Axis Minerals – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 07 Apr 2026 15:27:58 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Axis Minerals – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Contentieux miniers en Guinée : l’art délicat de confondre régulation et immobilisme https://planete7.info/contentieux-miniers-en-guinee-lart-delicat-de-confondre-regulation-et-immobilisme/ Tue, 07 Apr 2026 15:27:58 +0000 https://planete7.info/?p=53550 Il faut savoir gré à certaines tribunes d’aller au bout de leur logique, même lorsqu’elle confine à l’absurde. Proposer de suspendre l’octroi de nouveaux permis miniers au motif qu’un litige existe quelque part dans le secteur revient, en pratique, à organiser la mise en sommeil de toute l’activité extractive. Sous couvert de prudence, c’est une […]]]>

Il faut savoir gré à certaines tribunes d’aller au bout de leur logique, même lorsqu’elle confine à l’absurde. Proposer de suspendre l’octroi de nouveaux permis miniers au motif qu’un litige existe quelque part dans le secteur revient, en pratique, à organiser la mise en sommeil de toute l’activité extractive.

Sous couvert de prudence, c’est une mécanique d’arrêt général qui est suggérée, où la gestion des risques se transforme en refus d’agir.

Poussée à son terme, cette idée ouvre une voie étonnamment simple à tous les acteurs de mauvaise foi : il suffirait de susciter un différend, même fragile, pour bloquer un projet concurrent. Une contestation opportunément introduite, une procédure sans véritable fondement, et l’État se retrouverait sommé d’attendre indéfiniment.

Les investisseurs, eux, suspendraient leurs engagements, les financements resteraient en suspens et les emplois attendraient leur tour. Ce ne serait plus une régulation du secteur, mais une délégation implicite du pouvoir de blocage aux plaignants. En d’autres termes, un système impossible à gouverner.

L’ironie de la situation tient à ce que la Guinée expérimente déjà, depuis deux ans, une dynamique inverse. La décision de retirer de nombreux permis jugés inactifs ou non conformes, dans un objectif d’assainissement du cadastre minier, a entraîné une multiplication des contentieux, certains portant sur des montants particulièrement élevés, atteignant plusieurs milliards de dollars, comme dans le cas d’Axis Minerals, dont les prétentions suscitent un scepticisme marqué chez de nombreux spécialistes du secteur.

Faut-il pour autant conclure que l’existence de ces litiges impose de geler toute nouvelle attribution ? Une telle conclusion reviendrait à accorder un droit de veto de fait à chaque partie engagée dans un différend, transformant chaque procédure en instrument de paralysie.

Le droit positif, pourtant, ne laisse pas l’État démuni : le Code minier encadre les retraits, prévoit des voies de recours et organise les mécanismes d’arbitrage, qu’ils soient nationaux ou internationaux. Le contentieux n’est pas une anomalie à éviter à tout prix, mais une dimension normale de la vie économique qu’il convient d’encadrer et de traiter.

À cela s’ajoute un principe fondamental que l’on ne saurait manipuler à géométrie variable : la présomption d’innocence. Un opérateur ne devient pas illégitime du seul fait qu’un litige le concerne. Faire dépendre l’action administrative de la seule existence d’un différend reviendrait à considérer chaque partie comme potentiellement fautive avant même toute décision juridictionnelle.

Ce glissement, qui substitue la suspicion à la règle de droit, est particulièrement risqué dans un secteur où les montages contractuels et les intérêts en jeu sont d’une grande complexité.

La contradiction apparaît d’ailleurs au cœur même du raisonnement critiqué : affirmer que les procédures en cours ne préjugent en rien de la responsabilité des parties, tout en recommandant de suspendre des décisions administratives majeures en raison de ces mêmes procédures.

Autrement dit, ne condamner personne en théorie, mais produire des effets concrets équivalents à une sanction en pratique. L’ambiguïté n’est pas anodine, elle est structurante.

L’argument tiré de pratiques supposées dans “de nombreux pays” appelle la même réserve. Encore faudrait-il préciser lesquels, sur quel fondement juridique, dans quelles conditions et avec quels effets.

En matière de droit, l’évocation ne vaut pas démonstration, et la formule élégante ne remplace pas la rigueur de la preuve.

Quant à la question des conflits d’intérêts, elle mérite mieux qu’un traitement mécanique. La présence alléguée d’anciens responsables publics dans un projet peut justifier une vigilance accrue, des mécanismes de contrôle renforcés, voire des obligations de transparence ou des mesures de déport. Elle ne saurait, à elle seule, fonder une suspension automatique de l’action publique. Un État sérieux ne s’arrête pas : il encadre, il vérifie, il motive.

Reste enfin un élément que les raisonnements théoriques tendent à reléguer au second plan : l’économie réelle. Chaque permis minier recouvre des investissements concrets, des infrastructures, des chaînes de sous-traitance, des milliers d’emplois et des recettes fiscales essentielles. Suspendre les nouvelles attributions, c’est retarder mécaniquement ces flux dans un pays où le secteur minier constitue un pilier de la croissance.

La question pertinente n’est donc pas de savoir s’il faut interrompre le mouvement, mais comment améliorer les procédures d’attribution, renforcer les contrôles et sécuriser les mécanismes d’arbitrage. La Guinée a déjà engagé une réorganisation de son secteur en retirant des permis à des opérateurs défaillants pour les réallouer à des acteurs capables de les valoriser. C’est cette logique d’efficacité qui fonde la crédibilité de l’action publique, bien davantage qu’une suspension généralisée dictée par la crainte du contentieux.

À vouloir éviter tout risque, on finit par ériger l’inaction en principe. Et à transformer chaque litige en motif d’arrêt, on prend le risque, bien réel celui-là, de priver la politique minière de toute substance. Une économie ne se gère pas à l’arrêt, sauf à considérer que l’immobilisme est une stratégie.

Arthur Bangoura

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Entre rumeurs malveillantes et réalité, AGB2A-GIC a bel et bien repris son exploitation https://planete7.info/entre-rumeurs-malveillantes-et-realite-agb2a-gic-a-bel-et-bien-repris-son-exploitation/ Fri, 16 Jan 2026 19:25:56 +0000 https://planete7.info/?p=50543 L’Alliance Guinéenne de la Bauxite, de l’Alumine et de l’Aluminium (AGB2A), constituée de Guinea International Corporation (GIC) et SD Mining, était en amodiation avec Axis Minerals, titulaire d’un permis d’exploitation jusqu’en mai 2025. À la suite de tensions internes, GIC et SD Mining ont séparé en mars 2022 leurs opérations sur le titre minier. Ce […]]]>

L’Alliance Guinéenne de la Bauxite, de l’Alumine et de l’Aluminium (AGB2A), constituée de Guinea International Corporation (GIC) et SD Mining, était en amodiation avec Axis Minerals, titulaire d’un permis d’exploitation jusqu’en mai 2025.

À la suite de tensions internes, GIC et SD Mining ont séparé en mars 2022 leurs opérations sur le titre minier. Ce permis a depuis Mai 2025 été officiellement retiré et réintégré dans le portefeuille de l’État, qui en demeure aujourd’hui le propriétaire.

Il convient de souligner que la reconversion réussie d’un haut cadre dans le secteur privé, là où beaucoup ont échoué, ne saurait être perçue comme une faute mais plutôt comme une illustration de son patriotisme et de sa capacité à bâtir une entreprise privée solide et compétitive.

L’accord global – qui a débouché sur l’autorisation provisoire d’exploitation, récemment signé, et qui prend en compte les deux parties exploitant le permis désormais contrôlé par l’Etat – signé entre AGB2A-GIC et les autorités guinéennes est pleinement conforme, puisqu’il engage l’État et ses responsables au plus haut niveau.

Il est important de préciser que c’est après le retrait du titre minier à Axis Minerals que le gouvernement guinéen, de façon souveraine a, dans son intérêt légitime et primordial, d’accorder cette autorisation provisoire à GIC et à SD Mining.

Cette décision responsable a favorisé la poursuite de l’activité assurant à l’Etat des revenus réels, mais elle permet surtout de préserver des milliers d’emplois créés dans la zone de Boffa et Fria.

Les paiements issus de l’amodiation initiale qui avait permis à l’entreprise d’investir massivement dans le secteur de la bauxite seront versés directement au Trésor public, garantissant une transparence financière et des retombées positives pour le pays.

AGB2A-GIC est une société minière guinéenne légalement constituée, contrôlée à 100 % par des intérêts nationaux. Elle génère au minimum 3000 emplois, maintient ses comptes en Guinée et place ses recettes dans des banques locales.

L’entreprise a déjà investi plus de 313 millions de dollars américains, notamment dans la construction du port le plus moderne de sa zone d’opération. Son impact sur les communautés de Boffa et Fria est tangible : routes communautaires, forages, rénovation d’écoles et appui alimentaire direct aux familles.

Ces éléments démontrent que la reprise d’activités d’AGB2A-GIC repose sur des bases légales et économiques solides, et qu’elle contribue de manière significative au développement national et local.

Oumar Soumah

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Lettre ouverte au Ministre des Mines : les employés d’AGB2A interpellent l’État sur le retrait du permis d’AXIS MINERALS https://planete7.info/lettre-ouverte-au-ministre-des-mines-les-employes-dagb2a-interpellent-letat-sur-le-retrait-du-permis-daxis-minerals/ Thu, 13 Nov 2025 17:41:59 +0000 https://planete7.info/?p=48261 Les employés du consortium minier AGB2A lancent un cri de cœur au gouvernement guinéen suite au retrait du permis d’exploitation d’AXIS MINERALS. Dans une lettre ouverte au Ministre des Mines et de la Géologie, ils alertent sur les conséquences socio-économiques de cette décision et appellent à un réexamen équitable afin de préserver les emplois, les […]]]>

Les employés du consortium minier AGB2A lancent un cri de cœur au gouvernement guinéen suite au retrait du permis d’exploitation d’AXIS MINERALS. Dans une lettre ouverte au Ministre des Mines et de la Géologie, ils alertent sur les conséquences socio-économiques de cette décision et appellent à un réexamen équitable afin de préserver les emplois, les investissements et la stabilité des communautés locales.

Lettre ci dessous :

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AGB2A-GIC a demandé un moratoire au ministère des Mines et proposé un plan de sortie de crise https://planete7.info/agb2a-gic-a-demande-un-moratoire-au-ministere-des-mines-et-propose-un-plan-de-sortie-de-crise/ Tue, 11 Nov 2025 14:23:50 +0000 https://planete7.info/?p=48197 Le 10 novembre 2025, la société guinéenne AGB2A-GIC a officiellement saisi le ministère des Mines et de la Géologie pour solliciter un délai raisonnable dans l’application de la mesure de retrait de ses équipements miniers sur le périmètre précédemment attribué à Axis Minerals. Cette démarche intervient dans un climat de tension croissante autour de la […]]]>

Le 10 novembre 2025, la société guinéenne AGB2A-GIC a officiellement saisi le ministère des Mines et de la Géologie pour solliciter un délai raisonnable dans l’application de la mesure de retrait de ses équipements miniers sur le périmètre précédemment attribué à Axis Minerals. Cette démarche intervient dans un climat de tension croissante autour de la gouvernance du secteur minier, marqué par des décisions jugées précipitées.

Dans sa correspondance, AGB2A-GIC rappelle avoir investi plus de 300 millions de dollars dans le développement de la zone, notamment pour la construction d’infrastructures stratégiques, dont un port considéré comme le plus moderne du secteur. L’entreprise détient encore un stock de six millions de tonnes de bauxite sur le site et propose un plan de continuité d’exploitation.

Elle s’engage à verser immédiatement 125 millions de dollars sur un total de 250 millions, en contrepartie de la poursuite de ses activités sur le périmètre concerné. Elle propose également de payer deux dollars par tonne de bauxite, soit le tarif initialement appliqué à Axis Minerals dans le cadre du contrat d’amodiation annulé.

AGB2A-GIC alerte sur les conséquences sociales d’une exécution brutale de la décision ministérielle, qui entraînerait la perte de plus de 3000 emplois. Elle appelle à une gestion équitable et transparente du dossier, tenant compte des investissements réalisés et de l’impact socio-économique sur les communautés locales.

Cette lettre fait suite à une notification du ministère des Mines, datée du 6 novembre et signée par le secrétaire général Aboubacar Kourouma, ordonnant à AGB2A-GIC et à SD Mining d’évacuer leurs équipements avant le 10 novembre.

Cette injonction, perçue comme brutale, s’inscrit dans une série de décisions controversées, dont un protocole d’accord signé en juillet 2025 entre le ministre Bouna Sylla et SD Mining pour l’attribution du permis retiré à Axis, finalement annulé sous pression médiatique.

Depuis la rupture entre GIC et SD Mining en 2022, les deux sociétés opèrent séparément. AGB2A-GIC dénonce un traitement inéquitable, soulignant que SD Mining a pu exporter son stock via le port de Kokaya, contrairement à elle.

Ces faits alimentent les critiques sur une gestion du secteur minier entachée d’improvisation, de favoritisme et de conflits d’intérêts.

Face à cette situation, AGB2A-GIC exhorte le ministère des Mines à reconsidérer sa position et à engager un dialogue constructif. Elle plaide pour une gouvernance minière fondée sur la transparence, l’équité et l’intérêt national, afin de préserver les acquis, protéger les emplois et garantir une exploitation responsable des ressources naturelles.

Alpha Sow

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Une décision opaque qui relance les soupçons sur l’affaire SD Mining https://planete7.info/une-decision-opaque-qui-relance-les-soupcons-sur-laffaire-sd-mining/ Tue, 12 Aug 2025 21:16:46 +0000 https://planete7.info/?p=44852 Alors que la société guinéenne AGB2A-GIC est toujours empêchée d’exploiter le permis de Guinea Brain Touch (GBT) et son port installé sur le périmètre retiré à Axis Minerals, une autre entreprise, Zincheng, vient d’obtenir l’autorisation d’exporter de la bauxite depuis le port de Kokaya, géré par SD Mining. Cette décision, signée par le secrétaire général […]]]>

Alors que la société guinéenne AGB2A-GIC est toujours empêchée d’exploiter le permis de Guinea Brain Touch (GBT) et son port installé sur le périmètre retiré à Axis Minerals, une autre entreprise, Zincheng, vient d’obtenir l’autorisation d’exporter de la bauxite depuis le port de Kokaya, géré par SD Mining.

Cette décision, signée par le secrétaire général du ministère des Mines et de la Géologie, relance les interrogations sur les pratiques du département, notamment sur la transparence et l’équité dans l’attribution des droits miniers.

Le permis de GBT n’a jamais été officiellement révoqué dans le cadre de la vague de retraits lancée en mai 2025. Pourtant, AGB2A-GIC, qui y opérait activement, a été contrainte de suspendre ses activités sur injonction du ministère. SD Mining a reçu les mêmes injonctions, les a ignorées un moment avant de les respecter.

Quoi qu’il en soit, des images prises sur le terrain montrent que le port de SD Mining a repris ses opérations dès ce mardi 12 août 2025, en toute discrétion.

Cette reprise soulève une série de questions : pourquoi autoriser une société étrangère à exporter alors que les activités sont gelées sur les autres sites miniers, notamment à Boffa, Fria et Télimélé ? Quel est lien entre Zincheng et SD Mining ? Pourquoi Zincheng bénéficie-t-elle d’un accès privilégié à un port lié à un permis contesté ? Et surtout, pourquoi AGB2A-GIC, entreprise guinéenne en règle, reste-t-elle bloquée ?

Le contexte est d’autant plus troublant que le ministre des Mines, Bouna Sylla, avait signé un protocole d’accord avec SD Mining pour la reprise du permis d’exploitation retiré à Axis Minerals. L’accord, conclu sans consultation d’AGB2A-GIC, a été vivement critiqué et finalement annulé.

Les raisons sont claires : l’offre de SD Mining était trois fois inférieure à celle d’AGB2A-GIC. Là où SD Mining proposait un premier versement de 50 millions USD, AGB2A-GIC offrait 150 millions USD immédiatement, assortis d’un complément de 100 millions USD dans un délai de six mois. Les promesses de paiements futurs de SD Mining — 75 puis 125 millions USD — restent hypothétiques.

AGB2A-GIC, dont les bénéfices sont intégralement réinvestis en Guinée, emploie plusieurs centaines de travailleurs, toujours rémunérés malgré l’arrêt forcé. À l’inverse, SD Mining a mis une partie de son personnel en congé technique, tout en reprenant discrètement ses exportations.

Ce déséquilibre dans le traitement des opérateurs miniers soulève une inquiétude légitime : les règles sont-elles les mêmes pour tous ? Et si non, qui décide des exceptions ? Dans un secteur aussi stratégique que celui des mines, la transparence n’est pas une option — elle est une exigence.

capture d’écran d’une partie du courrier du MMG.

Amadou Hamza Bah

 

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Réplique à l’article « Manœuvres contre l’État : Comment un ancien ministre des Mines tente de saboter la réforme minière en instrumentalisant le cas Axis Minerals » https://planete7.info/replique-a-larticle-manoeuvres-contre-letat-comment-un-ancien-ministre-des-mines-tente-de-saboter-la-reforme-miniere-en-instrumentalisant-le-cas-axis-minerals/ Fri, 08 Aug 2025 12:02:08 +0000 https://planete7.info/?p=44659 Ah, le grand théâtre minier guinéen ! Où certains journalistes, visiblement en manque d’inspiration et de scoop authentique, se transforment en scénaristes de série B, avec comme méchant principal… roulement de tambour… M. Ahmed Kanté ! Quelle originalité. On aurait presque envie de leur offrir un prix pour leur imagination débordante, si seulement elle n’était […]]]>

Ah, le grand théâtre minier guinéen ! Où certains journalistes, visiblement en manque d’inspiration et de scoop authentique, se transforment en scénaristes de série B, avec comme méchant principal… roulement de tambour… M. Ahmed Kanté ! Quelle originalité. On aurait presque envie de leur offrir un prix pour leur imagination débordante, si seulement elle n’était pas aussi paresseuse.
Le scénario bancal
L’article nous peint un ancien ministre des Mines comme un Machiavel de sous-préfecture, orchestrant dans l’ombre une campagne de sabotage contre l’État. Rien que ça. On croirait lire le synopsis d’un mauvais polar : « Le retour du DG fantôme », avec en guest star la SOGUIPAMI, qu’il a quittée depuis des années, avant de se lancer dans le secteur privé. Mais visiblement, certains ont du mal à tourner la page. Nostalgie, quand tu nous tiens…
La réalité, elle, est moins croustillante
M. Ahmed Kanté n’a jamais été actionnaire, dirigeant, ni conseiller d’Axis Minerals. Il n’a aucun lien juridique ou opérationnel avec cette société. Il en va de même pour la société GIC, dont il est Administrateur général : GIC poursuit ses propres projets, de manière transparente et en stricte conformité avec le cadre réglementaire guinéen.
GIC n’est pas la société Axis Minerals et n’est pas titulaire du permis minier retiré par les autorités. Confondre les deux entités relève soit de l’incompétence, soit de la malveillance.
Contrairement à certains marchands de promesses, AGB2A-GIC — contrôlée par GIC — propose une offre claire, solide et patriotique : 250 millions USD, dont 150 immédiatement, contre les 50 petits millions de SD Mining, suivis de vagues promesses conditionnées à la production. On appelle ça une offre sérieuse. Mais dans le monde parallèle de Nimba224 (sous la plume pathétique de Laurent Aurier), c’est une tentative de sabotage. On applaudit.
Les procès ? Des pétards mouillés
Les « affaires » contre M. Kanté ? Des fiascos judiciaires orchestrés par des amateurs du buzz, qui confondent calomnie et preuve. On a même vu des falsifications de documents, des boules puantes lancées à l’aveugle, comme si salir un nom respectable allait faire pousser des dividendes. La justice ne s’est heureusement pas laissée embarquer par des farfelus soutenus en sous-main par des individus tapis dans l’ombre pour tromper l’opinion à leur seul profit. Spoiler : ça ne marche pas.
Un contentieux ancien, pas une collusion
Axis Minerals a toujours été en contentieux avec M. Ahmed Kanté et GIC. Il existe plusieurs correspondances dans lesquelles le propriétaire d’Axis jure d’expulser GIC de son permis. Alors comment expliquer qu’on accuse aujourd’hui M. Kanté de collusion avec une société qui le combat depuis des années ? C’est une incohérence flagrante.
M. Kanté ne s’est jamais opposé à la politique de réforme lorsqu’elle est conduite dans le respect des règles, des personnes et des droits. Il reste pleinement disposé à collaborer avec les autorités compétentes dans le cadre de toute revue de conformité.
Le patriotisme, ce mot qui dérange
Ce qui dérange vraiment, c’est qu’AGB2A-GIC réinvestit ses revenus en Guinée, offre des salaires décents à ses employés guinéens et projette de construire une raffinerie d’alumine de spécialité. Cette entreprise ne transfère pas ses bénéfices dans des paradis fiscaux ou dans des villas à Marbella, mais en Guinée. Et ça, pour certains, c’est une hérésie.
Ils préfèrent les sociétés aux intérêts étrangers, qui promettent beaucoup, livrent peu, mais savent bien entretenir les réseaux d’influence. Des rats de casino, comme on dit.
La vraie question
Pourquoi ignorer une offre trois fois supérieure ? Pourquoi cette partialité flagrante ? Pourquoi cet acharnement contre un cadre intègre, qui n’a jamais trempé dans les deals obscurs que certains veulent lui coller ?
Pourquoi s’acharner à vouloir bloquer les intérêts d’une société guinéenne au profit d’une entreprise aux intérêts étrangers, qui a poussé le bouchon jusqu’à ignorer l’ordre écrit envoyé par les autorités exigeant l’arrêt de ses activités en attendant de traiter le dossier Axis ? Des images montrent clairement, pendant plusieurs jours, des chargements de barges de SD Mining au moment où AGB2A-GIC, elle, et comme elle l’a toujours fait, respectait la loi.
Ce qui se passe n’a rien à voir avec une quelconque question de « conformité ». AGB2A-GIC peut mettre au défi quiconque d’aller sur son site minier et d’y revenir sans être totalement acquis à sa cause. Cette société détenue à 100 % par des Guinéens y a construit le port le plus moderne de la zone et peut s’enorgueillir de la consistance réelle de son volet « contenu local ».
Une presse responsable, un impératif démocratique
Rendre le secteur plus transparent passe aussi par une presse responsable, capable de vérifier ses sources et de respecter les principes élémentaires de contradiction. La démocratie ne peut s’épanouir dans un climat où l’accusation tient lieu de preuve et où l’approximation remplace l’analyse.
Engagements réaffirmés
•            GIC et M. Ahmed Kanté réitèrent leur attachement aux principes de transparence, de légalité et de conformité aux textes en vigueur.
•            Ils restent pleinement disposés à collaborer avec les autorités compétentes dans le cadre de toute revue de conformité.
•            Ils demeurent fidèles à leur mission de développement responsable, au service des communautés locales et de l’économie nationale.
Conclusion
En définitive, si défendre les intérêts de la Guinée et la politique prônée par le président de la République, proposer une offre sérieuse, et refuser de jouer le jeu des lobbies, c’est saboter la réforme minière… alors saboteur, c’est un titre d’honneur. Et M. Kanté le porte avec élégance.
On attend le prochain épisode avec impatience. Peut-être que cette fois, le méchant sera un alien déguisé en investisseur. Qui sait, l’imagination de Nimba224 n’a pas de limites.
Maïmouna Traoré – Juriste, Paris, France
Ci-joint l’article de Nimba224 objet de la réplique ci-dessus : Manœuvres contre l’État : Comment un ancien ministre des Mines tente de saboter la réforme minière en instrumentalisant le cas Axis Minerals | Nimba224 | Site d’information Général

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Mines : une gestion controversée du dossier SD Mining met à mal l’équité dans le secteur https://planete7.info/mines-une-gestion-controversee-du-dossier-sd-mining-met-a-mal-lequite-dans-le-secteur/ Sat, 19 Jul 2025 21:35:59 +0000 https://planete7.info/?p=43930 Alors que la société AGB2A-GIC continue de se plier à la décision des autorités, en respectant les lois minières guinéennes, suite au retrait du permis d’exploitation d’Axis Minerals, une vidéo diffusée ce vendredi 18 juillet à 13h15 remet en lumière de sérieuses interrogations sur les pratiques en cours dans le secteur minier. Les images montrent […]]]>

Alors que la société AGB2A-GIC continue de se plier à la décision des autorités, en respectant les lois minières guinéennes, suite au retrait du permis d’exploitation d’Axis Minerals, une vidéo diffusée ce vendredi 18 juillet à 13h15 remet en lumière de sérieuses interrogations sur les pratiques en cours dans le secteur minier.

Les images montrent clairement des opérations de chargement de barges effectuées par la société SD Mining sur un site officiellement frappé d’arrêt, en vertu d’une décision administrative. Or, les titres miniers liés à ce périmètre – notamment celui dit d’Axis – ont été formellement retirés, avec injonction d’interruption immédiate de toute activité.

À ce jour, aucun permis d’exploitation n’a été délivré pour cette zone. Pourtant, SD Mining y poursuit ses activités sans interruption apparente. Ce constat soulève une question centrale : sur quelle base légale repose cette poursuite d’activités, et pourquoi les mêmes conditions ne s’appliquent-elles pas à AGB2A-GIC, qui, pour sa part, a toujours opéré dans le respect strict du cadre légal et réglementaire ?

Cette disparité de traitement interroge. Elle donne à voir une rupture d’équité difficilement justifiable, d’autant plus troublante qu’elle semble cautionnée – ou du moins tolérée – par le ministère des Mines. L’attitude du ministre Bouna Sylla, dans ce dossier, suscite de vives préoccupations au sein des milieux économiques et d’une partie de l’opinion publique.

Pour mémoire, le titre minier d’Axis avait été amodié en 2019 à AGB2A, une société majoritairement détenue à l’époque par GIC (Guinea International Corporation), entité 100 % guinéenne. SD Mining, minoritaire, en détenait alors 42 % des parts tandis que GIC (qui contrôle entièrement AGB2A-GIC) détenait 58% du capital. Ce partenariat s’était inscrit dans une logique de développement partagé, mais il a été brisé sous pression, au détriment de GIC.

Depuis, AGB2A-GIC s’est distinguée par sa régularité fiscale, son engagement environnemental et sa politique de responsabilité sociale. L’entreprise est perçue comme un acteur fiable et conforme aux exigences du secteur. Elle a investi plus de 313 millions USD dans le projet, a construit un port flambant neuf (à 300 millions USD), des routes minières et communautaires, des ponts, et entretient dans la zone la meilleure collaboration avec les communautés riveraines qui bénéficient de ses projets.

Dans ce contexte, la poursuite des activités de SD Mining, malgré l’absence d’autorisation formelle, suscite une incompréhension croissante. Le silence du ministère des Mines, ajouté à l’inactivité des mécanismes de contrôle, alimente le sentiment d’un traitement inégal, voire d’une tolérance sélective.

Le secteur minier guinéen, stratégique pour l’avenir du pays, ne saurait devenir un terrain propice aux pratiques opaques ou aux arrangements discrétionnaires. Il est impératif de garantir la transparence, l’équité et l’application rigoureuse des règles pour restaurer la confiance des opérateurs, des investisseurs et des citoyens.

AGB2A-GIC, dans la continuité de son engagement, affirme sa détermination à défendre ses droits par les voies légales, au service d’une Guinée juste, responsable et respectueuse de ses propres institutions.

 

Ahmadou Hamzah BAH

 

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