BAD – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sun, 11 Oct 2026 15:06:16 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg BAD – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Guinée–BAD : Conakry veut renforcer son partenariat avec la Banque africaine de développement pour accélérer Simandou 2040 https://planete7.info/guinee-bad-conakry-veut-renforcer-son-partenariat-avec-la-banque-africaine-de-developpement-pour-accelerer-simandou-2040/ Sun, 11 Oct 2026 15:06:16 +0000 https://planete7.info/?p=65942 En marge du dialogue de haut niveau entre la République de Guinée et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), tenu à Abidjan, le gouvernement guinéen a réaffirmé sa volonté de renforcer sa coopération avec l’institution financière africaine afin de mobiliser davantage de ressources en faveur du programme de développement socio-économique Simandou 2040. […]]]>

En marge du dialogue de haut niveau entre la République de Guinée et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), tenu à Abidjan, le gouvernement guinéen a réaffirmé sa volonté de renforcer sa coopération avec l’institution financière africaine afin de mobiliser davantage de ressources en faveur du programme de développement socio-économique Simandou 2040.

La ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, accompagnée de plusieurs membres du gouvernement, a été reçue en audience par le président du Groupe de la BAD, Dr Sidi Ould Tah. Cette rencontre a été l’occasion de réexaminer les perspectives de coopération entre les deux parties et d’identifier de nouveaux leviers de financement pour soutenir les ambitions de développement de la Guinée.

Au cours des échanges, le président de la BAD a salué les réformes engagées par les autorités guinéennes, ainsi que les progrès enregistrés dans la consolidation du cadre macroéconomique. Il a également mis en avant les efforts du pays pour renforcer sa crédibilité auprès de ses partenaires techniques et financiers.

De son côté, la ministre Mariama Ciré Sylla a insisté sur la nécessité de transformer les ressources nationales en véritables moteurs de croissance économique, de création d’emplois et de prospérité durable. Elle a notamment souligné le doublement des recettes fiscales entre 2021 et 2025, illustrant, selon les éléments présentés, les efforts consentis par le gouvernement en matière de mobilisation des ressources intérieures.

L’objectif affiché est de réunir les financements nécessaires à la réalisation des projets structurants inscrits dans le programme Simandou 2040, considéré comme un levier majeur de transformation économique et sociale du pays.

Trois axes pour renforcer la coopération

Pour donner une nouvelle impulsion au partenariat entre la Guinée et la BAD, trois orientations prioritaires ont été mises en avant. Il s’agit notamment de mobiliser davantage les instruments financiers de la Banque, en particulier les garanties et les mécanismes de cofinancement, de développer des dispositifs innovants de partage des risques pour attirer les investissements privés, ainsi que de renforcer la présence opérationnelle de l’institution en Guinée.

Ces orientations visent à diversifier les sources de financement, à faciliter la réalisation des investissements stratégiques et à accroître la participation du secteur privé au développement économique national.

En contrepartie, le gouvernement guinéen a réaffirmé son engagement à améliorer la performance du portefeuille de projets financés, à accélérer les décaissements et à renforcer la transparence dans la gestion des revenus miniers. La contribution annoncée de 50 millions de dollars de la Guinée au Fonds africain de développement (FAD-17) témoigne également de la volonté du pays de participer au financement du développement sur le continent.

Simandou 2040 au cœur des ambitions nationales

À travers cette audience, la Guinée entend consolider un partenariat stratégique avec la Banque africaine de développement afin de soutenir la mise en œuvre de ses priorités économiques. La mobilisation de financements innovants, l’accélération des investissements structurants et l’amélioration de la gouvernance des projets figurent parmi les principaux enjeux de cette coopération.

L’ambition est de faire du programme Simandou 2040 un véritable moteur de transformation économique et sociale, capable de favoriser la création d’emplois, de renforcer les infrastructures et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations guinéennes.

Le renforcement de la coopération avec la BAD apparaît ainsi comme un levier important pour accompagner les ambitions de développement de la Guinée et traduire ses objectifs économiques en réalisations concrètes au bénéfice des citoyens.

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Guinée – BAD: un partenariat renforcé pour accélérer la mise en œuvre de Simandou 2040 https://planete7.info/guinee-bad-un-partenariat-renforce-pour-accelerer-la-mise-en-oeuvre-de-simandou-2040/ Fri, 09 Oct 2026 21:36:29 +0000 https://planete7.info/?p=65854 Ce 9 Octobre 2026, à Abidjan, la République de Guinée et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont engagé un dialogue de haut niveau consacré au renforcement de leur partenariat stratégique, avec pour ambition d’accélérer la mise en œuvre du Programme de développement socioéconomique Simandou 2040. Conduite par Madame Mariama Ciré SYLLA, […]]]>

Ce 9 Octobre 2026, à Abidjan, la République de Guinée et le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont engagé un dialogue de haut niveau consacré au renforcement de leur partenariat stratégique, avec pour ambition d’accélérer la mise en œuvre du Programme de développement socioéconomique Simandou 2040.

Conduite par Madame Mariama Ciré SYLLA, Ministre de l’Économie, des Finances et du Budget et Gouverneure du Groupe de la BAD pour la Guinée, la délégation guinéenne, composée notamment de représentants des départements ministériels en charge du Plan, des Infrastructures, des Transports, de l’Agriculture et de l’Énergie, a réaffirmé la volonté du Gouvernement de faire de la richesse nationale un levier de transformation économique durable et inclusive.

Au cours des échanges, les responsables de la BAD ont salué les progrès économiques enregistrés par la Guinée, notamment l’amélioration de sa notation souveraine et les perspectives de croissance portées par la mise en production du projet Simandou. Ils ont réaffirmé la disponibilité de l’institution à accompagner les priorités nationales, en mettant l’accent sur la mobilisation de financements à grande échelle, le développement des infrastructures, la transformation locale des ressources, la création d’emplois et le renforcement des chaînes de valeur régionales.

Un portefeuille de projets à rendre plus performant

L’accélération de l’exécution des projets, la réduction des délais de passation des marchés et l’amélioration des décaissements figurent ainsi parmi les priorités partagées par les deux parties pour ameliorer davantage la qualité du portefeuille de projets.

Les discussions ont également porté sur les instruments financiers disponibles au sein du Groupe de la BAD, les perspectives d’accès aux différents guichets de financement, ainsi que les possibilités de mobilisation de garanties et de cofinancements pour soutenir les investissements structurants. La contribution de la Guinée à la 17ᵉ reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD-17), à hauteur de 50 millions de dollars, témoigne par ailleurs de son engagement en faveur du renforcement des institutions financières africaines.

Le Programme Simandou 2040 : transformer les ressources en prospérité partagée

Au cœur de cette rencontre, le programme de développement socio-économique Simandou 2040 constitue le cadre de référence de la coopération envisagée. Avec plus de 200 projets et réformes annoncés dans sa structuration globale, pour un volume d’investissement dépassant 300 milliards de dollars, il ambitionne de diversifier l’économie, de développer les infrastructures, de renforcer la souveraineté alimentaire et énergétique et de favoriser l’émergence d’un secteur privé dynamique.

La mobilisation des investissements nécessaires, notamment privés, suppose également des mécanismes innovants de partage des risques, une meilleure préparation des projets et une coordination renforcée entre les partenaires au développement.

Pour la Guinée, l’enjeu est clair : faire en sorte que les retombées de la croissance profitent durablement aux populations, en particulier aux jeunes et aux femmes, grâce à la formation, à l’emploi, à l’entrepreneuriat et à l’amélioration des services essentiels. Cette ambition s’accompagne du renforcement de la transparence dans la gestion des revenus miniers et de la mise en place d’un Fonds souverain de Guinée destiné notamment à préserver une partie de la richesse nationale au bénéfice des générations futures.

À travers ce dialogue de haut niveau, le Gouvernement guinéen et le Groupe de la BAD entendent consolider une vision commune, identifier les projets prioritaires et définir une feuille de route opérationnelle pour les prochaines années.

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BAD : à Brazzaville, Ismaël Nabé porte les ambitions économiques de la Guinée https://planete7.info/bad-a-brazzaville-ismael-nabe-porte-les-ambitions-economiques-de-la-guinee/ Thu, 28 May 2026 03:46:14 +0000 https://planete7.info/?p=56373 Présent à Brazzaville dans le cadre des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), le ministre guinéen du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, multiplie les initiatives pour renforcer le positionnement économique et diplomatique de la Guinée sur la scène africaine. Après avoir célébré la fête de […]]]>

Présent à Brazzaville dans le cadre des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), le ministre guinéen du Plan, de la Coopération internationale et du Développement, Ismaël Nabé, multiplie les initiatives pour renforcer le positionnement économique et diplomatique de la Guinée sur la scène africaine.

Après avoir célébré la fête de l’Aïd El Adha avec la communauté guinéenne établie au Congo, le ministre a pris part à la première session du Conseil des gouverneurs de la BAD, organisée au Centre international de conférences de Kintélé. Une participation stratégique qui traduit la volonté des autorités guinéennes de consolider leurs relations avec les partenaires financiers internationaux et de promouvoir les grandes orientations économiques du pays.

À travers cette présence au sein de l’une des plus importantes institutions financières du continent, Ismaël Nabé incarne la vision portée par les autorités de la transition, axée sur la transformation structurelle de l’économie guinéenne, l’attractivité des investissements et le renforcement de la coopération internationale.

Face aux gouverneurs, décideurs économiques et partenaires techniques réunis à Brazzaville, le ministre guinéen met particulièrement en avant les ambitions du programme Simandou 2040, considéré comme le moteur de la nouvelle stratégie de développement du pays. L’objectif affiché est de faire des ressources naturelles de la Guinée un levier de croissance durable, de création d’emplois et de prospérité partagée.

Sous le leadership du président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, la Guinée entend accélérer sa modernisation économique et renforcer sa place parmi les économies africaines en pleine transformation. Dans cette dynamique, Ismaël Nabé apparaît comme l’un des principaux artisans de la diplomatie économique guinéenne, chargé de porter auprès des partenaires africains et internationaux la nouvelle vision de développement du pays.

À Brazzaville, la participation du ministre guinéen aux travaux de la BAD confirme ainsi la volonté de Conakry de s’inscrire durablement dans une dynamique de coopération renforcée, de mobilisation des financements et de modernisation économique.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Simandou 2040 : la Guinée consolide ses partenariats avec la BAD lors d’une étape diplomatique à Abidjan https://planete7.info/simandou-2040-la-guinee-consolide-ses-partenariats-avec-la-bad-lors-dune-etape-diplomatique-a-abidjan/ Tue, 07 Apr 2026 22:44:39 +0000 https://planete7.info/?p=53580 En route pour la 24ᵉ Assemblée générale ordinaire du Conseil des gouverneurs de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), prévue à Accra, une étape diplomatique majeure a été observée à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire. Une escale mise à profit pour consolider des partenariats stratégiques et promouvoir la vision […]]]>

En route pour la 24ᵉ Assemblée générale ordinaire du Conseil des gouverneurs de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC), prévue à Accra, une étape diplomatique majeure a été observée à Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire. Une escale mise à profit pour consolider des partenariats stratégiques et promouvoir la vision de transformation portée par le programme Simandou 2040.

Au cœur de cette séquence ivoirienne, une rencontre de haut niveau avec Sidi Ould Tah, président de la Banque africaine de développement (BAD). Les échanges ont permis de transmettre les remerciements des autorités guinéennes pour sa participation à l’investiture présidentielle, mais aussi de lui remettre officiellement le document de référence du programme Simandou 2040, présenté comme la feuille de route du développement économique et social de la Guinée.

Cette entrevue a également été l’occasion de réaffirmer l’engagement de la BAD à accompagner la mise en œuvre de ce programme structurant, en cohérence avec les priorités stratégiques de l’institution et les axes de gouvernance définis par les autorités guinéennes.

La dynamique de coopération s’est poursuivie avec Nialé Kaba, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et de la Diaspora. Les discussions ont porté sur le renforcement des relations bilatérales et la consolidation de la coopération Sud-Sud entre Conakry et Abidjan, deux capitales liées par une longue tradition d’amitié et de partenariat.

Autre temps fort de cette escale : la rencontre avec Nasseneba Touré Diane, ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, également maire de la commune d’Odienné, située à proximité des frontières guinéennes. Les échanges ont permis d’explorer les opportunités offertes par Simandou 2040 en matière d’intégration régionale, notamment dans les zones transfrontalières, ainsi que les perspectives de collaboration dans les domaines de l’action sociale, de l’autonomisation des femmes et de la protection de l’enfance.

Au-delà de la dimension protocolaire, cette escale à Abidjan illustre une orientation claire : faire de la coopération régionale un levier central de la transformation structurelle de la Guinée. À travers le programme Simandou 2040, les autorités entendent inscrire le pays dans une dynamique de développement intégrée, ouverte sur la sous-région et tournée vers une prospérité partagée.

Cap désormais sur Accra, où cette ambition sera portée au cœur des échanges économiques et financiers régionaux.

 

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Sidi Ould Tah élu président de la BAD : le message de félicitations de l’entrepreneur Malien Mossadeck Bally https://planete7.info/sidi-ould-tah-elu-president-de-la-bad-le-message-de-felicitations-de-lentrepreneur-malien-mossadeck-bally/ Tue, 03 Jun 2025 16:46:59 +0000 https://planete7.info/?p=42388 Le 28 mai dernier marque un tournant décisif dans le fonctionnement de la Banque Africaine de Développement (BAD). L’élection du Mauritanien Sidi Ould Tah à la tête de cette institution est saluée par plusieurs personnalités africaines. C’est le cas du boss de la chaine Azalaî Hôtel, Mossadeck Bally. Pour l’homme d’affaires Malien, l’élection de Sidi […]]]>

Le 28 mai dernier marque un tournant décisif dans le fonctionnement de la Banque Africaine de Développement (BAD). L’élection du Mauritanien Sidi Ould Tah à la tête de cette institution est saluée par plusieurs personnalités africaines. C’est le cas du boss de la chaine Azalaî Hôtel, Mossadeck Bally.

Pour l’homme d’affaires Malien, l’élection de Sidi Ould Tah constitue un grand espoir pour le continent.

« Pour la transformation économique de notre continent, nous savons combien l’investissement structurant et la vision à long terme peuvent transformer des territoires, des économies, des vies.

 C’est pourquoi, je salue, avec enthousiasme et espérance, l’élection de Dr. SIDI OULD TAH à la tête de la Banque Africaine de Développement, une institution pivot du développement de notre continent.

 Puisse son mandat porter les ambitions d’une Afrique audacieuse, inclusive et prospère.

Tous nos vœux de succès, Monsieur le Président », a écrit M. Mossadeck sur son compte LinkedIn personnel.

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Pour un nouveau paradigme de développement africain : L’heure de la refondation de la Banque Africaine de Développements BAD https://planete7.info/pour-un-nouveau-paradigme-de-developpement-africain-lheure-de-la-refondation-de-la-banque-africaine-de-developpements-bad/ Thu, 29 May 2025 17:57:53 +0000 https://planete7.info/?p=42202 Le 29 mai marque un tournant historique pour la Banque africaine de développement (BAD). Après dix années à la tête de l’institution, le président nigérian Akinwumi Adesina cède la place à une nouvelle direction. Le Mauritanien Sidi Ould Tah vient d’être élu nouveau Président de la BAD.  Ce changement ne doit pas être un simple […]]]>

Le 29 mai marque un tournant historique pour la Banque africaine de développement (BAD). Après dix années à la tête de l’institution, le président nigérian Akinwumi Adesina cède la place à une nouvelle direction. Le Mauritanien Sidi Ould Tah vient d’être élu nouveau Président de la BAD.  Ce changement ne doit pas être un simple passage de témoin, mais le point de départ d’un débat fondamental sur l’avenir de la BAD et, au-delà, sur le modèle même de développement que l’Afrique veut et doit poursuivre.

Depuis sa création en 1964, la BAD a accompagné les États africains dans leurs efforts de développement. Mais après plus de 60 ans d’existence, il faut avoir le courage de reconnaître que le modèle traditionnel des banques multilatérales de développement (MDB), basé sur l’octroi de prêts concessionnels, les stratégies sectorielles descendantes, et les approches « projet par projet », a atteint ses limites. L’Afrique ne peut plus se permettre de continuer sur cette trajectoire linéaire, lente et bureaucratique. Les défis sont trop urgents, les écarts trop grands.

Les High 5s de la BAD : un slogan ambitieux, une réalité en demi-teinte

Sous la présidence d’Adesina, la BAD a lancé les « High 5s », une vision stratégique qui visait à transformer le continent à travers cinq priorités : électrifier, nourrir, industrialiser, intégrer et améliorer la qualité de vie des Africains. Si des résultats ponctuels ont été obtenus, notamment en matière d’accès à l’énergie ou de financement agricole, force est de constater que la promesse d’une transformation structurelle du continent n’a pas été tenue, dix ans après. Présentée en 2015 comme une rupture stratégique, cette feuille de route articulée autour de ces cinq priorités devait incarner une nouvelle vision du développement en Afrique. En réalité, les High 5s ont davantage relevé d’une opération de communication que d’un véritable changement de paradigme.

Une ambition vendue comme révolutionnaire, mais loin d’être nouvelle

Il faut aussi noter que les priorités mises en avant dans les High 5s n’étaient ni inédites ni propres à la BAD. Ce sont plutôt des thèmes classiques de l’agenda du développement africain depuis les années 1980. Ce que la BAD a fait, c’est essentiellement reconditionner des priorités existantes dans un emballage plus lisible, certes, mais sans apporter de rupture méthodologique ni institutionnelle significative. En cela, les High 5s n’ont pas redéfini l’action de la BAD, ils l’ont simplement mieux marketée.

En effet, dans presque toutes les dimensions, les High 5s n’ont pas permis de changer fondamentalement le cours du développement africain. L’Afrique reste à ce jour le continent où 600 millions de personnes vivent sans électricité, où la transformation industrielle est marginale, où la dépendance aux matières premières demeure, et où les crises (climatiques, politiques, sécuritaires) continuent de fragiliser les acquis. L’intégration régionale est bloquée par des intérêts nationaux étroits, et la ZLECAf, censée être un catalyseur, tarde à se matérialiser. Le fossé entre les ambitions proclamées et les transformations concrètes est abyssal.

Même les avancées souvent mises en avant par la Banque ne peuvent pas lui être entièrement attribuées. Les chiffres cumulés, aussi impressionnants soient-ils en apparence, résultent d’un effort collectif impliquant les autres banques multilatérales de développement (Banque mondiale, la BID, FIDA, BERD, les banques sous-régionales, etc.), les gouvernements africains eux-mêmes, le secteur privé, les ONG, et d’autres bailleurs bilatéraux. La BAD n’a été qu’un acteur parmi d’autres, parfois marginal dans les grands projets structurants.

Une gouvernance trop orientée vers l’image

Un autre problème fondamental tient à la manière dont la BAD a piloté cette stratégie. Trop centrée sur l’image de son président, le Dr. Adesina, la stratégie des High 5s a souvent manqué d’ancrage local, de concertation effective avec les États membres et d’appropriation par les bénéficiaires finaux. Les priorités ont parfois été imposées de manière verticale, dans une logique descendante. L’impact réel sur les dynamiques nationales de développement reste limité, voire invisible dans certains pays.

Conclusion : un échec relatif, un leadership surestimé

En définitive, les High 5s ont été plus une vitrine qu’un levier de transformation. Ils ont permis à la BAD de mieux structurer sa communication, mais sans refonder son rôle dans l’écosystème du développement africain. La Banque est restée une institution financière de second rang, parfois absente des grandes négociations ou mal positionnée sur les enjeux géopolitiques du continent. L’idée d’un leadership transformateur est donc largement surévaluée. Ce dont l’Afrique a besoin, ce n’est pas de slogans bien trouvés, mais de capacités institutionnelles solides, d’investissements durables, et d’une vision collective et pragmatique du développement.

Changer de logique : de la banque de projets à une banque de transformation

Ce constat oblige à poser une question fondamentale : la BAD est-elle encore structurée pour relever les défis du 21e siècle africain ? La Banque africaine de développement ne peut plus se limiter à être une simple banque de projets. Dans un continent où les besoins sont systémiques et les urgences multidimensionnelles, elle doit désormais se positionner comme une banque de transformation. Cela implique un changement profond et stratégique dans sa manière de concevoir, de financer et d’accompagner le développement.

Il est temps de sortir de la logique du financement morcelé, fragmenté autour de projets isolés, pour adopter des approches intégrées et transversales centrées sur des systèmes. L’impact durable passe par une vision d’ensemble, articulée autour de réformes structurelles et de leviers sectoriels cohérents.

Par ailleurs, la BAD doit mobiliser massivement les ressources privées, non pas uniquement à travers des mécanismes de partenariat classiques, mais en créant de véritables plateformes d’investissement continentales, capables d’attirer les capitaux à long terme, de mutualiser les risques, et de catalyser les financements à grande échelle.

Ce virage stratégique exige également une décentralisation effective de l’expertise. Les bureaux-pays doivent être renforcés, dotés de réels moyens de décision et d’action, afin de co-construire des programmes avec les États, les collectivités locales, les communautés et le secteur privé. La proximité devient un impératif pour comprendre les contextes et adapter les réponses.

La BAD ne peut plus se retrancher dans une posture technocratique neutre. Elle doit assumer un rôle politique fort, en soutenant et en accompagnant les réformes structurelles, en dénonçant les blocages institutionnels et les pratiques de mauvaise gouvernance, et en promouvant un agenda de transformation axé sur l’intérêt général et la redevabilité.

Enfin, la Banque doit réformer sa propre gouvernance pour qu’elle reflète pleinement la souveraineté africaine. Cela passe par un rééquilibrage des voix, une plus grande transparence dans la prise de décision, et une gestion fondée sur l’excellence, la rigueur, mais aussi la légitimité. Ce n’est qu’à ces conditions que la BAD pourra redevenir un acteur central, crédible et moteur de la transformation du continent

Construire une BAD post-2025 : agile, panafricaine, ambitieuse

L’Afrique de 2025 n’est plus celle de 1964. Elle est jeune, urbaine, numérisée, mais aussi vulnérable au changement climatique, confrontée à des conflits, et à une dette croissante. Face à cette complexité, la BAD doit oser se réinventer. Il ne suffit plus d’avoir des stratégies, des déclarations d’intention ou des initiatives ponctuelles. Il faut une institution capable d’agir à l’échelle, de prendre des risques, et de porter une Vision audacieuse, panafricaine et libératrice.

Le départ d’Adesina ouvre un espace. Ce vide peut être une opportunité, celle d’ouvrir une nouvelle ère, fondée sur la lucidité, la responsabilité et l’innovation. L’Afrique mérite une BAD à la hauteur de ses ambitions. Elle le sait et l’a prouvé en votant massivement pour le Mauritanien au 3e tour (76% des votes). A Dr Ould Tah de prouver que l’Afrique ne s’est pas trompée.

 

Amadou Thierno Diallo, président du Mouvement Politique SYNTHÈSE.

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La BAD face à son défi existentiel : un nouveau président pour quoi faire ? https://planete7.info/la-bad-face-a-son-defi-existentiel-un-nouveau-president-pour-quoi-faire/ Tue, 27 May 2025 01:42:32 +0000 https://planete7.info/?p=42071 Le 29 mai prochain, la Banque Africaine de Développement (BAD) se dotera d’un nouveau président. Une échéance importante, abondamment commentée dans les médias. Mais derrière les spéculations sur les candidats se cache une question bien plus fondamentale : la BAD a-t-elle vraiment rempli sa mission depuis sa création en 1964 ? Créée pour financer le […]]]>

Le 29 mai prochain, la Banque Africaine de Développement (BAD) se dotera d’un nouveau président. Une échéance importante, abondamment commentée dans les médias. Mais derrière les spéculations sur les candidats se cache une question bien plus fondamentale : la BAD a-t-elle vraiment rempli sa mission depuis sa création en 1964 ?

Créée pour financer le développement du continent africain, soutenir les infrastructures, accompagner l’industrialisation et contribuer à l’émergence de chaînes de valeur transnationales solides, la BAD devait être un levier de transformation économique. Mais où en est l’Afrique aujourd’hui ?

Force est de constater que les résultats sont décevants :

 

  1. La pauvreté reste endémique, malgré des taux de croissance parfois flatteurs.

 

 

  1. L’Afrique ne représente que 3 % du commerce mondial, signe d’un manque d’intégration dans les chaînes de valeur internationales.

 

 

  1. Les matières premières sont encore majoritairement exportées à l’état brut, sans réelle transformation locale.

 

 

  1. Entre 50 et 100 milliards de dollars par an fuient illégalement le continent, et certains financements sont détournés ou inefficacement utilisés.

 

 

  1. L’endettement des États africains est devenu abyssal, sans que cela se traduise par des projets viables ou des gains de productivité durables.

 

Il est donc légitime de s’interroger :

La BAD est-elle à la hauteur des enjeux du continent ? A-t-elle su évoluer pour répondre à un monde devenu plus agressif, plus concurrentiel, plus instable ?

Choisir un président est une chose. Mais le véritable enjeu, c’est de repenser le rôle de cette institution, d’interroger sa gouvernance, son efficacité, et surtout, son alignement avec les priorités réelles des peuples africains.

Le moment est venu de recalibrer la BAD, pour qu’elle cesse d’être un simple bailleur technique, et devienne enfin un véritable moteur stratégique du développement africain.

 

 

Par Magaye GAYE

Économiste international

Ancien Cadre de la BOAD

 

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Élection à la banque africaine de développement : une occasion manquée pour la CEDEAO ? https://planete7.info/election-a-la-banque-africaine-de-developpement-une-occasion-manquee-pour-la-cedeao/ Sat, 10 May 2025 13:59:40 +0000 https://planete7.info/?p=41410 L’élection à la présidence de la Banque africaine de développement, prévue le 29 mai, soulève des enjeux diplomatiques majeurs. Le soutien de la Côte d’Ivoire, du Bénin et du Togo au candidat mauritanien Sidi Ould TAH, au détriment de celui du Sénégal, pays fondateur de la BAD, constitue à mes yeux une erreur stratégique regrettable. […]]]>

L’élection à la présidence de la Banque africaine de développement, prévue le 29 mai, soulève des enjeux diplomatiques majeurs. Le soutien de la Côte d’Ivoire, du Bénin et du Togo au candidat mauritanien Sidi Ould TAH, au détriment de celui du Sénégal, pays fondateur de la BAD, constitue à mes yeux une erreur stratégique regrettable.

Une erreur diplomatique, car dans un contexte de fragilité de la CEDEAO, un minimum de solidarité régionale était attendu. Soutenir un candidat extérieur alors que l’intégration sous-régionale est en crise affaiblit davantage l’unité déjà menacée.

Une erreur stratégique, car un candidat issu d’un pays en rupture pourrait introduire une nouvelle dynamique, en tension avec les intérêts des puissances non africaines actionnaires, souvent accusées d’instrumentaliser la BAD à des fins d’influence.

Je n’ai aucun grief personnel contre Sidi Ould TAH, que j’ai rencontré deux fois dans mes fonctions internationales, notamment lors d’une mission où je négociais l’entrée de la Mauritanie au capital d’une institution regroupant 14 États africains. J’ai apprécié son professionnalisme et je garde du respect pour lui et pour la Mauritanie.

Ce soutien à un candidat extérieur fragilise la cohésion monétaire, complique l’existence même de la CEDEAO, et révèle une faille dans la confiance régionale. Il appelle à repenser nos équilibres internes face aux enjeux cruciaux comme l’avenir du franc CFA.

Aujourd’hui, face à la dette croissante et au repli protectionniste mondial, l’Afrique a besoin d’un président de la BAD visionnaire, capable de porter des réformes audacieuses et adaptées aux nouveaux défis économiques. il devra :

1- privilégier la mobilisation des ressources internes, car dans un contexte mondial marqué par le repli, la dette élevée et les tensions géopolitiques, compter sur les ressources extérieures devient de plus en plus illusoire

2- repenser les outils de mesure du progrès en Afrique en dépassant des indicateurs comme le PIB, pour valoriser les ressources endogènes et les dynamiques locales, et ainsi participer à la redéfinition des règles du jeu international.

3- stimuler les échanges intra-africains et financer des projets industriels intégrateurs dans un contexte ou l’Afrique ne représente que 3 % du commerce mondial. Cela nécessite aussi de repenser le secteur informel, en le sortant de la marginalisation pour en faire un moteur du développement.

4- Refonder le dialogue avec les partenaires non africains, sur une base de respect, d’équilibre et de souveraineté.

La Banque africaine de développement a besoin de leaders visionnaires, pas seulement de gestionnaires techniques. L’élection du président de la BAD doit être un moment décisif pour l’indépendance économique, monétaire et institutionnelle de l’Afrique.

 

Magaye. GAYE

Économiste international

Ancien cadre de la banque ouest africaine de développement (BOAD)

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Amadou Hott candidat à la présidence de la BAD : « J’y crois fermement » https://planete7.info/amadou-hott-candidat-a-la-presidence-de-la-bad-jy-crois-fermement/ Mon, 07 Apr 2025 07:12:53 +0000 https://planete7.info/?p=40179 Candidat à la présidence de la banque africaine de développement, le Sénégalais Amadou Hott croit fermement en ses capacités de bien gérer cette institution s’il venait à être élu. Dans une interview accordée à RFI, l’ancien ministre de l’économie Sénégalais a évoqué ses atouts et son expérience pour diriger la BAD. « J’y crois fermement. Vu […]]]>

Candidat à la présidence de la banque africaine de développement, le Sénégalais Amadou Hott croit fermement en ses capacités de bien gérer cette institution s’il venait à être élu. Dans une interview accordée à RFI, l’ancien ministre de l’économie Sénégalais a évoqué ses atouts et son expérience pour diriger la BAD.

« J’y crois fermement. Vu le profil que nous avons, l’expérience publique et privée, avec des résultats concrets, et également une connaissance de la BAD, fait de nous un candidat qui peut très rapidement lancer des chantiers, faire des réformes qui sont importantes, mobiliser des ressources, rendre la banque beaucoup plus agile, moins bureaucratique et également attirer plus de talents et maintenir le talent qu’on à la banque », a réagi Amadou Hott.

Ancien vice-président de l’institution, le Sénégalais estime avoir toutes les chances par rapport ses challengers. Et il compte mettre tout cela à profit pour apporter des changements à la BAD.

« La grosse différence, c’est d’abord la capacité à gérer les équipes en tant que manager. Pas seulement faire des discours. Deuxièmement c’est avoir des résultats concrets à chaque fois qu’on nous confie une mission, j’ai réussi cette mission que ce soit à la BAD comme vice-président, à UBA, au fonds souverain, on est parti de zéro (…) et aujourd’hui c’est l’un des fonds les plus importants en Afrique qui investit pour le compte de l’Etat et qui attire des investisseurs et qui fait de l’effet de levier (…) et mon dernier rôle à la BAD comme envoyé spécial du président, j’ai mobilisé avec les équipes de la BAD et de Africa 50, pratiquement 300 millions de dollars de financement mixte dédié au développement des projets. Sans développer les projets, on ne peut pas attirer l’investissement privé en Afrique en masse », a annoncé le candidat Amadou Hott.

Pour rappel, Cinq candidats ont été officiellement retenus pour succéder au Nigérian Akinwumi Adesina à la tête de la Banque africaine de développement (BAD), lors de l’élection prévue le 29 mai, à Abidjan.

Deux candidats de l’Afrique de l’ouest : les anciens ministres de l’Économie du Sénégal (2019-2022), Amadou Hott, et de Mauritanie (2008-2015) Sidi Ould Tah.

Deux autres sont de l’Afrique australe : le zambien Samuel Munzele Maimbo et la Sud-Africaine Bajabulile Swazi Tshabalala qui a été vice-présidente de l’institution. Le dernier candidat est l’ancien gouverneur de la Banque des États d’Afrique centrale (2017-2024), le Tchadien Abbas Mahamat Tolli.

 

 

Pathé Diallo pour Planete7.info 

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Amadou Hott sur le projet Simandou : « c’est du jamais vu… » https://planete7.info/amadou-hott-sur-le-projet-simandou-cest-du-jamais-vu/ Fri, 21 Mar 2025 04:57:55 +0000 https://planete7.info/?p=39562 Candidat à la présidence de la banque africaine de développement (BAD), Amadou Hott a vanté les mérites du mégaprojet Simandou en Guinée sous le CNRD. Pour l’ancien directeur général de UBA capital, l’investissement mis dans le projet notamment sur la construction du chemin de fer de plus de 650 kilomètres, est quelque chose d’extraordinaire. L’économiste […]]]>

Candidat à la présidence de la banque africaine de développement (BAD), Amadou Hott a vanté les mérites du mégaprojet Simandou en Guinée sous le CNRD. Pour l’ancien directeur général de UBA capital, l’investissement mis dans le projet notamment sur la construction du chemin de fer de plus de 650 kilomètres, est quelque chose d’extraordinaire.

L’économiste de 52 ans se dit très séduit par le travail fait dans le projet Simandou et pense qu’il profitera aux populations guinéennes dans les années à venir.

« Je ne sais pas sur le climat des affaires. Mais ce que je sais qu’en Guinée c’est un projet extraordinaire. Et dans ce projet il y a de la transformation partielle locale. Et c’est qui est extraordinaire ce que plus de 12 ou 15 milliards de dollars soient mis en Guinée pour construire 650 kilomètres de chemin de fer, c’est du jamais vu ! Et pour cela je dis bravo aux autorités guinéennes d’avoir réussi à faire un projet aussi important et il est d’ailleurs à plus de 50 ou 60% terminé, dans quelques années seulement, c’est le peuple guinéen, c’est la Guinée qui va récolter les bénéfices de ce projet immense », a vanté le Sénégalais dans une interview accordée à nos confrères de RFI .

Poursuivant, le natif de Tchiaroye Gare ne sous-estime vraiment pas la mobilisation des fonds réalisée par l’Etat Guinéen. C’est pourquoi il croit qu’il va impacter rigoureusement l’économie guinéenne.

« Ce que je sais le projet a réussi à mobiliser des dizaines de milliards de dollars. On ne peut pas mobiliser ces montants dans le monde sans avoir une politique environnementale et sociale impactante et rigoureuse dans un projet, c’est impossible. Ce sont des revenus que l’Etat va générer à partir des royalties, des taxes, des impôts mais aussi l’Etat guinéen est actionnaire en partie dans le projet et toit cela, je pense permettra de générer des revenus pour le pays, pour l’impact dans le pays », a renchéri Amadou Hott, ancien ministre de l’économie, du plan et de la coopération du Sénégal.

Une sortie médiatique qui devra forcément conforter les autorités guinéennes qui ne cessent de vanter ce projet qui va transformer positivement le pays dans les prochaines années.

 

Pathé Diallo pour Planete7.info

 

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