Censure – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 03 Sep 2025 00:46:50 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Censure – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Suspension de Guinee360.com : presse Solidaire dénonce une atteinte à la liberté de la presse https://planete7.info/suspension-de-guinee360-com-presse-solidaire-denonce-une-atteinte-a-la-liberte-de-la-presse/ Wed, 03 Sep 2025 00:46:13 +0000 https://planete7.info/?p=45654 Dans une déclaration rendue publique ce 2 septembre 2025, l’organisation Presse Solidaire a exprimé sa préoccupation face à la suspension de trois mois infligée par la Haute Autorité de la Communication (HAC) au site d’information Guinee360.com. Elle apporte son soutien à la rédaction du média, condamne la décision et appelle la HAC à privilégier le […]]]>

Dans une déclaration rendue publique ce 2 septembre 2025, l’organisation Presse Solidaire a exprimé sa préoccupation face à la suspension de trois mois infligée par la Haute Autorité de la Communication (HAC) au site d’information Guinee360.com. Elle apporte son soutien à la rédaction du média, condamne la décision et appelle la HAC à privilégier le dialogue et l’autorégulation.

Déclaration ci dessous :

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Liberté de la presse : le SPPG alerte sur des pressions croissantes en Guinée https://planete7.info/liberte-de-la-presse-le-sppg-alerte-sur-des-pressions-croissantes-en-guinee/ Sat, 03 May 2025 14:43:38 +0000 https://planete7.info/?p=41184 À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) a livré une déclaration poignante, dénonçant les nombreuses atteintes à la liberté de la presse dans un pays en transition militaire. Une prise de parole qui résonne comme un cri du cœur, à […]]]>

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) a livré une déclaration poignante, dénonçant les nombreuses atteintes à la liberté de la presse dans un pays en transition militaire. Une prise de parole qui résonne comme un cri du cœur, à l’heure où le paysage médiatique guinéen traverse l’une des périodes les plus sombres de son histoire.

Alors que l’UNESCO a placé cette édition 2025 sous le thème « Informer dans un monde complexe : l’impact de l’intelligence artificielle sur la liberté de la presse », le SPPG a choisi de recentrer la réflexion sur la réalité guinéenne : « Informer dans un pays en transition militaire : l’impact de la fermeture des médias sur les conditions de vie des journalistes et l’avenir du journalisme indépendant ».

Une thématique lourde de sens, au regard des événements survenus ces deux dernières années. Retrait d’agréments de radios et télévisions, suspensions arbitraires de journalistes, disparitions inquiétantes — dont celle, non élucidée, de Habib Marouane Camara, intimidations, séquestrations, censures, autocensures : le bilan dressé par le SPPG est alarmant.

Le rapport annuel du syndicat, pour l’année 2024, est sans appel : 70 violations graves recensées contre 23 en 2023, soit une hausse de 204 %. La Guinée, qui occupait le 78ᵉ rang mondial du classement de Reporters sans frontières en 2024, a plongé à la 103ᵉ position en 2025 la plus forte régression enregistrée cette année à l’échelle mondiale.

« Nous sommes passés de pays en situation problématique à celui en situation difficile », déplore le SPPG, qui appelle à une prise de conscience collective et à l’ouverture d’un dialogue sincère entre les autorités, les acteurs du secteur et la communauté internationale.

La déclaration du syndicat s’appuie sur une solide architecture juridique. De la Déclaration universelle des droits de l’homme à la Charte africaine sur la démocratie, en passant par l’Accord de Samoa ou encore la Déclaration de Windhoek de 1991, le SPPG rappelle que la liberté de la presse est un droit fondamental universellement reconnu et indispensable au progrès démocratique et au développement économique.

Le syndicat n’omet pas la législation nationale, citant notamment la Charte de la transition, qui garantit à l’article 19 le droit à l’information, ainsi que les lois L02 (dépénalisation des délits de presse), L027 (accès à l’information publique), et L010 (organisation de la Haute Autorité de la Communication).

Dans une approche méthodique, le SPPG adresse des recommandations claires et ciblées à plusieurs entités clés :

Aux autorités nationales :

  • Rétablir les médias fermés ;
  • Publier les conclusions sur la disparition d’Habib Marouane Camara ;
  • Garantir la sécurité des journalistes ;
  • Associer le SPPG aux réformes du secteur ;
  • Honorer les engagements internationaux en matière de liberté d’expression ;
  • Revaloriser la subvention à la presse, en incluant le syndicat ;
  • Garantir une représentation équitable du SPPG à la HAC.

À la Haute Autorité de la Communication (HAC) :

  • Lever la suspension du journaliste Toumany Camara et de son site Presse Investigation ;
  • Intégrer les recommandations juridiques du SPPG sur les questions de diffamation.

Aux patrons de presse :

  • Signer une convention collective avec le syndicat ;
  • Renforcer la formation continue des journalistes.

À la communauté internationale :

  • Défendre la liberté de la presse et la sécurité des journalistes ;
  • Soutenir les efforts de formation des journalistes en amont des échéances électorales ;
  • Appuyer les démarches de médiation engagées par les Nations unies.

Dans un climat de répression croissante, le SPPG appelle à la responsabilité professionnelle des journalistes, insistant sur l’importance du respect des principes éthiques : vérification des faits, croisement des sources, respect de la vie privée, refus de toute propagande haineuse. Mais le syndicat le martèle : les journalistes ne peuvent jouer leur rôle sans liberté, protection et soutien institutionnel.

Cette Journée mondiale de la liberté de la presse 2025 aura donc été, en Guinée, plus qu’une simple commémoration. Elle aura été un appel à sauver un pilier fondamental de toute société démocratique : une presse libre, indépendante et pluraliste.

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Guinée : Transition et Perspectives, Ibrahima Diallo du FNDC au Journal d’Afrique https://planete7.info/guinee-transition-et-perspectives-ibrahima-diallo-du-fndc-au-journal-dafrique/ Mon, 17 Mar 2025 23:46:45 +0000 https://planete7.info/?p=39466 L’opposition guinéenne est-elle muselée ? C’est la question qui se pose après les déclarations fracassantes d’Ibrahima Diallo, responsable des opérations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), invité du Journal d’Afrique sur TV5 Monde. Dans un contexte où la transition militaire dirigée par le général Mamadi Doumbouya enchaîne les arrestations et suspend […]]]>

L’opposition guinéenne est-elle muselée ? C’est la question qui se pose après les déclarations fracassantes d’Ibrahima Diallo, responsable des opérations du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), invité du Journal d’Afrique sur TV5 Monde. Dans un contexte où la transition militaire dirigée par le général Mamadi Doumbouya enchaîne les arrestations et suspend les activités politiques, l’opposant dénonce une véritable confiscation du pouvoir.

Alors que la junte promettait un retour progressif à l’ordre constitutionnel, les trois derniers mois ont été marqués par une répression accrue. Une trentaine de partis politiques, dont le RPG Arc-en-Ciel d’Alpha Condé, ont été suspendus, et les manifestations restent interdites depuis mai 2022. « Nous avons des médias fermés, des citoyens emprisonnés ou portés disparus, et des partis dissous », a dénoncé Ibrahima Diallo, soulignant une politique d’intimidation visant à éteindre toute contestation.

Dans le même temps, le FNDC accuse la junte d’organiser des rassemblements favorables à Mamadi Doumbouya, encadrés par les forces de sécurité, alors que toute mobilisation de l’opposition est systématiquement réprimée. « L’opposition ne peut pas faire campagne, alors que les partisans de la junte sont autorisés à occuper la rue », s’indigne le responsable du FNDC.

Le Premier ministre avait pourtant assuré que 2025 serait une année électorale, avec un référendum constitutionnel suivi de présidentielles et de législatives. Mais, selon Ibrahima Diallo, cette promesse n’est qu’un leurre. « Il n’y a ni constitution, ni fichier électoral, et le recensement est suspendu faute de paiement des agents », a-t-il affirmé, mettant en doute la sincérité du calendrier avancé par la junte.

Dans ce climat d’incertitude, la question d’une candidature de Mamadi Doumbouya agite la scène politique. Officiellement, le chef de la junte avait juré qu’aucun membre du CNRD ne se présenterait à la future présidentielle. Mais les signaux envoyés sur le terrain disent tout le contraire. « Tout porte à croire que Mamadi Doumbouya prépare sa candidature, en dépit de ses engagements initiaux », prévient le FNDC.

À mesure que le temps passe, l’opposition et la société civile voient leur marge de manœuvre se réduire dangereusement. Si la junte semble jouer la montre, le FNDC, lui, continue de sonner l’alerte. Le retour des civils au pouvoir reste incertain, et pour Ibrahima Diallo, seul un sursaut citoyen et une pression internationale accrue pourraient inverser la tendance.

La transition guinéenne, qui s’annonçait comme une parenthèse temporaire, risque-t-elle de se transformer en un pouvoir militaire pérennisé ? À quelques mois d’échéances électorales encore hypothétiques, l’avenir démocratique de la Guinée demeure suspendu à un fil.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Fermeture prolongée des médias en Guinée : le SPPG alerte sur la détresse du personnel https://planete7.info/fermeture-prolongee-des-medias-en-guinee-le-sppg-alerte-sur-la-detresse-du-personnel/ Wed, 05 Feb 2025 23:30:13 +0000 https://planete7.info/?p=37739 La fermeture prolongée de plusieurs groupes de médias en Guinée continue de susciter l’inquiétude. Lors de la présentation du troisième rapport annuel sur la situation de la presse guinéenne, le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) a une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme, dénonçant les conséquences dramatiques de cette situation sur […]]]>

La fermeture prolongée de plusieurs groupes de médias en Guinée continue de susciter l’inquiétude. Lors de la présentation du troisième rapport annuel sur la situation de la presse guinéenne, le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) a une nouvelle fois tiré la sonnette d’alarme, dénonçant les conséquences dramatiques de cette situation sur les journalistes et autres travailleurs du secteur.

Sekou Jamal Pendessa, secrétaire général du SPPG, a dressé un tableau sombre de la réalité que vivent les employés des médias suspendus. « C’est une tragédie silencieuse au sein de notre profession. Vous imaginez trois groupes de presse fermés : combien de journalistes, de techniciens et de personnels administratifs ont perdu leur source de revenu du jour au lendemain ? Certains, faute de moyens, ont quitté Conakry pour retourner dans leur village natal. D’autres, plus chanceux, survivent grâce au soutien de leurs proches, mais dans des conditions précaires, contraints à une forme de mendicité », a-t-il déploré.

Le syndicaliste a partagé le témoignage poignant d’un confrère désormais reconverti dans l’agriculture, après avoir été contraint de quitter la capitale avec sa famille. « Imaginez un professionnel habitué au confort d’un bureau climatisé et à un certain niveau de vie, se retrouver brutalement à labourer la terre pour survivre. C’est une régression dramatique », a-t-il illustré.

Au-delà de l’impact social et économique, la fermeture de ces médias installe un climat de crainte au sein des rédactions encore en activité. « Aujourd’hui, personne n’est à l’abri. Même dans les organes de presse encore opérationnels, les journalistes travaillent avec la peur au ventre. Certaines émissions sont suspendues par précaution, de crainte que leurs animateurs ne soient arrêtés et conduits vers une destination inconnue », a alerté Sekou Jamal Pendessa.

Face à cette situation, le SPPG réitère son appel aux autorités pour une résolution rapide et équitable de la crise, afin de permettre aux professionnels des médias de retrouver leur droit fondamental à l’exercice de leur métier dans un cadre serein et sécurisé.

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Guinée : Explosion des atteintes à la liberté de la presse en 2024, une hausse alarmante de 204% ( SPPG) https://planete7.info/guinee-explosion-des-atteintes-a-la-liberte-de-la-presse-en-2024-une-hausse-alarmante-de-204/ Tue, 04 Feb 2025 13:56:40 +0000 https://planete7.info/?p=37663 Le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) a dévoilé son troisième rapport annuel sur la liberté de la presse, dressant un bilan préoccupant pour l’année 2024. Avec 70 violations recensées, contre 23 l’année précédente, les atteintes aux droits des journalistes ont connu une augmentation vertigineuse de 204 %. Arrestations arbitraires, séquestrations, violences […]]]>

Le Syndicat des Professionnels de la Presse de Guinée (SPPG) a dévoilé son troisième rapport annuel sur la liberté de la presse, dressant un bilan préoccupant pour l’année 2024. Avec 70 violations recensées, contre 23 l’année précédente, les atteintes aux droits des journalistes ont connu une augmentation vertigineuse de 204 %. Arrestations arbitraires, séquestrations, violences physiques, enlèvements et fermetures de médias se sont multipliés, faisant de Conakry l’épicentre de cette répression avec 95,71 % des cas enregistrés.

Rapport ci dessous :

RAPPORT ANNUEL DU SPPG SUR LA LIBERTÉ DE LA PRESSE EN GUINÉE
ÉDITION 2024

#TITRE: 2024, « Année d’Obscurantisme en Guinée ».

#SYNTHÈSE

Le syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) est à son 3e rapport annuel sur la liberté de la presse. Tout comme les première et deuxième éditions, le rapport 2024 aussi revient des atteintes majeures commises entre le 1er janvier et le 31 décembre.

Pendant cette période, 32 journalistes ont fait l’objet de séquestrations et 16 arbitrairement arrêtés. Parmi les 16 interpellés et placés en garde à vue, 2 ont été jetés en prison à la maison centrale de Coronthie.

Parlant des cas d’agressions physiques, 2 journalistes d’un média public ont été sauvagement battus à Conakry par des militaires. L’extrême violence des coups reçus a fait déboîter l’épaule droite de l’un des journalistes agressés.

Les menaces et tentatives d’enlèvement qui ont visé plusieurs professionnels au cours de l’année écoulée ont fini par atteindre 1 journalistes kidnappé le 3 décembre en haute banlieue de Conakry. Avec cette autre façon de régler des comptes aux hommes de médias qui a pris de l’ampleur à partir du 2e semestre de l’année, au moins 4 professionnels ont fui le pays avant fin décembre.

En matière de poursuites judiciaires, 2 des 3 procédures engagées contre des journalistes ont été traitées sur la base du code pénal, au détriment de la loi sur la liberté de la presse qui les protège contre la prison.

Sur le plan de mesures administratives liberticides, 4 radios et 2 télés privées sont fermées à Conakry par le ministère en charge de l’information depuis mai 2024, ainsi que leurs démembrements en régions. À ces cas de fermeture s’ajoutent 2 sites d’informations et 3 journalistes suspendus par la haute autorité de la communication pour des périodes allant de 3 à 9 mois.

Ce qui fait un total de 70 atteintes graves à la liberté de la presse en 2024, contre 23 l’année précédente. Il il y a eu donc 47 cas de plus; soit 204% d’augmentation. Ces chiffres peu honorables étendus sur l’année donnent en moyenne près 6 cas d’actes liberticides commis chaque mois.

Partant du nombre des attentes recensées par zone, la capitale Conakry a encore battu le triste record pour la 3e année consécutive avec 67 cas sur les 70, soit 95,71% des dérives enregistrées en 2024, suivi de la région administrative de Kankan qui compte 3 cas(4,28%): l’un à Kankan ville et les deux autres dans la commune urbaine de Mandiana.

Conakry, le 04 Février 2025

Le bureau National

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