue », a-t-elle rappelé, saluant également le soutien de sa famille et de ceux qui croient en son engagement.

Avec ce Grand Prix, Isabelle Kolkol Loua ne signe pas seulement une victoire individuelle. Elle pose un acte fort en faveur d’un journalisme cinématographique structuré, indispensable à l’essor et à la reconnaissance du cinéma guinéen sur la scène africaine et internationale.

 

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Cinéma guinéen : un salon ambitieux pour propulser une nouvelle génération de talents https://planete7.info/cinema-guineen-un-salon-ambitieux-pour-propulser-une-nouvelle-generation-de-talents/ Fri, 09 May 2025 17:34:34 +0000 https://planete7.info/?p=41362 Ce vendredi 9 mai 2025, le Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG) a servi de cadre au lancement officiel de la 5ᵉ édition du Salon du Cinéma Guinéen, plaçant le Sénégal à l’honneur et articulée autour du thème : « Mécanismes de production et de diffusion du cinéma guinéen ». Un rendez-vous cinématographique majeur, rehaussé par la […]]]>

Ce vendredi 9 mai 2025, le Centre Culturel Franco-Guinéen (CCFG) a servi de cadre au lancement officiel de la 5ᵉ édition du Salon du Cinéma Guinéen, plaçant le Sénégal à l’honneur et articulée autour du thème : « Mécanismes de production et de diffusion du cinéma guinéen ». Un rendez-vous cinématographique majeur, rehaussé par la présence de nombreuses figures culturelles et professionnelles du secteur audiovisuel.

Cette édition ambitionne de valoriser les talents locaux et de renforcer les capacités des jeunes cinéastes à travers des ateliers, des échanges professionnels et des projections de films. Le salon rassemble réalisateurs, producteurs, comédiens, techniciens, étudiants en audiovisuel ainsi que des partenaires culturels, dans une dynamique de professionnalisation du secteur.

Représentant le ministère de la Culture, de l’Urbanisme et de l’Artisanat, Hamidou Bah, chef de cabinet, a salué l’initiative tout en réaffirmant l’engagement de l’État à accompagner la structuration du cinéma guinéen : « C’est un salon extrêmement important, qui fédère les acteurs et partenaires du cinéma autour d’un même objectif : faire rayonner notre production nationale. Le ministère est pleinement engagé à soutenir cette dynamique et à impulser des politiques publiques ambitieuses en faveur de l’ensemble du secteur culturel », a-t-il déclaré.

De son côté, Hadja Diariou Bah, co-directrice du CCFG, a mis en lumière l’évolution du rôle du centre dans l’organisation de l’événement : « Cela fait quatre ans que le CCFG accueille ce salon, mais cette année marque un tournant : nous en sommes co-organisateurs. Cette implication accrue traduit notre volonté de contribuer activement à la relance et à la structuration du cinéma guinéen », a-t-elle précisé.

Pays invité d’honneur, le Sénégal est représenté par plusieurs professionnels du 7ᵉ art, dont Souleymane Kébé, producteur et formateur, qui souligne l’importance du transfert de compétences : « En tant qu’invité et formateur, notre rôle est d’accompagner les jeunes cinéastes guinéens à structurer leurs idées, écrire leurs projets et se préparer à affronter les réalités du métier. Le partage d’expérience est essentiel pour l’avenir du cinéma africain », a-t-il affirmé.

Après quatre éditions prometteuses, cette cinquième édition s’impose comme une plateforme incontournable de création, de formation et de mise en réseau. Elle participe à la construction d’un écosystème cinématographique plus solide, capable de raconter des histoires locales avec une ambition universelle.

Le Salon du Cinéma Guinéen poursuit ainsi son objectif : forger une nouvelle génération d’artistes engagés, inspirés, et porteurs d’une vision pour le cinéma national.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Cinéma guinéen : la 5e édition du Salon s’ouvre sous le signe de la professionnalisation et de la coopération internationale https://planete7.info/cinema-guineen-la-5e-edition-du-salon-souvre-sous-le-signe-de-la-professionnalisation-et-de-la-cooperation-internationale/ Thu, 08 May 2025 16:47:04 +0000 https://planete7.info/?p=41332 Le Centre culturel franco-guinéen (CCFG) a abrité ce jeudi une conférence de presse annonçant l’ouverture de la cinquième édition du Salon du cinéma guinéen, prévue du 9 au 10 mai 2025. Un rendez-vous désormais incontournable qui ambitionne de redonner ses lettres de noblesse au septième art guinéen et d’en faire un moteur de développement culturel, […]]]>

Le Centre culturel franco-guinéen (CCFG) a abrité ce jeudi une conférence de presse annonçant l’ouverture de la cinquième édition du Salon du cinéma guinéen, prévue du 9 au 10 mai 2025. Un rendez-vous désormais incontournable qui ambitionne de redonner ses lettres de noblesse au septième art guinéen et d’en faire un moteur de développement culturel, économique et social.

Contrairement aux festivals classiques, ce salon se distingue par sa vocation professionnelle. « Ce n’est pas un événement destiné à projeter des films pour le grand public, mais un espace de rencontres entre professionnels du secteur », a souligné Lucie Touya, co-directrice du CCFG. Elle insiste sur la dimension stratégique de cette plateforme : « Le Salon du cinéma guinéen, qui prend de l’ampleur chaque année, vise à structurer une véritable industrie du cinéma en Guinée et à rayonner au-delà de nos frontières. »

Placée sous le thème « Mécanismes de la production du cinéma guinéen », cette édition met l’accent sur les défis structurels auxquels font face les créateurs. Avec le Sénégal comme pays invité d’honneur, le salon entend favoriser la coopération sud-sud et renforcer les ponts entre cinéastes africains.

Le salon poursuit une triple ambition :

  • Plaidoyer pour une politique culturelle en faveur du cinéma guinéen ;
  • Création d’un espace d’échange pour les professionnels locaux et étrangers ;
  • Promotion de la production et de la coproduction de films guinéens.

À travers cette initiative, les organisateurs aspirent à transformer le cinéma en levier de création d’emplois et de richesses, grâce à la formation, aux rencontres professionnelles et au soutien à la production locale.

Plusieurs ateliers de renforcement de capacités sont prévus, animés par des professionnels de renommée internationale :

  • Assistanat à la réalisation, avec Abdou Sané (Sénégal) ;
  • Écriture de court-métrage, avec Pape Lopy ;
  • Production cinématographique, avec Souleymane Kébé (Sénégal) ;
  • Écriture de série TV, avec Françoise Ellong Gomez.

Ces ateliers s’adressent principalement aux étudiants en audiovisuel, professionnels du secteur, chaînes de télévision, entreprises privées, mécènes et cinéphiles.

Pour Oumar Kourouma, délégué général du salon, l’enjeu est clair : « Il est temps pour nous, en tant que peuple, de nous exprimer à travers notre art et notre culture. Ce salon est un cadre d’échanges et de réflexions sur les problématiques qui freinent notre cinéma. Il est ouvert à toutes les voix, d’ici et d’ailleurs. »

Cette cinquième édition marque un tournant stratégique. À la croisée des talents et des idées, le Salon du cinéma guinéen s’annonce comme une étape décisive pour positionner la Guinée sur l’échiquier cinématographique africain et mondial. Un événement structurant, qui célèbre la créativité nationale tout en jetant les bases d’une industrie cinématographique pérenne.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Le Festival International du Film Espoir : Une Tribune pour le Renouveau du Cinéma Africain https://planete7.info/le-festival-international-du-film-espoir-une-tribune-pour-le-renouveau-du-cinema-africain/ Fri, 22 Nov 2024 14:53:43 +0000 https://planete7.info/?p=35053 Le Festival International du Film Espoir a été officiellement lancé ce jeudi lors d’une conférence de presse empreinte de passion et d’engagement. Ce rendez-vous culturel se veut un phare pour le cinéma africain, mettant en avant la richesse et la diversité des cultures du continent, tout en interpellant sur l’avenir du septième art en Guinée  […]]]>

Le Festival International du Film Espoir a été officiellement lancé ce jeudi lors d’une conférence de presse empreinte de passion et d’engagement. Ce rendez-vous culturel se veut un phare pour le cinéma africain, mettant en avant la richesse et la diversité des cultures du continent, tout en interpellant sur l’avenir du septième art en Guinée 

Au cœur des échanges, une question brûlante : comment revitaliser le cinéma guinéen et sauver ses salles en déclin ? Sidiki Kaba, acteur de renom d’origine guinéenne, n’a pas mâché ses mots pour interpeller le public sur son rôle déterminant dans cette dynamique  « Soutenez le cinéma, allez dans les salles, ne laissez pas ces espaces se transformer en marchés de colas. Si elles fermentent, c’est parce que personne n’y va. Quand les salles sont pleines, le cinéma se développe. Nous sommes tous responsables : le spectateur, la presse, chacun a un rôle à jouer.»

Ce plaidoyer a résonné comme un appel à l’action, soulignant que la survie du cinéma dépend non seulement des créateurs mais aussi de l’engagement collectif du public.

Au-delà de cette interpellation, Sidiki Kaba a partagé son expérience, fruit de plusieurs décennies d’investissement dans la culture « Pendant dix ans, j’ai dirigé le Palais de la Culture en Côte d’Ivoire, après avoir formé des générations de talents. Aujourd’hui, je souhaite mettre cette expertise au service du cinéma guinéen, pour qu’il devienne un pilier de la culture africaine. »

Landry Gnamba, un autre acteur ivoirien présent à la conférence, a également exprimé son ambition de contribuer au développement du cinéma guinéen « Je ne connais pas encore suffisamment le cinéma guinéen, mais c’est précisément cela qui m’anime. Participer à son essor, c’est œuvrer pour le rayonnement de tout le cinéma africain. »

Au-delà des débats, le Festival International du Film Espoir s’impose comme une plateforme incontournable pour fédérer les professionnels, les passionnés et le public autour d’un objectif commun : faire briller le cinéma africain sur la scène internationale. Les organisateurs ambitionnent de transformer cet événement en catalyseur de talents et de créativité, tout en sensibilisant sur l’importance de soutenir une industrie culturelle en pleine mutation.

Le Festival International du Film Espoir se présente ainsi comme un acte fondateur pour l’avenir du cinéma en Guinée. Avec le soutien des spectateurs, des créateurs et des décideurs, il aspire à poser les jalons d’une industrie culturelle forte, porteuse de rêves et d’opportunités pour les générations à venir.

En cette année charnière, le cinéma guinéen a plus que jamais besoin de son public. Le Festival Espoir offre une occasion unique de célébrer le talent africain et de faire un pas décisif vers la renaissance d’un art vivant et essentiel.

 

Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info 

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