AN 2 CNRD – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 31 Jan 2025 21:19:56 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg AN 2 CNRD – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Quand le prestigieux bilan du général éveille les consciences des jeunes de l’axe ! https://planete7.info/quand-le-prestigieux-bilan-du-general-eveille-les-consciences-des-jeunes-de-laxe/ Fri, 31 Jan 2025 21:19:56 +0000 https://planete7.info/?p=37545 Jusque-là manipulés par des politiciens en panne de stratégie et de projets fiables, les jeunes de l’axe se départissent peu à peu des préjugés qu’on leur a imposé. Ces jeunes à qui on a fait croire que tous les régimes agissaient naturellement contre eux et les leurs, commencent à se libérer de l’ensorcellement politico-ethniciste qui […]]]>

Jusque-là manipulés par des politiciens en panne de stratégie et de projets fiables, les jeunes de l’axe se départissent peu à peu des préjugés qu’on leur a imposé.

Ces jeunes à qui on a fait croire que tous les régimes agissaient naturellement contre eux et les leurs, commencent à se libérer de l’ensorcellement politico-ethniciste qui embrumait leur conscience.

L’éveil des consciences des jeunes de l’axe troublera certainement le programme funeste des pyromanes et affairistes politiques qui utilisaient l’axe comme un foyer de contestation et de confrontation politique pour négocier des arrangements politiques.

Aujourd’hui, grâce au Général Mamadi Doumbouya, dont le seul sacerdoce est: « composer avec tous les fils de la Guinée et travailler âprement pour bâtir une nation prospère », ces jeunes ont compris la nécessité de pacifier leur zone pour permettre au Général-président de mettre en œuvre sa politique d’aménagement infrastructurel.

L’adhésion de la jeunesse de l’axe aux idéaux du Général-président, est en ce sens, une forme de reconnaissance pour les nombreuses routes réalisées ainsi que l’émergence de plusieurs infrastructures d’utilité publique.

 

Maka Ndenda Bah

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730 jours (Par Ibrahima Balaya Diallo du Forum des forces sociales de Guinée) https://planete7.info/730-jours-par-ibrahima-balaya-diallo-du-forum-des-forces-sociales-de-guinee/ https://planete7.info/730-jours-par-ibrahima-balaya-diallo-du-forum-des-forces-sociales-de-guinee/#respond Wed, 06 Sep 2023 10:02:57 +0000 https://planete7.info/?p=23340 Inlassablement les jours passent et se ressemblent même si entre-temps les détenteurs de la conscience populaire et autres régulateurs de la circulation idéologique inutilement essayent de nous convertir telles les Dragonnades à la religion du CNRD. Croyants, athées, agnostiques, protestants arrêtez de croire et convertissez vous à la nouvelle religion :Refondation sauf que celle ci […]]]>

Inlassablement les jours passent et se ressemblent même si entre-temps les détenteurs de la conscience populaire et autres régulateurs de la circulation idéologique inutilement essayent de nous convertir telles les Dragonnades à la religion du CNRD. Croyants, athées, agnostiques, protestants arrêtez de croire et convertissez vous à la nouvelle religion :Refondation sauf que celle ci est à l’image de toutes ces croyances chimériques que les peuples même les plus avertis s’en laissent parfois compter

Entre une boussole annoncée et commandée et qui n’est jamais arrivée au port de Conakry et des acteurs de théâtre de boulevard aux accents vaudevillesques  qui insultent quotidiennement nos intelligences nous prenant pour des perdreaux de l’année. Comprennent ils les silences du peuple ? ses blessures les plus profondes? Ont ils conscience que nous sommes 12.000.000 d’humanités ?Ou bien croient ils que Dieu n’a fabriqué qu’un seul homoguineensis et que le reste des guinéens sont des clones?

Demain c’est demain seul compte aujourd’hui ,ils ne se gênent même pas de mal nous gouverner, les aigris assis dans un café disent avec un pince sans rire que les dirigeants non élus ne doivent pas durer au pouvoir faux leur répondent les partisans ils doivent refonder

Dehors un homme tenant un micro est ce un chanteur ?on me dit que c’est un Laudateur moderne et pourtant le même avait fait la même chose pour l’autre avec les mêmes superlatifs

730 jours nous les comptons exit les épicuriens  stoïcisme et fatalisme sont de mises 730 jours que les voies dissidentes ne trouvent pas écho repoussant l’espoir au lendemain

Leurs alertes sont des pis aller  le ciel ne répond plus que les gouttes d’espoir se sont asséchées. Ah le ciel tous les yeux y sont tournés sauf ceux de la nouvelle religion

N’en demandons pas trop à la transition me dit l’adepte elle seule peut nous sauver acheva t’il « donnez lui un café bien frappé ce sera son cadeau d’anniversaire »

 

Ibrahima Balaya Diallo

Forum des forces sociales

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L’An 2 du CNRD : Le bilan dans le secteur de la Justice https://planete7.info/lan-2-du-cnrd-le-bilan-dans-le-secteur-de-la-justice/ https://planete7.info/lan-2-du-cnrd-le-bilan-dans-le-secteur-de-la-justice/#respond Tue, 05 Sep 2023 15:37:37 +0000 https://planete7.info/?p=23316 Depuis l’avènement du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) au pouvoir en Guinée, le 5 septembre 2021, le secteur de la Justice connait de profondes mutations. Une véritable politique est mise en œuvre pour mettre fin à la corruption et l’impunité. Dans sa mission de doter le pays d’une justice forte et équitable […]]]>

Depuis l’avènement du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) au pouvoir en Guinée, le 5 septembre 2021, le secteur de la Justice connait de profondes mutations. Une véritable politique est mise en œuvre pour mettre fin à la corruption et l’impunité.

Dans sa mission de doter le pays d’une justice forte et équitable pour tous, le ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, déroule un Plan d’Action Opérationnel axé sur 60 programme rien que pour l’année 2023. A date, son taux d’exécution est estimé à 66%.

Sur l’aspect des objectifs généraux chaque directeur général et directeur national travaille sur la base d’une lettre de mission. Le département passe régulièrement en revue les performances des services et a réussi à se doter d’un contrat type incluant la clause relative au contenu local.

En ce qui concerne les objectifs de réformes, d’importantes actions sont menées. Le Fonds d’aide juridictionnelle est rendu opérationnel avec à la clé, l’organisation normale des audiences criminelles et correctionnelle. Il faut également énumérer la mise en place des outils de contrôle et d’inspection pour rendre effective la redevabilité des magistrats et auxiliaire de justice, de même que la redynamisation des missions de contrôle des cours et tribunaux, des établissements pénitentiaires et des services de police judiciaire.

Le ministère a œuvré pour « l’harmonisation et la réglementation de l’utilisation des sceaux et de l’armoirie de la République de Guinée, le recrutement et la formation des auditeurs de justice et des élèves greffiers, la formation continue des magistrats et autres acteurs judiciaires cadre du MJDH (200 magistrats, 75 greffiers, 200 officiers de police judiciaires, 100 OPJM, 50 secrétaires, 70 cadres et 40 avocats), la mise en place et l’opérationnalisation d’un mécanisme d’évaluation des magistrats ».

Dans ce dispositif, les droits de l’homme occupent une place prépondérante. Ainsi, le ministère dirigé par Alphonse Charles Wright a fait de la vulgarisation de la politique pénitentiaire une priorité. La lettre de politique nationale de promotion et de protection des droits de l’homme connait également un début de mise en œuvre.

Pour rapprocher la justice des justiciables, le gouvernement de transition a lancé un vaste programme de restauration des cours et tribunaux, avec à la clé, l’achèvement des travaux de construction des TPI de Kindia, Mamou, Kankan et les équiper. Tandis que la construction des TPI de Kissidougou, Faranah, Dubréka, Mafanco, Koundara, Beyla, Fria et Lola et rénovation du centre de formation judiciaire de Conakry sont une réalité. Derrière ce programme, il s’agit in fine, d’ériger les justices de paix en tribunaux de première instance. Le respect des droits humaines nécessite également l’amélioration des conditions de détention en milieu carcéral. Dans cette optique, un programme de modernisation des établissements pénitentiaires est lancé. Il touche spécifiquement la Maison centrale de Conakry, Kindia, N’Zérékoré et les Maisons d’Arrêts de Macenta, Mandiana et Fria.

Front anti-corruption

Le CNRD promeut cinq valeurs fondamentales parmi lesquelles le « Redressement » qui vise à rompre avec les anciennes pratiques. Cela se concrétise depuis le 5 septembre 2021 par une lutte acharnée contre la corruption et le détournement des biens publics.

On retient sur ce volet, la création et l’opérationnalisation de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). La juridiction tient déjà les premiers procès d’anciens dignitaires du pays soupçonnés de blanchiment d’argent, détournement de derniers publics, enrichissement illicitement et corruption. En tout, quelques 306 personnes physiques sont poursuivies. Environ 50 milliards de francs guinéens sont versés à la Banque centrale à titre de cautions.

Le secteur de la justice fait aussi ses preuves avec le procès des évènements du 28 septembre 2009. L’ouverture des débats en septembre 2022 traduit la volonté du président de la transition, Colonel Mamadi Doumbouya et tout le CNRD de mettre un terme à l’impunité en Guinée.

 

(Synergie des médias en ligne/An 2 CNRD)

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Situation des projets miniers à la prise du pouvoir (le 5 septembre 2021) : le bilan très exhaustif du SNPCPM https://planete7.info/situation-des-projets-miniers-a-la-prise-du-pouvoir-le-5-septembre-2021-le-bilan-tres-exhaustif-du-snpcpm/ https://planete7.info/situation-des-projets-miniers-a-la-prise-du-pouvoir-le-5-septembre-2021-le-bilan-tres-exhaustif-du-snpcpm/#respond Tue, 05 Sep 2023 14:37:30 +0000 https://planete7.info/?p=23310 Après la prise du pouvoir par le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), le constat a été que le SNCPM était absent sur le terrain. Les Sociétés minières en phase de projet n’étaient pas suivies. En conséquence, la majorité des Sociétés Minières en projet étaient en situation irrégulière. D’autres étaient à l’arrêt et/ou […]]]>

Après la prise du pouvoir par le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), le constat a été que le SNCPM était absent sur le terrain. Les Sociétés minières en phase de projet n’étaient pas suivies. En conséquence, la majorité des Sociétés Minières en projet étaient en situation irrégulière. D’autres étaient à l’arrêt et/ou complètement absents sur le terrain.

En juin 2022, le SNCPM a effectué sa première mission sur l’ensemble du territoire national pour contrôler tous les projets miniers. Cette 1ere mission du SNCPM, a été sanctionné par un rapport final qui a mentionné des constats alarmants sur le terrain.

A la suite de ces constats, sur les cinquante (50) Sociétés minières en projet, vingt-deux (22) sociétés minières ont reçus des mises en demeure et le reste ont été convoqué à la Direction du SNCPM pour un rappel au respect du code minier. Le SNCPM a également invité en novembre 2022, toutes les Sociétés Minières en projet pour une réunion de travail. Au cours de cette réunion, un rappel des articles du code minier a été fait. IL a été aussi signalé que la présence effective du SNCPM sur le terrain pour le suivi rigoureux des projets miniers, est devenu l’un des axes prioritaires du Ministère des Mines et de la Géologie.

  1. Situation des projets miniers de nos jours

Le CNRD, après sa prise du pouvoir a mis dans la feuille de route du Ministère des Mines et de la Géologie, des axes prioritaires. Parmi ces axes prioritaires, il y’a le « Suivi rigoureux des projets miniers sur le terrain » qui est l’une des prérogatives du SNCPM. C’est ainsi que le Ministre des Mines, M. Moussa Magassouba a mis un accent sur la présence du SNCPM sur le terrain. Chose qui a donné des résultats de nos jours. Sur les cinquante (50) projets miniers qui ralentissaient les travaux et/ou étaient absents sur le terrain, le SNCPM a obtenu comme résultat :

  • Deux (2) projets miniers ont quitté officiellement la phase projet, pour la phase production et ont commencé la commercialisation de leurs substances. Il s’agit de la Société Bauxite de Guinée (SBG). La SBG est une société minière de droit guinéen détentrice d’une concession minière pour la bauxite. Elle couvre une superficie de 502km2 et est localisée dans les préfectures de Kindia, Pita et Dalaba précisément dans les sous-préfectures de Sougueta, Linsan, Sangareya et Koba. Le lancement officiel de la production de la bauxite de la SBG a eu lieu le Samedi 11 Février 2023 au port de Konta (Forécariah). Sa production annuelle est estimée à 5 000 000 millions de tonnes de bauxite par an. Il y a aussi la SOCIETE BAUXITE KIMBO SA. La Société Bauxite Kimbo SA est une société de droit guinéen titulaire de 2 permis d’exploitation industrielle dans les préfectures de Télimélé, Fria, Dubréka, Kindia pour une superficie 838 km2. Le lancement officiel de la production de la bauxite de Kimbo a eu lieu le mercredi 24 mai 2023 à Fria. La production estimée de la première phase du projet est de 10 millions de tonnes de bauxite par an ;
  • Quatre (4) projets miniers vont bientôt quitter la phase projet pour la phase production ;
  • Trois (3) projets miniers qui étaient presqu’à l’arrêt ont lancé officiellement leurs travaux de construction sur le terrain. Il s’agit de la Société Sama Ressources Guinnée (SRG) qui veut exploiter le graphite dans la zone de Lola, la Société Alliance Mining Commodity (AMC) qui veut exploiter son gisement de bauxite à Boke, et également Dynamic Mining qui a un permis d’exploitation de la bauxite à Boke ; et
  • Les autres Sociétés minières sont en plein travaux pour le développement de leurs projets sur le terrain.
  1. Perspectives

Grace à la volonté politique du Chef de l’Etat, le Colonel Mamadi DOUMBOUYA, grâce à l’engagement du Ministre des Mines, M. Moussa MAGASSOUBA, et à l’appui financier du Fonds d’Investissement Minier (FIM), la présence effective du Service National de Coordination des Projets Miniers sur le terrain est devenu une réalité. A travers cette présence sur le terrain, bientôt nous aurons quatre (4) Sociétés minières aurifères qui vont complètement finir leurs constructions pour devenir une Société minière en production. Comme susmentionné, elles sont :

  1. KOUROUSSA GOLD MINE (KGM) SA : KGM est une société de droit Guinéen reprise par HUMMINGBIRD RESOURCES. Elle envisage une exploitation industrielle de l’or pour une production annuelle planifiée de 100 000 oz par an pour une durée de vie de 5 ans. Le niveau de réalisation des travaux est estimé à 90%. Le lancement officiel de sa 1ere production d’or est attendu dans le dernier trimestre de l’année 2023 ;
  2. SYCAMORE MINE GUINEE SAU : C’est une Société de droit guinéen. La société Sycamore Mining et Sycamore Capital ont signé un accord avec le Gouvernement guinéen pour la relance de la mine d’or de Kiniéro de la Société SEMAFO Guinée SA, située dans la Préfecture de Kouroussa, qui n’était plus en production depuis début 2014. La production annuelle planifiée est de 100 000 oz par an pour une durée d’exploitation de la mine estimée entre 10 à 12 ans. Le niveau de réalisation des travaux est estimé à 81%. Le lancement officiel de sa 1ere production d’or est attendu en début d’année 2024 ;
  3. SOCIETE WEILY MINING SARL : WEILY MINING est une société de droit guinéen détentrice d’un permis d’exploitation industrielle d’or et minéraux associés couvrant une superficie de 115,14 km2. Le projet est situé dans la partie Nord-Ouest à environ 102 kilomètres de Siguiri dans le district de Solotomo, Sous-préfecture de Niagassola. La production annuelle estimée est de 50 000 oz d’Or par an. Le niveau de réalisation des travaux est estimé à 85%. Le lancement officiel de sa 1ere production d’or est attendu dans le dernier trimestre de l’année 2023 ; et
  4. NEW JAPAN MINING COMPANY SARL : La Société New Japan Mining Company sarl est une société de droit guinéen. Le projet est situé dans la Sous-Préfecture de Balandougouba, Préfecture de Mandiana. La production annuelle planifiée est de 100 000 oz par an. Le niveau de réalisation des travaux est estimé à 85%. Le lancement officiel de sa 1ere production d’or est attendu dans le dernier trimestre de l’année 2023.

NB : Cette Société minière a reçu récemment en France le prix de meilleur projet minier en Afrique.

VII. Impacts socio-économiques

Sur le plan socio-économique, l’arrivées en production de ces sociétés minières créera des emplois pour des jeunes guinéens. Si nous prenons les deux (2) sociétés déjà en production depuis le début de cette année 2023, en plus des quatre (4) qui attendent d’être en production, nous estimons qu’au minimum 3 000 emplois seront créés d’ici à la fin du premier trimestre de 2024. Un montant important sera également payé aux communautés impactées comme Fonds de Développement de Local (FODEL). L’estimation de ce fonds FODEL au minima s’élève à 30 millions de dollars USD par an.

En termes de recette fiscale, l’Etat guinéen recevra entre autres, le montant de : la taxe à l’extraction et à l’exportation, la dividende (part non contributive de l’Etat), l’impôt sur les Sociétés (IS), les Retenus sur Salaire et Traitement des employés guinéens (RTS), les taxes sur la valeur ajoutée (TVA), les droits de douanes et de transport. Cette rente fiscale estimée au minima s’élève à un (1) milliard de dollars USD.

https://fb.watch/mSZ_kKjzcx/

Planete7.info 

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L’AN 2 du CNRD : Les infrastructures sanitaires modernes émergent, l’offre des soins s’améliore https://planete7.info/lan-2-du-cnrd-les-infrastructures-sanitaires-modernes-emergent-loffre-des-soins-sameliore/ https://planete7.info/lan-2-du-cnrd-les-infrastructures-sanitaires-modernes-emergent-loffre-des-soins-sameliore/#respond Tue, 05 Sep 2023 14:13:20 +0000 https://planete7.info/?p=23307 Il y a juste deux ans que le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), avec à sa tête le colonel Mamadi Doumbouya, prenait les rênes de la Guinée. Depuis cet avènement, des mesures fortes ont été prises dans divers secteurs pour améliorer le bien-être des Guinéens. C’est le cas du secteur de la […]]]>

Il y a juste deux ans que le Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD), avec à sa tête le colonel Mamadi Doumbouya, prenait les rênes de la Guinée. Depuis cet avènement, des mesures fortes ont été prises dans divers secteurs pour améliorer le bien-être des Guinéens.

C’est le cas du secteur de la santé où, sous le leadership du ministre Mamadou Péthè Diallo, plusieurs réformes et non des moindres sont posées en faveur des populations.

Parmi les actes phares figurent la finalisation des travaux de construction et d’extension du CHU-Donka, suivie de son ouverture officielle le 17 août 2022. L’hôpital Donka est modernisé et mis en servie après sept de travaux qui ont changé sa physionomie et rehaussé la qualité des services.

Dans le but de fournir des soins de qualité aux populations, le gouvernement a procédé en novembre 2022 à la signature du contrat de construction des hôpitaux régionaux de Kindia, Labé, Kankan avec le Groupe français ‘’Eiffage’’. Dans le même temps, les travaux de construction des huit centres d’hémodialyse à Conakry et les capitales régionales à savoir Boké, Kindia, Labé, Mamou, Faranah, Kankan et N’zérékoré sont lancés et se poursuivent sans interruption.

L’amélioration des soins de santé passe aussi par l’assainissement du circuit de distribution des médicaments. Les nouvelles autorités ont compris cet enjeu. C’est pourquoi dès les premières heures de la transition en cours, le gouvernement s’est vite attaqué à la lutte contre les faux médicaments, les cliniques clandestines et boutiques de vente illégales des médicaments impropres à la consommation.

Cette croisade a été renforcée avec la mise en place d’un Comité technique national de lutte contre les pratiques médicales et paramédicales illégales, le trafic et la contrefaçon de médicament et autres produits de santé.

Pour favoriser l’accès aux médicaments de qualité et à des prix abordables, le ministère de la Santé et de l’Hygiène publique a doté les structures sanitaires du pays d’importants stocks de produits de santé, à travers la Pharmacie Centrale de Guinée (PCG SA).  Dans la foulée les autorités ont exigé à ces structures sanitaires l’affichage public du tarif des différentes prestations et traitements des usagers avec respect, empathie, humilité et considération. Transparence oblige !

Selon nos informations, la matérialisation de la gratuité de la césarienne et du traitement du paludisme dans les structures sanitaires est aussi devenue une réalité. Outre les hôpitaux régionaux et les centres d’hémodialyses, nous apprend-on, le ministère de la Santé, sur instructions du Président de la transition, Colonel Mamadi Doumbouya, a entrepris la construction d’une cinquantaine de centres de santé améliorés sur toute l’étendue du territoire national avec l’appui des partenaires techniques et financiers (PTF). Déjà, plusieurs villes et villages ont reçu les clés après les cérémonies officielles d’inauguration des infrastructures. Il y a également la mise à disposition des directions des structures sanitaires du pays, des subventions à hauteur de plusieurs millions de francs guinéens pour faciliter leur fonctionnement.

A tous ceux-ci, s’ajoutent la nomination de nombreux jeunes cadres à des postes de responsabilité pour redynamiser le système avec la relance de plusieurs programmes, le renforcement des capacités d’intervention de l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSS) et du programme élargi de vaccination (PEV) en faveur de la redynamisation des actions de lutte contre les épidémies multiples et l’achat et la mise à disposition de 30 ambulances médicalisées au niveau de la plupart des structures sanitaires du pays, sans oublier des véhicules de fonctions pour la plupart des hauts cadres du département.

En dépit de ce bilan ‘’prometteur’’ nombreux sont des défis non encore relevés dans le secteur de la santé en Guinée. La non-opérationnalisation de tous les services du centre hospitalo-universitaire de Donka, la présence de plusieurs cadres intérimaires à la tête de certains hôpitaux préfectoraux du pays sont parmi les objectifs prioritaires auxquels l’Etat promet de s’attaquer très rapidement.

 

(Synergie des médias en ligne/An 2 CNRD)

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Deux ans après l’avènement du CNRD, ce qu’il faut retenir des actions politiques https://planete7.info/deux-ans-apres-lavenement-du-cnrd-ce-quil-faut-retenir-des-actions-politiques/ https://planete7.info/deux-ans-apres-lavenement-du-cnrd-ce-quil-faut-retenir-des-actions-politiques/#respond Tue, 05 Sep 2023 12:41:51 +0000 https://planete7.info/?p=23305 5 septembre 2021-5 septembre 2023.  Cela fait deux ans que le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), avec à sa tête le Colonel Mamadi Doumbouya, préside aux destinées de la Guinée. Dès les premières heures de la prise du pouvoir, l’ancien commandant du Groupement des forces spéciales a acquis le soutien populaire à […]]]>

5 septembre 2021-5 septembre 2023.  Cela fait deux ans que le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD), avec à sa tête le Colonel Mamadi Doumbouya, préside aux destinées de la Guinée. Dès les premières heures de la prise du pouvoir, l’ancien commandant du Groupement des forces spéciales a acquis le soutien populaire à travers des discours forts et rassurants. Dans la foulée, des consultations nationales ont été menées avec l’ensemble des couches sociopolitiques et professionnelles pour tenter de donner un caractère plus inclusif à la transition. Deux ans après, que peut-on retenir des actions politiques du CNRD ? La synergie des médias en ligne fait le diagnostic.

Après neuf mois d’exercice au compte de son nouveau mandat issu d’une réforme constitutionnelle controversée, le Président Alpha Condé s’est vu renversé au matin du 5 septembre 2021, par le Colonel Mamadi Doumbouya, commandant du groupement des forces spéciales. La question du troisième mandat et la « mal gouvernance » ont été les maitres mots pour légitimer le coup de force.

Au lendemain des évènements de la prise du pouvoir, les nouveaux dirigeants du pays, ont décidé de l’interdiction de sortie à l’ensemble des membres du gouvernement déchu. Leurs documents de voyage confisqués et les comptes bancaires gelés. Au même moment, des consultations sont organisées pour définir le contenu de la transition.

Ainsi, le 27 septembre 2021, une charte de la transition est publiée et approuvée par la presque totalité des organisations sociopolitiques. Les dispositions relatives à la non candidature des membres des organes de la transition, au respect des droits et libertés fondamentaux des citoyens et la fixation par consensus de la durée de la transition, sont entre autres les garanties qui ont rassuré les acteurs sociopolitiques quant à la bonne foi du CNRD de mener à bien cette période transitoire.

En octobre de la même année, le Colonel Mamadi Doumbouya, prête serment en qualité de Président de la transition, Chef de l’Etat. Un mois après, un gouvernement civil composé de vingt-sept (27) membres est constitué, dirigé alors par l’ancien fonctionnaire international Mohamed Beavogui.

L’une des mesures phares est la création en décembre 2021, de la Cour de Répression des Infractions Economiques et Financières (CRIEF). Des poursuites sont enclenchées contre plusieurs anciens dignitaires pour des faits présumés de détournement de deniers publics. Il s’agit entre autres de l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, l’ancien Président de l’Assemblée nationale Amadou Damaro Camara et l’ancien ministre de la défense Dr Mohamed Diané.

Dans sa volonté d’organiser une transition inclusive, des journées de « Vérité et Pardon » sont organisées sur toute l’étendue du territoire national et dans les ambassades guinéennes à l’étranger. Ces assises nationales menées entre le 22 mars et le 29 avril 2022 ont impliqué l’ensemble des couches sociales à l’exception du RPG qui a décliné l’offre du dialogue.

Toutefois, au terme de six semaines de travaux menés par les membres du Comité national des assises, dirigé par des chefs religieux, un rapport assorti de 45 recommandations est remis au Président de la transition.

L’opération de récupération des domaines de l’Etat constitue un autre domaine d’intervention des autorités de la transition. A ce titre, la Cité ministérielle de Donka et bien d’autres résidences spoliées sont retombées dans le portefeuille du Patrimoine bâti public.

En juillet 2022, alors qu’il venait de rentrer de l’immersion gouvernementale à l’intérieur du pays, le Premier ministre Mohamed Béavogui s’est rendu en Italie pour des raisons de santé. Le ministre du commerce Docteur Bernard Goumou a été désigné pour assurer l’intérim. Un mois après, celui-ci a été confirmé dans la même fonction. Son prédécesseur aurait rendu démission sans que cela ne soit communiqué à la place publique.

Fraîchement confirmé, Docteur Bernard Goumou, Premier ministre chef du gouvernement, en prélude au dialogue politique, a effectué en octobre 2022, une visite aux partis politiques. La démarche a débouché sur l’ouverture du cadre de dialogue inter guinéen en novembre, après plusieurs tentatives sans succès au temps de son prédécesseur.

Ce dialogue devrait permettre d’harmoniser les divergences de vue sur la conduite de la transition. Placé sous l’autorité du Premier ministre et piloté par trois facilitatrices guinéennes, ce dialogue s’est déroulé finalement sans la participation des coalitions politiques du RPG-arc-en-ciel, de l’ANAD et du FNDC politique. Les efforts du gouvernement pour faire venir les acteurs autour de la table n’ayant pas abouti.

Ces coalitions avaient pour revendications la non prise en compte de leurs préalables dont entre autres : le respect des dispositions de l’article 77 de la charte de la transition, la déclaration des biens des membres de la transition, l’arrêt des harcèlements judiciaires et la levée de l’interdiction des manifestations et la mise en place d’un dialogue sous la supervision de la CEDEAO et de la communauté internationale.

Outre ces revendications, les travaux du dialogue se sont poursuivis jusqu’en décembre 2022. Au total, 35 recommandations y ont résulté et ont été soumis à l’attention du Président de la transition. Dans le souci de la mise en œuvre desdites résolutions, un Comité de suivi composé des différentes parties au dialogue a été créé à la Primature.

Parallèlement aux travaux de ce comité, un autre cadre d’échange a été créé sous la médiation des chefs religieux. Il n’a pas permis de rapprocher les positions des coalitions opposées à la conduite du CNRD. Nonobstant, les activistes du FNDC ont pu recouvrer leur liberté grâce aux bons offices des religieux après plusieurs mois de détention pour des faits de manifestations non autorisées.

Courant de la même période, un chronogramme dynamique a été établi avec la CEDEAO fixant la durée de la transition à 2 ans. Ce fut l’aboutissement de longues tractations qui ont conduit à des manifestations ayant entrainé de graves conséquences, malgré la mesure d’interdiction.

Durant ces deux dernières années, la conférence des chefs d’Etat de la CEDEAO a tenu plusieurs sommets pour statuer sur les transitions en cours en Guinée, au Mali et au Burkina Faso.

Visiblement, la diplomatie souterraine du CNRD l’a emporté sur les nombreuses sanctions et recommandations imposées aux autorités guinéennes.

En avril 2023, à l’occasion d’une rencontre avec les partenaires sur le niveau d’exécution du chronogramme de la transition, le ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, a levé un coin de voile sur les implications du retour à l’ordre constitutionnel. Selon Mory Condé, le budget pour l’exécution des dix (10) points du chronogramme s’élève à plus de 5 000 milliards de francs guinéens, soit 600 millions de dollars US. La levée de fonds pour le financement de ce budget est désormais l’objectif recherché par le gouvernement de la transition. Même si le Premier ministre Goumou a annoncé récemment la mobilisation de 40 millions de dollars US sur le besoin de 600 millions US.

 

 (Synergie des médias en ligne/An 2 CNRD)

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Guinée : La réfondation de l’Etat passe aussi par la réalisation progressive des infrastructures (Synergie des médias en ligne/An 2 CNRD) https://planete7.info/guinee-la-refondation-de-letat-passe-aussi-par-la-realisation-progressive-des-infrastructures-synergie-des-medias-en-ligne-an-2-cnrd/ https://planete7.info/guinee-la-refondation-de-letat-passe-aussi-par-la-realisation-progressive-des-infrastructures-synergie-des-medias-en-ligne-an-2-cnrd/#respond Tue, 05 Sep 2023 12:09:34 +0000 https://planete7.info/?p=23300 Le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) mise sur les infrastructures socio-économiques pour améliorer le niveau de vie des Guinéens et booster la croissance économique du pays. En témoignent le nombre de chantiers lancés ou qui ont repris sur l’ensemble du territoire national depuis le 5 septembre 2021. Le CNRD semble avoir sonné […]]]>

Le Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) mise sur les infrastructures socio-économiques pour améliorer le niveau de vie des Guinéens et booster la croissance économique du pays. En témoignent le nombre de chantiers lancés ou qui ont repris sur l’ensemble du territoire national depuis le 5 septembre 2021.

Le CNRD semble avoir sonné la fin de la récréation en accordant une attention soutenue aux processus de passation et l’exécution des marchés dans les délais. En deux ans, les résultats sont visibles.

« 2 252 kilomètres de routes réalisés en deux ans »

Les routes du pays sont pratiquement en chantier. Le premier acte posé par le Président de la transition dans ce secteur, aura été la relance des travaux de construction de la route nationale N°1 Coyah-Mamou-Dabola.

A la suite de cela, le colonel Mamadi Doumbouya a procédé le 13 juillet 2022 à la pose de la première pierre de l’échangeur de Bambéto, dont les travaux sont très avancés à ce jour. Ce projet financé à hauteur 246 millions de dollars US est exécuté par l’entreprise chinoise China Hydro, pour une durée de 30 mois.

Dans la foulée, les travaux de construction des échangeurs du KM36 et de Kagbelen ont été relancés. A Kagbelen, le pont « Paul Kagamé » a été inauguré et celui du KM36, déjà mis en service attend quelques travaux de finition pour être pleinement opérationnel.

Faut-il aussi rappeler qu’en janvier 2023, les travaux du pont à péage de Tanènè, long de 126 mètres, permettant le remplacement des 4 ponts construits en 1957 ont été lancés par le Premier ministre Dr Bernard Goumou. Les travaux de cet important ouvrage de franchissement 269 milliards GNF, avec poutre longitudinale en acier, tablier en béton, avec 2 voies, et d’une longueur totale des voiries de raccordement de 3 km, progressent à la satisfaction des autorités.

Une véritable course contre la montre est lancée pour doter le pays d’ouvrages de franchissement modernes, sécurités et adaptés aux défis du moment. Dans cette dynamique, les travaux de construction de cinq ponts et leurs voies d’accès sont en cours à Conakry et Coyah. Il s’agit des ponts de Kakimbo, Kiroti, Démoudoula, Kissosso et Kassonya ainsi que leurs routes d’accès dans le grand Conakry. Le coût de réalisation s’élève à 59,99 millions d’euros, pour un délai d’exécution de 30 mois.

Dans une dizaine de villes, les travaux de bitumage des voiries urbaines sont entamés. Il s’agit de Gaoual (10 km), Macenta (11,2 km) Yomou (11 km), Koubia 9,3 km), Kérouané 11,3 km) Mali 17,1 km), Tougué 15 km), Koundara (8,3 km), Dabola (8,5 km), Kindia (8,5 km).

Selon le ministre des Infrastructures, qui s’exprimait à l’occasion de l’inauguration du pont « Kagamé », le gouvernement guinéen va investir, au titre de l’exercice budgétaire 2023, « plus de 4 000 milliards GNF dans le secteur des travaux publics ».

Le chef du gouvernement, qui ne rate pas d’occasions pour magnifier les réalisations du CNRD, a fait savoir ces derniers jours, que « 2 252 kilomètres de routes ont été réalisés depuis le 5 septembre 2021 ».

Les infrastructures aéroportuaires se modernisent

Dans ce secteur, c’est un exploit que le CNRD est train de réussir. Il y a trois mois, les travaux d’extension et de modernisation de l’aéroport international Ahmed Sékou Touré ont été lancés. A l’issue des 20 mois d’exécution, le principal aéroport de Conakry changera de visage. Les travaux portent notamment sur la construction d’’un Nouveau Terminal passager de 32 000 m², un nouveau Terminal Cargo de 3 600 m², des bureaux administratifs de la SOGEAC, une Tour de contrôle, une Nouvelle caserne des pompiers, une Nouvelle centrale électrique, d’un Pavillon présidentiel, un Bâtiment de la Gendarmerie des Transports Aériens, un Complexe hôtelier et la rénovation de la piste et les voies de circulation.

Ces travaux seront exécutés en cinq phases, selon le cahier de charge. La première concernera les édifices et sera réalisée en six mois pour un coût estimé à 25 millions d’euros. Les quatre autres phases suivront au fur et à mesure. Ce qui fera un coût global d’un peu plus de 270 millions d’euros. Le groupe Albayrak est chargé de l’exécution des travaux de cette œuvre gigantesque. A date, l’aéroport dispose d’un parking automatisé opérationnel, avec trois modes d’accès.

Parallèlement, l’Etat guinéen a lancé les travaux de réhabilitation des aérodromes à Faranah, Kankan, N’zérékoré et Labé. « Nous devons voir grand et ne pas nous contenter du peu », commente le ministre des Transports Félix Lamah.

Des infrastructures socioéducatives tous azimuts

Après avoir fait l’état des lieux des infrastructures et équipements scolaires, le ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’Alphabétisation a proposé en conseil des ministres, la réhabilitation et la construction de nouvelles écoles, pour répondre aux déficits. Ainsi, 563 écoles ont été rénovées et 1 000 salles de classes sont en cours de construction.

Dans le domaine de l’Enseignement supérieur, plusieurs laboratoires de recherches sont désormais équipés et le département accompagne les travaux d’au moins un millier d’enseignants chercheurs en master et doctorat.

L’Enseignement technique occupe une place de choix dans la politique de refondation du système éducatif guinéen. Dans cette perspective, une nouvelle école de Chemin de fer, le CFP de Donka et bien d’autres ainsi que l’Ecole maritime sont en réalisation. Aussi, pour améliorer les conditions de vie et d’apprentissage, les apprenants des écoles professionnelles bénéficient désormais de bourses d’entretien. Celles-ci varient entre 150 000 et 250 000 francs guinéens. Une première en Guinée. Outre la construction des CFP et la modernisation du processus d’inscriptions dans les écoles professionnelles, le département procède aussi à un recensement biométrique des apprenants.

Dans le cadre des logements sociaux, en septembre 2022, Dr Bernard Goumou a donné le coup d’envoi des travaux de réalisation de 302 logements à Kolaboui. En Janvier 2023, il a présidé la cérémonie de remise des clés du premier lot de logements sociaux à Matoto. Un projet piloté par l’Agence Guinéenne pour le Financement du Logement (AGUIFIL).

 

(Synergie des médias en ligne/An 2 CNRD)

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Deuxième anniversaire du CNRD au pouvoir : les Guinéens qui avaient applaudi s’interrogent (Par Alpha Moussa Dieng) https://planete7.info/deuxieme-anniversaire-du-cnrd-au-pouvoir-les-guineens-qui-avaient-applaudi-sinterrogent-par-alpha-moussa-dieng/ https://planete7.info/deuxieme-anniversaire-du-cnrd-au-pouvoir-les-guineens-qui-avaient-applaudi-sinterrogent-par-alpha-moussa-dieng/#respond Tue, 05 Sep 2023 01:51:48 +0000 https://planete7.info/?p=23289 Le dimanche 05 septembre 2021 venait au pouvoir en Guinée le Comité National du Rassemblement et du Développement CNRD suite à une révolution de palais. Ainsi, cette initiative des forces armées guinéennes avait été saluée par plus d’un. Les politiques qui après des mois de séquestration et d’emprisonnement se disaient être enfin libérés de la […]]]>

Le dimanche 05 septembre 2021 venait au pouvoir en Guinée le Comité National du Rassemblement et du Développement CNRD suite à une révolution de palais. Ainsi, cette initiative des forces armées guinéennes avait été saluée par plus d’un. Les politiques qui après des mois de séquestration et d’emprisonnement se disaient être enfin libérés de la dictature du régime du professeur Alpha Condé. Ils pensaient ainsi que la Guinée qui avait foulé au sol l’ensemble des valeurs de la démocratie allait se remettre et que les Guinéens pourront s’exprimer librement sur toutes les questions relatives à la vie nationale et choisiront leurs dirigeants sans tenir compte de la religion, de l’ethnie ou encore de la région des différents candidats. Des facteurs qui ont contribué fortement à mettre en péril l’unité nationale.

Les défenseurs des droits humains se montraient optimistes quant au respect des droits et libertés fondamentales pour lesquels ils se battent quotidiennement. Les jeunes qui, après avoir fait des études dans des conditions défavorables et même insouhaitables ont nourri l’espoir qu’avec ces militaires ils allaient enfin se trouver des emplois pour soutenir leurs pauvres parents qui ont tout laissé pour les accompagner dans leurs études. Les fonctionnaires qui se plaignaient et regrettaient même les conditions dans lesquelles ils servaient le pays espéraient une amélioration de leurs conditions de vie et de travail. En un mot, les Guinéens de toutes catégories confondues se sont montrés heureux de voir enfin naître un espoir si grand.

Les hommes des médias espéraient que le bâillonnement de la presse, l’intimidation des journalistes ainsi que les restrictions des médias allaient prendre fin.

Aujourd’hui, (deux ans après), où en sommes-nous par rapport aux promesses qu’avaient tenues les hommes en treillis ? Voilà la principale question que la majorité des Guinéens se posent. Sur le terrain, on constate que des réalisations ont certes été faites par endroit dans le cadre de la mise en place des infrastructures mais malgré cela le retour à l’ordre constitutionnel normal ne serait pas à l’ordre du jour. Les dirigeants actuels sont beaucoup plus préoccupés par la conservation et la consolidation du pouvoir que par les échéances électorales qui pourront sanctionner la transition militaire. Déçus, de nombreux acteurs politiques et de la société civile dénoncent la gestion solitaire du pays par le colonel Mamady Doumbouya et ses hommes, déplorent l’interdiction des manifester dans tout le pays depuis l’arrivée du CNRD au pouvoir, le manque de transparence dans la gestion de la chose publique et réclament même un dialogue politique inclusif impliquant l’ensemble des forces vives du pays.

Les jeunes qui cherchaient l’emploi pour pouvoir se prendre en charge et se mettre à l’abri du besoin attendent toujours l’action du ministère de la fonction publique qui n’aurait que peu où même pas de bilan réel. Car officiellement, aucun recrutement n’a été organisé en leur faveur. Ceux parmi eux qui ont eu le courage d’embrasser la carrière des hommes en uniforme ont participé au concours d’intégration dans l’armée. Malheureusement, après plusieurs mois de formation commune de base dans les différents centres à travers le pays, ils sont nombreux à être remerciés pour des raisons liées à des problèmes d’âge, de santé et de taille justifie-t-on.

Les enseignants contractuels de Guinée qui après avoir servi l’école guinéenne dans les coins les plus éloignés, les plus enclavés, les plus défavorisés du pays ont perdu tout espoir car ils attendent toujours le paiement de leur arriérés de salaire.

Les citoyens qui attendaient l’appui de l’État pour l’accompagnement des paysans, des artisans, des ouvriers afin de booster leurs activités s’impatientent. Les frustrations se multiplient, le chômage s’intensifie, le bardage des ressources s’accélère, la pauvreté s’enracine et le désespoir grandit. Comme pour dire que le Guinéen est loin de se réconcilier avec son État. Et d’ailleurs il est et restera toujours préoccupé par deux choses : la paix et le pain.

 

Alpha Moussa Dieng, journaliste.

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 Guinée – Le bilan sans démagogie des deux ans du CNRD au pouvoir : les actes posés, l’appréciation, et les points faibles  https://planete7.info/guinee-le-bilan-sans-demagogie-des-deux-ans-du-cnrd-au-pouvoir-les-actes-poses-lappreciation-et-les-points-faibles/ https://planete7.info/guinee-le-bilan-sans-demagogie-des-deux-ans-du-cnrd-au-pouvoir-les-actes-poses-lappreciation-et-les-points-faibles/#respond Tue, 05 Sep 2023 01:23:53 +0000 https://planete7.info/?p=23287  Il y a deux années de cela, notamment le matin du dimanche 5 septembre 2021, les populations guinéennes, étouffées par un contexte sociopolitique et économique déprimant, se réveillaient au son de la voix de ses filles et fils patriotes en armes qui avaient décidé de prendre leur responsabilité face à l’histoire. Ce fut un réveil […]]]>

 Il y a deux années de cela, notamment le matin du dimanche 5 septembre 2021, les populations guinéennes, étouffées par un contexte sociopolitique et économique déprimant, se réveillaient au son de la voix de ses filles et fils patriotes en armes qui avaient décidé de prendre leur responsabilité face à l’histoire. Ce fut un réveil martial, mais un réveil plein d’espoirs célébré avec spontanéité dans les rues sur l’ensemble du territoire national. C’est l’avènement du Comité National du Rassemblement pour le Développement (CNRD) au pouvoir, avec à sa tête le Colonel Mamadi DOUMBOUYA.

Dès sa première prise de parole publique, le Colonel Mamadi DOUMBOUYA avait eu des mots justes qui raisonnent avec le peuple. Mais surtout, quelques jours après son avènement au pouvoir, le CNRD à déroulé ses priorités et ses engagements dans le cadre de la période transition qui allait alors s’ouvrir en Guinée. Les cinq (5) priorités énoncées par le CNRD furent : (A) le Refondation de l’État; (B) le Redressement; (C) Le Rassemblement; (D) Le Repositionnement; et (E) La Rectification institutionnelle et le retour à l’ordre constitutionnel.

Deux années plus tard, c’est l’heure du bilan sans démagogie :

  • Est-ce que le CNRD avance dans le sens des 5 priorités de la transition?
  • Quels sont les principaux actes concrets posés pour chacune de ces 5 priorités de la transition?
  • Quelle appréciation avons-nous des actions posées pour chacune de ces 5 priorités de la transition?
  • Quels sont les points faibles du CNRD sur chacune de ces 5 priorités de la transition?
  • Le régime de la transition fait-il mieux que le régime précédent?

C’est à l’ensemble de ces questions que nous apporterons des réponses documentées et objectives. Pour chacune des priorités, nous émettons une évaluation allant de « Excellent » à « Faible », en passant par « Très bien » et « Bien ». C’est l’heure du bilan sans démagogie. 

  1. A) La Refondation de l’État : cette priorité comprend les trois volets suivants : (1) la réforme de l’Administration publique, (2) la moralisation de la vie publique, et (3) la restauration de l’autorité de l’État.

1) En matière de réforme de l’Administration publique : à la veille de la prise du pouvoir par le CNRD, la fonction publique guinéenne était devenue ci-immaîtrisable que la seule solution que le régime précédent proposait était de réduire de 5% le salaire de chaque fonctionnaire de l’État.

À son arrivé au pouvoir en septembre 2021, le CNRD a identifié la réforme de l’administration publique comme une priorité. Le travail difficile et complexe d’épuration du fichier de la fonction publique n’a donc pas tardé. Seulement entre septembre 2021 et décembre 2021 :

  • 6300 fonctionnaires de l’administration publique ont été appelé à faire valoir leurs droits à la retraite;
  • 2500 agents ont été admises à faire valoir leurs droits à la retraite au sein de l’Armée, de la Douane et de la Police; 
  • 427 agents du corps des Conservateurs de la nature ont été mis à la retraite; et
  • Il y a aussi d’autres vagues de départ à la retraite qui ne sont pas capturés par les chiffres cités ci-haut.

En plus des employés fictifs qui ont été détectés et éliminés, ce travail d’épuration du fichier de la fonction publique a permis de sauver 35 milliards de GNF par mois. C’est l’équivalent de 3,5 millions de dollars par mois ou 42 millions de dollars par an. En janvier 2023, dans son Rapport sur la Guinée, le FMI déclare : « les autorités de la transition ont réduit la taille de l’administration publique, non seulement en consolidant les ministères et les agences publiques, mais aussi, en réduisant les dépenses récurrentes à son niveau le plus bas depuis plus d’une décennie ».

Ce travaille d’épuration et de maîtrise de l’effectif de la fonction publique est aujourd’hui à sa phase de biométrisation. La biométrie est une façon de pérenniser et sécuriser ce gigantesque travail qui a été fait. En plus de cet effort sur le registre de la fonction publique, afin d’améliorer la gestion de l’administration publique, les autorités de la transition continuent la mise en place progressive du Conseil d’Administration des différents établissements publics.

–> Appréciation : Très bien! Il est très important de compléter le projet de biométrie d’ici la fin de la transition.

–> Les points faibles : Le seul point faible sur la réforme de l’administration publique concerne la paralysie des administrations décentralisées et déconcentrées.

2) En matière de restauration de l’autorité de l’État : L’autorité de l’État signifie à la fois la présence de l’État sur l’ensemble du territoire de l’État, et la capacité de l’État à faire respecter la loi sur l’ensemble du territoire national. À la veille du l’avènement du CNRD au pouvoir, la Guinée était devenue une sorte d’État de non droit où les abus de pouvoir étaient monnaie courante, où les procédures judicaires étaient bafouées, et où le pouvoir central avait abandonné des pans entiers du territoire national.

À son arrivé au pouvoir en septembre 2021, le CNRD a fait le choix de rétablir l’autorité de l’État à travers l’État de droit. Des efforts considérables ont donc été employés pour faire de la justice la boussole de la gouvernance du pays :

  • À la place des abus de pouvoir, désormais le respect des procédures judiciaires est mis de l’avant autant que possible. Et lorsqu’il y a des manquements, des rectifications et des sanctions s’en suivent;
  • Il y a eu des inculpations, des traductions en justice, des procès, et des condamnations d’acteurs de pouvoir qui étaient autrefois au-dessus des lois, y compris des ex-ministres, des ministres en activité, d’ex-premier ministres, des cadres de l’administration publique, des agents des forces de l’ordre, ou d’un ex-président d’assemblée nationale; 
  • L’État guinéen a réparé des torts causés à des victimes de l’ancien régime; et
  • Il y a eu l’ouverture, en Guinée, du procès des Crimes contre l’humanité de septembre 2009. Voilà plus de 13 années que le monde entier était en attente, les populations victimes en premier, que justice se fasse par rapport à ces crimes abominables qu’a connu la Guinée. Le Procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI) était présent à l’inauguration du procès et il n’a pas manqué de saluer la décision courageuse des autorités de la transition en Guinée à ouvrir ce livre d’horreur, de lire ses pages, de rendre justice, afin de pouvoir tourner la page et aller de l’avant.

En plus de la réanimation des procédures et du système judiciaire, les autorités de la transition manifestent une volonté réelle de garantir l’indépendance de la justice. Cette volonté de remettre la justice au cœur de la gouvernance du pays s’exprime également par une augmentation annuelle de 16.17% du budget de la justice.

–> Appréciation : Très bien! L’idéale serait de mettre tous les moyens au service de la justice afin que les grands procès symboliques, comme ceux des crimes de septembre 2009 et des grands dossiers de criminalité économique, soient finalisés d’ici la fin de la transition. C’est l’une des seules manières de pérenniser les acquis sur ce domaine.

–> Les points faibles : Le point faible en matière de restauration de l’autorité de l’État est la lenteur dans l’expédition des dossiers pendants devant les tribunaux à l’échelle nationale.

3) En matière de moralisation de la vie publique : il est utile de rappeler ici le contexte dans lequel la Guinée se trouvait avant l’avènement du CNRD au pouvoir. Les régies financières de l’État étaient devenues la vache à lait d’un système rodé de kleptocratie. Des centaines de fonctionnaires fictifs recevaient des salaires mensuels de plus de 400 mille dollars. Tous les grands chantiers de l’État étaient à l’arrêt parce que les gouvernants avaient détourné les fonds destinés à faire avancer les chantiers. L’État guinéen avait accumulé des centaines de millions de dollars d’arriérés vis-à-vis de ses partenaires. La Banque centrale était rendue à accorder des fonds à des promoteurs privés, ou à justifier des millions de dollars saisis dans des jets privés à l’aéroport de Dakar. Sans mentionner des revenus miniers qui étaient directement déposés sur des comptes à l’étranger et qui n’ont jamais pris le chemin du trésor public. C’est dans ce contexte qu’arriva le CNRD le 5 septembre 2021.

À son arrivé, le CNRD a fait de la moralisation de la vie publique une véritable priorité. Il y a alors plusieurs initiatives qui furent prises :

  • Le gel temporaire des comptes à la Banque centrale afin d’interrompre la saignée financière du pays;
  • La nomination d’un gouvernement et de cadres dont la réputation n’a jamais été mêlée à des affaires de malversations financières;
  • La mise en place d’une déontologie de gouvernance qui suggère d’écarter tout membre qui serait compromis dans des affaires de corruption;
  • La mise en place, dès le 2 décembre 2021, de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF);
  • Le lancement des audits dans tous les secteurs de la vie publique;
  • Au bout de la première année d’activité, non seulement le dispositif anti-corruption avait mis la main sur 48 dossiers de grande corruption, mais de plus, selon l’Agent judiciaire de l’État, l’État Guinéen avait engagé des poursuites pour un montant total de $760 millions contre les délinquants économiques du pays; et
  • Plus récemment, en plus de la réanimation de la Cour des comptes, les autorités ont activité les opérations du Vérificateur Général de l’État dont le rapport annuel permet de détecter les défaillances et de combler les insuffisances dans la gestion au quotidien de l’administration publique centrale et locale.

–> Appréciation : Excellent! Dans son Rapport de janvier 2023 sur la Guinée, le FMI affirme : « en matière de gouvernance, les autorités ont entrepris des étapes significatives pour combattre la corruption ». Afin de pérenniser cet effort, plusieurs actions sont nécessaires. D’abord, permettre à la CRIEF de rendre son verdict sur au moins la moitié des cas qui lui sont présentés d’ici la fin de la transition. Puis, mettre absolument en œuvre la réforme proposée en mai 2023 par le Ministre de la Justice qui consiste à muscler le dispositif anti-corruption d’ici la fin de la transition. Finalement, inclure absolument ce dispositif musclé présenté par le Ministre de la Justice en mai 2023 dans le Projet de Constitution de la nation en tant que loi fondamentale.

–> Les points faibles : Le point faible sur ce plan est la lenteur de la CRIEF à élucider certains dossiers, mais aussi la quasi-absence de l’Agence Nationale de lutte contre la corruption qui était pourtant supposée saisir l’occasion historique de la sincérité des autorités en matière de lutte contre la corruption pour mener des activités agressives de sensibilisation à l’échelle nationale. 

  1. B) Le Redressement : cette priorité comprend les trois volets suivants : (1) la rupture et la transparence dans la gouvernance, (2) les réformes économiques urgentes, et (3) les réformes sociales urgentes.

1) En matière de rupture et de transparence dans la Gouvernance : à la veille de la prise du pouvoir par le CNRD, l’opacité, le clientélisme et le népotisme étaient monnaie courante dans la gouvernance du pays. Dans son rapport publié en juillet 2021 sur la situation économique de la Guinée, le FMI affirmait « le score de la Guinée sur l’indice de l’évaluation des politiques et des institutions de la Banque Mondiale est resté inchangé depuis 2016, à peine au-dessus de la moyenne des pays de l’Afrique sub-saharienne; la pire performance étant celle du secteur public, reflétant ainsi la faible capacité institutionnelle du pays ».

Depuis l’avènement du CNRD au pouvoir le 5 septembre 2021, plusieurs actions concrètes ont été entreprises pour assurer une rupture avec les pratiques anciennes :

  • Le principe qui veut que tout agent de l’État impliqué dans des malversations financières soit démis de ses fonctions jusqu’au prononcement de la justice a été scrupuleusement respecté par le Président de la Transition. À cet effet, plusieurs conseillers locaux, des hauts cadres et des ministres ont été démis de leur fonction pour faire face à la justice; 
  • Il a été institué par le Président de la Transition le principe de l’audit annuel de tous les marchés publics attribués par l’État; 
  • La Cour des Comptes et le Vérificateur Général de l’État sont désormais des institutions pleinement actives qui produisent des rapports suivis de recommandations appuyées par le Président de la Transition; et
  • Il est instauré l’évaluation semestrielle de la feuille de route des différents ministres par une équipe technique de la Primature afin de donner un sens au principe d’imputabilité et de redevabilité.

–> Appréciation : Bien! Dans son Rapport publié en janvier 2023 sur la situation économique de la Guinée, le FMI affirme « en matière de gouvernance, des progrès ont été réalisé. Les autorités ont pleinement mis en œuvre leurs engagements. En plus de cela, les autorités ont mis en place une cour pour les poursuites des crimes économiques et financiers, ce qui contribue à réduire la perception d’impunité dans le pays ». Il est vrai qu’il y a encore plusieurs pratiques vertueuses à implanter dans la gouvernance du pays, notamment au niveau de la passation des marchés publics. Cependant, pour pérenniser les acquis de la transition, il est important pour le gouvernement, non seulement d’accorder une très grande importance aux travaux de la Cour des Comptes et du Vérificateur Général de l’État, mais surtout, de donner suite aux recommandations de ces deux entités. De même, il est important de maintenir l’évaluation semestrielle des ministres et d’avancer concrètement vers le modèle Rwandais de passation des marchés publics ambitionné par le Président de la République d’ici la fin de la transition.

–> Les points faibles : Les points faibles sur ce plan portent sur la faible capacité du gouvernement à mettre en œuvre et assurer le suivi des recommandations de la Cour des Comptes et du Vérificateur Général de l’État. De même, l’incapacité du Gouvernement à exécuter plusieurs instructions du Président de la Transition concernant la bonne gouvernance des Établissements Publics Administratifs (EPA) et le rapatriement des recettes minières de l’État.

2) En matière de réformes économiques urgentes : à la veille de la prise du pouvoir par le CNRD, l’économie guinéenne s’inscrivait dans le contexte de la dynamique post-covid 19. Cependant, en dépit d’une croissance économique largement tirée par l’exploitation minière, les performances macroéconomiques du pays étaient médiocres à cause de la mauvaise gouvernance et de la corruption.

À l’avènement du CNRD au pouvoir le 5 septembre 2021, malgré le contexte de crise internationale marquée par l’agression de la Russie contre l’Ukraine, plusieurs actions furent prises pour redresser la situation macroéconomique du pays. Parmi ces actions, les principales furent :

  • Une meilleure rationalisation des dépenses publiques grâce à la réduction du nombre de ministères et d’agences publiques de 53 à 38, mais surtout grâce à l’épuration du fichier de la fonction publique;
  • Le remboursement, seulement entre septembre 2021 et juin 2022, de 3000 milliards GNF d’arriérés de dette publique intérieure accumulés avant septembre 2021;
  • Une meilleure mobilisation des recettes publiques, non seulement au niveau des régies financières de l’État, mais aussi grâce à une meilleure renégociation des prix des matières premières, notamment de la bauxite et de l’or;
  • Une meilleure mobilisation des recettes fiscales grâce à la création d’un identifiant unique associé aux différents foyers fiscaux, ainsi que la digitalisation de la déclaration et du paiement des taxes; 
  • La conception d’un budget de l’État pluriannuel qui offre une meilleure lisibilité sur l’évolution des grands projets de l’État; et
  • La remise sur les rails du méga-projet Simandou qui, selon le Rapport de janvier 2023 du FMI, avait connu « plus d’une décennie de retards à cause d’affaires judiciaires et de la corruption ».

Grâce à l’ensemble de ces efforts, sur le plan macroéconomique, les indicateurs publiés dans le Rapport de janvier 2023 du FMI parlent d’eux-mêmes :

  • Une croissance économique de 5.6% pour l’année 2023, alors qu’elle n’était que de 4.3% en 2021 avant l’avènement du CNRD au pouvoir;
  • Une inflation de 11.4% pour l’année 2023, alors qu’elle était de 12% avant l’avènement du CNRD au pouvoir;
  • Une augmentation des exportations de 2.8% en 2023, alors qu’elles stagnaient 0.6% avant l’arrivée du CNRD au pouvoir;
  • Une baisse du déficit public à 2.5% du Produit Intérieur Brut (PIB) en 2023, alors qu’il se situait à 3.9% du PIB avant l’avènement du CNRD au pouvoir;
  • Une baisse de la dette publique à 35.3% du PIB en 2023, alors qu’elle se situait à 43.3% du PIB avant l’avènement du CNRD au pouvoir; et
  • Quant aux réserves de devises à la Banque centrale en 2023, elles restent au même niveau qu’à l’avènement du CNRD au pouvoir (2.4 mois d’importations).

–> Appréciation : Bien! L’amélioration de la situation macroéconomique du pays se retrouve validée par le classement 2023 de la Banque Mondiale qui consacre le passage de la Guinée pour la première fois de son histoire du rang de pays à « revenu faible » à celui de pays à « revenu intermédiaire ». De même, pour la deuxième année consécutive en 2023, le Port Autonome de Conakry est classé 1er Port en Afrique de l’Ouest et en Afrique Sub-saharienne Atlantique dans l’indice de performances des ports à conteneurs élaboré par la Banque mondiale, gagnant ainsi 35 places supplémentaires dans le rang mondial. Finalement, la bonne gouvernance économique a produit des effets positifs qui n’étaient même pas anticipés par les autorités, notamment en matière d’infrastructures. En fait, le paiement des arriérés de l’État a naturellement fait émerger des immeubles, des routes, des hôpitaux, des écoles et des centres de santé. Cependant, le gouvernement peut mieux faire en matière de réduction de l’inflation (cherté) des denrées de première nécessité, de mobilisation des recettes publiques minières et non minières, de même qu’en matière d’augmentation des réserves de devises à la Banque centrale.

–> Les points faibles : L’un des principaux boulets qui déséquilibre les finances publiques de la Guinée est la subvention accordée par l’État aux hydrocarbures et au secteur de l’électricité. Depuis les années 90 jusqu’à présent, aucun gouvernement n’a réussi à trouver la formule nécessaire pour rendre la compagnie « Électricité de Guinée (EDG) » profitable; ou, en tout cas, à arrêter les énormes subventions publiques accordées à EDG. À cause de ces énormes subventions publiques, les gouvernements successifs en Guinée n’ont jamais réussi à dégager un financement suffisant pour la protection sociale et les grands projets d’infrastructures de base dont le pays a véritablement besoin. Cette période de transition, parce qu’elle est aussi une transition de grandes réformes impopulaires menées par des acteurs qui n’envisagent pas solliciter le vote des populations, était une occasion unique de faire face à ce grand défi. Mais les autorités de la transition ne semblent pas suffisamment armées pour affronter ce défi. En plus de l’inaction du gouvernement en matière de politique conjoncturelle pour l’emploi massif des jeunes, c’est celui-là le principal point faible sur la situation macroéconomique.

3) En matière de réformes sociales urgentes : sur le plan social, avant l’avènement du CNRD au pouvoir, c’était la catastrophe totale. La Covid-19 avait dévasté le système de santé publique. L’école publique était en totale faillite au point que les plus hauts responsables de l’État se moquaient du niveau des enseignants au lieu de mettre les moyens nécessaires au leur service pour les accompagner dans leur mission d’éducation des enfants. De même, en dépit du fait que la précarité rendait la vie insupportable à l’ensemble des travailleurs du pays, le gouvernement s’apprêtait malgré tout à réduire de 5% le salaires des travailleurs afin de pouvoir continuer à verser cet argent dans le compte des employés fictifs de l’État payés à plus de 400 milles dollars par mois. Et finalement, il n’y avait aucun système de protection sociale viable dans le pays.

C’est dans ce contexte qu’arriva le CNRD au pouvoir. Depuis le 5 septembre 2021, sur ce front également, des mesures importantes ont été entreprises :

  • L’annulation de la décision de réduire de 5% les salaires des fonctionnaires;
  • L’augmentation à 25% du Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG);
  • La majoration à 25% des primes et indemnités du personnel de la santé et de l’éducation;
  • L’augmentation à 15% des primes de transport et de logement des fonctionnaires; 
  • L’augmentation à 127% de l’allocation familiale des fonctionnaires;
  • L’augmentation à 120% des petites pensions perçues par les veuves et les orphelins;
  • L’augmentation à 85% des pensions intermédiaires;
  • L’augmentation à 50% des grandes pensions; et
  • La revalorisation historique des bourses d’études et d’entretiens des étudiants.

À ces mesures concrètes citées ci-haut, il faut rajouter les efforts gigantesques employés par les autorités pour la qualification du système éducatif du pays. Désormais, les fraudes ne sont plus la règle, mais plutôt l’exception dans l’enseignement pré-universitaire. Après le diagnostic alarmant des résultats de l’année scolaire 2022, les résultats de l’année 2023 redonnent enfin de l’espoir quant à la qualité de l’éducation dispensée aux enfants du pays. L’enseignement universitaire brille désormais par l’innovation. Et l’enseignement professionnelle retrouve tout son sens face à la demande du marché du travail en Guinée.

–> Appréciation : Bien! C’est un énorme effort qui a été consenti dans un contexte de rareté de ressources publiques. Les acquis en matière d’éducation sont particulièrement considérables. Cependant, il reste encore beaucoup à faire dans le cadre de cette transition, notamment l’état des lieux de la protection sociale en Guinée. Il est vrai qu’il y a un Fonds de Développement Social et de l’Indigence (FDSI) qui fait un bon travail à travers le pays, mais cela est très loin d’un véritable système de protection sociale.

–> Les points faibles : selon le Rapport 2022 du Programme Alimentaire Mondiale (PAM) sur l’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde, à cause de l’agression de la Russie contre l’Ukraine, le nombre de personnes affectées par la faim dans le monde a radicalement augmenté. En ce qui concerne le cas spécifique de la Guinée, selon les données du FMI publiées en janvier 2023 dans le rapport sur la situation socioéconomique du pays, non seulement l’insécurité alimentaire s’est fortement dégradée en 2022 en Guinée (1,2 millions de personnes vivant dans une insécurité alimentaire aigüe), mais de plus, avec l’augmentation de 300% des prix locaux des engrais depuis 2021, la situation de l’insécurité alimentaire va continuer à se dégrader en Guinée au cours de l’année 2023. À part les actions du PAM sur le terrain en Guinée, les autorités de la transition ne semblent pas faire de la lutte contre l’insécurité alimentaire une priorité nationale malgré le chiffre glaçant de 1,2 millions de personnes vivant dans une insécurité alimentaire aigüe.

  1. C) Le Rassemblement : cette priorité consiste à recoudre le tissu social, à rétablir la confiance entre guinéens, à consolider l’unité nationale, et à promouvoir le bon vivre ensemble dans la paix et la fraternité. En effet, avant l’avènement du CNRD au pouvoir le 5 septembre 2021, le tissu social du pays avait été fortement malmené par les plus hautes autorités du régime précédent. L’ex-président de la république était lui-même le premier sponsor de la haine ethnique à travers le pays. Il n’est pas nécessaire d’étaler ici tous les détails. Pour avoir une idée détaillée de la division ethnique qui prévalait au pays à l’époque, veuillez simplement consulter le « Rapport Roger BAMBA » qui est disponible en ligne.

À l’avènement du CNRD au pouvoir le 5 septembre 2021, en matière de rassemblement, le fardeau était extrêmement lourd pour les nouvelles autorités. Cependant, depuis lors, des actions concrètes ont été prises par les autorités pour isoler la vie publique des idéologies ethnocentristes extrémistes de tous les bords :

  • La mise en place d’un Conseil National de la Transition (CNT) composé de toutes couches socioprofessionnelles de la nation a permis de ramener une certaine représentativité nationale au sein des instances de la République;
  • La tenue des Assises Nationales à l’intérieur comme à l’extérieure de la Guinée a permis aux guinéens de réapprendre à se parler et à s’écouter à nouveau comme des compatriotes. Ce fut une formidable thérapie collective;
  • L’association de toutes les composantes de la nation à la gestion publique à travers des nominations beaucoup plus diversifiées que par le passé;
  • L’instauration du concept de Conseil des Ministres tournant dans chacune des régions naturelles du pays a favorisé le retour du sentiment d’inclusion au niveau des populations;
  • L’instauration du concept de Conseil des Ministres thématique, chaque semaine étant sous le thème vestimentaire d’une région différente du pays, contribue également à faire vivre l’inclusivité et l’unité nationale;
  • L’instauration de la célébration par le Président de la République des différentes fêtes nationales dans les différentes régions naturelles renforce également la cohésion nationale;
  • L’engagement du projet pilote du Prytanée Militaire qui est à la fois une vision d’unité nationale, une pratique de discipline républicaine, et une aspiration d’excellence dans la solidarité trace le chemin pour atteindre l’aspiration du Guinéen idéal; et
  • La mise en place des cadres de « Concertation inclusif » et du « Dialogue Inter-guinéen inclusif » pour favoriser la concertation, le compromis et la résolution pacifique des divergences.

–> Appréciation : Excellent! Il est extrêmement important pour les autorités de la transition de maintenir dans la durée tous ces concepts et ce dialogue culturel avec la nation. Il ne faut jamais se lasser de le faire. Malgré la pression permanente, il ne faut surtout jamais succomber aux sirènes des extrémistes ethnocentristes. Ces extrémistes existent dans toutes les communautés ethniques. Il faut rester fort et continuer la marche républicaine vers le Guinéen idéal. C’est la mission ultime d’un Président de la République que de garantir la cohésion nationale. Un Président qui réussit tout mais qui échoue à garantir l’unité de sa nation est comme un étudiant qui n’a jamais manqué un cours à l’école mais qui décide de s’absenter le jour de l’examen : ça devient un total gâchis.

–> Les points faibles : sachant d’où nous devons, tout est parfait sur ce volet.

  1. D) Le Repositionnement : cette priorité consiste en tous les efforts pour le retour de la Guinée dans le concert des nations. En effet, à la veille de l’avènement du CNRD au pouvoir, non seulement la Guinée était devenue un pays voyou violant quotidiennement pas moins de 10 conventions internationales, mais de plus, le pays vivait en totale isolement dans la sous-région. Pratiquement toutes les frontières avec les pays voisins étaient fermées.

À l’avènement du CNRD au pouvoir le 5 septembre 2021, dans un contexte difficile d’un coup d’État militaire qui n’est pas favorable au retour sur la scène internationale, les autorités de la transition ont également engagé des actions concrètes sur ce front :

  • La réouverture de toutes les frontières terrestres avec tous les pays voisins;
  • La garantie de la liberté de circulation des biens et des personnes conformément aux traités de la CEDEAO;
  • Le maintien des engagements militaires dans toutes les missions de maintien de la paix des Nations-Unies en dépit des sanctions initialement imposées par la Communauté Internationale;
  • La coopération de bonne foi avec toutes les missions de l’Union Africaine et de la CEDEAO qui ont voulu s’enquérir de l’évolution de la transition dans le pays;
  • La prééminence de la justice et des procédures judiciaires dans les actions engagées par le CNRD au point que l’État de droit est meilleure sous ce régime d’exception que sous le précédent régime;
  • La tenue du procès des Crimes contre l’humanité de septembre 2009 restera certainement un cas d’école en matière de diplomatie. Non seulement ce procès manifeste à lui seul la volonté politique des autorités de la transition à honorer leurs obligations vis-à-vis du droit international, mais aussi, il a placé Conakry sur un échiquier totalement différent par rapport aux autres coups d’État militaires dans la région;
  • La participation de la Guinée à des sommets internationaux, et la non-aliénation de la tradition diplomatique du pays, a permis de rendre Conakry fréquentable malgré le contexte d’exception qui y prévaut; et
  • Le rapatriement des ressortissants guinéens en détresse en Tunisie face à la furie raciste du Président Caïd Sayed de Tunisie. Cette action est très fortement symbolique dans la mesure où, sous le précédent régime, la Guinée était mentionnée comme le pays ayant le plus grand nombre d’immigrés clandestins qui mourraient dans la méditerranée sur le chemin de l’Europe. Avec cette action du CNRD, la Guinée fut le premier pays à avoir dépêché son modeste avion « Air Guinée » pour chercher ses enfants en détresse en Tunisie. Ce fut un moment à la fois extrêmement solennel et fort pour la nation. Cette action a en elle quelque chose qui va bien au-delà de la simple diplomatie. C’est un écho qui vient de très loin et qui a raisonné dans le cœur de chaque Guinéen.

–> Appréciation : Bien! Il est vrai qu’il est difficile de faire mieux dans un contexte d’exception parce que le pays est absent autour de la table de plusieurs institutions importantes, notamment l’Union Africaine et la CEDEAO. Cependant, à la suite de l’échec en début d’année 2023 d’une première offensive diplomatique du bloc Conakry-Bamako-Ouagadougou pour réintégrer l’Union Africaine et la CEDEAO, le contexte est à présent favorable pour une nouvelle offensive, cette fois-ci individuelle, de Conakry. Même si la réponse la plus probable est « non », mais il s’agit de diplomatie. À défaut d’une réintégration formelle à l’Union Africaine et à la CEDEAO dans le cadre de cette transition, il est tout de même possible d’obtenir un statut particulier qui est totalement différent de celui de l’axe Bamako-Ouagadougou-Niamey qui s’est désormais clairement démarqué dans le mauvais sens par rapport à Conakry.

 

–> Les points faibles : Le principale point faible sur ce volet concerne l’apparition d’une certaine tendance isolationniste au plus haut sommet de l’État en Guinée au cours de cette transition. Même le régime précédent, certes qui ne respectait pas ses engagements internationaux, mais n’a jamais été isolationniste. Cet isolationnisme s’est manifesté par des déclarations et des menaces de retrait de l’Organisation de Mise en Valeur du Fleuve Sénégal (OMVS) et de la CEDEAO. Cette tendance isolationniste est totalement contraire de l’ADN panafricaniste de la Guinée. En aucun cas un manque d’initiatives diplomatiques ne doit amener la Guinée à brandir des menaces de retrait d’institutions régionales. La Guinée est forte et grande lorsqu’elle est au tour de la table de ces institutions. L’isolationnisme est la manifestation d’un grand manque de confiance. C’est tout le contraire du positionnement panafricaniste classique de Conakry. Il donc très important pour les autorités de la transition de faire taire les voix isolationnistes, et d’adopter une nouvelle approche diplomatique. Allons-y à nouveau à l’offensive. Encore et encore.

  1. E) La Rectification institutionnelle et le retour à l’ordre constitutionnel : cette priorité en la mise en place d’institutions fortes ainsi que le retour à l’ordre constitutionnel en Guinée. Il est important de rappeler que sur le plan institutionnel, depuis la transition de 2008 au bout de laquelle une constitution fut rédigée à huit-clos et décrétée contre le peuple, la Guinée fonctionne par l’imposture, par le floue et par des accords opaques entre acteurs politiques. Les institutions ont totalement disparu et été négligé au point que l’ex-président s’était permis de rédiger une constitution, de soumettre au referendum une autre constitution, et de promulguer une autre constitution. Le désordre était total.

Depuis l’avènement du CNRD au pouvoir le 5 septembre 2021, le CNRD a engagé un certain nombre d’actions allant dans le sens de la rectification institutionnelle :

  • La volonté politique manifeste de garantir la séparation des pouvoirs entre l’exécutif, le judiciaire et le législatif;
  • La démarche participative du Conseil National de la Transition (CNT) pour la rédaction du projet de nouvelle Constitution;
  • La tenue au sein du CNT, du 15 au 30 mai 2023, du Débat d’Orientation Constitutionnel (DOC) qui s’avère être, en termes de qualité, l’un des meilleurs débats politiques de ces 30 dernières années dans le pays;
  • L’adoption participative d’un chronogramme consensuel en dix (10) points pour le retour à l’ordre constitutionnel;
  • L’obtention d’un accord dynamique de 24 mois avec la CEDEAO pour l’exécution des 10 points du chronogramme du retour à l’ordre constitutionnel; et
  • Le bouclage du financement et le début des activités du recensement général de la population.

–> Appréciation : Passable! Sur le plan institutionnel, la Guinée retrouve la dynamique d’un pays normal gouverné par des institutions distinctes. Cette nouvelle dynamique institutionnelle n’est en revanche qu’à la limite de l’acceptable dans la mesure où elle permet d’absorber et de résoudre la majorité des divergences politiques et sociales sans recourir à des manifestations politiques ou à la violence. Les autorités peuvent mieux faire sur ce volet, notamment en animant mieux le cadre du Dialogue Inter-Guinéen permanent. De même, alors qu’il est nécessaire d’avoir un exécutif fort au cours de la transition, cependant les autorités doivent coûte-que-coûte éviter le piège de la personnalisation à outrance du pouvoir afin de pouvoir doter le pays d’institutions fortes au sortir de la période de transition.

–> Les points faibles : les principaux points faibles sur ce volet concernent la négligence du cadre du Dialogue Inter-Guinéen permanent, et la faible mobilisation des ressources nécessaires pour financer les activités du chronogramme du retour à l’ordre constitutionnel en Guinée.

CONCLUSION : Deux années plus tard, au regard de l’évaluation sans démagogie des 5 priorités de la transition, il ressort sans l’ombre d’un doute que le CNRD entame sa nouvelle année à la tête du pays sur une note très positive. Cependant, alors que l’espoir et l’enthousiasme populaire des premières heures tendent à s’essouffler, c’est le moment pour le CNRD de prendre les importantes mesures nécessaires pour pérenniser les acquis et éviter un retour aux pratiques anciennes. De même, il n’est pas encore tard pour agir sur les points faibles identifiés pour chacune des cinq priorités de la transition.

Alors qu’il est de la nature de la populace de toujours se tourner vers ce qui est à venir et de vite oublier ce qui a été fait, la Ligue des Démocrates Réformistes de Guinée (LDRG) exhorte l’ensemble des progressistes et réformateurs du pays, à l’occasion de sa deuxième année à la tête du pays, à renouveler notre soutien inconditionnel au CNRD. Jusqu’à présent, ces jeunes officiers patriotes ont largement tenu parole. Ils ont effectué des tâches très ingrates qui méritaient d’être accomplies depuis des décennies mais que les politiciens n’avaient jamais eu le courage de faire. Ils ont parcouru le plus long du chemin. Il nous revient aussi, nous progressistes et réformateurs, à redoubler d’ardeur à soutenir le CNRD pour la pérennisation des acquis et la réussite de la transition. Il est vrai qu’ils peuvent mieux faire par endroit. Il est vrai qu’il y a des points faibles. Mais notre soutien doit être à la hauteur du sacrifice qu’ils ont consenti jusqu’à présent au cours de cette transition.

Finalement, alors que la transition va bientôt entamer sa dernière phase, et que la politique va reprendre ses droits, il y a un aspect très important à tenir en compte de part et d’autre. D’abord, les acteurs du CNRD doivent accepter de s’effacer petit-à-petit de l’espace politico-médiatique qui va être occupé au fur et à mesure par les acteurs politiques qui vont redevenir les « stars » de la vie publique à l’occasion des élections qui s’annoncent dans le pays. S’effacer de l’espace politico-médiatique ne veut pas dire la paralysie du gouvernement ou de l’administration publique. Le travail doit continuer aussi sérieusement qu’aux premiers jours de la transition. Les cadres du pays qui ont été nommé et promus par le CNRD ne doivent pas craindre de perdre leurs postes à la fin de la transition parce que, non seulement d’ici la fin de la transition des mécanismes constitutionnels et institutionnels seront établis pour ne plus permettre à un Président de la République de gâcher aussi facilement la carrière de fonctionnaires honnêtes et compétents, mais de plus, la LDRG et la coalition politique à laquelle nous appartenons œuvrons au maximum possible pour qu’il y ait une continuité dans les idées et la gouvernance réformatrices du pays après la transition. Qui mieux que les fonctionnaires actuels pour continuer ce travail avec un Président de la République qui serait élu sur le même registre réformateur que le CNRD? Puis, autant les acteurs du CNRD sont appelés à accepter de s’effacer petit-à-petit de l’espace politico-médiatique, autant l’ensemble des acteurs politiques sont invités à respecter et honorer les autorités de la transition jusqu’au bout de la transition, et même au-delà. Ils méritent respect et honneur non seulement à cause du travail qu’ils sont en train de faire, mais aussi parce que le CNRD est à la fois la boussole et l’arbitre de cette transition. Et nous devons de façon consensuelle le lui reconnaître ce statut.

L’avènement de cette transition de la refondation fut un immense espoir pour notre nation. Au regard du bilan de deux ans du CNRD au pouvoir, nous avons toutes les raisons de croire à un aboutissement heureux.

 

Mr Mamadou Oury Diallo

Président de la LDRG

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Pour le deuxième anniversaire de la prise de pouvoir par le Comité national du Rassemblement pour le Développement, (CNRD) en République de Guinée, le 05 septembre 2023, des risques d’affrontements pèsent sur la Guinée. Plusieurs camps sont déjà formés.

Les uns veulent célébrer le bilan du Colonel Mamadi Doumbouya, les autres vont manifester pour la rectification de la transition. Ils prétendent avoir un point commun : agir au nom et pour la paix. Or, nous assistons déjà à une tension orchestrée par ces  »hommes de paix ».

Deux comités d’organisation travaillent activement, chacun de son côté, pour contrer l’autre. Le seul perdant s’appellera Guinée. E qui sera accusé d’être à la base encore et toujours ? Son président. Qu’il le sache dès maintenant !

D’un côté les artistes se déchirent pour un concert géant au nom de la paix et de l’autre la société civile s’attaque par médias interposés et les politiques puisent dans la naïveté de chacun pour asseoir leur stratégie de politique politicienne.

Franchement, je suis perdu. Vous voulez solidifier la paix en allant à l’affront ? De quelle paix il s’agit dans ce cas ? Vous ne voyez pas le risque ou bien c’est la folie de l’orgueil qui nous empêche de réaliser qu’on a tort quand il faut.

Nous savons tous, par expérience, ce que donne un événement controversé à Conakry. Une journée paralysée au meilleur des cas, avec une économie à terre. Au pire, comme c’est souvent le cas, nous allons nous retrouver à faire le bilan des pertes matérielles et même en vies humaines.

Pourtant, un mort de plus est toujours un mort de trop. Mon Colonel c’est de ça dont vous avez besoin ? Sans doute non. On doit faire l’économie d’énergie, d’argent, de temps et de vie de nos compatriotes. Deux ans de gestion de pouvoir transitionnel, nos objectifs devaient être ailleurs.

Heureusement une solution existe. Il suffira juste d’annuler tous les événements controversés, notamment le concert qu’organisent les partisans du CNRD et la manifestation de ses adversaires.

Revenons autour de la table de dialogue, pourvu qu’elle ne soit pas installée sur un feu caché et qu’aucun acteur ne vienne avec une intention inavouée.  En le faisant, c’est là qu’on aurait agi pour la paix. C’est mon avis ! Wasalam !

 

 Mamoudou Boulléré Diallo, journaliste !

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