Banque centrale de la République de Guinée – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 13 Mar 2026 22:08:46 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Banque centrale de la République de Guinée – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Guinée : comprendre le manque de liquidités sans céder à la panique https://planete7.info/guinee-comprendre-le-manque-de-liquidites-sans-ceder-a-la-panique/ Fri, 13 Mar 2026 22:08:46 +0000 https://planete7.info/?p=52515 Depuis plusieurs mois, une question revient avec insistance dans les marchés, les banques et les points de transfert d’argent : où est passé le cash ? En Guinée, de nombreux citoyens éprouvent aujourd’hui des difficultés à retirer leur argent ou à effectuer certaines transactions en espèces. Cette situation, communément appelée manque de liquidités, suscite inquiétudes […]]]>

Depuis plusieurs mois, une question revient avec insistance dans les marchés, les banques et les points de transfert d’argent : où est passé le cash ? En Guinée, de nombreux citoyens éprouvent aujourd’hui des difficultés à retirer leur argent ou à effectuer certaines transactions en espèces. Cette situation, communément appelée manque de liquidités, suscite inquiétudes et interrogations.

Mais derrière cette tension passagère se cache une réalité économique plus complexe, qui met en lumière les défis de la gestion monétaire dans une économie en pleine transformation. Au cœur de cette dynamique se trouve la Banque centrale de la République de Guinée, dirigée par son gouverneur, Karamo Kaba, dont l’action vise à préserver l’équilibre du système financier national.

Selon plusieurs observateurs économiques, la rareté des liquidités constatée dans certaines banques ne signifie pas nécessairement un manque d’argent dans l’économie. Elle s’explique en grande partie par la faible circulation des espèces dans le système bancaire.

Une proportion importante des billets en circulation reste en effet en dehors des circuits formels, souvent conservée dans les foyers ou utilisée dans les transactions informelles. Cette situation réduit naturellement la capacité des banques à satisfaire la demande immédiate en espèces, surtout dans un contexte où l’économie guinéenne reste fortement dépendante du cash.

Dans ce contexte, la mission de la Banque centrale consiste à réguler la masse monétaire tout en garantissant la stabilité du franc guinéen, un exercice particulièrement délicat dans les économies émergentes.

Depuis sa nomination à la tête de la Banque centrale, Karamo Kaba s’est engagé dans une approche fondée sur la rigueur, la modernisation et la transparence du système financier.

Son action s’inscrit dans une logique claire : renforcer la crédibilité de la politique monétaire guinéenne et consolider la confiance dans les institutions financières.

Sous sa direction, plusieurs initiatives ont été engagées afin d’améliorer la régulation du secteur bancaire, renforcer les mécanismes de supervision et encourager la modernisation des moyens de paiement. Ces réformes visent à préparer progressivement la Guinée à un système financier plus structuré et plus résilient.

Face aux préoccupations exprimées par les citoyens et les opérateurs économiques, la Banque centrale a entrepris plusieurs actions visant à améliorer la disponibilité des liquidités dans le circuit financier.

Parmi ces mesures figurent notamment :
• l’augmentation de l’approvisionnement des banques en espèces ;
• le renforcement du suivi de la circulation monétaire ;
• la coordination avec les institutions financières pour assurer une meilleure distribution du cash ;
• l’encouragement à l’utilisation progressive des solutions de paiement électronique.

Ces actions s’inscrivent dans une stratégie globale visant à assurer un meilleur équilibre entre la disponibilité des liquidités et la stabilité macroéconomique.

La gestion des liquidités ne repose pas uniquement sur les institutions financières. Elle dépend également du comportement des acteurs économiques et des citoyens.

Dans un système financier, la confiance joue un rôle déterminant. Lorsque l’argent circule normalement entre les banques, les entreprises et les ménages, l’économie fonctionne de manière plus fluide. En revanche, lorsque les liquidités restent en dehors du circuit bancaire, des tensions peuvent apparaître.

C’est pourquoi les autorités financières appellent à une collaboration collective afin de renforcer la solidité du système bancaire guinéen.

Sous la conduite du gouverneur Karamo Kaba, la Banque centrale poursuit ses efforts pour garantir la stabilité monétaire et renforcer la confiance dans le système bancaire.

L’objectif reste clair : assurer la solidité du franc guinéen, préserver l’équilibre financier du pays et garantir aux citoyens un système bancaire fiable et performant.

Dans cette perspective, les observateurs estiment que les mesures engagées devraient progressivement contribuer à atténuer les tensions sur les liquidités et consolider la stabilité financière de la Guinée.

Ahmadou BAH

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La Crise de liquidité en Guinée : une histoire simple pour comprendre (Par Abdourahmane Diallo) https://planete7.info/la-crise-de-liquidite-en-guinee-une-histoire-simple-pour-comprendre-par-abdourahmane-diallo/ Mon, 01 Sep 2025 18:10:30 +0000 https://planete7.info/?p=45609   Imaginez un quartier comme tant d’autres, avec cinq jeunes qui usent leurs forces sur des taxi-motos. Chaque matin, ils avalent la poussière des routes, travaillent du lever au coucher du soleil et, le soir venu, rentrent avec ce qu’ils ont gagné. Après avoir payé la nourriture, l’essence et le reste, il leur reste à […]]]>

 

Imaginez un quartier comme tant d’autres, avec cinq jeunes qui usent leurs forces sur des taxi-motos. Chaque matin, ils avalent la poussière des routes, travaillent du lever au coucher du soleil et, le soir venu, rentrent avec ce qu’ils ont gagné. Après avoir payé la nourriture, l’essence et le reste, il leur reste à épargner entre 20 000 et 40 000 francs guinéens.

Dans ce même quartier vit un homme respecté, propriétaire d’une petite boutique de quartier, un boutiquier comme on en trouve partout, figure de confiance et de stabilité. Chaque soir, après le travail, les jeunes viennent déposer leurs économies chez lui. Le boutiquier note soigneusement « Amadou a apporté 20 000 FG, Kaba a apporté 30 000 FG, Binta a apporté 40 000 FG… » Puis il glisse l’argent dans un coffre-fort qu’il garde jalousement chez lui.

Et tout fonctionne, car tout repose sur un mot qui se perd si vite en Guinée, la confiance. En cas d’urgence, les jeunes viennent récupérer leur argent. Le boutiquier leur donne ce qu’il a dans sa caisse, puis, une fois rentré chez lui, il puise dans le coffre-fort pour reconstituer sa caisse et rester prêt aux besoins du lendemain.

Quand la Confiance se Brise

Mais voilà, le boutiquier a un fils revenu de France. Un fils perdu, oisif, traînant les rues, buvant, fumant, jouant. Pour nourrir ses excès, il ouvre le coffre de son père et se dit « Je prendrai aujourd’hui et je remettrai demain. » Mais ce demain n’arrive jamais. L’argent s’évapore dans l’alcool, la drogue, les jeux, les filles, les illusions d’un soir.

Et puis, un jour, les jeunes viennent retirer leur argent. Mais le coffre est vide. Il ne reste plus que quelques billets dans la caisse. Sur un million demandé, le boutiquier ne peut donner que 200 000 FG. La confiance s’effondre comme un château de cartes. Les dépôts cessent. Chacun retourne cacher son argent sous le matelas, dans une boîte de fer, n’importe où, sauf chez le boutiquier.

Comment Cela Ressemble à la Situation Bancaire en Guinée

Dans cette histoire :

  • Les taxi-motos représentent les citoyens, les commerçants, les salariés.
  • Le boutiquier correspond aux banques commerciales (Ecobank, Vista Bank, etc.).
  • La maison et le coffre-fort symbolisent la Banque Centrale.
  • Le fils voleur incarne les hommes au pouvoir et leurs complices, légionnaires de la corruption.

Où est passé l’argent ?

Beaucoup de Guinéens posent la question « Le franc guinéen ne sort pas du pays. Alors, où est passé l’argent ? »

La vérité est simple. L’argent est là, bien là. Mais il dort. Selon la Banque Centrale, près de 94 % des billets circulent aujourd’hui hors du système bancaire officiel, thésaurisés dans les maisons, entassés dans des valises, engloutis dans l’économie informelle.

Le Cycle de la Corruption

Autrefois, même l’argent volé finissait par revenir. Le fonctionnaire corrompu utilisait une partie pour ses caprices, puis déposait le reste à son nom ou au nom d’un proche. Parfois, il achetait une maison ou un terrain et l’argent revenait alors par ricochet à la banque. Parfois encore, il confiait à un commerçant qui, à son tour, déposait.

Mais aujourd’hui, tout cela a changé.

  1. Peur d’être tracés. Les comptes des ministres et directeurs sont surveillés. Alors ils n’y déposent plus rien, sauf leur salaire officiel.
  2. L’argent volé reste caché. Les fonds circulent entre complices ou restent enfermés dans des cachettes domestiques.
  3. Le blanchiment devient risqué. Autrefois, ils achetaient terrains et maisons pour « laver » l’argent. Mais depuis la saisie des biens de Dr. Diané (ancien ministre de la Défense) et d’autres, la peur les a rattrapés. Plus personne n’ose acheter à son nom ni même au nom d’un proche. L’argent s’enfouit dans des caches, ou transite chez des commerçants qui, eux aussi, ne le déposent plus. Ainsi, des milliards quittent le système bancaire sans jamais y revenir.

Le Double Problème des Commerçants

Même les commerçants, qui autrefois réinjectaient l’argent, se sont détournés des banques. Ils savent que :

  • L’argent des banques a été volé.
  • Leurs propres dépôts ne sont pas sûrs.
  • Leurs recettes sont mieux gardées chez eux qu’à la banque.

Alors, non seulement l’argent volé reste dehors, mais même l’argent honnêtement gagné ne revient plus.

La Spirale Infernale

Le cercle est vicieux.

  • Les corrompus évitent les banques.
  • Les commerçants ne déposent plus.
  • Les citoyens se retirent par méfiance.
  • Et les banques, asséchées, limitent les retraits.

Comme le boutiquier incapable de rendre plus de 200 000 FG sur un million, elles ne distribuent que des miettes.

Pourquoi Imprimer Plus d’Argent N’Est Pas la Solution

Le gouvernement a sorti sa recette magique, trois conteneurs de nouveaux billets. Mais ce n’est qu’un mirage.

  • Les billets n’ont pas disparu. Ils dorment hors des banques.
  • Imprimer plus ne fait qu’attiser l’inflation.
  • Si les plafonds de retrait étaient levés, tout disparaîtrait en quelques jours.

Imprimer plus, c’est remplir un seau percé. Tant que le fils voleur rôde, personne n’osera confier ses économies. Le problème n’est pas technique, il est moral et politique. Tant que l’impunité règne, aucune réforme monétaire ne tiendra debout.

La crise de liquidité n’es

t pas qu’une question d’argent. C’est une crise de société, un miroir tendu à la Guinée.

  • Déficit moral. Le vol et l’impunité érigés en norme.
  • Déficit de gouvernance. Des institutions incapables de protéger les dépôts.
  • Déficit de confiance. Un peuple qui ne croit plus.

Et tant que ces déficits perdurent, les billets continueront de dormir dans des coffres privés et des valises, au lieu de circuler pour construire le pays. La crise guinéenne n’est pas une pénurie de monnaie, mais une pénurie de confiance. L’argent existe, mais il est immobilisé. Tant que les voleurs ne seront pas punis et que l’argent ne sera pas restitué, les Guinéens garderont leurs économies loin des banques. Voilà pourquoi les banques limitent les retraits, pourquoi les billets imprimés ne changent rien et pourquoi les guichets se couvrent de longues files.

La vérité est simple. Sans justice, pas de confiance ; sans confiance, pas de banques ; et sans banques, pas d’économie moderne.

 

Abdourahamane Diallo est un stratège et économiste engagé, reconnu comme une voix intellectuelle influente à l’intersection de la géopolitique et de la géoéconomie. Il écrit avec audace sur l’économie politique, les mines, la finance de la diaspora et l’avenir du continent africain.

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De la crise de liquidité qui frappe actuellement le secteur bancaire guinéen. https://planete7.info/de-la-crise-de-liquidite-qui-frappe-actuellement-le-secteur-bancaire-guineen/ Thu, 28 Aug 2025 18:11:00 +0000 https://planete7.info/?p=45457 Je vais ici déposer ma casquette d’activiste de la Société Civile pour revêtir la tenue de l’économiste que je reste malgré tout, de par ma formation de base. J’ai lu et vu passer beaucoup de choses écrites et prononcées sur cette crise. Mais c’est le point de vue exprimé par mon frère et ami SOW, […]]]>

Je vais ici déposer ma casquette d’activiste de la Société Civile pour revêtir la tenue de l’économiste que je reste malgré tout, de par ma formation de base.

J’ai lu et vu passer beaucoup de choses écrites et prononcées sur cette crise.

Mais c’est le point de vue exprimé par mon frère et ami SOW, actuel Président de la FESABAG qui me donne le plaisir et me fait le devoir de mettre le pied dans le plat de la BCRG.

En effet, on entend le Gouverneur de la BCRG annoncer urbi et orbi la prochaine arrivée de billets frais et neufs par milliards, face à la rupture des engagements des banques primaires quand à la liquidité des avoirs de leurs clients sur leur compte à vue.

Il me plaît de renvoyer Monsieur le Gouverneur et nous tous, avec lui, aux cours d’Économie monétaire, notamment la Théorie de Keynes, qui fait référence en la matière et dont la conduite de la politique monétaire par la BCRG vient de prouver la pertinence, bien douloureuse dans le cadre de l’expérience que vit actuellement la Guinée.

Il est donc bon de faire constater à tous que le pays se trouve dans LA TRAPPE À LIQUIDITÉ au sens keynésien du terme, en y ayant plongé par manque d’incitation aux dépôts en numéraire [argent liquide].

Ce manque d’incitation est dû non pas au niveau du taux d’intérêt, tel qu’en environnement d’une économie de type keynésien classique, mais à une PRÉFÉRENCE POUR LA LIQUIDITÉ induite par la rupture de confiance qui s’est propagée chez les déposants aussitôt connues les premières défaillances de paiement des salaires sur virement du Trésor Public.

Dans une Économie dont la bancarisation est déjà bien marginale, cette préférence pour la liquidité est aggravée par la récurrence de sa cause, qui ne peut palliée par des importations Ad Hoc de milliards de fraîches coupures, tel qu’il en est de la « solution » actuellement en cours. Il ne s’agit là que d’une rustine, dont on ne peut comprendre le caractère placebo qu’en y regardant de plus près.

REGARDONS DE PLUS PRÈS:

En matière de liquidités, le système bancaire connecte en gros 3 niveaux en ce qui concerne la composante « liquidités » de la « Masse Monétaire » appelée « M1 » pour les initiés. Ces niveaux sont:

1) Les « Déposants » détenteurs de compte bancaire à effet de faire des dépôts à vue dans leur banque;

2) Les « Banques Primaires » créant et gérant les comptes bancaires à effet de recevoir les dépôts à vue de leurs clients;

3) La « Banque Centrale » créant des comptes pour recevoir les « Réserves Obligatoires » des  Banques Primaires, dans le double but de refinancer lesdites Banques sur le marché interbancaire d’une part, et de contrôler la masse monétaire en circulation dans le cadre des objectifs de contrôle de l’inflation et du taux de change de la monnaie nationale.

\__________________________/ BCRG
Î
————————————————————
\_______/\_______/\_______/ Bques
Π            Π             Î

————————————————————
¤    ¤   ¤   ¤   ¤       clients

/\   /\  /\  /\   /\

Ce qu’il est important de savoir, est que CE SONT LES BANQUES PRIMAIRES QUI CREÉNT LA MONNAIE FIDUCIAIRE, ET NON LE CONTRAIRE.

Les billets de banques imprimés par la Banque Centrale constituent la « Base Monétaire » que l’on appelle « M0 » ne deviennent MONNAIE qu’en passant par les comptes de dépôts ouverts dans les livres des Banques Primaires.
Ces dernières établissent l’équilibre du système monétaire en étant le lien entre les réserves obligatoires détenues par la Banque Centrale et les dépôts détenus par les clients.

Ainsi, les Banques Primaires sont comme une éponge par laquelle la Banque Centrale peut réduire la masse des billets de banque en circulation, par l’augmentation du taux de réserve obligatoire, ou alors, augmenter cette masse en faisant le contraire, à savoir réduire le taux de réserve obligatoire.

Il se trouve que le volume des réserves obligatoire s’amasse au fil du temps et sur une durée qui dépend largement du taux de bancarisation du pays.

Plus le taux de bancarisation est faible, pus le temps de reconstitution des réserves obligatoires est long.

Quand le système bancaire est en fonctionnement régulier et non inflationniste, c’est à travers le marché monétaire interbancaire que les Banques Primaires maintiennent leur stock de monnaie fiduciaire (M3) par le biais de la « Compensation Bancaire », appelée « Clearing » et en cas de solde déficitaire, elles font appel à la Banque Centrale pour se refinancer, et cette dernière leur émet des billets de banque tout en prélevant une part pour les réserves obligatoires, selon un taux défini selon le type du solde déficitaire.

Voila comment les dépôts créent la monnaie, et non le contraire.

LA CAUSE ET LA CONSÉQUENCE DE LA « CRISE DE LIQUIDITÉS ».

La « crise de liquidités » a commencé sourdement quand la BCRG a engagé les réserves obligatoires dans le financement de l’Économie réelle, par un crédit direct á l’État, en court-circuitant le crédit bancaire classique, pour des fins autres que que les dettes du Trésor Public.

Il s’est ensuivi que d’une part les Banques Primaires ne pouvaient plus maintenir le niveau du solde de la Compensation à un niveau raisonnable, ce qui en engendré une hémorragie dans leur stock de liquidité en franc guinéen.

Ce stock s’est progressivement asséché jusqu’à être constaté par les déposants, au moment de faire des retraits sur leurs avoirs en francs guinéens.

L’effet immédiat pour les déposants a été de provoquer un réflexe de thésaurisation prudentielle due à ce que les économistes appellent « l’aversion pour le risque ».

La solution proposée et pratiquée à ce jour, consistant à importer des billets de banque va alimenter la trappe à liquidités tant que des solutions idoines ne seront pas mises en œuvre au fins de ramener la circulation monétaire en banque.

 

KEITA Sidikiba.

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Passation de service à la Banque Centrale : Madame Souadou Baldé transmet le flambeau à Monsieur Almamy II Sylla https://planete7.info/passation-de-service-a-la-banque-centrale-madame-souadou-balde-transmet-le-flambeau-a-monsieur-almamy-ii-sylla/ Thu, 29 May 2025 17:29:35 +0000 https://planete7.info/?p=42194 Dans une ambiance solennelle marquée par l’émotion et la reconnaissance, Madame Souadou Baldé, ancienne 2ème Vice-Gouverneure de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), a officiellement transmis ses responsabilités, ce mercredi 28 mai 2025, à Monsieur Almamy II Sylla, nouveau 2ème Vice-Gouverneur de l’institution monétaire centrale du pays. Cette cérémonie s’est déroulée dans […]]]>

Dans une ambiance solennelle marquée par l’émotion et la reconnaissance, Madame Souadou Baldé, ancienne 2ème Vice-Gouverneure de la Banque Centrale de la République de Guinée (BCRG), a officiellement transmis ses responsabilités, ce mercredi 28 mai 2025, à Monsieur Almamy II Sylla, nouveau 2ème Vice-Gouverneur de l’institution monétaire centrale du pays. Cette cérémonie s’est déroulée dans la salle du Conseil d’Administration de la BCRG, sous la présidence de Dr Joseph Togna DORÉ, Vérificateur Général de la République de Guinée, en présence de M. Oumar DIOP, Conseiller Principal de Monsieur le Ministre Secrétaire Général à la Présidence de la République du 1er Vice-Gouverneur de la Banque Centrale, El Hadj Mohamed Lamine CONTÉ, représentant le Gouverneur, Dr Karamo KABA, des Cadres de l’Institution monétaire et des familles des deux Vice-Gouverneurs entrant et sortant.

Une page se tourne après plus de trois ans de mandat riche en réalisation

Contenu de l’article
Le Vérificateur Général, Dr Joseph Togna DORÉ, en compagnie des Vice-Gouverneurs, sortante et entrant.

Après plus de trois années à la tête de cette fonction stratégique, Madame Souadou BALDÉ, deuxième femme à occuper ce poste au sein de la BCRG, quitte ses fonctions avec des réalisations collectives et une empreinte indélébile dans l’histoire de la banque centrale guinéenne.

Durant son mandat, Madame BALDÉ a joué un rôle actif dans la stabilisation de la monnaie nationale et le renforcement de l’encadrement des réformes visant à promouvoir la bonne gouvernance.

Dans son discours de passation, Madame Baldé a exprimé toute sa gratitude au Chef de l’État pour la confiance placée en sa personne. Elle a souligné la symbolique forte de sa nomination, qui incarne une volonté affirmée d’ouverture, d’égalité des chances et de mérite, quel que soit le genre.

« La nomination d’une femme à un poste aussi stratégique est une manifestation éloquente de la vision du Président Doumbouya pour une Guinée résolument inclusive ».

Elle a également adressé ses remerciements chaleureux au Gouverneur de la BCRG, ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe dirigeante et des collaborateurs pour leur soutien inébranlable, leur esprit d’équipe et leur professionnalisme.

Monsieur Almamy II Sylla prend les rênes avec ambition et détermination

C’est donc sous les meilleurs auspices que Monsieur Almamy II Sylla, nouveau 2ème Vice-Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée, a pris officiellement ses fonctions. Directeur des Opérations de Change de l’Institution Monétaire jusqu’à sa nomination,  cadre compétent, doté d’une bonne expérience dans les domaines économique et financier, il prend fonction au Cabinet de la BCRG avec une vision claire : renforcer les acquis, impulser de nouvelles dynamiques et relever les défis futurs liés à la résilience économique et à l’amélioration continue de la stabilité monétaire.

Lors de son allocution, Monsieur Sylla a exprimé sa profonde reconnaissance au Président de la République pour la confiance placée en sa modeste personne. Il a affirmé son engagement à poursuivre les efforts entrepris, en collaboration étroite avec le Gouverneur et le Premier Vice-Gouverneur, pour servir la Nation avec loyauté, intégrité et excellence.

« Je suis conscient des défis qui m’attendent, mais je suis animé par une volonté farouche de servir mon pays et de contribuer à sa stabilité économique et financière »

Prenant la parole au nom du Gouverneur, Dr Karamo KABA, le 1er Vice-Gouverneur, El Hadj Mohamed Lamine CONTÉ, indiquera que pendant plus de trois ans, Mme Souadou BALDÉ a servi notre institution avec rigueur, intégrité et dévouement, prouvant qu’une femme peut briller dans les plus hautes fonctions économiques du pays. Une fierté nationale.

« À vous, Madame Baldé, merci pour votre engagement exemplaire et votre contribution précieuse à la stabilité monétaire et financière de la Guinée ».

« À Monsieur Almamy II SYLLA, nouveau 2ème Vice-Gouverneur, nous souhaitons la bienvenue et lui exprimons toute notre confiance pour poursuivre cette mission essentielle au service de la Nation ».

Il terminera ses propos en indiquant que « L’institution avance, guidée par les mêmes valeurs : unité, professionnalisme et service public ».

Contenu de l’article
Le 1er Vice-Gouverneur, El Hadj Mohamed Lamine CONTÉ, lors de la cérémonie de passation de services

La passation de services s’est déroulée dans une atmosphère empreinte de respect, de solidarité et de fierté. L’assistance, composée de Monsieur le Vérificateur Général , du Conseiller Principal de Monsieur le Ministre Secrétaire Général de la Présidence de la République, des familles des Vice-Gouverneurs entrant et sortant, des cadres de la BCRG, a rendu hommage à Madame Baldé pour son parcours exemplaire et a souhaité bon vent à Monsieur Sylla dans sa nouvelle mission.

Le Vérificateur Général, Président de la cérémonie, a salué la rigueur, le dévouement et le patriotisme de Madame Baldé. Il a également salué la nomination de son successeur, un homme rigoureux, compétent et professionnel, dira-t-il. Il terminera en appelant l’institution monétaire à rester fidèle à sa mission fondamentale : garantir la stabilité monétaire et accompagner le développement économique durable du pays.

La cérémonie a pris fin avec l’installation officielle, par le Vérificateur Général, de Monsieur Almamy II SYLLA, dans ses nouvelles fonctions de 2ème Vice-Gouverneur de la Banque Centrale de la République de Guinée.

La Cellule de Communication

 

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Crise de liquidités en Guinée : comprendre les causes et les solutions en cours https://planete7.info/crise-de-liquidites-en-guinee-comprendre-les-causes-et-les-solutions-en-cours/ Wed, 14 May 2025 07:10:36 +0000 https://planete7.info/?p=41528 Depuis plusieurs mois, la Guinée fait face à une crise de liquidités sans précédent. Les guichets des banques commerciales peinent à satisfaire la demande en espèces, alimentant frustrations et spéculations au sein de la population. Pourtant, derrière cette situation préoccupante, se cache une combinaison complexe de facteurs techniques, institutionnels et politiques. L’un des éléments déclencheurs […]]]>

Depuis plusieurs mois, la Guinée fait face à une crise de liquidités sans précédent. Les guichets des banques commerciales peinent à satisfaire la demande en espèces, alimentant frustrations et spéculations au sein de la population. Pourtant, derrière cette situation préoccupante, se cache une combinaison complexe de facteurs techniques, institutionnels et politiques.

L’un des éléments déclencheurs de cette pénurie réside dans le retard pris par la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) dans le renouvellement de son stock de billets. Ce retard s’explique notamment par des rumeurs, apparues en août 2024, insinuant que le ministre de l’Économie et des Finances d’alors, Moussa Cissé, et le gouverneur de la BCRG, Karamo Kaba, auraient introduit de la fausse monnaie sur le marché.

Ces accusations, bien que démenties par une enquête administrative qui n’a révélé aucune infraction, ont provoqué un climat de méfiance autour des deux hommes. Tandis que le ministre Cissé a quitté le pays, le gouverneur Kaba a été placé en détention pendant quatre jours. Durant ce laps de temps, les démarches nécessaires auprès des imprimeurs de billets ont été gelées, repoussant les commandes à la fin du mois d’octobre 2024. Or, la fabrication et l’acheminement de billets peuvent prendre jusqu’à sept mois.

Autre facteur structurel : la croissance rapide de l’économie guinéenne, qui a largement dépassé les capacités d’émission fiduciaire actuelles. Le billet de plus grande valeur — 20 000 GNF — équivaut à peine à deux dollars américains, ce qui complique les transactions de grande envergure et accroît la demande en cash.

Cependant, les autorités se veulent rassurantes. Un stock de 1 000 milliards de francs guinéens en billets est attendu d’ici la fin du mois de mai, ce qui devrait permettre un retour progressif à la normale dès la semaine prochaine.

La crise est également alimentée par les pratiques internes de l’État. Les institutions telles que l’armée, le Ministère de l’Administration du Territoire (MATD) ou encore le Trésor public continuent de privilégier massivement les paiements en espèces, aussi bien pour les dépenses de fonctionnement que pour l’investissement. Le refus persistant de bancariser ces structures pèse lourdement sur le système bancaire national.

Par ailleurs, les opérateurs économiques se détournent progressivement des banques, notamment par crainte des redressements fiscaux. Les services des impôts utilisent en effet les relevés bancaires pour identifier les entreprises susceptibles de dissimulation de revenus. Résultat : les dépôts diminuent, tout comme les fonds que les banques peuvent reverser à la BCRG.

Enfin, l’application particulièrement stricte des normes de lutte contre le blanchiment d’argent a contribué à restreindre davantage les mouvements de fonds, rendant l’accès aux liquidités encore plus difficile.

Face à cette conjoncture, les autorités appellent à un changement de paradigme : réduire progressivement la dépendance au cash et encourager les virements électroniques. La transition vers un modèle plus numérisé, plus traçable et plus efficient s’impose désormais comme une nécessité.

 

Avec lepetitdepute

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Karamo Kaba gouverneur de la BCRG au GUIF 3 : « en Guinée c’est toujours les mêmes qui paient les impôts… » https://planete7.info/karamo-kaba-gouverneur-de-la-bcrg-au-guif-3-en-guinee-cest-toujours-les-memes-qui-paient-les-impots/ https://planete7.info/karamo-kaba-gouverneur-de-la-bcrg-au-guif-3-en-guinee-cest-toujours-les-memes-qui-paient-les-impots/#respond Wed, 06 Mar 2024 09:59:37 +0000 https://planete7.info/?p=27007 Comme annoncé précédemment le GUIF troisième édition a ouvert ses portes ce mardi 05 mars 2024. Sous la tutelle du ministère du commerce, de l’industrie et des PME, l’agence de promotion des investissements privés (APIP) a lancé les activités du Guinea Investment Forum ce 05 mars qui s’étendra jusqu’au 06 mars. Un évènement qui va […]]]>

Comme annoncé précédemment le GUIF troisième édition a ouvert ses portes ce mardi 05 mars 2024. Sous la tutelle du ministère du commerce, de l’industrie et des PME, l’agence de promotion des investissements privés (APIP) a lancé les activités du Guinea Investment Forum ce 05 mars qui s’étendra jusqu’au 06 mars. Un évènement qui va réunir plusieurs investisseurs nationaux et étrangers autour de plusieurs activités dont des panels sur les thématiques cruciales.

Le panel de la première journée liée au climat des affaires a été de long en large débattu par les panelistes. Au sortir de la salle, le gouverneur de la banque centrale de Guinée, est revenu sur le bien-fondé dudit panel.

« C’est un panel qui a tout son pèsent d’or, puisque ça permet de mettre en contact les acteurs des secteurs différents. Ça nous permet d’échanger librement sur les difficultés les challenges et les opportunités du secteur privé. Dans la plupart des pays dont d’ailleurs la Guinée n’échappe pas à cela, lorsque vous faites la ration du poids du secteur privé dans le PIB on atteint souvent 25%, ça veut dire que 3/1 de la création de richesse vient du secteur privé c’est pourquoi il est très important de s’attaquer à tout ce qui concerne le secteur privé et voir comment transformer ça en développement. Aujourd’hui nous avons eu l’occasion d’aborder les questions sur les financements, comme nous l’avons dit, en Guinée il n’y a pas de problèmes de financement. Nous avons pu lever sur le marché local 1000 milliards pour la construction de la Cité administrative de Koloma et 5000 milliards qui vont servir à autre chose dont entre autres la construction des routes. Donc c’est pour vous dire qu’il n’y a pas de problème de financement en Guinée. Le problème est que nous avons à faire avec plusieurs entreprises qui opèrent dans le secteur informel donc c’est un peu compliqué d’accorder un financement au niveau de la banque centrale. Mais tout de même nous avons mis un certain nombre de réformes notamment tout ce qui va concerner la centrale de risque pour que nous puissions distinguer qui est le bon ou le mauvais client. Pour que le bon puisse obtenir un taux d’intérêt le plus bas possible », dit Karamo Kaba avant de renchérir.

« Quand nous levons les impôts c’est pour construire les routes, construire les hôpitaux, les écoles. Quand nous sommes dans un pays comme la Guinée ou le besoin d’infrastructures est accru, on ne peut pas dire qu’on paie le moyen ou gros d’impôt je veux juste dire qu’il est normal de payer les impôts. Mais malheureusement en Guinée c’est toujours les mêmes qui paient l’impôt. L’idée désormais c’est d’élargir le nombre qui paie d’impôt afin d’alléger les charges pour tous », a-t-il conclu.

 

 

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info

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BCRG : Baidy Aribot signe son retour (décision) https://planete7.info/bcrg-baidy-aribot-signe-son-retour-decision/ https://planete7.info/bcrg-baidy-aribot-signe-son-retour-decision/#respond Mon, 04 Mar 2024 19:21:13 +0000 https://planete7.info/?p=26966    ]]>

 

 

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64e anniversaire de la monnaie guinéenne : le message du gouverneur de la BCRG  Dr Karamo Kaba! https://planete7.info/64e-anniversaire-de-la-monnaie-guineenne-le-message-du-gouverneur-de-la-bcrg-dr-karamo-kaba/ https://planete7.info/64e-anniversaire-de-la-monnaie-guineenne-le-message-du-gouverneur-de-la-bcrg-dr-karamo-kaba/#respond Fri, 01 Mar 2024 13:29:29 +0000 https://planete7.info/?p=26889 La monnaie guinéenne a 64 ans jour pour jour ce vendredi 1er mars 2024. À cette occasion, le gouverneur de la banque centrale de la République de Guinée a fait passer un message pour exprimer de nouveau la fierté des Guinéens d’assurer pleinement cette souveraineté monétaire. Ci-dessous son message :]]>

La monnaie guinéenne a 64 ans jour pour jour ce vendredi 1er mars 2024. À cette occasion, le gouverneur de la banque centrale de la République de Guinée a fait passer un message pour exprimer de nouveau la fierté des Guinéens d’assurer pleinement cette souveraineté monétaire.

Ci-dessous son message :

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