Chambre de commerce – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 16 Sep 2026 20:17:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Chambre de commerce – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kindia : Ismaël Nabé lance le premier Recensement général des entreprises en Guinée https://planete7.info/kindia-ismael-nabe-lance-le-premier-recensement-general-des-entreprises-en-guinee/ Wed, 16 Sep 2026 20:15:58 +0000 https://planete7.info/?p=64024 Le ministre du Plan et de la Coopération internationale a lancé, ce mercredi 16 septembre 2026 à Kindia, la phase régionale du RGE1. Prévue pour durer deux mois, cette opération mobilisera plus de 1 000 agents à travers le pays pour établir une cartographie du tissu entrepreneurial guinéen. Après Conakry, la ville de Kindia accueille […]]]>

Le ministre du Plan et de la Coopération internationale a lancé, ce mercredi 16 septembre 2026 à Kindia, la phase régionale du RGE1. Prévue pour durer deux mois, cette opération mobilisera plus de 1 000 agents à travers le pays pour établir une cartographie du tissu entrepreneurial guinéen.

Après Conakry, la ville de Kindia accueille à son tour le lancement du premier Recensement général des entreprises (RGE1). Présidée par le ministre du Plan et de la Coopération internationale, Ismaël Nabé, la cérémonie s’est tenue ce mercredi 16 septembre 2026 en présence des autorités administratives, des opérateurs économiques et de plusieurs acteurs du secteur privé.

Retenue comme région pilote, Kindia constitue la deuxième étape de cette opération nationale destinée à mieux connaître les entreprises, leurs secteurs d’activité et leur répartition géographique. À travers ce recensement, les autorités ambitionnent de disposer de données fiables pour orienter les politiques publiques et renforcer l’accompagnement du secteur privé.

Face aux représentants des services déconcentrés de l’État et aux acteurs économiques de la région, le ministre Ismaël Nabé a expliqué les enjeux de cette initiative, présentée comme une première dans l’histoire statistique et économique du pays.

« Nous sommes à Kindia ce matin pour continuer le travail déjà commencé à Conakry. La région de Kindia a été choisie comme région pilote, parce que beaucoup de nos activités ont lieu ici. Kindia est une ville cosmopolite, une ville tampon, mais aussi une ville de sagesse », a-t-il déclaré.

Pour le ministre, cette étape doit permettre de recueillir des informations sur l’ensemble de l’écosystème économique local, notamment auprès des autorités administratives, des maires, des chefs de quartier, des présidents de marchés et des opérateurs économiques.

« Nous sommes donc venus lancer cette opération et échanger avec nos services déconcentrés, les sous-préfets, les maires, les chefs de quartier, les présidents des marchés et tout l’écosystème économique afin de faire la cartographie économique de notre pays. Ce recensement, c’est la première fois dans l’histoire de la Guinée qu’il y a un recensement général des entreprises », a-t-il ajouté.

L’opération ne se limite toutefois pas à la seule identification des entreprises. Elle doit également contribuer à une meilleure compréhension des activités économiques exercées sur le territoire national.

Ismaël Nabé a tenu à préciser la vocation statistique de l’initiative, en écartant toute assimilation à un mécanisme de contrôle.

« Ce n’est pas un instrument de contrôle, mais un instrument de connaissance. C’est un instrument qui va aider les politiques publiques à prendre des décisions en faveur du secteur privé, mais aussi permettre à nos partenaires économiques et financiers, un peu partout dans le monde, de savoir où sont nos entrepreneurs, qui sont nos entreprises et quels types d’activités ils exercent sur l’étendue du territoire », a-t-il expliqué.

Le RGE1 doit s’étendre progressivement aux différentes régions administratives du pays. Selon les précisions fournies par le ministre, plus de 1 000 agents seront déployés sur le terrain pour conduire cette opération pendant deux mois.

« Cet exercice va durer deux mois. Sur toute l’étendue du territoire, plus de 1 000 agents vont être déployés dès demain pour cet exercice d’envergure », a annoncé Ismaël Nabé.

Le ministre a également salué l’accompagnement des autorités administratives, de la Chambre de commerce, d’industrie et d’artisanat ainsi que des organisations patronales, dont la mobilisation est jugée essentielle à la réussite de l’opération.

S’inscrivant dans une démarche de planification économique, le recensement doit permettre à l’État de mieux cerner les réalités du secteur privé et de disposer d’informations utiles à la prise de décision.

« Un pays qui connaît ses données, c’est un pays qui planifie mieux ; et un pays qui planifie mieux, c’est un pays qui va se développer », a souligné Ismaël Nabé.

Pour le ministre du Plan et de la Coopération internationale, cette initiative s’inscrit également dans les ambitions de développement portées par les autorités guinéennes.

« C’est l’objectif affiché par Son Excellence le Président Mamadi Doumbouya dans le cadre de la vision Simandou 2040, qui est le programme de développement socio-économique durable de notre pays pour les quinze prochaines années », a-t-il déclaré.

À travers cette opération, le gouvernement entend renforcer la connaissance du tissu entrepreneurial national et améliorer les bases statistiques nécessaires à la planification du développement économique.

Présente à la cérémonie de lancement, la Chambre nationale du commerce, de l’industrie et de l’artisanat de Guinée a réaffirmé sa disponibilité à accompagner les équipes chargées du recensement.

Abdourahamane Kaba, trésorier principal de l’institution, a mis en avant l’implantation de la Chambre de commerce à travers le pays et son rôle d’interface entre l’État et les opérateurs économiques.

« Le rôle de la Chambre du commerce est indéniable dans la réussite de ce recensement général. Vous n’êtes pas sans savoir que la Chambre de commerce est l’institution la mieux représentée sur l’ensemble du territoire. Nous sommes au niveau des régions, des préfectures, des sous-préfectures et des districts », a-t-il déclaré.

Selon lui, cette présence territoriale constitue un atout pour faciliter la mobilisation des acteurs économiques et contribuer à la réussite de l’opération.

« Notre rôle, c’est d’être le relais entre l’État et le secteur privé. Si on nous confie cette tâche, nous vous rassurons que la Chambre de commerce va se donner à fond pour la réussite de ce recensement, car nous savons ce que cela va nous rapporter en tant qu’entreprises », a assuré Abdourahamane Kaba.

Il a également insisté sur le lien entre le recensement et la promotion du contenu local, notamment à travers le renforcement des capacités des entreprises guinéennes.

« Nous allons dans le sens d’aider le contenu local et qui parle de contenu local parle des entreprises locales. Le contenu local ne peut avoir sa valeur que si nous sommes bien formés et bien accompagnés », a-t-il ajouté.

Avec le lancement régional de Kindia, le premier Recensement général des entreprises entre dans une nouvelle phase de son déploiement national. Pendant deux mois, les équipes mobilisées devront recueillir les informations nécessaires à l’identification des entreprises, de leurs secteurs d’activité et de leur répartition géographique.

À terme, cette opération doit fournir aux pouvoirs publics et aux acteurs économiques une meilleure visibilité sur le tissu entrepreneurial guinéen, afin de soutenir la planification économique et l’accompagnement du secteur privé.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info 

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N’Zérékoré : bras de fer entre la mairie et les commerçants autour des loyers du grand marché https://planete7.info/nzerekore-bras-de-fer-entre-la-mairie-et-les-commercants-autour-des-loyers-du-grand-marche/ Thu, 30 Oct 2025 11:17:24 +0000 https://planete7.info/?p=47726 La tension ne faiblit pas au grand marché de N’Zérékoré. Depuis plusieurs jours, un désaccord oppose les autorités communales à une frange de commerçants, mécontents de la récente hausse des loyers des boutiques communales. Une mesure jugée « excessive » par les locataires, mais que la mairie défend au nom de la modernisation des infrastructures. […]]]>

La tension ne faiblit pas au grand marché de N’Zérékoré. Depuis plusieurs jours, un désaccord oppose les autorités communales à une frange de commerçants, mécontents de la récente hausse des loyers des boutiques communales. Une mesure jugée « excessive » par les locataires, mais que la mairie défend au nom de la modernisation des infrastructures.

Face à la persistance de la polémique, le président de la délégation spéciale de la commune urbaine, Nyankoye Georges Oscar Lamah, est finalement sorti de son silence. Dans une déclaration faite ce mercredi 29 octobre 2025, il a tenu à recadrer le débat et à rappeler les obligations des occupants des magasins communaux.

 « Certains commerçants refusent de payer les loyers des boutiques, alors que ces espaces appartiennent à la mairie. Nous avons entrepris des travaux de réhabilitation pour offrir un cadre plus propre et sécurisé. Cela a un coût, et il est normal que les loyers soient réajustés », a-t-il affirmé, appelant les intéressés à « respecter les textes ».

Le responsable communal n’a pas manqué de pointer un doigt accusateur vers la chambre préfectorale de commerce, qu’il accuse d’alimenter la discorde au lieu de jouer un rôle de médiation.

 « La chambre de commerce devrait contribuer à apaiser les esprits, pas à compliquer la situation. Nous invitons chacun à la responsabilité et au dialogue », a-t-il insisté.

Mais du côté des commerçants, la version est tout autre. Le trésorier de la chambre préfectorale de commerce, interrogé par notre rédaction, attribue la crise à ce qu’il qualifie d’« augmentation brutale et unilatérale » des loyers.

 « La décision de la mairie est la véritable source du malaise. Nous avions un contrat de gestion qui facilitait la collecte et le versement des loyers, mais les nouvelles autorités l’ont annulé sans concertation. Depuis, les commerçants se sentent lésés et la situation s’est détériorée », a-t-il expliqué.

Entre accusations croisées et appels au calme, la crise du grand marché de N’Zérékoré met en lumière les tensions récurrentes entre l’administration locale et les acteurs économiques. En attendant une issue concertée, les activités se poursuivent dans un climat de méfiance, sous le regard inquiet des usagers du principal centre commercial de la région forestière.

Pépé Blaise Théa, correspondant à N’zérékoré pour Planete7.info 

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Mobilisation autour du protocole sur les prix : la Chambre de commerce de Guinée au cœur du dispositif pour soulager le consommateur https://planete7.info/mobilisation-autour-du-protocole-sur-les-prix-la-chambre-de-commerce-de-guinee-au-coeur-du-dispositif-pour-soulager-le-consommateur/ Fri, 11 Jul 2025 21:36:39 +0000 https://planete7.info/?p=43628 Le siège de la Chambre communale de commerce de Matam a abrité, ce vendredi, une importante conférence de presse consacrée au Protocole d’accord portant approvisionnement du marché national et fixation des prix plafonds des denrées de première nécessité. Une mobilisation significative des acteurs économiques, des représentants de l’administration commerciale et des organisations de consommateurs y […]]]>

Le siège de la Chambre communale de commerce de Matam a abrité, ce vendredi, une importante conférence de presse consacrée au Protocole d’accord portant approvisionnement du marché national et fixation des prix plafonds des denrées de première nécessité. Une mobilisation significative des acteurs économiques, des représentants de l’administration commerciale et des organisations de consommateurs y a marqué l’engagement collectif en faveur de la stabilisation des prix et de la protection du pouvoir d’achat des Guinéens.

Prenant la parole en ouverture, Elhadj Saidou Oumar Baldé, président de l’antenne communale de la Chambre de commerce de Matam, a salué « un plaisir renouvelé » d’accueillir cette mobilisation des opérateurs économiques. Selon lui, Matam représente un carrefour stratégique, concentrant près de 70 % des activités économiques de la capitale.

« Nous, opérateurs économiques, sommes déterminés à accompagner la vision du président Mamadi Doumbouya. Les taxes sont lourdes, mais le peuple attend de nous de la résilience. La saturation du port est due à notre efficacité. Maintenant, à l’État de rattraper son retard en infrastructures », a-t-il déclaré, appelant à une synergie autour des efforts du gouvernement.

Mohamed Traoré, directeur national du commerce intérieur, a pour sa part détaillé les contours du protocole récemment signé entre trois entités majeures : la Direction nationale du commerce intérieur, la Douane et la Chambre de commerce.

Baptisé Protocole d’accord sur l’approvisionnement et la fixation des prix plafonds des produits de grande consommation, il vise à protéger le pouvoir d’achat en encadrant les marges bénéficiaires sans imposer de prix fixes, conformément à la liberté des prix.

« L’État renonce à plus de 650 milliards de GNF de recettes annuelles pour soulager les consommateurs », a précisé le directeur. Il a également annoncé la mise en place d’une équipe de suivi chargée de veiller à l’application effective du protocole.

Parmi les engagements spécifiques :

  • Commerce intérieur : fixation, diffusion des prix, contrôles et sanctions.
  • Douane : exonérations fiscales, maintien des valeurs mercuriales (riz à 100 USD/tonne, sucre à 200 USD/tonne), lutte contre la fraude.
  • Chambre de commerce : sensibilisation des opérateurs, remontée des données du terrain, prévention des pratiques spéculatives.

Un exemple concret a été donné pour le riz étuvé 5 % brisure (sac de 50 kg) :

  • Importateur : 260 000 GNF
  • Distributeur : 265 000 GNF
  • Détaillant : 280 000 GNF

Le président de la Chambre nationale de commerce, d’industrie et d’artisanat de Guinée (CCIAG) a tenu à rendre hommage à ceux qu’il appelle « les vrais importateurs », qui malgré un contexte difficile, ont pris des risques avec leurs propres moyens pour approvisionner le pays. « C’est à 70 % grâce à votre énergie que la Chambre fonctionne aujourd’hui. Vous êtes la Chambre, même si vous ne venez pas souvent au siège », a-t-il lancé aux opérateurs économiques.

Il a également mis en garde contre toute tentative de spéculation et insisté sur la responsabilité morale des grossistes et détaillants, affirmant que toute personne prise en flagrant abus de prix sera sanctionnée fermement.

« Respecter les prix plafonds, c’est déjà faire un sacrifice pour le bien commun. »

Enfin, Elhadj Boubacar Mitty Barry, vice-président de l’Union des consommateurs de Guinée, a exprimé la satisfaction des usagers face à la relance de ce protocole, interrompu par le passé pour des raisons contextuelles. « À 80 %, nous dépendons des importations. Ce protocole est donc une nécessité. Nous saluons l’engagement du ministère du Commerce et de la Douane pour rendre les produits disponibles et accessibles. »

Il a appelé les citoyens à signaler toute infraction via le numéro vert 142, ou à se rapprocher des autorités locales et des antennes communales de l’Assemblée des commerces.

Cette mobilisation traduit une volonté commune de réguler le marché, tout en respectant les principes d’une économie ouverte. Entre encadrement des prix, allègement fiscal, responsabilité citoyenne et mécanismes de contrôle, l’État et les acteurs du secteur privé s’alignent pour répondre à un objectif essentiel : soulager le panier de la ménagère et renforcer la cohésion nationale en cette période de vulnérabilité économique.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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