Aménagement du territoire – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 23 Oct 2025 17:30:40 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Aménagement du territoire – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Labé : une nouvelle ère pour l’urbanisme, portée par une gestion exemplaire (Par Boubacar Garki Diallo) https://planete7.info/labe-une-nouvelle-ere-pour-lurbanisme-portee-par-une-gestion-exemplaire-par-boubacar-garki-diallo/ Thu, 23 Oct 2025 16:36:40 +0000 https://planete7.info/?p=47498 À Labé, la capitale du Fouta Djallon, un vent nouveau souffle sur le secteur de l’habitat et de l’urbanisme. Ce qui, hier encore, relevait du désordre et de l’improvisation, semble aujourd’hui s’orienter vers la rigueur, la transparence et la vision. Au cœur de cette transformation, un homme : le directeur préfectoral de l’urbanisme de Labé […]]]>

À Labé, la capitale du Fouta Djallon, un vent nouveau souffle sur le secteur de l’habitat et de l’urbanisme. Ce qui, hier encore, relevait du désordre et de l’improvisation, semble aujourd’hui s’orienter vers la rigueur, la transparence et la vision. Au cœur de cette transformation, un homme : le directeur préfectoral de l’urbanisme de Labé Abdoulaye Kade Diallo, dont la méthode et la détermination redonnent espoir à toute une ville.

Depuis sa prise de fonction, Abdoulaye Kade Diallo, s’est engagée dans une réforme profonde de la gestion foncière. Fini le temps des lotissements improvisés et des conflits interminables entre citoyens. Désormais, chaque décision repose sur des études techniques précises, des concertations communautaires et le strict respect des textes réglementaires. « Nous voulons que chaque mètre carré de Labé soit utilisé de manière intelligente et équitable », dit-il dans ces déclarations.

Les résultats sont visibles sur le terrain : des quartiers mieux structurés, des espaces publics préservés, et une meilleure organisation des zones d’habitation. Les équipes techniques sillonnent régulièrement la ville pour contrôler les chantiers, prévenir les constructions anarchiques et sensibiliser les citoyens sur les normes d’urbanisme. Une démarche saluée par les habitants, qui voient enfin une administration à l’écoute et soucieuse du bien commun.

La réussite de cette gestion repose aussi sur une approche participative. Le directeur préfectoral de l’urbanisme Abdoulaye Kade Diallo a su tisser un lien de confiance avec les collectivités locales, les géomètres, les architectes et les citoyens. Cette ouverture a permis d’éviter bien des incompréhensions et de désamorcer plusieurs conflits liés au foncier.

Aujourd’hui, la région de Labé avec ces 5 préfectures, 13 sous-préfectures et 31 quartiers fait figure d’exemple en matière d’organisation urbaine. Les initiatives locales en faveur de la planification territoriale et du respect des normes foncières sont reconnues jusque dans les instances nationales. Le directeur préfectoral de l’urbanisme, par sa rigueur et son leadership, incarne cette nouvelle génération de cadres publics engagés pour un développement durable et équitable.

Dans un contexte où la croissance démographique et les pressions foncières menacent souvent l’équilibre urbain, l’expérience de Labé prouve qu’une gestion responsable et transparente peut changer la donne. Labé avance, et avec elle, une vision : celle d’une ville moderne, ordonnée et inclusive, bâtie sur le professionnalisme et la volonté de bien faire.

Boubacar Garki Diallo Journaliste Reporter
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Kindia : un géologue met en garde contre les constructions anarchiques, sources d’éboulements meurtriers https://planete7.info/kindia-un-geologue-met-en-garde-contre-les-constructions-anarchiques-sources-deboulements-meurtriers/ Fri, 22 Aug 2025 13:57:05 +0000 https://planete7.info/?p=45228 Face à la multiplication des éboulements meurtriers en Guinée, la voix des experts se fait de plus en plus pressante. Alpha Ousmane Sow, géologue de profession, rencontré ce jeudi à Kindia, a tiré une nouvelle sonnette d’alarme sur les dangers liés aux constructions anarchiques et au manque de régulation dans l’aménagement urbain. Selon lui, les […]]]>

Face à la multiplication des éboulements meurtriers en Guinée, la voix des experts se fait de plus en plus pressante. Alpha Ousmane Sow, géologue de profession, rencontré ce jeudi à Kindia, a tiré une nouvelle sonnette d’alarme sur les dangers liés aux constructions anarchiques et au manque de régulation dans l’aménagement urbain.

Selon lui, les causes de ces drames sont doubles : naturelles, mais aussi profondément humaines.
« Il y a d’abord le fait naturel, mais il y a aussi le fait humain. Beaucoup de personnes construisent dans des zones où elles ne devraient pas. On retrouve des concessions sur des terrains instables ou dans le lit des cours d’eau, ce qui fragilise le sol et augmente le risque d’éboulement. Il faut absolument lancer une alerte », a-t-il prévenu.

Le géologue identifie plusieurs facteurs aggravants : l’érosion, la pluviométrie, le détournement des lits de rivières et surtout l’urbanisation anarchique. « Lorsque le sol perd sa structure interne à cause des fortes pluies et des constructions inadaptées, il devient instable et finit par céder », a-t-il détaillé.

À cela s’ajoute l’accumulation des eaux de ruissellement, qui modifie les cours d’eau et finit par provoquer des glissements de terrain. Mais ce qui inquiète le plus l’expert, c’est l’absence de mesures préventives. « Il existe des zones où il est strictement interdit de construire, mais l’État laisse faire. Des maisons s’élèvent sur des collines ou au bord de falaises, sans aucune restriction. Et c’est seulement après les drames que les autorités réagissent », regrette-t-il.

Pour Alpha Ousmane Sow, la responsabilité est partagée. L’État doit délimiter clairement les zones constructibles et interdire celles à haut risque, tandis que la population doit adopter des comportements responsables. « Éviter de construire au bord des ravins, sur les pentes ou dans les lits de rivières est une nécessité vitale », insiste-t-il.

Le spécialiste lie également la recrudescence des catastrophes aux effets du changement climatique. « Dans plusieurs régions du monde, on observe incendies, inondations et pluies diluviennes. Tout cela est lié au réchauffement climatique, provoqué par le CO₂ mais aussi par la vapeur d’eau qui accentue les précipitations », a-t-il expliqué.

Avant de conclure, il plaide pour une véritable stratégie de sensibilisation à l’échelle nationale. « L’État doit aller vers les populations avec une information claire, accessible, de proximité, porte à porte. Prévenir vaut toujours mieux que guérir », a martelé le géologue.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info 

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Kobayah, Lambandji, Kissosso… Jusqu’à quand allons-nous compter les morts ? https://planete7.info/kobayah-lambandji-kissosso-jusqua-quand-allons-nous-compter-les-morts/ Fri, 01 Aug 2025 12:09:59 +0000 https://planete7.info/?p=44430 Depuis plusieurs années, et à chaque saison pluvieuse, Conakry connaît les mêmes scènes de désolation : des quartiers entiers inondés, des pertes en vies humaines, des dégâts matériels considérables, et des familles laissées dans un dénuement total. Cette nuit encore, près d’une dizaine de personnes ont péri. Des habitations se sont effondrées, des familles ont […]]]>

Depuis plusieurs années, et à chaque saison pluvieuse, Conakry connaît les mêmes scènes de désolation : des quartiers entiers inondés, des pertes en vies humaines, des dégâts matériels considérables, et des familles laissées dans un dénuement total. Cette nuit encore, près d’une dizaine de personnes ont péri. Des habitations se sont effondrées, des familles ont tout perdu. On en parle comme d’un phénomène naturel, mais à bien y regarder, rien de tout cela n’a de naturel.

Ces drames sont avant tout le résultat de décennies de mauvaise gouvernance, d’incompétence, et d’absence de vision à long terme. Trois éléments permettent de mieux comprendre l’ampleur et l’origine du problème.

Premièrement, l’absence totale d’anticipation face à l’évolution démographique de Conakry. La ville est passée d’environ 70 000 habitants dans les années 1960 à plus de 2 millions aujourd’hui pour un espace de 450 Km2. Mais rien n’a été pensé pour accompagner cette croissance. Pas de plan d’urbanisation, pas de vision d’ensemble. Résultat : une urbanisation sauvage, nourrie par la nécessité pour chacun de trouver un espace où vivre, même au prix d’une construction sur une zone marécageuse, un lit de cours d’eau ou une pente instable. C’est ainsi que des zones comme Kakimbo, autrefois traversées par des rivières et recouvertes de végétation dense, ont été peu à peu colonisées, bouchant naturellement les voies de ruissellement des eaux.

Les populations qui s’y sont installées n’ont pas agi par irresponsabilité. Elles ont simplement répondu à un besoin vital : celui de se loger. Le problème, c’est qu’elles ont été livrées à elles-mêmes, sans cadre, sans accompagnement, sans aménagements préalables.

Deuxième facteur, tout aussi déterminant : l’incapacité chronique à mettre en place un système efficace de gestion des déchets. En Guinée, jeter ses ordures dans le caniveau ou dans la rue lorsqu’il pleut est une pratique devenue courante. Non pas par ignorance, mais parce qu’il n’existe aucun dispositif digne de ce nom pour assurer la collecte et le traitement des déchets. Le peu qui est fait se limite souvent à déplacer le problème vers des dépotoirs à ciel ouvert. Et ces mêmes déchets, quand la pluie tombe, reviennent dans les rues, bloquent les canalisations, empêchent l’écoulement des eaux, provoquent des débordements et multiplient les risques sanitaires. C’est un retour direct à l’envoyeur. La pollution, ici, se retourne contre le pollueur.

Troisièmement, et c’est peut-être le plus grave : l’absence d’un plan d’urbanisme global, intégré, et rigoureusement appliqué. En Guinée, chaque secteur est traité isolément : la voirie d’un côté, la gestion des déchets de l’autre, les politiques de logement ailleurs. C’est ainsi qu’on construit des routes bitumées sans y adosser de système de drainage adapté. On érige des quartiers sans schéma directeur, sans penser aux flux d’eaux, aux accès, ou même à la sécurité des habitants. Chaque projet semble être conçu dans l’urgence, avec pour seule ambition de montrer qu’“on fait quelque chose”. Mais une route sans caniveaux, c’est une voie vers la catastrophe. Et une ville sans vision, c’est une ville qui étouffe sous ses propres contradictions.

Ces problématiques sont profondément liées, et elles devraient être abordées comme un tout. Il ne s’agit pas simplement de construire plus ou de réagir à l’urgence. Il faut planifier, penser à l’échelle de plusieurs décennies, s’inspirer des expériences d’ailleurs sans les copier, et bâtir des solutions ancrées dans notre réalité.

Prenons un exemple concret : en France, la mise en place d’un système de gestion des eaux pluviales et usées s’est étalée sur près d’un siècle. Ce sont des infrastructures lourdes, pensées sur le temps long, ajustées, renforcées, et aujourd’hui pleinement fonctionnelles. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu une volonté politique constante, une vision partagée, et des moyens mis au service du bien commun. Rien de cela ne s’improvise.

En Guinée, malheureusement, la logique reste celle du court terme. On inaugure vite, on construit à la hâte, on communique abondamment, mais les infrastructures s’effondrent à peine quelques années plus tard. Les populations, elles, n’ont d’autre choix que de subir — encore.

Certes, le citoyen a aussi une part de responsabilité. Il y a des comportements à interroger, des pratiques à changer. Mais à l’échelle de l’ensemble, cela ne pèse pas plus de 10 %. Le citoyen pense au quotidien, au concret, à l’urgence. C’est à l’État, qui détient la puissance publique, de penser l’avenir, d’organiser la société, de réguler, de projeter. C’est à lui que revient la tâche d’articuler toutes ces problématiques — habitat, environnement, transport, climat, assainissement — dans une seule et même vision.

Or aujourd’hui, en Guinée, nous en sommes encore loin. Très loin

Abdoulaye Barry, citoyen Guinéen

 

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Simandou : L’État interdit toute transaction foncière sur 15 km autour du corridor ferroviaire https://planete7.info/simandou-letat-interdit-toute-transaction-fonciere-sur-15-km-autour-du-corridor-ferroviaire/ Thu, 20 Mar 2025 22:22:20 +0000 https://planete7.info/?p=39551 Dans le cadre de la constitution des réserves foncières de l’État, le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire interdit toute transaction foncière sur une bande de 15 kilomètres de part et d’autre du corridor ferroviaire Forécariah-Kérouané. Cette mesure vise à protéger le patrimoine foncier national et à garantir la disponibilité des […]]]>

Dans le cadre de la constitution des réserves foncières de l’État, le ministère de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire interdit toute transaction foncière sur une bande de 15 kilomètres de part et d’autre du corridor ferroviaire Forécariah-Kérouané. Cette mesure vise à protéger le patrimoine foncier national et à garantir la disponibilité des terrains pour les futurs projets d’infrastructures liés au développement du projet Simandou.

Communiqué ci-dessous :

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Face aux Inondations et Tragédies, Lansana Kouyaté Appelle à l’Unité et à l’Aménagement Durable https://planete7.info/face-aux-inondations-et-tragedies-lansana-kouyate-appelle-a-lunite-et-a-lamenagement-durable/ Sun, 29 Sep 2024 22:22:35 +0000 https://planete7.info/?p=33296 C’est avec une profonde tristesse et une grande compassion que je m’adresse à vous en ces moments difficiles. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur notre pays ont provoqué d’innombrables dégâts, touchant toutes les régions. Le récent cas de Guéckédou est l’illustration de l’ampleur des épreuves subies par notre Peuple. Je suis profondément peiné […]]]>

C’est avec une profonde tristesse et une grande compassion que je m’adresse à vous en ces moments difficiles. Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur notre pays ont provoqué d’innombrables dégâts, touchant toutes les régions. Le récent cas de Guéckédou est l’illustration de l’ampleur des épreuves subies par notre Peuple. Je suis profondément peiné d’apprendre également une dizaine de pertes en vies humaines suite à l’accident survenu à Kissidougou.

Je tiens à exprimer, au nom du PEDN, nos condoléances les plus attristées et toute notre solidarité aux familles endeuillées, aux personnes affectées et au Peuple de Guinée. Plus que jamais, nous devons nous serrer les coudes pour surmonter ensemble ces épreuves.

J’appelle chaque citoyen à la prudence et à la vigilance dans l’installation de leurs habitations et équipements. Nous devons tous prendre conscience des dangers liés à l’occupation des zones à risques, particulièrement en ces périodes de pluies intenses. J’encourage chacun à suivre les consignes de sécurité et à prendre les précautions nécessaires pour éviter de nouvelles tragédies.

Par ailleurs, il est impératif que l’État prenne des mesures rigoureuses et immédiates pour réaménager nos territoires avant que les populations ne s’installent. La dégradation des axes routiers et l’urbanisation non contrôlée doivent être corrigées à travers des plans d’aménagement durables. Nous devons mettre en place des infrastructures adaptées aux réalités climatiques de notre pays pour prévenir de tels désastres à l’avenir.

Ensemble, nous devons construire une Guinée résiliente face aux défis de demain.

Le Président du PE.D.N
Lansana KOUYATÉ

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