Burkina Faso – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 29 Jan 2025 13:44:28 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.7.2 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Burkina Faso – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 Retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger : La CEDEAO maintient des mesures transitoires https://planete7.info/retrait-du-burkina-faso-du-mali-et-du-niger-la-cedeao-maintient-des-mesures-transitoires/ Wed, 29 Jan 2025 13:44:28 +0000 https://planete7.info/?p=37448 À compter de ce 29 janvier 2025, le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO devient effectif. Toutefois, dans un esprit de solidarité régionale, l’organisation maintient certaines facilités pour les citoyens et les échanges commerciaux de ces pays. Une structure a été mise en place pour encadrer les discussions sur […]]]>

À compter de ce 29 janvier 2025, le retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO devient effectif. Toutefois, dans un esprit de solidarité régionale, l’organisation maintient certaines facilités pour les citoyens et les échanges commerciaux de ces pays. Une structure a été mise en place pour encadrer les discussions sur l’avenir des relations entre la CEDEAO et ces États.

Ci dessous le Communiqué de la Ecowas – Cedeao

Le retrait du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger de la CEDEAO prend effet à compter de ce jour, le 29 janvier 2025. Toutefois, dans l’esprit de la solidarité régionale et dans l’intérêt supérieur des populations, et conformément à la décision de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de maintenir les portes de la CEDEAO ouvertes au dialogue, les autorités compétentes à l’intérieur et à l’extérieur de l’ensemble des États membres de la CEDEAO sont priées et tenues de veiller au respect des mesures ci-après :

a) Reconnaître jusqu’à nouvel ordre les passeports et cartes d’identité nationaux portant le logo de la CEDEAO détenus par les citoyens du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger ;

b) Continuer à accorder aux biens et services provenant des trois pays concernés le traitement prévu par le Schéma de libéralisation des échanges (SLEC) et la Politique d’investissement de la CEDEAO ;

c) Permettre aux citoyens des pays concernés de continuer à jouir, jusqu’à nouvel ordre, du droit de circulation, de résidence et d’établissement sans visa, conformément aux protocoles de la CEDEAO en la matière ;

d) Apporter aux fonctionnaires de la CEDEAO des trois pays, un soutien et une coopération sans faille dans le cadre de leurs missions pour la Communauté.

Ces dispositions restent en vigueur jusqu’à l’adoption par la Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO, des modalités complètes de nos relations futures avec les trois pays.

La Commission a mis en place une structure pour faciliter les discussions sur ces modalités avec chacun des trois pays.

Ce message est nécessaire pour éviter toute confusion et toutes perturbations dans la vie et les affaires de nos populations pendant cette période de transition.

29 janvier 2025

 

Planete7.info 

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Juntes et ressources naturelles, bon diagnostic fausses solutions  https://planete7.info/juntes-et-ressources-naturelles-bon-diagnostic-fausses-solutions/ Fri, 24 Jan 2025 22:12:58 +0000 https://planete7.info/?p=37287 Le conflit entre Barrick Gold et le Mali vient remettre le sujet de la juste exploitation des ressources naturelles africaines sur le devant de la scène. Il n’est pas facile de citer quoi que ce soit de positif concernant la gestion économique des juntes quand, derrière les postures souverainistes des nouveaux hommes forts du Sahel, […]]]>

Le conflit entre Barrick Gold et le Mali vient remettre le sujet de la juste exploitation des ressources naturelles africaines sur le devant de la scène.

Il n’est pas facile de citer quoi que ce soit de positif concernant la gestion économique des juntes quand, derrière les postures souverainistes des nouveaux hommes forts du Sahel, il s’agit souvent de financer des fins de mois difficiles – et peut-être aussi de s’assurer une retraite confortable…

Mais il faut reconnaître qu’ils mettent le doigt sur une vérité douloureuse pour notre continent : en plusieurs décennies, trop rares ont été les pays africains qui sont parvenus à valoriser leurs richesses naturelles.

Le débat autour de l’exploitation et de la transformation de ces ressources doit être abordé avec l’objectif que nos différents pays puissent être des acteurs structurants des filières dont ils contrôlent la matière première.

L’Indonésie offre un exemple instructif. Doté des plus importantes réserves de nickel au monde, le pays a établi une position dominante sur ce marché en interdisant l’exportation du minerai non transformé. Ceci contre l’avis des principales institutions multilatérales et de nombreux intellectuels du développement.

Résultat, l’Indonésie contrôle aujourd’hui la moitié de la production mondiale de nickel raffiné (soit 22 milliards USD d’exportations en 2023).

Que ce soit la bauxite en Guinée, le cobalt en RDC, l’or au Sahel ou le pétrole au Nigeria, la liste des ressources dont les premières étapes de transformation sont possibles en Afrique est longue et mériterait des politiques publiques appropriées – et inspirées de certaines réussites du global south.

Les exemples du diamant au Botswana ou des phosphates au Maroc démontrent que c’est possible en Afrique.

Engager fermement le débat avec les entreprises minières est nécessaire, mais venir avec des solutions constructives et réellement porteuses de valeur ajoutée plutôt que prédatrices le serait encore plus.

 

Amir Ben YahmedAmir Ben Yahmed

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 L’engagement du Niger, du Mali et du Burkina Faso dans l’AES : « À notre avis, ça ne devrait pas être une raison qui les amènerait à s’éloigner de l’organisation régionale » (Bah Oury) https://planete7.info/lengagement-du-niger-du-mali-et-du-burkina-faso-dans-laes-a-notre-avis-ca-ne-devrait-pas-etre-une-raison-qui-les-amenerait-a-seloigner-de-lorganisation/ https://planete7.info/lengagement-du-niger-du-mali-et-du-burkina-faso-dans-laes-a-notre-avis-ca-ne-devrait-pas-etre-une-raison-qui-les-amenerait-a-seloigner-de-lorganisation/#respond Mon, 08 Jul 2024 12:08:48 +0000 https://planete7.info/?p=30539 Dans une interview exclusive avec BBC Afrique, le Premier ministre guinéen a abordé l’implication de certains pays de la CEDEAO dans l’Alliance pour le Sahel (AES) et l’importance de la coopération régionale dans la lutte contre le djihadisme et le terrorisme. Cette discussion met en lumière les défis sécuritaires auxquels sont confrontés le Niger, le […]]]>

Dans une interview exclusive avec BBC Afrique, le Premier ministre guinéen a abordé l’implication de certains pays de la CEDEAO dans l’Alliance pour le Sahel (AES) et l’importance de la coopération régionale dans la lutte contre le djihadisme et le terrorisme. Cette discussion met en lumière les défis sécuritaires auxquels sont confrontés le Niger, le Mali et le Burkina Faso, ainsi que leurs efforts pour renforcer leur collaboration.

Bah Oury a souligné que l’appartenance de certains pays de la CEDEAO à l’AES n’est pas contradictoire avec leur adhésion à la CEDEAO. « La question sécuritaire est un aspect principal qui concerne le Niger, le Mali et le Burkina Faso », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il est compréhensible que ces pays cherchent à mutualiser leurs efforts pour lutter contre le djihadisme et le terrorisme.

Cette coopération est essentielle dans une région où les menaces terroristes transfrontalières posent des défis significatifs à la stabilité et à la sécurité. En travaillant ensemble au sein de l’AES, ces pays peuvent partager des renseignements, coordonner leurs opérations militaires et renforcer leur capacité à répondre aux menaces.

L’engagement du Niger, du Mali et du Burkina Faso dans l’AES ne devrait pas être perçu comme une distance vis-à-vis de la CEDEAO, mais plutôt comme une stratégie complémentaire. « À notre avis, ça ne devrait pas être une raison qui les amènerait à s’éloigner de l’organisation régionale« , a affirmé le Premier ministre. Cette déclaration met en lumière la nécessité d’une approche intégrée pour aborder les défis sécuritaires de la région.

Le Premier ministre a également évoqué l’importance du soutien international et régional pour renforcer la lutte contre le terrorisme. Les initiatives comme l’AES bénéficient souvent du soutien logistique et financier de partenaires internationaux, ce qui est crucial pour le succès des opérations antiterroristes.

La coopération renforcée entre les pays de la CEDEAO et de l’AES a un impact direct sur la stabilité régionale. En adressant les menaces terroristes de manière collective, les nations de l’Afrique de l’Ouest peuvent espérer une réduction des attaques et une amélioration de la sécurité pour leurs citoyens. « Ces efforts conjoints sont essentiels pour créer un environnement plus sûr et plus stable », a conclu le Premier ministre.

L’interview du Premier ministre guinéen met en lumière la complexité des défis sécuritaires en Afrique de l’Ouest et l’importance de la coopération régionale dans la lutte contre le terrorisme. L’engagement du Niger, du Mali et du Burkina Faso au sein de l’AES, tout en restant membres actifs de la CEDEAO, illustre une stratégie pragmatique et complémentaire pour aborder les menaces transfrontalières. Cette synergie est essentielle pour assurer la paix et la sécurité dans la région.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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La durée des processus de transitions militaires en Afrique https://planete7.info/la-duree-des-processus-de-transitions-militaires-en-afrique/ https://planete7.info/la-duree-des-processus-de-transitions-militaires-en-afrique/#respond Mon, 27 May 2024 12:14:37 +0000 https://planete7.info/?p=29364 Traditionnellement, les transitions militaires sur le continent sont en théorie des courtes durées. Généralement, dans les six mois suivant la prise du pouvoir par l’armée, tout était mis en œuvre pour un retour rapide des civils aux pouvoirs. Les autorités militaires étaient au prise entre pression extérieure (pression politique et diplomatique ; sanctions économiques et financières, […]]]>

Traditionnellement, les transitions militaires sur le continent sont en théorie des courtes durées. Généralement, dans les six mois suivant la prise du pouvoir par l’armée, tout était mis en œuvre pour un retour rapide des civils aux pouvoirs. Les autorités militaires étaient au prise entre pression extérieure (pression politique et diplomatique ; sanctions économiques et financières, restrictions individuelles) et des contraintes internes (mobilisation politiques des forces vives, demandes sociales liées à l’amélioration des conditions de vie ; des exigences relatives à la garantie des droits et libertés).

Toutefois, ces dernières années, avec le discrédit des institutions sous-régionales et régionales (CEDEAO-UA) et les limites de la diplomatie coercitive africaine, nous tendons vers des transitions incertaines. La durée dépend ainsi largement des rapports des forces à la fois internes et externes en présence.

Il n’est pas exagéré de s’interroger sur la durée des processus de transitions sur le continent. Sommes-nous dans des processus (imposés ou négociés) de durées limitées- de six mois, de douze mois ou de 24 mois ou bien ces transitions s’inscrivent dans la durée avec des mandats assimilables à des mandats constitutionnels (quatre ans ou cinq ans) ?

La limite et l’inefficacité de la sécurité collective africaine (CEDEAO-UA) ont contribué en grande partie à légitimer les actions des autorités militaires. Ces dernières pour des contraintes politiques, techniques ou des volontés affichées ne pressent plus ou peu pour un retour rapide à l’ordre constitutionnel. Ils ont désormais la maîtrise des processus de transition et semble avoir une opinion favorable auprès de la société africaine. La forme et la durée des transitions sont remises en cause. Les autorités en charge de la conduite des processus, qu’elles soient civiles, militaires ou mixtes conscientes des rapports de forces favorables : manque de légitimité des instances africaines en charge de gestion des crises, divisions politiques internes (absence d’opposition ou restrictions des activités politiques par les autorités) manœuvres pour perdurer les processus de transition : Tchad, Mali, Guinée, Burkina Faso et Niger.

De Ndjamena à Bamako, des dialogues sont initiés – dialogue inter-tchadien, dialogue inter-malien et sont sanctionnés par des recommandations dans le but de donner une légitimité au glissement du calendrier en cours, mais également de permettre à une éventuelle candidature des autorités transitoires. Une pratique toutefois contraire aux exigences de la CEDEAO et de l’UA mais aussi une initiative contestée par les acteurs internes prenant part à ces processus.

Ces dialogues ou assises quels que soit la couleur, la forme ou la dénomination qu’on en donne, cachent d’autres ambitions. En effet, en plus de donner une légitimité à la prorogation des processus, il s’agit d’une manœuvre politique pour à la longue se maintenir au pouvoir avec la participation aux élections organisées pour mettre fin à la transition. Le processus sanctionnant la transition tchadienne s’inscrit dans ce contexte. Le Mali semble opté pour cette démarche politique. Les conclusions du dialogue inter-malien recommande en effet au-delà de la prolongation de la transition pour une durée indéterminée, au président de la transition, de briguer la magistrature suprême malienne.

Du côté du Burkina Faso, après l’annonce avec engouement la tenue dans les prochaines heures et jours des assises nationales pour rectifier à nouveau la transition. Compte tenu du contexte sécuritaire, les participants à ses dites rencontres hautement politique demandent sans nul doute au président de la transition de se maintenir cinq années de plus à la tête du pays. Ils prônent au nom de la sécurité pour la continuité, même si la situation reste toujours critique et incertaine.

Concernant la Guinée, la position des autorités est ambiguë et la question relative au respect du chronogramme de la transition fixant la fin du processus à la fin de l’année 2024 n’est pas résolue. Peut-on s’attendre un effet de contagion ou du mimétisme des démarches initiées au Tchad, au Mali et dernièrement au Burkina Faso ? Tout ce qu’on peut affirmer à date, est que le respect de l’accord tripartite fixant la fin de la transition est incertain et que toutes les initiatives pour tenter de donner légitimité le maintien dans la durée ou tout simplement pour garder le pouvoir ne sont pas à exclure dans l’avenir.

Que faut-il envisager face à cette incertitude institutionnelle ?

Il faudra vite à la diplomatie africaine réintégrer les processus de transitions dans ces pays. Des politiques unilatérales pour la gestion de ses crises ont des conséquences graves à la longue pour les pays africains qui ont du mal à concrétiser la transition démocratique amorcée il y a de cela quelques décennies. Il est impératif de rétablir la confiance et de maintenir le dialogue avec ses pays en vue de trouver une nouvelle formule de sortie de crise.

La diplomatie régionale doit remobiliser les partenaires (ONU, UE) autour des enjeux relatifs à ces processus tant importants pour la construction de la démocratie, l’instauration de l’Etat de droit que pour la stabilité politique et sécuritaire durable sur le continent, particulièrement en Afrique de l’ouest en proie à toutes sortes de menace.

Également, redynamiser l’ensemble des acteurs internes pour des transitions inclusives et acceptées par tous. Ceci pour éviter des contestations dénonçant des transitions unilatérales et solitaires. La nécessité de la communauté internationale pour participer à ces processus n’est plus une question taboue. Les besoins d’accompagnement technique et financière sont de plus en plus élevés pour des transitions apaisées et réussies.

Si cette velléité réelle ou cachée de perdurer les transitions- avec une éventuelle candidature des autorités transitoires n’est pas écourté et mise à terme, nous risquons de replonger les Etats africains dans les périodes sombres des années post- indépendances (1970-1980) avec une bonne partie des dirigeants en manque de légitimité, car issus des coups de forces militaires ou issus des processus politiques biaisées dans le seul but de revêtir le manteau de démocrate. Cette époque est aussi une période charnière pour les droits humains et le processus démocratique dans la région. Il est important pour les Etats et les institutions africaines de trouver des solutions contre les atteintes aux institutions démocratiques. Cela va permettre de mobiliser la diplomatie continentale autour des questions stratégiques internationales, notamment les questions relatives à la gestion des ressources, aux enjeux environnementaux, technologiques, commerciaux et de défenses dans un monde de plus en plus concurrentiel et d’influence.

L’histoire récente de la gestion des transitions politiques et militaires en Afrique renseigne qu’une mauvaise ou une transition non maîtriser à la limite unilatérale appelle toujours à une autre transition.

Amadou Lamarane BAH

Diplômé en Relations Internationales

Doctorant en Droit Public FSJP/UCAD

Email: amadoulemaire@yahoo.fr.

 

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Burkina Faso : Queen Rima honorée à la 11ème édition des Marley d’or ! https://planete7.info/burkina-faso-queen-rima-honoree-a-la-11eme-edition-des-marley-dor/ https://planete7.info/burkina-faso-queen-rima-honoree-a-la-11eme-edition-des-marley-dor/#respond Sun, 12 May 2024 12:44:39 +0000 https://planete7.info/?p=28859 Sa dernière tournée au pays ses hommes intègres aura forcément marqué les esprits à travers sa musique originale et son énergie sur scène. Ce samedi 11 mai au Burkina Faso (Siao) s’est déroulée la 11e édition des Marley d’or, une concept qui vise à promouvoir la musique reggae et en même temps une cérémonie de […]]]>

Sa dernière tournée au pays ses hommes intègres aura forcément marqué les esprits à travers sa musique originale et son énergie sur scène. Ce samedi 11 mai au Burkina Faso (Siao) s’est déroulée la 11e édition des Marley d’or, une concept qui vise à promouvoir la musique reggae et en même temps une cérémonie de récompense des artistes évoluant dans le domaine.

Invitée spéciale à prendre part à cette cérémonie au côté de grandes figures du reggae africain tels que Ismael Isaac de la Côte d’ivoire, le Togolais Nono Le Phoenix, ou encore le Camerounais Kimaany, la jeune Guinéenne a été honorée par les organisateurs. Après une prestation scénique brûlante et captivante, la Queen Dancehall a raflé le prestigieux prix de Marley de l’espoir 2024. Une récompense qui vient reconnaître l’ascension de la jeune artiste, son talent et son dévouement sans faille en faveur de la musique qu’elle fait avec rigueur et amour.

Un prix qu’elle a dédié à la Guinée mais aussi à toute l’Afrique dont elle croit et qu’elle espère va pouvoir encore prendre son destin en main pour un développement harmonieux.

Il faut rappeler également qu’elle avait déjà marqué les esprits il y a quelques semaines lors du festival Afrobeat international à Ouagadougou.

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Nouveau rapport de force entre la CEDEAO et les pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) : Burkina Faso, Mali et le Niger. Quel enjeu pour la CEDEAO et pour la Guinée ? https://planete7.info/nouveau-rapport-de-force-entre-la-cedeao-et-les-pays-de-lalliance-des-etats-du-sahel-aes-burkina-faso-mali-et-le-niger-quel-enjeu-pour-la-cedeao-et-pour-la-guinee/ https://planete7.info/nouveau-rapport-de-force-entre-la-cedeao-et-les-pays-de-lalliance-des-etats-du-sahel-aes-burkina-faso-mali-et-le-niger-quel-enjeu-pour-la-cedeao-et-pour-la-guinee/#respond Thu, 08 Feb 2024 20:32:29 +0000 https://planete7.info/?p=26303 Le rapport de force entre la CEDEAO et les pays en transition notamment, ceux du sahel prend une nouvelle dimension géopolitique et diplomatique. Le retrait annoncé du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la communauté, fragilise davantage l’instance sous-régionale dans sa diplomatie préventive et coercitive. Elle se décrédibilise du jour au lendemain avec […]]]>

Le rapport de force entre la CEDEAO et les pays en transition notamment, ceux du sahel prend une nouvelle dimension géopolitique et diplomatique. Le retrait annoncé du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la communauté, fragilise davantage l’instance sous-régionale dans sa diplomatie préventive et coercitive. Elle se décrédibilise du jour au lendemain avec des crises naissantes (crise institutionnelle au Sénégal) autrefois, model démocratique, de stabilité et un levier diplomatique de l’organisation dans la gestion des crises.

A ces pays, s’ajoute, la Guinée en transition également, après la prise du pouvoir par l’armée le 05 septembre 2021. Elle fait objet de sanction de la part de la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernement de la CEDEAO.

Toutefois, cette énième crise au sein de la CEDEAO peut changer la donne dans les relations entre Conakry et Abuja (CEDEAO). En effet, la Guinée intéresse désormais de près l’instance sous régionale, non pas pour évaluer les mesures de restrictions et du processus de transition amorcé depuis quelques mois, voire, années. Mais surtout et avant tout pour faire de la Guinée un levier diplomatique pour la CEDEAO dans ses rapports avec les pays de l’AES.

La diplomatie guinéenne doit saisir cette opportunité pour se replacer au centre de la diplomatie sous régionale. Ainsi, les enjeux sont énormes à la fois pour la Guinée et pour la CEDEAO.

*Pour ce qui est de la Guinée dans ses relations avec la Communauté, elle doit :

– Relancer le dialogue et rétablir la confiance avec la CEDEAO. Cela va permettre de sortir le pays de l’isolement et l’éviter des sanctions supplémentaires contraignantes ;

– Être un relais diplomatique entre les pays de l’AES et la CEDEAO dans une éventuelle négociation pour le maintien de ces pays au sein de l’organisation ;

– Porter la cause des pays en transition auprès de la CEDEAO afin de redéfinir toutes les relations et évidement, une sortie de crise inclusive dans ces trois (3) pays.

*Quant à la CEDEAO

Le maintien de la Guinée en son sein est fondamental pour l’organisation pour plusieurs raisons :

– Garder la Guinée dans l’organisation est une garantie de la continuité territoriale entre les Etats membres se situant à l’ouest et à l’est des pays en transitions ;

–  Convaincre la Guinée d’adopter une posture différente des pays de l’AES afin d’ouvrir des nouvelles perspectives au pays dans ses relations avec la CEDEAO.

– Eviter que Conakry adopte une politique de « suivisme » pour prévenir la discontinuité territoriale, car, en cas d’une éventuelle sortie de la Guinée qui, il faut le rappeler n’est pas à l’ordre du jour, il y aura forcément une discontinuité entre les pays membre de la CEDEAO se trouvant géographiquement au Nord -Est de la Guinée (Sénégal, Guinée Bissau, Sud-Est du pays (Siéra Léone, Liberia et la Cote d’ivoire).  Cette dernière est d’ailleurs, le relais entre la Guinée et les autres membres de la CEDEAO (Benin, Ghana, Nigeria et Togo).

La diplomatie Guinéenne doit vite saisir cette reconfiguration géopolitique et diplomatique pour entre autres :

– Être au centre de la diplomatie ouest africaine, en dépit de son statut de pays en transition ;

– Sortir le pays de l’isolement diplomatique ;

– Eviter au pays des sanctions supplémentaires sévères ;

– Obtenir une garantie de l’accompagnement de la CEDEAO et de ses partenaires : Union Africaine, Organisation des Nations Unies, Union Européenne, France, Etats Unies du processus de transition.

– Rétablir la confiance entre elle et l’organisation et par ricochet, l’UA, l’ONU et l’UE, pour une transition inclusive et crédible.

 

Amadou Lamarane Bah

Diplômé en Relations Internationales

Doctorant en droit public/ FSJP/UCAD

amadoulemaire@yahoo.fr

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Départ du trio Mali-Burkina-Niger de la CEDEAO : la lecture du président du MSD https://planete7.info/depart-du-trio-mali-burkina-niger-de-la-cedeao-la-lecture-du-president-du-msd/ https://planete7.info/depart-du-trio-mali-burkina-niger-de-la-cedeao-la-lecture-du-president-du-msd/#respond Wed, 31 Jan 2024 14:35:02 +0000 https://planete7.info/?p=26200 Les réactions des acteurs politiques ne tardent pas depuis que le Niger, le Mali et le Burkina ont décidé de quitter l’institution sous-régionale à travers un communiqué conjoint signé par les trois militaires qui dirigent ces pays depuis 2020 à Bamako, 2022 à Ouagadougou et 2023 à Niamey. Si certains estiment que la CEDEAO mérite […]]]>

Les réactions des acteurs politiques ne tardent pas depuis que le Niger, le Mali et le Burkina ont décidé de quitter l’institution sous-régionale à travers un communiqué conjoint signé par les trois militaires qui dirigent ces pays depuis 2020 à Bamako, 2022 à Ouagadougou et 2023 à Niamey.

Si certains estiment que la CEDEAO mérite des réformes internes, les autres pensent que l’institution s’est plus attelée à défendre les chefs d’Etats qui la composent en lieu et place des citoyens des États.

C’est le cas du docteur Abdoulaye Diallo, président du Mouvement pour la Solidarité et le Développement (MSD) qui trouve tout de même ce départ en cascade un mauvais signe. « Les autorités de la CEDEAO ont fait un abus, elle doit (CEDEAO) faire la différence entre les relations qui existent entre deux États et entre gouvernements. On ne peut en aucun cas suspendre les frontières d’un État et cette institution s’est permise de le faire dès après le coup d’Etat au Niger. C’est qui n’était pas du tout normal. Si vous prenez l’électricité nigérienne, la source c’est à partir du Nigeria mais même cela vous avez vu dès l’arrivée des militaires ils ont bloqué ça, sous l’ordre de la CEDEAO qui n’a aucun droit. Donc voilà l’une des raisons qui ont poussé ces trois pays à faire l’extrémisme », a-t-il laissé.

Et de poursuivre. « Une fois de plus la CEDEAO doit être au service des peuples des États qui la composent et non au service des chefs d’Etats. On ne peut pas dire que ces pays ont quand même raison de quitter puisque ce qu’ils brandissent comme argument, mais ce n’est pas à l’institution de lutter contre le terrorisme même si par ailleurs elle doit prendre les choses au sérieux. Tout de même il faut reconnaître que cette question d’insécurité et surtout le terrorisme est une manœuvre internationale dont tous les États sont victimes », a-t-il laissé entendre avant de renchérir.

« À partir du moment que ces pays quittent l’institution, ils ne vont plus recevoir des sanctions.  C’est qui est réel aucun pays ne peut vivre à vase-clos donc c’est qui nous amène à dire qu’ils y auront d’une manière ou d’une autre des conséquences. Mais il faut dire quand même que ces départs en cascade des pays membres ne font pas bon signe puisque ça va emmener ce qu’on appelle la perte de la continuité territoriale. C’est à dire le déplacement d’un pays à un autre va être compliqué » conclut l’homme politique.

 

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info

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Retrait du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la CEDEAO : Une crise à résoudre pour le salut de l’intégration africaine (Par Dr Thierno Souleymane BARRY) https://planete7.info/retrait-du-burkina-faso-du-mali-et-du-niger-de-la-cedeao-une-crise-a-resoudre-pour-le-salut-de-lintegration-africaine-par-dr-thierno-souleymane-barry/ https://planete7.info/retrait-du-burkina-faso-du-mali-et-du-niger-de-la-cedeao-une-crise-a-resoudre-pour-le-salut-de-lintegration-africaine-par-dr-thierno-souleymane-barry/#respond Tue, 30 Jan 2024 12:55:16 +0000 https://planete7.info/?p=26174 28 janvier 2024. Communiqué des autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger annonçant leur retrait sans délai de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Un véritable coup de massue sur les longs efforts de la construction de l’édifice communautaire qu’est la CEDEAO. Après un bref rappel du contexte de […]]]>

28 janvier 2024. Communiqué des autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger annonçant leur retrait sans délai de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Un véritable coup de massue sur les longs efforts de la construction de l’édifice communautaire qu’est la CEDEAO. Après un bref rappel du contexte de crise et du droit au retrait de la CEDEAO par le Burkina Faso, du Mali et du Niger, nous en relèverons les effets néfastes pour eux pour l’institution et enfin, nous ferons un plaidoyer pour des actions urgentes pour éviter l’implosion de la CEDEAO.

Le contexte de retrait sous fond de crises

Suite à la rupture de l’ordre constitution, le Burkina Faso, le Mali et le Niger étaient suspendus et placés sous sanctions par la CEDEAO. Il faut noter également que l’institution avait fait l’objet de critiques pour n’avoir pas été ferme à l’endroit des pouvoirs civils qui modifiaient leur constitution pour se maintenir au pouvoir, notamment en Guinée et ailleurs. Cette attitude donne l’impression d’iniquité dans la mise en œuvre des prescriptions de l’institution en matière de rupture de la gouvernance démocratique. A travers un communiqué conjoint, dans un tel contexte, ce 28 janvier 2024, les autorités du Burkina Faso, du Mali et du Niger « prenant toutes leurs responsabilités devant l’histoire et répondant aux attentes, préoccupations et aspirations de leurs populations, décident en toute souveraineté du retrait sans délai du Burkina Faso, du Mali et du Niger de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. » La réponse de la CEDEAO n’a pas tardé à inonder les médias à travers un communiqué : « Le Burkina Faso, le Mali et le Niger demeurent des membres importants de la communauté et Conférence reste déterminée à trouver une solution négociée à l’impasse politique. » Tout l’espoir repose dans ce libellé : la reconnaissance de l’existence d’une impasse politique et l’engagement de trouver une solution idoine pour résoudre la crise.

De l’économie du droit au retrait dans les organisations internationales comme la CEDEAO

L’accord de volonté est le principe sacro-saint qui gouverne les relations internationales entre Etats. Les Etats adhèrent librement à des traités qui instituent des organisations internationales et ont la liberté d’en sortir en respectant les conditions prescrites. En général, le retrait s’effectue par notification à l’institution et prend effet une année après la réception de la notification, période au cours de laquelle l’Etat est tenu de se conformer aux dispositions de l’organisation et d’accomplir ses obligations envers elle et ce, conformément au traité constitutif. Ainsi sur le point de vue du droit, le Mali, le Burkina Faso et Niger entendent faire usage de l’article 91 du Traité constitutif de la CEDEAO du 28 mai 1975 pour manifester son intention de se retirer de la CEDEAO.

Les effets néfastes d’un retrait des pays sahéliens de la CEDEAO

Depuis la nuit des temps, les routes transsahariennes relient les côtes atlantiques et le Sahel pour les échanges commerciaux et la circulation des personnes préfigurant les actuelles routes communautaires de la CEDEAO. Cet espace ayant une continuité géographique forme un ensemble soudé dont la désintégration présente des effets néfastes tant du côté des pays sahéliens que des pays côtiers.

En effet, la lutte contre le terrorisme, les changements climatiques et la prise en charge du phénomène migratoire dans l’ensemble de l’espace CEDEAO ne peuvent être efficace sans le concours des pays sahéliens. Zones à forte concentration des attaques terroristes, espaces arides et zones de transit des routes migratoires, toutes solutions pérennes contre ces fléaux doivent se faire avec le concours de ces pays sahéliens. De l’autre côté, ces pays sahéliens ont des populations à fort taux d’immigration ; leurs habitants se comptent en masse dans d’autres pays comme les burkinabè en Côte d’Ivoire où ils bénéficient des avantages des règles communautaires de la CEDEAO de libre circulation et d’établissement. Les divers aspects sus évoqués ne sont que d’infimes illustration des effets néfastes que peut provoquer une désintégration de l’espace communautaire qu’est la CEDEAO.

Plaidoyer pour la mise en œuvre d’actions salutaires pour maintenir la CEDEAO dans son intégrité

Aujourd’hui, il est plus qu’urgent et essentiel de prendre le bâton de pèlerin pour poser des jalons décisifs en direction des trois pays pour renouer un dialogue franc et direct et des engagements fermes pour une révision du Traité constitutif de la CEDEAO et de ses divers instruments communautaires pour tenir compte des réalités actuelles. A court termes, pour les trois pays ayant manifesté leur volonté de retrait, l’envoi d’une mission de haut niveau permettra d’aplanir les différends, proposer une assistance en termes de lutte contre le terrorisme et parvenir à une solution négociée pour le retour à l’ordre démocratique. A moyen et long terme, la CEDEAO elle-même doit connaître de refondes profondes. Sur cet aspect, une mission de réflexion peut être confié à un groupe d’experts de haut niveau sous la direction d’une troika de chefs d’Etat et de gouvernement pour engager les réformes nécessaires. Il s’agira particulièrement de réfléchir sur les mécanismes de sanctions notamment leur incidence sur les populations civiles et leur effet sur le maintien des liens avec les Etats sous sanction. Des aspects géostratégiques et géopolitiques peuvent faire partir du menu de discussion.

Nous osons espérer que cette crise qui secoue la CEDEAO sera jugulée et que l’institution communautaire en tirera toutes les conséquences pour opérer une mue en faveur d’une véritable intégration économique et politique de la sous-région ouest-africaine.

Conakry, le 29 janvier 2024

-Juris Guineensis No 58

Me Thierno Souleymane BARRY, Ph.D

Docteur en droit, Université de
Sherbrooke/Université Laval (Canada)
Professeur de droit, Consultant et Avocat à la Cour

 

 

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Retrait du trio Mali, Burkina et Niger de la CEDEAO : « c’est une décision prise sous le coup de l’émotion » estime Pépé Francis Haba de l’UGDD https://planete7.info/retrait-du-trio-mali-burkina-et-niger-de-la-cedeao-cest-une-decision-prise-sous-le-coup-de-lemotion-estime-pepe-francis-haba-de-lugdd/ https://planete7.info/retrait-du-trio-mali-burkina-et-niger-de-la-cedeao-cest-une-decision-prise-sous-le-coup-de-lemotion-estime-pepe-francis-haba-de-lugdd/#respond Mon, 29 Jan 2024 19:38:58 +0000 https://planete7.info/?p=26168 C’est à travers un communiqué conjoint de ces trois pays qui sont tous dirigés par des militaires depuis 2020 au Mali, 2022 au Burkina et 2023 au Niger que l’annonce a été faite ce dimanche 28 janvier 2024 à travers les ondes des télévisions nationales de ces trois pays respectifs. Déjà l’institution sous-régionale les a […]]]>

C’est à travers un communiqué conjoint de ces trois pays qui sont tous dirigés par des militaires depuis 2020 au Mali, 2022 au Burkina et 2023 au Niger que l’annonce a été faite ce dimanche 28 janvier 2024 à travers les ondes des télévisions nationales de ces trois pays respectifs.

Déjà l’institution sous-régionale les a suspendus de ces instances et est allé jusqu’à menacer le Niger du Général Abdourahmane Tiani d’utiliser la force afin de déloger l’homme et sa troupe du palais présidentielle où est détenu l’ancien président Mohamed Bazoum.

Depuis l’annonce de cette décision du Capitaine Ibrahim Traoré, du Colonel Assimi Goïta et du Général Abdourahmane Tiani, les réactions des acteurs sociopolitiques ne manquent pas.

Contacté par notre rédaction ce lundi 29 janvier, Pépé Francis Haba, président du parti Union Guinéenne pour la Démocratie et le Développement, pense que la décision est prise sous le coup de l’émotion avant de déclarer que ladite décision ne sera pas sans conséquences.

« C’est avec stupéfaction que j’ai appris cette décision unilatérale dont la teneur se trouve dans le communiqué conjoint de ces trois États. Je pense qu’elle a été prise sous le coup de l’émotion. En tout cas, j’ai du mal à comprendre les raisons fallacieuses contenues dans ce communiqué. Non seulement les peuples de ces trois pays n’ont pas été consultés comme dans les grandes démocraties mais aussi, elle (décision) ne respecte pas les conditions de retrait d’un État membre de la CEDEAO dont les textes prévoient une notification un an avant l’effectivité. S’il n’y a pas d’autres raisons inavouées, puisque ces pays, dirigés par des juntes, sont tous, sous des sanctions de l’organisation sous-régionale, ils (les États) auraient respecté les règles de jeu susmentionnées »,  a-t-il laissé entendre avant de renchérir.

« Les conséquences de ce retrait unilatéral peuvent être négatives du point de vue du développement socioéconomique. En effet, s’il se confirme, cela voudrait dire que les barrières douanières, physiques vont revenir et vont ralentir la circulation des personnes et des biens. C’est une mauvaise nouvelle pour la sous-région entière. Par ailleurs, c’est ça sera aussi un signal fort vis-à-vis des États membres restants qui devront en tirer toutes les leçons pour se reformer pour le bonheur des peuples Ouest-Africains », indique Pépé Francis Haba.

Il invite tout de même les chefs d’Etats membres de la CEDEAO à entamer des négociations pour faire revenir ces trois États à la raison.

« J’invite aussi les présidents des États membres restants de la CEDEAO qui sont attachés à la démocratie, la paix et à l’union entre les États ouest-africains d’entamer directement des négociations avec ces trois États là afin de comprendre les véritables raisons pourquoi pas les ramener à la raison. Pour qu’ensemble nous puissions construire notre démocratie et le développement socio-économique », conclut le président de L’UGDD.

 

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info

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Urgent: le Mali, le Burkina Faso et le Niger quittent la CEDEAO (Communiqué) https://planete7.info/urgent-le-mali-le-burkina-faso-et-le-niger-quittent-la-cedeao-communique/ https://planete7.info/urgent-le-mali-le-burkina-faso-et-le-niger-quittent-la-cedeao-communique/#respond Sun, 28 Jan 2024 13:56:49 +0000 https://planete7.info/?p=26162 ]]>

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