Amnesty International-Guinée – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 19 Nov 2024 21:45:47 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.6 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Amnesty International-Guinée – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Disparition de Foniké Menguè et Billo Bah : Amnesty International Guinée se mobilise avec la campagne mondiale ‘Écrire pour les Droits’ https://planete7.info/disparition-de-fonike-mengue-et-billo-bah-amnesty-international-guinee-lance-la-campagne-ecrire-pour-les-droits/ Tue, 19 Nov 2024 21:42:43 +0000 https://planete7.info/?p=34942 Amnesty International Guinée a officiellement lancé, ce mardi 19 novembre 2024, sa campagne annuelle Écrire pour les droits . Cet événement, organisé à quelques semaines de la Journée internationale des droits de l’homme célébrée chaque 10 décembre, vise à dénoncer les violations des droits humains à travers le monde et à appeler les citoyens à […]]]>

Amnesty International Guinée a officiellement lancé, ce mardi 19 novembre 2024, sa campagne annuelle Écrire pour les droits . Cet événement, organisé à quelques semaines de la Journée internationale des droits de l’homme célébrée chaque 10 décembre, vise à dénoncer les violations des droits humains à travers le monde et à appeler les citoyens à se mobiliser pour la justice et la dignité.

Cette campagne mondiale, lancée en 2001, mobilise chaque année des millions de personnes à travers le globe. Pour Souleymane Sow, directeur exécutif d’Amnesty International Guinée, cette initiative se veut un puissant levier pour sensibiliser les populations aux injustices subies par les défenseurs des droits humains.

« Cette année, nous mettons en lumière des cas d’injustice en Égypte, Arabie Saoudite, Argentine, Angola et Guinée. Les violations vont de l’atteinte à la liberté d’expression à l’usage excessif de la force, en passant par le droit à un environnement sain ou à des réunions pacifiques. Pour la Guinée, nous nous concentrons sur les disparitions inquiétantes de Foniké Menguè et Billo Bah , » at-il déclaré.

Sur le cas spécifique de la Guinée, l’organisation exhorte les citoyens à signer des pétitions pour exiger des enquêtes indépendantes et impartiales sur les disparitions de Foniké Menguè et Billo Bah.

« Nous appelons les autorités guinéennes à garantir la sécurité d’Oumar Sylla, dit Foniké Menguè, et de Billo Bah, et à veiller à ce qu’ils ne soient pas victimes de tortures ou de mauvais traitements. Nous exigeons également leur libération immédiate », a insisté Souleymane Sow.

L’appel ne s’arrête pas là. Amnesty International invite également les citoyens à envoyer des messages de solidarité aux proches des disparus, pour leur témoigner soutien et réconfort dans cette lutte pour la vérité et la justice.

La campagne Écrire pour les droits se déroulera jusqu’à janvier début 2025. Amnesty International Guinée espère recueillir plus de 10 000 signatures en faveur de Foniké Menguè et de Billo Bah. Ces signatures seront envoyées au Premier ministre et probablement transmises au gouvernement guinéen, dans l’espoir de faire bouger les lignes.

En conclusion, Souleymane Sow a rappelé l’importance de cette initiative : « Chaque signature est un cri contre l’injustice et un espoir pour ceux dont les droits fondamentaux sont bafoués. »

Avec cette campagne, Amnesty International réaffirme son engagement indéfectible en faveur des droits humains et met la lumière sur des drames souvent passés sous silence.

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info 

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Droits de l’Homme : La Guinée parmi les mauvais élèves selon Amnesty International (déclaration) https://planete7.info/droits-de-lhomme-la-guinee-parmi-les-mauvais-eleves-selon-amnesty-international-declaration/ https://planete7.info/droits-de-lhomme-la-guinee-parmi-les-mauvais-eleves-selon-amnesty-international-declaration/#respond Wed, 24 Apr 2024 14:24:32 +0000 https://planete7.info/?p=28344 A l’occasion d’une conférence de presse organisée ce mercredi 24 avril 2024 à Conakry, Amnesty International a présenté son rapport annuel (2023-2024) sur la situation des Droits de l’Homme dans le monte mais plus précisément en Guinée. Nous vous proposons le contenu de ce rapport lu par Souleymane Sow, Directeur exécutif d’Amnesty International Guinée. Ci-dessous […]]]>

A l’occasion d’une conférence de presse organisée ce mercredi 24 avril 2024 à Conakry, Amnesty International a présenté son rapport annuel (2023-2024) sur la situation des Droits de l’Homme dans le monte mais plus précisément en Guinée.

Nous vous proposons le contenu de ce rapport lu par Souleymane Sow, Directeur exécutif d’Amnesty International Guinée. Ci-dessous le rapport :

-République de Guinée

L’accès aux principaux réseaux sociaux a été perturbé, tandis que la radio, la télévision et des sites d’actualités ont été pris pour cible. À l’exception de celles organisées en faveur des autorités de transition, toutes les manifestations ont été interdites cette année encore. Les forces de sécurité ont tué des manifestants et arrêté arbitrairement des journalistes. Quatre personnes ont été déclarées coupables dans l’affaire M’Mah Sylla. Les autorités ont intenté des actions en justice dans le domaine de la pollution marine.

CONTEXTE

Le procès de l’ex-chef de l’État Moussa Dadis Camara et de plusieurs anciens hauts responsables de la sécurité mis en cause pour leur rôle dans le massacre du 28 septembre 2009 (157 personnes avaient été tuées par les forces de défense et de sécurité et plus de 100 femmes avaient subi des violences sexuelles) a repris le 13 novembre, neuf jours après l’attaque menée par un commando armé contre la prison de Conakry qui avait permis l’évasion de quatre des principaux prévenus, dont Moussa Dadis Camara. Tous, à l’exception de l’ancien ministre de la Sécurité présidentielle, Claude Pivi, ont été repris. Une explosion s’est produite dans la nuit du 17 au 18 décembre dans le principal dépôt de carburant du pays, à Conakry, faisant 24 morts et plus de 450 blessés. La pénurie de carburant qui en a résulté a provoqué une augmentation du coût de la vie, la fermeture d’établissements scolaires et universitaires et de nombreuses coupures d’électricité.

LIBERTÉ D’EXPRESSION

Dans une décision rendue le 31 octobre, la Cour de justice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a jugé que la Guinée avait violé les droits à la liberté d’expression et à l’information en restreignant l’accès à Internet et aux réseaux sociaux en 2020.L’utilisation des principaux réseaux sociaux a été perturbée à partir du 24 novembre, sans que les autorités ne donnent une quelconque explication officielle. L’accès aux réseaux sociaux et aux sites d’actualités avait déjà rencontré des difficultés pendant environ une semaine dans le contexte des manifestations antigouvernementales du 17 mai. Le ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Économie numérique, Ousmane Gaoual Diallo, a déclaré le 30 novembre que l’Internet n’est pas un droit. Il avait reconnu les perturbations intervenues plus tôt dans l’année, qu’il avait toutefois attribuées à un problème technique lié à un câble sous- marin. Le site d’actualités Guineematin.com a été inaccessible du 15 août au 5 novembre, sans que la raison en soit indiquée. Invoquant des impératifs de sécurité nationale, la Haute Autorité de la communication a adressé des courriers les 6 et 9 décembre à Canal+ Guinée pour lui demander de cesser la diffusion de Djoma FM et Djoma TV, d’Espace FM et Espace TV et d’Évasion FM et Évasion TV. Star Times, un autre distributeur, a annoncé qu’il retirait Djoma TV, Espace TV et Évasion TV de son offre, pour les mêmes raisons.

LIBERTÉ DE RÉUNION PACIFIQUE

L’interdiction générale visant tous les rassemblements politiques en Guinée était toujours en vigueur depuis mai 2022. A Conakry, cependant, alors que les rassemblements organisés par la coalition de l’opposition Forces vives de Guinée ont été interdits, plusieurs réunions en faveur du chef de l’État ont été autorisées. Le 1 juin, le tribunal de première instance de Kankan a condamné deux femmes à six mois de prison, dont quatre avec sursis, et à une amende s’élevant à un million de francs guinéens (environ 110 euros) chacune, et sept autres à une peine de six mois d’emprisonnement assortie d’une amende de 500 000 francs guinéens (environ 55 euros).

Ces neuf femmes ont été déclarées coupables de participation délictueuse à un attroupement illégal parce qu’elles avaient défilé le 24 mai pour réclamer le retour au pouvoir de l’ancien président Alpha Conde.

À la suite des manifestations violentes contre la pénurie d’électricité qui se sont déroulées dans la nuit du 27 au 28 mars à Kankan, au cours desquelles une effigie du président a été brûlée, le tribunal de première instance de la ville a condamné 15 personnes, le 13 avril, à des peines allant de quatre à 18 mois d’emprisonnement, notamment pour rassemblement non autorisé.

HOMICIDES ILLÉGAUX

Selon des organisations de la société civile, des médias et des partis politiques, au moins 37 personnes ont été tuées par les forces de défense et de sécurité lors de manifestations depuis le 5 septembre 2021.Un homme a trouvé la mort le 16 avril à Wonkifong, dans la région de Kindia, au cours d’une opération antidrogue des forces de sécurité. Plusieurs personnes ont été blessées le 19 septembre à Boffa, dans la région de Boké: l’armée aurait tiré sur des personnes qui bloquaient des routes pour protester contre le manque d’électricité.

Le 27 mars, le tribunal de première instance de Dixinn, à Conakry, a condamné un sous-officier de gendarmerie à 10 ans d’emprisonnement et au paiement de 100 millions de francs guinéens (environ 11 000 euros) de dommages et intérêts pour l’homicide d’un jeune homme de 19 ans, commis le 1er juin 2022 à Hamdallaye, un quartier de Conakry, pendant une manifestation contre la hausse du prix de l’essence.

ARRESTATIONS ET DÉTENTIONS ARBITRAIRES

Après avoir passé plus de 10 mois en détention arbitraire, Oumar Sylla et Ibrahima Diallo, du Front national pour la défense de la Constitution, et Saikou Yaya Barry, de l’Union des forces républicaines, ont été remis en liberté provisoire le 10 mai. Ils avaient été attroupement, complicité de destruction de biens publics et privés, coups et blessures volontaires, incendie et pillage parce qu’ils s’étaient mobilisés pour réclamer le rétablissement de l’ordre constitutionnel, Le 13 juin, le tribunal de première instance de Dixinn, à Conakry, a relaxé Oumar Sylla et Ibrahima Diallo.

Le 16 octobre, 13 journalistes ont été arrêtés arbitrairement et avec brutalité à Kaloum, une commune de Conakry, puis emmenés au commissariat central et déférés au tribunal de première instance. Ils avaient participé à une manifestation pacifique organisée par le Syndicat des professionnels de la presse de Guinée pour demander aux autorités de lever les restrictions d’accès à certains sites d’actualités. Ils ont été libérés le jour même, après avoir été inculpés de < participation à un attroupement illégal sur la voie publique ».

VIOLENCES SEXUELLES OU FONDÉES SUR LE GENRE

Quatre hommes ont été condamnés le 4 avril par le tribunal de première instance de Mafanco, à Conakry, à des peines allant d’un à 20 ans d’emprisonnement pour le viol et les violences qui avaient entraîné la mort de M’Mah Sylla le 20 novembre 2021. Les auteurs ont aussi été condamnés à verser un milliard de francs guinéens (environ 110 000 euros) de dommages et intérêts au père de la victime. Le 18 octobre, les organismes des Nations unies présents en Guinée ont appelé les autorités à remplir leur obligation de lutter contre les violences faites aux femmes et aux filles, après la mort d’une fillette de neuf ans qui avait été violée à Dubréka (région de Kindia) quatre jours auparavant.

DROIT À UN ENVIRONNEMENT SAIN

En dépit des inquiétudes d’organisations de la société civile quant aux conséquences sur les droits économiques et sociaux de la population locale et aux effets en matière de changement climatique, le président a relancé officiellement en mars les travaux accusés de « participation délictueuse à un dans la mine de fer de Simandou, qui prévoient notamment la construction d’une voie de chemin de fer et d’un port.

Après que 500 pêcheurs se sont plaints d’éruptions cutanées, les autorités guinéennes ont effectué une inspection le 14 avril et découvert d’immenses poches de pollution à 74 kilomètres au large de Conakry. Le 19 juin, le ministère de la Justice a demandé à la Cour de répression des infractions économiques et financières d’engager des poursuites contre les « navires minéraliers suspectés et les personnes physiques ou morales propriétaires, utilisatrices ou responsables desdits navires > pour des faits présumés de pollution marine ayant entraîné des éruptions cutanées chez les pécheurs artisanaux et des dommages environnementaux ».

 

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75e anniversaire de la déclaration des droits de l’Homme : Amnesty international-Guinée fait le bilan ! https://planete7.info/75e-anniversaire-de-la-declaration-des-droits-de-lhomme-amnesty-international-guinee-fait-le-bilan/ https://planete7.info/75e-anniversaire-de-la-declaration-des-droits-de-lhomme-amnesty-international-guinee-fait-le-bilan/#respond Sat, 09 Dec 2023 15:36:58 +0000 https://planete7.info/?p=25150 À l’occasion du 75eme anniversaire de la déclaration des droits de l’Homme Amnesty international-Guinée en collaboration avec le ministère de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l’Innovation poursuit sa campagne dénommée « 16 jours d’activisme ».  À l’occasion d’une conférence de presse qu’ils ont animée ce samedi 09 décembre au sein de l’institut des arts […]]]>

À l’occasion du 75eme anniversaire de la déclaration des droits de l’Homme Amnesty international-Guinée en collaboration avec le ministère de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l’Innovation poursuit sa campagne dénommée « 16 jours d’activisme ».  À l’occasion d’une conférence de presse qu’ils ont animée ce samedi 09 décembre au sein de l’institut des arts de Mory Kanté de Dubréka.

Le directeur d’Amnesty International-Guinée se dit satisfait de la lutte que son ONG mène contre les VBG en milieu scolaire.

« Nous sommes en collaboration avec le ministère de l’enseignement supérieur de la recherche scientifique et de l’innovation surtout le service genre et équité, nous faisons la promotion d’un rapport d’étude qui a été réalisé par le ministère. Et, nous Amnesty, nous sommes là pour parler des questions de violence basées sur le genre et notamment sur le harcèlement. Ici c’est vulgariser ce rapport mais pour nous Amnesty c’est surtout expliquer les mécanismes de protection qu’il y a, et nous faisons de la promotion surtout ce qui est VBG ensemble de briser le silence et dénoncer d’être solidaire envers la personne. C’est ensemble en brisant le silence que nous pouvons combattre ce fléau », dit-il

Poursuivant, le responsable d’Amnesty rappelle que le rapport prend compte des VBG en milieu universitaire.

« Le rapport de l’étude qui est en train d’être présenté, relève effectivement le phénomène dans le milieu universitaire. C’est un phénomène qui est mal connu, il y a certains étudiants qui ne savent pas c’est quoi le harcèlement. C’est le fait répétitif d’une action qui fait le harcèlement. Il y a non seulement des étudiants qui subissent des harcèlements, mais ils se sont rendus compte aussi qu’il y a des enseignants et enseignantes qui le subissent aussi. Globalement le harcèlement que les étudiants et étudiantes subissent est lié au problème de notes dans le milieu universitaire », déclare Souleymane Sow avant de livrer ses sentiments sur ce qui est déjà fait depuis le début de cette campagne.

« Nous sommes assez satisfaits, parce que nous avons pu organiser les conférences et nous sommes à la 5ème dans l’enseignement supérieur et ça va aussi continuer à l’intérieur du pays pour le moment nous n’avons pu faire que Kindia. Nous espérons avoir continué une telle collaboration parce que l’Etat reste notre partenaire, nous avons déjà une convention avec le ministère de l’enseignement pré-universitaire qui nous favorise de faire des animations médias la promotion dans le milieu scolaire et nous espérons avoir une convention avec le ministère de l’enseignement supérieur pour pouvoir accentuer la sensibilisation dans nos universités », conclu le directeur d’Amnesty International-Guinée.

Prenant la parole au nom du ministère de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation, Aissatou Mbra Diallo revient sur l’objectif de la rencontre.

« Nous sommes toujours dans la période des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre dans le milieu scolaire. Dans ce cadre il y a eu le lancement par le ministère de la promotion féminine de l’enfance et des personnes vulnérables ainsi pour accompagner et pour aller dans cette tendance le ministère de l’enseignement supérieur  de la recherche scientifique et de l’Innovation a eu à faire le lancement de cette activité dans les institutions de l’enseignement supérieur le 29 novembre 2023 donc c’est la suite logique de ce lancement c’est à dire aller vulgariser le rapport sur le harcèlement en milieu scolaire dans toutes les  institutions d’enseignement supérieur du pays. Après l’enquête sur le harcèlement en milieu scolaire le rapport a été élaboré, Mme la ministre nous instruit que pour enrichir le rapport il fallait qu’on implique les ONG qui évoluent dans le domaine de la protection des droits humains. D’abord nous notre environnement de travail c’est les universités et la recherche donc voilà pourquoi les institutions d’enseignement supérieur sont nos cibles. Ces institutions regorgent beaucoup de jeunes et dans ces rencontres entre les jeunes étudiants et étudiantes ils peuvent exister des conflits qui vont forcément affecter la quiétude sociale c’est qui fait que nous sommes dans ces institutions pour vulgariser le rapport pour que les membres de la communauté universitaire puissent non seulement connaître le contenu et qu’ils prennent des dispositions contre le harcèlement dans le milieu scolaire », explique-t-elle.

Amadou Bah enseignant chercheur en service au sein de l’institut des arts de Mory Kanté de Dubreka trouve cette initiative permanente.

« C’est quelque chose qui est vraiment pertinent puisqu’il faut avoir le courage de le dire que le harcèlement existe même si on ne le dit pas mais il existe. Donc si ces initiatives surtout que ça vient du ministère de tutelle ça nous réjouit. Dans notre institut il y a le règlement intérieur et la pédagogie du système LMD donc c’est des mesures qui dissuadent et l’étudiant et l’enseignant » a-t-il coupé court.

Kouyaté Djemania étudiante au sein de l’institut fait une invite à ses camarades. « C’est une bonne initiative puisque vous le savez que cela constitue un frein dans la formation des jeunes filles. C’est un fait qui fait vraiment mal au cœur et impacte négativement la femme. Personnellement je n’ai pas été victime et dans notre institut j’ai pas vu mais c’est qui est sûr que ça existe donc que les autorités et les ONG évoluant dans ce sens s’impliquent pour mettre fin à cela à défaut réduire drastiquement. C’est un message de changement de mentalité et que les enseignants sachent aussi que nous sommes là pour la formation et non pour se faire draguer », déclare-t-elle.

 

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info

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Restriction de l’internet en Guinée : plusieurs organisations expriment leurs inquiétudes! https://planete7.info/restriction-de-linternet-en-guinee-plusieurs-organisations-expriment-leurs-inquietudes/ https://planete7.info/restriction-de-linternet-en-guinee-plusieurs-organisations-expriment-leurs-inquietudes/#respond Thu, 30 Nov 2023 12:21:42 +0000 https://planete7.info/?p=24973 Conakry, le 30 Novembre 2023-Nous, organisations de défense des droits humains, dont nombreuses sont membres du Collectif des ONG pour des textes respectueux des droits humains, suivons avec beaucoup de préoccupation la restriction de l’accès aux réseaux sociaux et le brouillage des fréquences des Radios FIM FM, Djoma FM depuis le Vendredi 24 Novembre 2023 […]]]>

Conakry, le 30 Novembre 2023-Nous, organisations de défense des droits humains, dont nombreuses sont membres du Collectif des ONG pour des textes respectueux des droits humains, suivons avec beaucoup de préoccupation la restriction de l’accès aux réseaux sociaux et le brouillage des fréquences des Radios FIM FM, Djoma FM depuis le Vendredi 24 Novembre 2023 et Espace FM le mercredi 29 novembre 2023. Nos organisations expriment leurs inquiétudes face à la récurrence de ces pratiques qui sont contraires aux engagements internationaux de notre pays en matière de la liberté de la presse et le droit à information des citoyens.

Nos organisations rappellent que la République Guinée est partie aux principaux Instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme. A ce titre, le Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques (PIDCP) en son article 19, la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), en son article 9 et la Charte de la Transition en ses articles 19 et 23 consacrent tous la protection de la liberté de conscience, la liberté d’expression et d’opinion, et le droit à l’information. Par ailleurs, nos organisations rappellent que cette situation intervient quelques semaines après le verdict de la Cour de justice de la CEDEAO reconnaissant ‘Etat Guinéen coupable d’avoir violé les droits des citoyens à la liberté d’expression et à l’accès à l’information suite à la coupure d’internet et aux restrictions de l’accès aux réseaux sociaux en 2020. Aussi, lors de son dernier passage à l’EPU (Examen périodique universel) du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, la Guinée a reçu et accepté sept (07) recommandations l’encourageant à garantir la liberté d’expression.

Pour finir, nos organisations s’inquiètent des conséquences économiques de ces restrictions sur les start-ups et autres Petites et moyennes entreprises guinéennes de plus en plus dépendantes d’internet et des réseaux sociaux dans leurs activités. Ainsi, nos organisations appellent les autorités guinéennes à mettre fin à ces restrictions qui violent les engagements de notre pays en matière de droits de l’homme et portent atteinte à notre économie numérique naissante :

Identifier et sanctionner les responsables du blocage des plateformes de réseaux sociaux et le brouillage des fréquences des Radios

Œuvrer pour le respect des droits et libertés des citoyens conformément à la charte de la transition et aux obligations internationales souscrites librement par notre pays

Comprendre que l’intérêt légitime de l’État à préserver la sécurité publique ne doit pas empêcher les citoyens d’exercer leurs libertés.

Les ONGS of associations de défense des droits de l’homme

Pour plus d’information, veuillez contacter les numéros suivants :

Alfa DIALLO ABLOGUI, 623-13-23-24

Souleymane SOW – Amnesty Guinée, 622-21-50-42

Alseny SALL-OGDH, 622-18-86-70

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Violences Basées sur le Genre : Amnesty International Guinée lance sa campagne de « 16 jours d’activisme » https://planete7.info/violences-basees-sur-le-genre-amnesty-international-guinee-lance-sa-campagne-de-16-jours-dactivisme/ https://planete7.info/violences-basees-sur-le-genre-amnesty-international-guinee-lance-sa-campagne-de-16-jours-dactivisme/#respond Thu, 30 Nov 2023 00:01:02 +0000 https://planete7.info/?p=24963 C’est l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) qui a servi de cadre au lancement ce mercredi de la campagne des « 16 jours d’activisme » devant plusieurs étudiants et représentations gouvernementales. En collaboration avec le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation (MESRI), les responsables de Amnesty international Guinée ont procédé au […]]]>

C’est l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC) qui a servi de cadre au lancement ce mercredi de la campagne des « 16 jours d’activisme » devant plusieurs étudiants et représentations gouvernementales.

En collaboration avec le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’Innovation (MESRI), les responsables de Amnesty international Guinée ont procédé au lancement de cette campagne qui vise à lutter contre les violences basées sur le genre mais aussi et surtout sensibiliser les jeunes dans le milieu scolaire.

Dans sa prise de parole Pr Mariame Béavogui mentionne. « Cette campagne initiée par les Nations-Unies est un moment pour tous les défenseurs des droits des femmes à travers le monde de démontrer leur engagement individuel et collectif ainsi que leur détermination à travailler ensemble main dans la main dans la lutte contre toutes les formes de violation des droits des femmes et filles à travers le monde. Depuis 1991 cette période a été initiée du 25 novembre au 10 décembre de chaque année pour marquer la journée des droits humains, cette période est consacrée aux cations de masse et aux réflexions approfondies fécondes en vue d’une meilleure prévention et élimination de la violence faites aux femmes et filles », dit-elle avant de renchérir.

« Au cours de cette année, les organisations de la société civile et les plateformes de lutte contre les violences basées sur le genre ont fait cas des violences domestiques récurrentes qui ont quelques fois alimenté l’actualité du pays. Face à l’ampleur des violences faites aux femmes, il est aussi essentiel que les services destinés aux victimes soient considérés comme nécessaires et restent ouverts avec les ressources et les mesures adéquates pour soutenir les services de santé sociaux permettent de prendre en charge les victimes de violence », a-t-elle laissé entendre.

Aminata Deen Toure directrice générale de l’innovation au département de l’enseignement supérieur rappelle que « chaque année, notre pays à l’instar de toute la communauté internationale, procède au lancement de ces 16 jours d’activisme. Ainsi, la campagne mondiale d’activisme est un moment privilégié pour tous les décideurs à travers le monde, de démontrer leurs engagements collectifs et individuels pour éradiquer toutes les formes de violences basées sur le genre. Ces 16 jours d’activisme sont des occasions pour mener des campagnes de sensibilisation et d’éducation pour faire face à l’ampleur du phénomène. Par ailleurs, il faut noter que ces 16 jours, ne sont pas seulement des campagnes, mais un appel à l’action que nous devrions mettre en place pour lutter contre ce phénomène », soutient-elle.

Prenant la parole Souleymane Sow, directeur de Amnesty international Guinée rappelle l’objectif visé par la campagne.

« Au nom de l’Amnesty international Guinée, nous vous disons merci. Si nous avons tenu à organiser cette série de conférences dans une dizaine d’universités publiques et privées de la Guinée, c’est pour jouer notre partition pour la promotion et la protection des droits humains. Le sujet qui nous rassemble aujourd’hui, le harcèlement, nous en avons parlé et globalement les violences basées sur le genre, est l’un des thèmes qui nous intéresse beaucoup. Ces jours d’activisme que nous organisons sont faits aussi en même temps avec la campagne, écrire pour les droits » conclut-il.

Mariam Sanoh étudiante en L1 appelle ses camarades victimes de dénoncer afin de briser le silence.

« C’est un fléau que nous devons tous combattre, nous ne devons pas donner la place à cette chose qui affecte sérieusement la couche féminine. Au-delà de tout ça je pense que les jeunes filles victimes doivent avoir le courage pour dénoncer puisque ça existe maintenant des ONG qui luttent contre cela alors brisons le silence », dit-elle.

 

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info

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Violences basées sur le genre en milieu scolaire : Amnesty International-Guinée engage une lutte à travers la sensibilisation https://planete7.info/violences-basees-sur-le-genre-en-milieu-scolaire-amnesty-international-guinee-engage-une-lutte-a-travers-la-sensibilisation/ https://planete7.info/violences-basees-sur-le-genre-en-milieu-scolaire-amnesty-international-guinee-engage-une-lutte-a-travers-la-sensibilisation/#respond Sun, 26 Nov 2023 19:40:52 +0000 https://planete7.info/?p=24912 C’est le lycée 02 octobre situé dans la commune de Kaloum qui a servi de cadre au lancement de la campagne de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG) en milieu scolaire. Comme chaque année, AMNESTY INTERNATIONAL -GUINEE mène sa campagne mondiale qui vise à lutter contre les VBG. Cette année il s’agit […]]]>

C’est le lycée 02 octobre situé dans la commune de Kaloum qui a servi de cadre au lancement de la campagne de sensibilisation sur les violences basées sur le genre (VBG) en milieu scolaire.

Comme chaque année, AMNESTY INTERNATIONAL -GUINEE mène sa campagne mondiale qui vise à lutter contre les VBG. Cette année il s’agit là « de 16 jours d’activisme et écrire pour les droits de l’homme ».

Devant une délégation du ministère de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation ME-PUA le directeur d’Amnesty International-Guinée revient sur le bien-fondé de cette campagne.

 

« Nous avons fait deux campagnes en même temps, c’est la campagne 16 jours d’activisme et la campagne écrire pour les droits qu’Amnesty international organise chaque année. Quand nous avons lancé notre rapport sur les violences sexuelles en Guinée, notamment les cas de viol, on a obtenu avec le ministère de l’enseignement pré-universitaire une convention qui nous permettait d’avoir un accès dans tous les établissements scolaires de la Guinée pour mener des campagnes de sensibilisation et de l’éducation aux droits humains. Grâce à l’appui du service genre et équité du ministère que nous remercions au passage qui s’est investi pour nous ouvrir les portes de l’enseignement pré-universitaire en nous accompagnant sur des sujets aussi cruciaux que les violences basées sur le genre. Et quand nous parlons de ces violences, que ça soit les violences sexuelles, le viol ou le harcèlement parce qu’il y’en a de plus en plus, d’ailleurs c’est pour cela qu’avec le ministère de l’éducation aussi de l’enseignement supérieur nous allons organiser des conférences spécialement sur le harcèlement, parce qu’aujourd’hui que ça soit dans l’enseignement pré-universitaire ou dans nos universités il y a cette question qui revient de plus en plus », dit-il avant de renchérir.

« Nous avons dix conférences dans les institutions d’enseignement universitaire que ça soit à N’zérékoré, à Kankan, Faranah, Labé ou encore Kindia ou Boké et nous allons partir avec le ministère de l’enseignement pré-universitaire. Mais on aura aussi d’autres activités dans la l’enseignement pré-universitaire avec le service genre et équité, je sais qu’ils ont un code de bonne conduite et que nous allons nous investir aussi pour la vulgarisation de ces codes de bonne conduite. Il y a un numéro vert qui va être mis en place et nous avec l’OPROGEM  et la brigade de la gendarmerie c’est toutes ces questions que nous allons vulgariser pour que les populations, les élèves et étudiants savent qu’il y a aussi ces structures qui existent et que le monitoring soit fait et que la sensibilisation continue pour que les élèves, les étudiants, les parents d’élèves aussi soient impliqués, parce que si nous voulons lutter efficacement contre ce fléau c’est tout le monde qui doit s’y mettre », a laissé entendre Souleymane Sow.

Aboubacar Mandela Camara, le chargé des questions de législation au ME-PUA livre son sentiment avant de promettre que son département ne ménagera aucun effort pour accompagner les actions de l’ONG.

« C’est pour nous un réel plaisir de recevoir Amnesty international qui fait partie des ONG constantes et persévérantes, sérieuses qui œuvrent inlassablement pour le respect des droits de l’homme sur le terrain. Il n’y a pas longtemps nous avons assisté au viol suivi même d’assassinat d’une jeune fille dans une concession scolaire. Cette situation alarmante et ahurissante a interpellé tout le monde. Donc aujourd’hui s’il y a une ONG porteuse d’une telle initiative de campagne de sensibilisation, d’activisme pour le respect des droits de l’homme en général, la lutte contre les violences en milieu scolaire en particulier, nous en tant que département notre rôle c’est de saluer l’initiative et de l’accompagner. Donc nous accompagnons cette initiative, qui s’inscrit en droite ligne avec les activités que nous menons déjà au niveau de notre département à travers notre service genre et équité en terme de sensibilisation, en terme de conscientisation pour la lutte contre les VBG en milieu scolaire », a-t-il laissé entendre.

 

Prenant la parole le proviseur du Lycée 2 octobre Morikani Camara, promet à son tour d’œuvrer pour que de telles activités soient permanemment organisées dans son établissement. « Depuis que je suis là, je n’ai jamais vu ce cas-là (violence). Je ne sais pas si c’est la proximité qui fait que ça ne se produit pas ici avec le département », a-t-il témoigné.

Pour renchérir le responsable de ce lycée souhaite qu’il ait permanemment de suivi et que la conscientisation passe suffisamment dans les classes.

Mohamed Sylla président du comité de coordination du lycée 2 octobre, soutient que. « Le viol est devenu un sujet qui fait l’effort d’une bombe. De nos jours on voit beaucoup de filles violées, tuées parfois dans les rues. Amnesty s’est dit de ne pas rester les bras croisés il faut que chacun vienne pour sauver ces filles. On rencontre de nos jours certains pères de famille qui osent coucher avec leurs filles, c’est des actes tellement dégueulasses, et la meilleure façon de combattre cela, c’est à partir de l’école et les campagnes de sensibilisation, parce qu’à travers les conférences là j’ai compris et je m’engage à être un acteur qui va stopper cette violence en milieu scolaire », a promis le jeune lycéen.

 

 

Mohamed Diallo pour Planete7.info

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