Appel aux autorités – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 04 Dec 2025 04:05:13 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Appel aux autorités – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Disparition du journaliste Habib Marouane Camara : un an après, une famille meurtrie et un silence qui inquiète https://planete7.info/disparition-du-journaliste-habib-marouane-camara-un-an-apres-une-famille-meurtrie-et-un-silence-qui-inquiete/ Thu, 04 Dec 2025 04:01:50 +0000 https://planete7.info/?p=49024 Un an après l’enlèvement du journaliste Habib Marouane Camara, arraché à son domicile par des individus non identifiés, l’angoisse demeure intacte. Sa famille, ses proches et ses collègues vivent toujours au rythme d’une douleur profonde, nourrie par l’absence d’informations concrètes sur son sort. Ce mercredi, à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition, une conférence […]]]>

Un an après l’enlèvement du journaliste Habib Marouane Camara, arraché à son domicile par des individus non identifiés, l’angoisse demeure intacte. Sa famille, ses proches et ses collègues vivent toujours au rythme d’une douleur profonde, nourrie par l’absence d’informations concrètes sur son sort.

Ce mercredi, à l’occasion du premier anniversaire de sa disparition, une conférence de presse a rassemblé ses proches. Un moment chargé d’émotion, marqué par des témoignages bouleversants et un appel renouvelé aux autorités pour que la lumière soit enfin faite sur cette affaire.

Les mots de Mariama Lamarana Diallo, son épouse, ont résonné dans la salle. La voix tremblante, les yeux embués, elle peine à contenir une souffrance devenue quotidienne :

« Aujourd’hui, je vis… mais je ne vis pas bien. Depuis la disparition de mon mari, une profonde tristesse m’habite. C’est extrêmement difficile pour moi, en tant qu’épouse. »

Elle évoque avec douleur une année d’incertitude, d’espoir fragile et de solitude :

« Un an sans nouvelles de quelqu’un qui partageait chaque instant de ta vie… c’est insupportable. Je n’en peux plus. »

Face à ce calvaire, elle implore une implication plus forte des autorités, en particulier du président de la Transition :

« Je demande au président Mamadi Doumbouya de s’investir davantage pour que je retrouve mon époux. Toute notre famille est en détresse. Habib était notre pilier. »

Autour d’elle, proches, amis et confrères du journaliste réitèrent leur appel. Ils réclament des recherches intensifiées, une enquête transparente et des réponses à la hauteur de l’urgence humaine que représente cette disparition.

Un an plus tard, l’attente demeure. Et avec elle, une douleur qui ne s’éteint pas.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Sangaréah (Pita) : un marché central à l’abandon, les populations lancent un cri d’alarme https://planete7.info/sangareah-pita-un-marche-central-a-labandon-les-populations-lancent-un-cri-dalarme/ Fri, 12 Sep 2025 15:31:57 +0000 https://planete7.info/?p=46059 Située dans la préfecture de Pita, la sous-préfecture de Sangaréah compte 13 districts et plus de soixante secteurs. Riche de sa diversité culturelle et de son potentiel naturel, cette localité ne dispose pourtant que d’un seul marché central, aujourd’hui en état de délabrement avancé. Censé être le cœur des échanges commerciaux, ce marché ressemble davantage […]]]>

Située dans la préfecture de Pita, la sous-préfecture de Sangaréah compte 13 districts et plus de soixante secteurs. Riche de sa diversité culturelle et de son potentiel naturel, cette localité ne dispose pourtant que d’un seul marché central, aujourd’hui en état de délabrement avancé.

Censé être le cœur des échanges commerciaux, ce marché ressemble davantage à un terrain laissé à l’abandon. Aucune infrastructure digne de nom n’y existe : pas de magasins, pas de hangars pour protéger les femmes vendeuses, aucune source d’eau potable ni de latrines pour les usagers. Dans ces conditions précaires, commerçants et citoyens peinent à mener leurs activités, freinant ainsi la dynamique économique locale.

Mais au-delà du marché, c’est toute la sous-préfecture qui souffre d’un cruel déficit d’infrastructures de base. L’électricité demeure un rêve inaccessible, en dépit de la proximité du barrage hydroélectrique de Garafiri. Les routes sont dans un état de dégradation avancée, compliquant l’accès aux villages. Quant aux écoles, elles sont rares et souvent délabrées, exposant les enfants à des difficultés accrues pour accéder à une éducation de qualité.

Face à cette marginalisation persistante, les habitants de Sangaréah lancent un appel pressant aux autorités locales, régionales et nationales, mais aussi aux personnes de bonne volonté. Leur souhait le plus urgent reste la réhabilitation et l’équipement du marché central, considéré comme le symbole de survie économique et de vitalité sociale pour toute la communauté.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info 

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Labé-Conakry : la nationale en lambeaux, le syndicat des transporteurs tire la sonnette d’alarme https://planete7.info/labe-conakry-la-nationale-en-lambeaux-le-syndicat-des-transporteurs-tire-la-sonnette-dalarme/ Wed, 06 Aug 2025 20:19:00 +0000 https://planete7.info/?p=44611 Entre désespoir et colère, les transporteurs de la route nationale Labé-Conakry lancent un appel pressant aux autorités face à l’état de dégradation avancée de cet axe vital. La situation devient de plus en plus insoutenable sur la nationale Labé-Conakry, notamment dans les préfectures de Labé, Pita et Dalaba, actuellement pratiquement coupées les unes des autres. […]]]>

Entre désespoir et colère, les transporteurs de la route nationale Labé-Conakry lancent un appel pressant aux autorités face à l’état de dégradation avancée de cet axe vital.

La situation devient de plus en plus insoutenable sur la nationale Labé-Conakry, notamment dans les préfectures de Labé, Pita et Dalaba, actuellement pratiquement coupées les unes des autres. En cause : la dégradation alarmante de la route, qui transforme chaque trajet en véritable calvaire pour les usagers.

Sur certains tronçons, notamment à Thiankoun et Bouliwel, la circulation est presque impossible. Des centaines de camions et de véhicules de transport restent bloqués pendant plusieurs jours, perturbant non seulement le trafic, mais aussi l’approvisionnement de nombreuses localités. Une situation que déplore vivement le syndicat des transports CNTG de Labé, qui monte au créneau pour interpeller les autorités.

« Les conséquences sont énormes. Certains chauffeurs passent jusqu’à trois ou quatre jours bloqués sur la route. C’est une honte pour tout le pays. Nous avons recensé plus de 500 camions immobilisés entre Bouliwel et Dalaba », alerte Mamadouba Camara, chargé des conflits et négociations au sein du syndicat.

Face à l’inaction de l’État, le syndicat affirme avoir pris les devants en mobilisant des fonds pour reprofiler une partie de la route au niveau de Bouliwel, une initiative citoyenne qui montre l’ampleur de la détresse des transporteurs.

« Nous avons honte de regarder nos chauffeurs dans les yeux. Ils souffrent énormément. Nous avons multiplié les alertes, mais rien ne bouge », déplore-t-il avec amertume.

Craignant un enlisement de la situation, le syndicat appelle à une intervention urgente du gouvernement afin de désenclaver ces régions stratégiques et faciliter la libre circulation des personnes et des biens.

« Nous lançons un appel pressant aux autorités. Des forces de défense et de sécurité sont présentes à chaque barrage. Pourquoi ne pas agir aussi pour aider les citoyens à circuler librement ? », interpelle Mamadouba Camara.

Ce cri du cœur du syndicat des transports met en lumière une problématique récurrente en Guinée : la dégradation chronique des infrastructures routières et le manque de réactivité des autorités face à des urgences nationales.

 

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info 

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Pont Caravansérail-Gada-Wawa : sous la menace d’un effondrement, la population interpelle l’État https://planete7.info/pont-caravanserail-gada-wawa-sous-la-menace-dun-effondrement-la-population-interpelle-letat/ Mon, 28 Jul 2025 20:21:51 +0000 https://planete7.info/?p=44274 La situation devient critique à Kindia, où le pont reliant les quartiers Caravansérail et Gada-Wawa montre des signes alarmants de fragilité. Sous la pression quotidienne de dizaines de poids lourds transportant de la latérite, cette infrastructure vitale menace de s’effondrer à tout moment, suscitant une vive inquiétude parmi les riverains. Construit il y a plusieurs […]]]>

La situation devient critique à Kindia, où le pont reliant les quartiers Caravansérail et Gada-Wawa montre des signes alarmants de fragilité. Sous la pression quotidienne de dizaines de poids lourds transportant de la latérite, cette infrastructure vitale menace de s’effondrer à tout moment, suscitant une vive inquiétude parmi les riverains.

Construit il y a plusieurs années par un citoyen du nom de Moussa Fofana, le pont n’a manifestement pas été conçu pour supporter un trafic aussi dense. Aujourd’hui, il présente d’importantes fissures sur les flancs et au niveau de sa base, selon les constats du président du conseil de quartier de Caravansérail.

« Le pont est en très mauvais état. Deux grandes fissures sont visibles sur les côtés et en dessous. Le dessous de l’ouvrage est gravement endommagé, la latérite qui soutenait la structure a été emportée par les eaux de pluie. Cela crée un vide qui fragilise encore plus l’ensemble », explique-t-il avec gravité.

Le responsable de quartier pointe du doigt le passage incessant de camions chargés de latérite comme principal facteur de dégradation. Il estime à plus de 100 le nombre de véhicules lourds empruntant chaque jour ce pont pour rallier Conakry.

« Si ces camions n’avaient pas emprunté ce pont aussi massivement, la situation ne se serait pas détériorée aussi rapidement. Nous avons alerté les autorités communales et préfectorales, mais aucune action concrète n’a été entreprise jusqu’à présent », déplore-t-il.

Sur le terrain, l’inquiétude des populations est palpable. Mamaïssa Keïta, résidente des environs, témoigne de l’angoisse quotidienne que suscite le passage des véhicules.

« À chaque passage de camion, on entend le métal grincer. On a souvent l’impression qu’un accident est imminent. Ce pont est notre seul accès pour circuler, et il devient de plus en plus dangereux », confie-t-elle, visiblement préoccupée.

Elle appelle l’État à agir sans délai :

« Nous demandons une reconstruction urgente du pont pour éviter une catastrophe. Il ne résiste plus aux inondations ni au trafic. »

Ce pont, qui constitue un axe essentiel pour les échanges entre plusieurs quartiers de Kindia, risque de devenir le théâtre d’une tragédie si aucune mesure n’est prise. Les habitants réclament l’intervention immédiate des services des Travaux Publics et des entreprises chargées du bitumage des routes nationales.

Le cri d’alarme des citoyens de Caravansérail et Gada-Wawa ne doit pas rester lettre morte. Dans une ville où les infrastructures sont déjà précaires, la moindre négligence pourrait coûter cher. Le compte à rebours est enclenché.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info 

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Dubréka : le pont de Négueya menace de s’effondrer, les riverains tirent la sonnette d’alarme https://planete7.info/dubreka-le-pont-de-negueya-menace-de-seffondrer-les-riverains-tirent-la-sonnette-dalarme/ Fri, 25 Jul 2025 22:37:12 +0000 https://planete7.info/?p=44203 À Dubréka, l’inquiétude grandit parmi les habitants des quartiers Négueya et Kenendé. Le pont qui relie ces deux zones, situé sur la nationale N3, montre des signes évidents de dégradation, faisant craindre un effondrement imminent. Ce vendredi 25 juillet 2025, une équipe de Planète 7 Info s’est rendue sur les lieux pour constater l’ampleur des […]]]>

À Dubréka, l’inquiétude grandit parmi les habitants des quartiers Négueya et Kenendé. Le pont qui relie ces deux zones, situé sur la nationale N3, montre des signes évidents de dégradation, faisant craindre un effondrement imminent. Ce vendredi 25 juillet 2025, une équipe de Planète 7 Info s’est rendue sur les lieux pour constater l’ampleur des dégâts.

Sur place, l’état du pont ne laisse guère de place au doute. Des fissures béantes, une structure affaiblie et des vibrations inquiétantes à chaque passage de véhicules témoignent du danger qui guette. Ce pont est pourtant un axe vital, emprunté quotidiennement par les habitants, les transporteurs et les camions de marchandises reliant Conakry à Fria, Kamsar, Boké et d’autres localités du pays.

Bountouraby Camara, rencontrée sur l’ouvrage, témoigne avec angoisse : « Nous vivons avec la peur au ventre. Chaque fois que je passe sur ce pont, je cours, de peur d’être renversée par une moto ou une voiture. Ce pont est un point stratégique : tous les grands camions y passent. S’il cède, c’est toute la circulation entre Conakry et les villes de l’intérieur qui sera paralysée. »

Elle évoque même une situation tragique liée à l’état de la route : « Mon père est décédé récemment, et nous n’avons pas pu rapatrier son corps dans son village à cause de l’état de la route. Ce pont, c’est le seul accès vers Dioumaya. Il suffit de jeter un œil en dessous pour voir que tout est endommagé. Il ne devrait même pas y avoir un seul trou, encore moins dans cet état. Nous lançons un appel au président Doumbouya : qu’il vienne voir lui-même cette situation. »

Même son de cloche chez Mabinty Soumaré, visiblement affectée : « Ce pont nous fatigue. C’est notre unique voie d’entrée et de sortie. Nos maris sortent chaque jour chercher de quoi nourrir la famille, mais ce pont menace leur vie. Aujourd’hui, les femmes enceintes ont du mal à le traverser, à cause des secousses. Il faut courir pour passer, c’est inacceptable. »

Pour Mamadama Sylla, la situation frôle la catastrophe : « C’est un danger permanent. Même les personnes valides ont du mal à traverser, alors imaginez les enfants, les personnes âgées ou les femmes enceintes. Depuis plusieurs semaines, les signes sont visibles, mais aucune action concrète n’a été entreprise. Nous demandons une intervention immédiate des autorités. »

Ce pont, point névralgique de l’axe Conakry-Boké, est aujourd’hui à la merci d’un effondrement. Si rien n’est fait rapidement, les conséquences pourraient être dramatiques non seulement pour les riverains mais aussi pour l’économie nationale. La population, abandonnée à elle-même, continue de lancer des appels à l’aide. Reste à savoir si les autorités compétentes entendront ce cri du cœur… avant qu’il ne soit trop tard.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Kagbelen – Quartier Kakiwondy : un vent violent cause d’importants dégâts matériels https://planete7.info/kagbelen-quartier-kakiwondy-un-vent-violent-cause-dimportants-degats-materiels/ Fri, 18 Jul 2025 00:50:42 +0000 https://planete7.info/?p=43844 Dans l’après-midi du jeudi 17 juillet 2025, un violent vent accompagné de fortes pluies s’est abattu sur la commune urbaine de Kagbelen, causant d’importants dégâts matériels dans le quartier Kakiwondy. Si aucune perte en vie humaine n’a été déplorée, plusieurs habitations ont été touchées et des installations électriques sérieusement endommagées, exposant les habitants à de […]]]>

Dans l’après-midi du jeudi 17 juillet 2025, un violent vent accompagné de fortes pluies s’est abattu sur la commune urbaine de Kagbelen, causant d’importants dégâts matériels dans le quartier Kakiwondy. Si aucune perte en vie humaine n’a été déplorée, plusieurs habitations ont été touchées et des installations électriques sérieusement endommagées, exposant les habitants à de potentiels risques d’électrocution.

Parmi les victimes, Fatoumata Diallo témoigne encore bouleversée : « Je suis malade ces derniers temps. Depuis le matin, j’étais allongée sur la terrasse. En début d’après-midi, j’ai senti que le vent devenait très fort. Les enfants des voisins jouaient à proximité. J’ai aperçu des tôles voler dans les airs, alors j’ai crié pour les alerter. J’ai demandé à tout le monde de rentrer et de fermer les fenêtres. Juste au moment où je refermais la porte, une branche du manguier est tombée dessus. J’ai eu le réflexe de m’éloigner immédiatement. Puis, en voulant fermer une fenêtre, un autre morceau de bois a pénétré à l’intérieur. J’étais totalement désespérée, j’ai juste prié le Tout-Puissant. Heureusement, personne n’a été blessée. Je rends grâce à Dieu. »

Sur place, les dégâts sont bien visibles. Plusieurs toitures ont été emportées et des câbles électriques sectionnés jonchent le sol. Mamadou Baldé, autre habitant du quartier, tire la sonnette d’alarme : « C’est ce grand manguier qui est tombé sur les concessions avoisinantes. Deux de mes tôles ont été arrachées. Le réseau électrique est complètement hors service : les câbles ont été coupés par les branches. Tout le voisinage est touché. Heureusement, il n’y a eu aucun blessé, mais les fils électriques tombés un peu partout sur la route représentent un danger réel. Nous lançons un appel pressant aux autorités compétentes pour sécuriser la zone et éviter un éventuel drame. »

Face à cette situation critique, les habitants de Kakiwondy espèrent une réaction rapide des services techniques et de la protection civile pour restaurer le courant, sécuriser les installations électriques et assister les familles sinistrées.

Ce nouvel épisode météorologique extrême rappelle une fois de plus la vulnérabilité des infrastructures urbaines face aux aléas climatiques et l’urgence de renforcer les dispositifs de prévention et de secours dans les zones à risque.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Drame à Dubréka : une femme souffrant de troubles mentaux électrocutée à Ansoumania Plateau https://planete7.info/drame-a-dubreka-une-femme-souffrant-de-troubles-mentaux-electrocutee-a-ansoumania-plateau/ Wed, 16 Jul 2025 14:27:52 +0000 https://planete7.info/?p=43771 Un fait tragique a endeuillé le quartier Ansoumania Plateau, secteur 5, dans la commune urbaine de Dubréka, dans la nuit du mardi 15 juillet 2025. Le corps sans vie d’une femme, jusque-là non identifiée, a été retrouvé électrocuté contre un mur, suscitant émoi et consternation parmi les habitants. Selon les témoignages recueillis sur place, la […]]]>

Un fait tragique a endeuillé le quartier Ansoumania Plateau, secteur 5, dans la commune urbaine de Dubréka, dans la nuit du mardi 15 juillet 2025. Le corps sans vie d’une femme, jusque-là non identifiée, a été retrouvé électrocuté contre un mur, suscitant émoi et consternation parmi les habitants.

Selon les témoignages recueillis sur place, la victime, visiblement atteinte de troubles mentaux, aurait tenté d’escalader un mur avec ses effets personnels. Dans sa manœuvre, elle aurait accidentellement touché un câble électrique à haute tension, provoquant une décharge fatale. Transportée d’urgence au centre de santé du quartier, elle a malheureusement succombé à ses blessures peu après son admission.

Mohamed Soumah, l’un des premiers témoins à intervenir, revient avec émotion sur les faits :
« Hier nuit, vers 22h, ma petite sœur m’a alerté après avoir aperçu une foule rassemblée non loin de chez nous. Elle m’a dit qu’une dame était accrochée à un mur, probablement électrocutée. Je me suis précipité sur les lieux. À mon arrivée, j’ai constaté qu’elle bougeait encore légèrement les doigts. J’ai immédiatement appelé un ami électricien, qui est venu couper le courant. Ensuite, nous l’avons descendue du mur. Des motards de passage ont accepté de la transporter jusqu’au centre de santé. Malheureusement, malgré les efforts du personnel soignant, elle est décédée peu après son arrivée. »

Selon certains riverains, la défunte était souvent aperçue errant dans les environs, notamment au marché où elle ramassait divers objets. Tout porte à croire qu’il s’agissait d’une personne souffrant de troubles mentaux.
« Un vieux du quartier a affirmé l’avoir vue la veille au marché. Il disait qu’elle avait l’habitude de passer par ici. Mais jusqu’à présent, personne ne l’a reconnue formellement », a ajouté Mohamed Soumah.

Alertés, les autorités locales, notamment le chef de quartier et le chef de secteur, se sont rendus sur les lieux. Cependant, malgré leur présence et les appels lancés, aucun membre de la famille de la victime ne s’est encore manifesté pour son identification.

Au moment où nous mettions cet article sous presse, le corps de la victime n’avait toujours pas été identifié. Les autorités locales lancent un appel à témoins pour aider à retrouver les proches de la défunte.

Cet incident tragique relance le débat sur l’insécurité électrique dans les quartiers urbains et la nécessité d’une meilleure prise en charge des personnes souffrant de troubles mentaux dans notre société.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Kankan : inondations à Bordo-ENAE, des familles sinistrées appellent à l’aide https://planete7.info/kankan-inondations-a-bordo-enae-des-familles-sinistrees-appellent-a-laide/ Sat, 24 May 2025 21:23:24 +0000 https://planete7.info/?p=41985 Dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 mai 2025, une pluie diluvienne s’est abattue sur la ville de Kankan, provoquant d’importantes inondations, notamment dans le quartier Bordo-ENAE. Plusieurs habitations ont été submergées par des eaux de ruissellement, surprenant des familles entières en plein sommeil et causant d’importants dégâts matériels. Parmi les sinistrés, Saran […]]]>

Dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24 mai 2025, une pluie diluvienne s’est abattue sur la ville de Kankan, provoquant d’importantes inondations, notamment dans le quartier Bordo-ENAE. Plusieurs habitations ont été submergées par des eaux de ruissellement, surprenant des familles entières en plein sommeil et causant d’importants dégâts matériels.

Parmi les sinistrés, Saran Kourouma, encore sous le choc, raconte la scène avec émotion : « Il était 4 heures du matin quand l’eau a commencé à envahir notre maison. Mon mari étant en déplacement, je me retrouvais seule avec mon enfant. Sans l’intervention rapide de nos voisins, nous aurions pu y laisser notre vie. »

Le quartier Bordo-ENAE, régulièrement touché par des inondations, souffre cruellement d’un manque d’infrastructures de drainage. Le chef de quartier, Abdoulaye Camara, pointe du doigt l’absence de caniveaux comme facteur principal de ces sinistres à répétition.


« Tant que rien n’est fait pour canaliser les eaux pluviales, ces inondations continueront de mettre nos vies en danger. Il est urgent que les autorités prennent leurs responsabilités avant que le pire ne se produise », alerte-t-il.

 

Fait inquiétant, aucun agent de la protection civile n’était visible sur les lieux du sinistre, malgré la gravité de la situation.

Alors que la saison des pluies ne fait que commencer, les habitants de Bordo-ENAE lancent un appel pressant aux autorités locales et nationales pour une intervention rapide et durable afin de prévenir de nouvelles catastrophes.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info 

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Guinée – Métier de tapissier : Entre passion et défis, Oumar Sadjo Bah interpelle les autorités https://planete7.info/guinee-metier-de-tapissier-entre-passion-et-defis-oumar-sadjo-bah-interpelle-les-autorites/ Tue, 18 Feb 2025 15:17:10 +0000 https://planete7.info/?p=38351 Comme bien d’autres professions artisanales, le métier de tapissier en Guinée est confronté à de nombreux obstacles. Entre la difficulté d’accès aux matières premières et l’irrégularité des commandes, les artisans peinent à vivre pleinement de leur activité. À cela s’ajoutent des problèmes de sécurisation des espaces de travail et des impayés qui fragilisent davantage leur […]]]>

Comme bien d’autres professions artisanales, le métier de tapissier en Guinée est confronté à de nombreux obstacles. Entre la difficulté d’accès aux matières premières et l’irrégularité des commandes, les artisans peinent à vivre pleinement de leur activité. À cela s’ajoutent des problèmes de sécurisation des espaces de travail et des impayés qui fragilisent davantage leur quotidien.

C’est dans ce contexte que notre rédaction est allée à la rencontre d’Oumar Sadjo Bah, maître tapissier et propriétaire d’un atelier. Ce dernier a accepté de partager son expérience, marquée par des hauts et des bas, mais aussi par une résilience admirable.

« Actuellement, la situation du pays est difficile. En plus, notre atelier est installé dans une zone réservée, ce qui nous expose constamment à des menaces de déguerpissement. Nous vivons dans l’incertitude et rencontrons de nombreuses difficultés », confie-t-il avec amertume.

Au-delà des contraintes liées à l’espace de travail, l’artisan déplore également l’incivisme de certains clients : « Certains viennent récupérer des fauteuils et disparaissent sans solder leur dette. C’est un manque de respect pour notre labeur. »

Mais l’épreuve la plus douloureuse pour lui reste l’incendie de son atelier en 2020, un drame qui lui a coûté une perte estimée à près de 29 millions de francs guinéens. Malgré cette tragédie, il a su se relever, non sans peine : « Aujourd’hui, je me débrouille comme je peux pour subvenir à mes besoins, sans avoir à m’endetter. Ce n’est pas l’idéal, mais c’est toujours mieux que ce que j’ai vécu à cette époque. »

Face à ces difficultés, Oumar Sadjo Bah plaide pour un accompagnement des pouvoirs publics, notamment en matière d’infrastructures adaptées : « Si les autorités nous aident à obtenir un emplacement stable et sécurisé, ce serait un grand soulagement. Nous voulons travailler dignement, sans crainte d’être chassés du jour au lendemain. Avoir un métier, c’est une fierté, et nous préférons bâtir notre avenir ici plutôt que de partir à l’aventure dans l’incertitude. J’interpelle le Président Mamadi Doumbouya afin qu’il prenne en compte la situation des jeunes ouvriers comme nous. »

Dans un pays où l’entrepreneuriat artisanal joue un rôle clé dans l’économie locale, les doléances de ces artisans méritent d’être entendues. Un soutien structurel pourrait non seulement garantir la pérennité de leur métier, mais aussi contribuer à lutter contre le chômage des jeunes en Guinée.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Cherté des denrées à Conakry : les femmes des marchés crient leur détresse à l’approche du Ramadan https://planete7.info/cherte-des-denrees-a-conakry-les-femmes-des-marches-crient-leur-detresse-a-lapproche-du-ramadan/ Tue, 11 Feb 2025 16:46:35 +0000 https://planete7.info/?p=37964 À quelques semaines du mois sacré de Ramadan, la flambée des prix des denrées alimentaires inquiète de plus en plus les commerçantes des marchés de Conakry. Malgré les assurances des autorités quant aux mesures prises pour stabiliser le marché, la réalité est tout autre : les prix des produits de première nécessité ne cessent de […]]]>

À quelques semaines du mois sacré de Ramadan, la flambée des prix des denrées alimentaires inquiète de plus en plus les commerçantes des marchés de Conakry. Malgré les assurances des autorités quant aux mesures prises pour stabiliser le marché, la réalité est tout autre : les prix des produits de première nécessité ne cessent de grimper, rendant le quotidien des ménages encore plus difficile.

Ce mardi 11 février, notre rédaction a sillonné plusieurs marchés de la capitale pour mesurer l’ampleur de cette inflation qui pèse lourdement sur les ménages, notamment ceux aux revenus modestes.

Au marché de Sangoyah, les commerçantes peinent à cacher leur désarroi face à l’augmentation des prix. Maïmouna, vendeuse de légumes rencontrée à Cosa, s’inquiète particulièrement de la hausse du prix de l’oignon : « Avant, nous achetions le sac d’oignons à 170 000 GNF. Aujourd’hui, chez les grossistes, il coûte entre 195 000 et 200 000 GNF. On se demande bien à combien il sera vendu d’ici le Ramadan. C’est une situation inquiétante ! »

À quelques mètres de là, Céline Damaro, une autre commerçante, partage le même sentiment d’inquiétude. Elle détaille l’évolution des prix des produits essentiels : « Le bidon d’huile de palme coûte désormais 230 000 GNF, celui d’huile d’arachide 305 000 GNF. Quant au sac de riz, il se vend entre 300 000 et 310 000 GNF. Avec une telle augmentation, la vie devient de plus en plus dure. Si cette tendance se poursuit jusqu’au Ramadan, nous allons énormément souffrir. »

Face à cette situation alarmante, les commerçantes interpellent les autorités sur l’urgence d’une régulation efficace du marché, afin d’éviter que cette hausse des prix ne plonge davantage les familles dans la précarité : « Nous demandons humblement aux autorités de prendre des mesures concrètes pour encadrer le secteur du commerce. Chaque année, à l’approche du Ramadan, les prix augmentent à une vitesse fulgurante, et nous peinons à nourrir nos familles. Il est grand temps d’agir ! »

Reste à savoir si cet appel sera entendu par les décideurs… L’avenir nous le dira.

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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