Amadou Lamarana Bah – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 11 Sep 2026 19:56:44 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Amadou Lamarana Bah – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Je ne veux plus être le seul à porter les idées de solutions (Par Amadou Lamarana Bah) https://planete7.info/je-ne-veux-plus-etre-le-seul-a-porter-les-idees-de-solutions-par-amadou-lamarana-bah/ Fri, 11 Sep 2026 19:56:44 +0000 https://planete7.info/?p=63626 La Guinée n’a pas seulement besoin de jeunes qui dénoncent ses difficultés. Elle a besoin de jeunes qui se forment, qui réfléchissent, qui proposent et qui prennent leurs responsabilités. Depuis plusieurs années, je porte une conviction simple : nous ne pouvons pas attendre que quelqu’un vienne changer notre pays à notre place. Le développement de […]]]>

La Guinée n’a pas seulement besoin de jeunes qui dénoncent ses difficultés. Elle a besoin de jeunes qui se forment, qui réfléchissent, qui proposent et qui prennent leurs responsabilités.

Depuis plusieurs années, je porte une conviction simple : nous ne pouvons pas attendre que quelqu’un vienne changer notre pays à notre place.

Le développement de la Guinée ne se fera pas uniquement dans les bureaux de l’État, dans les entreprises ou dans les grandes institutions. Il se construira aussi dans les esprits, dans les comportements et dans la capacité de notre jeunesse à prendre des responsabilités.

C’est précisément pour cette raison que j’ai fondé le Centre Guinéen de Leadership et de l’Innovation (CGLI).

Ce projet n’est pas né de l’ambition de créer une structure de plus. Il est né d’une volonté : transformer les idées en capacités, les capacités en initiatives et les initiatives en solutions pour notre pays.

Et aujourd’hui, je ne veux plus être le seul à porter ces idées.

Je veux transmettre.

Je veux former.

Je veux rassembler.

Je veux voir émerger une génération de jeunes Guinéens capables de prendre des responsabilités avec compétence, discipline, éthique et sens de l’intérêt général.

Former une jeunesse capable de prendre des responsabilités

Notre jeunesse représente une immense force. Mais une force ne devient une puissance que lorsqu’elle est organisée, formée et orientée vers un objectif.

Le leadership que nous voulons promouvoir au CGLI n’est pas le culte de la personnalité, ni la recherche d’un poste ou d’un titre.

Le véritable leadership, c’est la capacité de prendre des responsabilités, de servir, de décider, de proposer et d’assumer les conséquences de ses choix.

Nous voulons donc contribuer à former des jeunes capables de devenir des acteurs crédibles dans leurs communautés, leurs administrations, leurs entreprises, leurs organisations et, demain, dans les plus hautes responsabilités de notre pays.

Réhabiliter la citoyenneté et la discipline

Nous devons également avoir le courage de parler de ce qui nous concerne individuellement.

Nous voulons un État efficace, mais sommes-nous toujours des citoyens responsables ?

Nous exigeons des institutions performantes, mais respectons-nous toujours les règles ?

Nous demandons des dirigeants exemplaires, mais sommes-nous nous-mêmes exemplaires dans notre travail, notre ponctualité, notre parole donnée et notre comportement quotidien ?

Le développement commence aussi par la discipline de chacun.

C’est pourquoi le CGLI entend promouvoir la citoyenneté, le civisme, la responsabilité et l’éthique professionnelle.

Parce qu’un pays ne peut pas durablement progresser si ses citoyens considèrent que les règles ne concernent que les autres.

Innover pour proposer des solutions à notre État

Enfin, nous devons apprendre à passer de la critique à la proposition.

Il est facile de dire ce qui ne va pas.

Il est beaucoup plus difficile de réfléchir à ce qu’il faut faire pour que cela aille mieux.

Le troisième axe du CGLI sera donc consacré à l’innovation et à la réflexion sur la modernisation de l’action publique.

Nous voulons encourager les jeunes à réfléchir aux problèmes de notre pays et à proposer des solutions concrètes : dans l’administration, l’éducation, le numérique, les services publics, l’organisation, la citoyenneté et dans tous les domaines où l’innovation peut améliorer la vie des citoyens.

Une formation gratuite, parce que servir son pays ne doit pas être réservé à ceux qui ont les moyens

J’ai fait le choix de rendre les formations du CGLI gratuites.

Ce choix est volontaire.

Je considère que lorsque l’on possède une expérience, une connaissance ou une vision susceptible d’être utile à son pays, il faut aussi savoir la transmettre.

C’est ma manière, à mon niveau, d’apporter une contribution concrète au développement de la Guinée.

Je ne prétends pas avoir toutes les réponses.

Mais je refuse de rester dans la position de celui qui observe, critique et attend.

Je préfère construire.

Et surtout, je veux construire avec d’autres.

À la jeunesse guinéenne : rejoignez-nous

Aujourd’hui, j’adresse donc un appel particulier à la jeunesse guinéenne.

Si vous voulez apprendre, rejoignez-nous.

Si vous voulez prendre des responsabilités, rejoignez-nous.

Si vous voulez développer votre leadership, rejoignez-nous.

Si vous voulez réfléchir aux problèmes de notre pays et proposer des solutions, rejoignez-nous.

Si vous croyez que la Guinée peut faire mieux et que vous êtes prêts à commencer par vous-mêmes, rejoignez-nous.

Le CGLI n’est pas destiné à une catégorie particulière de jeunes.

Il est ouvert à celles et ceux qui veulent apprendre, servir, innover et contribuer.

Je souhaite voir arriver des jeunes de tous horizons, avec des parcours différents, des compétences différentes et des idées différentes.

Car notre diversité doit devenir une force de réflexion et d’action.

Je ne veux plus être seul

Je veux être très clair sur une chose :

Je ne veux plus être le seul à porter ces idées de solutions.

Je veux voir naître autour de moi des dizaines, puis des centaines de jeunes capables de porter ces mêmes valeurs dans leurs familles, leurs quartiers, leurs universités, leurs entreprises, leurs administrations et leurs communautés.

Mon objectif n’est pas de créer des suiveurs.

Mon objectif est de contribuer à former des leaders.

Des leaders qui pensent.

Des leaders qui travaillent.

Des leaders qui respectent.

Des leaders qui innovent.

Des leaders qui servent.

Des leaders qui comprennent que l’avenir de la Guinée ne se construira pas uniquement par les discours, mais par les compétences, la discipline, l’engagement et l’action.

Le CGLI est ma contribution.

À vous, maintenant, d’apporter la vôtre.

Centre Guinéen de Leadership et de l’Innovation — CGLI

Jeunesse & Leadership • Citoyenneté & Discipline • Innovation

La formation est gratuite.

Rejoignez-nous. Formons-nous. Réfléchissons ensemble. Et surtout, construisons.

 

Amadou Lamarana BAH

Analyste des questions de leadership, innovation publique, jeunesse, gouvernance et développement.

 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

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La discipline, une valeur oubliée qui peut changer le destin de notre pays (Par Amadou Lamarana Bah) https://planete7.info/la-discipline-une-valeur-oubliee-qui-peut-changer-le-destin-de-notre-pays-par-amadou-lamarana-bah/ Sun, 02 Aug 2026 22:37:29 +0000 https://planete7.info/?p=60741 Nous parlons souvent du développement de notre pays. Nous débattons des réformes, des infrastructures, de l’emploi, de l’éducation ou encore de la gouvernance. Ces sujets sont essentiels. Pourtant, une question plus fondamentale est rarement posée : quelles sont les valeurs qui permettent réellement à une nation de progresser ? À mes yeux, la réponse tient […]]]>

Nous parlons souvent du développement de notre pays. Nous débattons des réformes, des infrastructures, de l’emploi, de l’éducation ou encore de la gouvernance. Ces sujets sont essentiels. Pourtant, une question plus fondamentale est rarement posée : quelles sont les valeurs qui permettent réellement à une nation de progresser ?

À mes yeux, la réponse tient en grande partie en un mot : la discipline. Non pas comme une vertu morale abstraite, mais comme une **infrastructure invisible** au même titre qu’une route ou un réseau électrique sans laquelle même les meilleures réformes échouent à produire leurs effets.

L’expérience d’autres nations le confirme. La Corée du Sud des années 1960, aussi pauvre alors que beaucoup de pays africains aujourd’hui, a bâti son décollage économique sur une discipline collective organisée par l’État : contrats de performance dans l’administration, exigence de résultats dans l’industrie, investissement massif et rigoureux dans l’éducation. Le Rwanda, de son côté, a démontré depuis les années 2000 qu’un changement de comportement civique ramassage collectif des déchets un samedi par mois, tolérance zéro sur la corruption administrative pouvait transformer en une décennie la réputation et l’attractivité d’un pays. Dans ces deux cas, la discipline n’est pas née d’un simple appel moral : elle a été **organisée, mesurée et récompensée** par des institutions volontaristes.

C’est cette nuance essentielle qu’il faut poser d’emblée : la discipline n’est pas seulement une affaire de volonté individuelle. Elle est le produit d’une interaction entre les comportements des citoyens et les règles du jeu que fixent les institutions.

Une responsabilité partagée, pas une charge unilatérale

Il serait injuste et inexact de faire porter aux seuls citoyens le poids du sous-développement. Un fonctionnaire mal payé, qui doit parfois attendre plusieurs mois son salaire, aura plus de mal à résister à la tentation de la corruption qu’un agent dont l’État respecte scrupuleusement ses propres engagements. Un jeune diplômé qui multiplie les candidatures sans réponse aura plus de mal à croire que « le sérieux paie » que celui qui évolue dans un système où le mérite est visiblement récompensé.

La discipline individuelle et la discipline institutionnelle se nourrissent l’une l’autre. Quand l’État est ponctuel, transparent et exemplaire, il devient plus facile d’exiger la même rigueur des citoyens. Quand les règles changent selon les relations ou le statut social, le discours sur la discipline personnelle perd de sa crédibilité, aussi juste soit-il sur le fond. Toute réflexion sérieuse sur cette valeur doit donc commencer par une exigence adressée aux dirigeants avant d’être adressée aux citoyens.

Discipline personnelle : le socle du caractère

Être discipliné, c’est respecter son temps et celui des autres, tenir sa parole, accomplir son travail avec sérieux, rechercher l’excellence même lorsqu’aucun regard ne nous observe. Cette discipline forge le caractère et prépare chacun à relever les défis de son époque.

Mais elle ne se décrète pas par un simple appel à la volonté. Elle s’apprend, se transmet et se cultive par l’exemple des aînés, par l’école, par des habitudes construites dès l’enfance. Une société composée de citoyens rigoureux est plus productive et plus crédible ; mais cette rigueur suppose des conditions de vie qui permettent de se projeter au-delà de l’urgence du quotidien.

Discipline citoyenne : au-delà du civisme de façade

Le respect des lois, la protection des biens publics et le civisme ne sont pas des contraintes imposées à la population : ce sont les conditions d’une vie collective organisée. Chaque dégradation d’un bien public, chaque règle contournée, en fait supporter le coût à l’ensemble de la communauté souvent aux plus vulnérables, qui dépendent le plus des services publics.

Mais ce civisme se construit aussi par la confiance : un citoyen respecte davantage un espace public qu’il perçoit comme réellement collectif, entretenu et géré équitablement. Là encore, l’exemplarité des institutions précède, plus qu’elle ne suit, l’adhésion populaire.

Discipline professionnelle : la rigueur comme avantage compétitif

Dans une administration moderne comme dans une entreprise performante, la compétence doit s’accompagner de rigueur : respect des délais, qualité du travail, transparence, obligation de résultat. C’est un facteur direct de confiance et d’attractivité économique les investisseurs, nationaux comme étrangers, orientent leurs capitaux vers les environnements où les règles sont prévisibles et respectées.

Concrètement, cela peut se traduire par des leviers précis : évaluation régulière des agents publics sur des critères objectifs, publication des délais de traitement des dossiers administratifs, primes de performance liées à des indicateurs vérifiables plutôt qu’à l’ancienneté seule. Ce ne sont pas des vœux pieux, mais des dispositifs déjà expérimentés avec succès dans plusieurs administrations africaines réformées ces quinze dernières années.

Discipline nationale : ce que peuvent faire les institutions

Une nation ne change pas uniquement parce que ses dirigeants prennent de bonnes décisions, ni uniquement parce que chaque citoyen fait ce qui relève de sa responsabilité. Elle change quand les deux dynamiques se renforcent mutuellement, et cela suppose des choix de politique publique assumés :

Dans l’éducation: réintroduire l’éducation civique dès le primaire, avec des exemples concrets de comportements responsables, plutôt que des leçons abstraites.

Dans l’administration: instaurer des chartes de service public affichées et opposables, avec des délais garantis et des voies de recours simples pour les citoyens.

-Dans la lutte contre la corruption: protéger et récompenser les lanceurs d’alerte, plutôt que de se limiter à des discours de fermeté sans suite.

Dans la vie économique: simplifier et stabiliser les règles fiscales et administratives, pour que respecter la loi soit aussi simple, sinon plus, que la contourner.

Une objection légitime et une réponse

On pourrait objecter que l’éloge de la discipline a trop souvent servi de paravent à des pouvoirs qui, au nom de l’« ordre », ont écrasé les libertés. Cette mise en garde n’est pas un détail : elle mérite d’être prise au sérieux plutôt qu’écartée d’un revers de main.

Mais confondre discipline et soumission, c’est manquer l’essentiel. Il y a un abîme entre une règle subie, qui ne tient que par la peur du gendarme, et une règle comprise et adoptée, parce qu’on en perçoit le sens et le bénéfice partagé. La première s’effondre dès que le regard se détourne ; elle ne produit que des façades. La seconde, elle, tient précisément parce que personne ne surveille c’est là sa vraie mesure.

C’est cette discipline-là, libre dans son adhésion, exigeante dans sa pratique, portée par des institutions qui l’incarnent avant de l’exiger, qui constitue le cœur de ce plaidoyer. Non pas un ordre qu’on impose, mais une conviction qu’on cultive.

Le prix du progrès

Notre pays possède des femmes et des hommes talentueux, une jeunesse ambitieuse et une formidable capacité de résilience. Pour transformer ce potentiel en développement durable, il ne suffit pas d’appeler chaque citoyen à plus de rigueur : il faut aussi que l’État se donne les moyens d’être digne de cette rigueur qu’il attend de sa population.

Le véritable développement commence lorsque les dirigeants cessent d’attendre que les citoyens changent d’abord, et que les citoyens cessent d’attendre que l’État change en premier. C’est une responsabilité croisée, pas un procès à sens unique.

La discipline n’est pas une contrainte : elle est le prix du progrès. Mais c’est un prix que l’ensemble de la nation dirigeants et citoyens doit accepter de payer ensemble, chacun à la mesure de son pouvoir d’agir.

 

Par Amadou Lamarana Bah, Écrivain, Metteur en scène, Essayiste & Chercheur en Sciences Sociales – spécialiste de la gouvernance publique et acteur citoyen

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Les jeunes ont aussi des devoirs (Par Amadou Lamarana Bah) https://planete7.info/les-jeunes-ont-aussi-des-devoirs-par-amadou-lamarana-bah/ Fri, 31 Jul 2026 18:28:31 +0000 https://planete7.info/?p=60586 La jeunesse est souvent au cœur des discours politiques. On lui promet des emplois, une meilleure éducation, un meilleur accès au financement et une plus grande place dans les institutions. Ces revendications sont légitimes : une nation qui n’investit pas dans sa jeunesse compromet son propre avenir. Cependant, un débat essentiel reste trop souvent absent […]]]>

La jeunesse est souvent au cœur des discours politiques. On lui promet des emplois, une meilleure éducation, un meilleur accès au financement et une plus grande place dans les institutions. Ces revendications sont légitimes : une nation qui n’investit pas dans sa jeunesse compromet son propre avenir.

Cependant, un débat essentiel reste trop souvent absent : celui des devoirs de la jeunesse non pas pour dédouaner l’État de ses obligations, mais parce qu’aucune politique publique, aussi ambitieuse soit-elle, ne peut se substituer à l’engagement individuel de ceux qu’elle est censée servir.

Un contrat, pas un vœu pieux

Les droits et les devoirs sont les deux faces d’une même citoyenneté. Mais parler d’équilibre suppose de nommer ce que chaque partie doit apporter. Du côté de l’État et des institutions : un enseignement technique et professionnel qui prépare réellement à l’emploi, un accès au crédit qui ne soit pas réservé à ceux qui ont des garanties ou des relations, une administration qui ne décourage pas l’initiative par la lenteur ou la corruption. Sans cela, demander à la jeunesse de « se former » et « d’oser entreprendre » risque de sonner comme une leçon de morale adressée à ceux qui portent déjà le poids des insuffisances du système.

C’est précisément parce que ces obstacles structurels existent qu’ils ne doivent pas servir d’excuse à l’inaction individuelle. Attendre que tout soit parfait avant d’agir, c’est reporter indéfiniment sa propre part de responsabilité.

En Guinée, les jeunes représentent une part importante de la population. Ils constituent notre plus grande richesse, mais aussi notre plus grande responsabilité. Cette force démographique ne produira ses effets que si elle devient une force de compétence, d’innovation et de responsabilité et cela commence par des choix concrets, à l’échelle de chacun.

Se former, au-delà du diplôme

Le premier devoir de tout jeune est de se former, y compris en dehors des circuits classiques. Les plateformes numériques, les formations courtes en informatique, en gestion ou en langues, les centres comme ceux portés par des initiatives locales de formation professionnelle, offrent aujourd’hui des passerelles que la génération précédente n’avait pas. Un jeune de Conakry, Kankan ou Labé qui apprend le codage, la maintenance solaire ou l’agroalimentaire par ces canaux ne fait pas moins que celui qui obtient un diplôme universitaire classique il fait souvent mieux, parce qu’il s’adapte à un marché du travail réel plutôt qu’à un cursus théorique.

Oser entreprendre, avec lucidité

Le deuxième devoir est d’oser entreprendre, sans se voiler la face sur les difficultés réelles : accès limité au financement, fiscalité parfois peu adaptée aux petites structures, marché intérieur étroit. Mais ces contraintes existent dans la plupart des économies en développement, et n’empêchent pas certains jeunes guinéens de transformer l’agriculture, le commerce numérique ou l’artisanat en projets viables. L’esprit d’initiative ne consiste pas à ignorer les obstacles, mais à les contourner ou à les affronter avec méthode plutôt qu’à les subir en silence.

Une responsabilité morale et civique

Notre responsabilité est également morale. Respecter les lois, préserver les biens publics, rejeter la violence, promouvoir le dialogue et défendre l’intérêt général sont des exigences qui s’imposent à tous. Une République forte repose autant sur la qualité de ses institutions que sur le comportement de ses citoyens mais ce comportement ne s’exige pas à sens unique. Un jeune a d’autant plus de raisons de préserver le bien public quand il constate que ce bien public le sert en retour.

La participation à la vie publique est un autre devoir fondamental. Être citoyen ne consiste pas seulement à commenter l’actualité ou à exprimer son indignation sur les réseaux sociaux. C’est participer aux débats avec sérieux, proposer des idées, s’engager dans les associations de quartier, les collectivités locales, les initiatives communautaires ou les projets qui améliorent concrètement la vie de nos concitoyens qu’il s’agisse d’assainissement, d’éducation ou d’appui aux plus vulnérables.

Devenir une génération de solutions

Enfin, la jeunesse doit devenir une génération de solutions. Il est facile de dénoncer les insuffisances de notre société ; il est plus exigeant de concevoir des réponses réalistes, adaptées au contexte guinéen, et de transformer les critiques en propositions concrètes, testables, améliorables. C’est cette culture de la solution plus que le seul discours qui fera émerger les leaders dont notre pays a besoin.

Une exigence réciproque

La Guinée a besoin d’une jeunesse exigeante envers les institutions, mais tout aussi exigeante envers elle-même. Une jeunesse qui comprend que le patriotisme se manifeste autant dans le travail bien fait que dans les grands discours ; qu’une nation se construit par la discipline, le mérite, l’engagement et le sens du bien commun à condition que ces efforts individuels trouvent en face des institutions qui les reconnaissent et les récompensent.

Les jeunes ne sont pas seulement les héritiers de la Guinée de demain. Ils sont déjà les bâtisseurs de la Guinée d’aujourd’hui, à condition qu’on leur en donne réellement les moyens autant qu’on leur en rappelle les devoirs. Leur plus grande responsabilité comme celle de l’État à leur égard est de faire en sorte que les ambitions personnelles deviennent une contribution au destin collectif de la nation.

 

Amadou Lamarana BAH

Écrivain, Metteur en scène, Essayiste & Chercheur en Sciences Sociales – Spécialiste en gouvernance publique.

 

Auteur de:

1- La haine d’un orphelin;

2- Solution: pour une renaissance politique et morale de la Guinée ;

3- ⁠Le fatal <<oui>>- Dire non aux pièges de l’amour.

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La littérature comme outil de transformation sociale en Guinée : mon engagement d’écrivain citoyen (Par Amadou Lamarana Bah) https://planete7.info/la-litterature-comme-outil-de-transformation-sociale-en-guinee-mon-engagement-decrivain-citoyen-par-amadou-lamarana-bah/ Wed, 10 Jun 2026 12:08:50 +0000 https://planete7.info/?p=57044 Né le 3 juillet 1998 à Sinta, dans la préfecture de Télimélé en Basse-Guinée, je suis écrivain, spécialiste de la gouvernance publique, analyste et titulaire d’un Master en Audit et Contrôle de Gestion. Mon parcours académique et professionnel, conjugué à ma passion pour l’écriture, m’a conduit à m’intéresser aux questions sociales, citoyennes, économiques et politiques […]]]>

Né le 3 juillet 1998 à Sinta, dans la préfecture de Télimélé en Basse-Guinée, je suis écrivain, spécialiste de la gouvernance publique, analyste et titulaire d’un Master en Audit et Contrôle de Gestion. Mon parcours académique et professionnel, conjugué à ma passion pour l’écriture, m’a conduit à m’intéresser aux questions sociales, citoyennes, économiques et politiques qui façonnent l’avenir de la Guinée. Mon engagement littéraire repose sur une conviction profonde : la littérature ne doit pas seulement décrire la société, elle doit aussi contribuer à sa transformation.

Auteur de plusieurs ouvrages, notamment La Haine d’un orphelin, Le Fatal « Oui » : Dire non aux pièges de l’amour et Solution : Pour une renaissance politique et morale de la Guinée, j’ai choisi de faire de l’écriture un instrument de sensibilisation, d’éducation et d’éveil des consciences. À travers chacun de mes livres, je cherche à susciter la réflexion sur les défis qui interpellent notre société et à encourager l’engagement citoyen.

La littérature possède un pouvoir exceptionnel : celui de transmettre des idées, de questionner les comportements et d’inspirer le changement. Dans un contexte où la jeunesse guinéenne est confrontée à de multiples défis sociaux, économiques et moraux, le livre demeure un outil essentiel pour promouvoir les valeurs de responsabilité, de solidarité, d’intégrité et de citoyenneté.

À travers La Haine d’un orphelin, j’ai souhaité attirer l’attention sur la condition des enfants vulnérables et sur les conséquences de l’exclusion sociale. Cette œuvre met en lumière les réalités souvent ignorées de ceux qui grandissent sans protection familiale suffisante et appelle à davantage de compassion, de justice sociale et de solidarité.

Dans Le Fatal « Oui » : Dire non aux pièges de l’amour, j’aborde les défis relationnels auxquels de nombreux jeunes sont confrontés. Mon objectif est d’encourager une meilleure compréhension des responsabilités affectives et de sensibiliser aux conséquences que certaines décisions peuvent avoir sur la vie personnelle, familiale et sociale.

Avec Solution : Pour une renaissance politique et morale de la Guinée, je m’intéresse aux questions de gouvernance, d’éthique publique et de responsabilité citoyenne. Fort de ma formation en audit et contrôle de gestion ainsi que de mon intérêt pour les politiques publiques, j’y défends l’idée que le développement durable de la Guinée repose sur la promotion de la bonne gouvernance, de la transparence, du mérite et du respect des valeurs républicaines.

Mon engagement d’écrivain citoyen est également nourri par la conviction que le savoir doit être mis au service de la collectivité. À mes yeux, l’écrivain ne se limite pas à produire des œuvres littéraires ; il participe aussi à l’éducation des consciences, à l’animation du débat public et à la recherche de solutions aux préoccupations de son époque.

Aujourd’hui plus que jamais, la Guinée a besoin de citoyens éclairés, capables de réfléchir aux enjeux de leur temps et de contribuer activement à la construction du bien commun. C’est pourquoi je considère la littérature comme un véritable levier de transformation sociale, au service de l’éducation, de la citoyenneté, de la gouvernance et du développement national.

À travers mes ouvrages, mes analyses et mes prises de position, je continuerai à promouvoir une littérature engagée, porteuse de valeurs et tournée vers l’intérêt général. Mon ambition est de contribuer, à travers les mots et les idées, à l’émergence d’une Guinée plus juste, plus responsable, plus prospère et plus unie.

Car au-delà des pages et des livres, la littérature demeure avant tout une force capable d’éveiller les consciences, de nourrir l’espoir et d’accompagner les grandes transformations dont notre société a besoin.

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Au-delà du clic : Pour un civisme numérique au service de la reconstruction nationale (Par Amadou Lamarana Bah) https://planete7.info/au-dela-du-clic-pour-un-civisme-numerique-au-service-de-la-reconstruction-nationale-par-amadou-lamarana-bah/ Wed, 06 May 2026 12:10:26 +0000 https://planete7.info/?p=55016 À l’heure où la Guinée se connecte de plus en plus au monde, une nouvelle frontière se dessine : celle du numérique. Pour notre jeunesse, les réseaux sociaux ne sont plus de simples espaces de divertissement, ils sont devenus le nouveau forum public. Cependant, une question cruciale se pose : utilisons-nous ces outils pour bâtir […]]]>

À l’heure où la Guinée se connecte de plus en plus au monde, une nouvelle frontière se dessine : celle du numérique. Pour notre jeunesse, les réseaux sociaux ne sont plus de simples espaces de divertissement, ils sont devenus le nouveau forum public. Cependant, une question cruciale se pose : utilisons-nous ces outils pour bâtir des ponts ou pour creuser des fossés ?

Le piège de la division numérique trop souvent, nous voyons la toile devenir le théâtre de tensions, de désinformation et de replis identitaires. En tant qu’observateur des réalités de notre pays, je constate avec inquiétude que l’énergie de notre jeunesse est parfois dissipée dans des querelles virtuelles qui ne produisent aucune richesse, ni matérielle ni morale. La « Solution » par le Civisme Numérique mans mon essai « Solution », je prône une renaissance qui commence par l’individu. Transposé au monde digital, cela signifie transformer chaque smartphone en un outil de développement. Le civisme numérique, c’est choisir la vérification des faits plutôt que la rumeur, et le débat d’idées plutôt que l’insulte. La jeunesse guinéenne possède un talent créatif immense.

Imaginez si cette force était canalisée pour :Promouvoir l’entrepreneuriat local en utilisant la visibilité digitale pour nos produits. Éduquer et sensibiliser sur les enjeux de santé, d’environnement et de citoyenneté. Renforcer l’unité nationale en célébrant ce qui nous rassemble par-delà les écrans. Un appel à la responsabilité. Nous sommes la génération qui écrit l’histoire de la Guinée sur le web. Chaque publication, chaque partage est une pierre ajoutée — ou retirée — à l’édifice national. Mon appel est simple : devenons des « ambassadeurs de solutions » sur la toile. La technologie n’est qu’un miroir de notre âme collective. Faisons en sorte que le reflet numérique de la Guinée soit celui d’une jeunesse responsable, audacieuse et résolument tournée vers le progrès.

 

Par Amadou Lamarana Bah, acteur citoyen, écrivain et essayiste.

À propos de l’auteurAmadou Lamarana Bah est un écrivain et essayiste guinéen dont l’œuvre est centrée sur la transformation sociale.

Auteur de plusieurs ouvrages remarqués dont La haine d’un orphelin et l’essai prospectif Solution :

Pour une renaissance politique et morale de la Guinée (Éditions L’Harmattan), Le Fatal <<Oui>> – Dire non aux pièges de l’amour, il s’impose comme une voix majeure pour la jeunesse. À travers ses écrits, il explore les moyens de concilier identité, éthique et modernité pour le développement du continent.

 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

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Amadou Lamarana Bah : une plume engagée au service de la conscience collective https://planete7.info/amadou-lamarana-bah-une-plume-engagee-au-service-de-la-conscience-collective/ Tue, 21 Apr 2026 12:57:39 +0000 https://planete7.info/?p=54178 Dans un paysage littéraire africain en pleine effervescence, certaines voix émergent avec une intensité particulière, capables à la fois de toucher, d’interpeller et de provoquer la réflexion. Celle d’Amadou Lamarana Bah s’impose aujourd’hui comme l’une des plus engagées de sa génération. À travers une écriture lucide, profondément humaine et résolument tournée vers l’avenir, l’auteur guinéen […]]]>

Dans un paysage littéraire africain en pleine effervescence, certaines voix émergent avec une intensité particulière, capables à la fois de toucher, d’interpeller et de provoquer la réflexion. Celle d’Amadou Lamarana Bah s’impose aujourd’hui comme l’une des plus engagées de sa génération. À travers une écriture lucide, profondément humaine et résolument tournée vers l’avenir, l’auteur guinéen trace un chemin singulier : celui de la transformation des mentalités.

Derrière ses mots, il y a une conviction forte celle que l’éducation, la responsabilité individuelle et la conscience citoyenne constituent les piliers d’un changement durable. Et c’est précisément cette vision qu’il décline avec force dans ses œuvres.

Avec La haine d’un orphelin, Amadou Lamarana Bah signe une entrée remarquable dans le monde littéraire. Ce roman, d’une intensité émotionnelle saisissante, plonge le lecteur dans l’univers tourmenté d’un jeune marqué par l’abandon et les blessures de l’enfance.

Loin d’un simple récit dramatique, l’œuvre explore avec finesse les conséquences psychologiques de l’orphelinat : colère intérieure, quête d’identité, difficulté à aimer et à faire confiance. Mais au-delà de la douleur, c’est aussi une histoire de reconstruction. Entre révolte et espoir, l’auteur rappelle une vérité essentielle : même les parcours les plus brisés peuvent trouver un chemin vers la résilience.

Un roman qui ne laisse pas indifférent, et qui interpelle sur notre responsabilité collective face aux enfants vulnérables.

Avec Solution : pour une renaissance politique et morale de la Guinée, l’auteur change de registre mais conserve la même exigence : dire les choses telles qu’elles sont. Dans cet essai engagé, il pose un regard sans complaisance sur les maux qui freinent le développement du pays.

Corruption, perte de repères, crise des valeurs : Amadou Lamarana Bah dissèque les dysfonctionnements avec rigueur, mais sans fatalisme. Car l’objectif n’est pas seulement de dénoncer il est surtout de proposer. L’auteur appelle à un sursaut collectif, fondé sur l’intégrité, la responsabilité et une véritable refondation morale.

Son message est clair : la transformation de la Guinée passera d’abord par celle de ses citoyens, en particulier sa jeunesse. Un texte fort, qui s’inscrit pleinement dans le débat public et qui invite à l’action.

Avec Le Fatal « Oui » – Dire non aux pièges de l’amour, Amadou Lamarana Bah s’attaque à un autre terrain sensible : les relations affectives. Ici encore, il adopte une approche directe et sans détour.

Dans une société où l’amour est souvent idéalisé, l’auteur met en garde contre les décisions impulsives et les engagements mal réfléchis. Il décortique les mécanismes émotionnels qui piègent, les illusions qui aveuglent, et les conséquences parfois lourdes de certains choix.

Mais loin d’un discours moralisateur, l’essai se veut avant tout éducatif. Il invite à la maturité affective, à la connaissance de soi et à la capacité essentielle de dire « non » quand il le faut. Un ouvrage particulièrement pertinent pour une jeunesse en quête de repères dans ses relations.

Au fil de ses écrits, une constante se dégage : Amadou Lamarana Bah écrit pour éveiller. Son engagement dépasse la simple littérature ; il s’inscrit dans une démarche globale de sensibilisation et de transformation sociale.

En plaçant la jeunesse au cœur de sa réflexion, il se positionne comme un porte-voix d’une génération appelée à construire un avenir différent. Éducation, leadership, responsabilité individuelle : autant de valeurs qu’il défend avec constance et conviction.

Son message est exigeant, parfois dérangeant, mais toujours nécessaire. Car il ne cherche pas à plaire, il cherche à réveiller.

Dans un contexte où les défis sociaux, politiques et humains restent nombreux, des voix comme celle d’Amadou Lamarana Bah sont indispensables. Des voix qui osent dire, analyser, proposer et surtout, inspirer.

Avec déjà trois ouvrages aux thématiques fortes et complémentaires, l’auteur guinéen pose les bases d’une œuvre engagée et prometteuse. Une œuvre qui ne se contente pas de raconter le monde, mais qui ambitionne de le transformer.

Et si la véritable révolution commençait par les mots ?

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