Agriculture – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 21 Apr 2026 18:16:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Agriculture – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kiria, sur les hauteurs du mont Gangan : l’urgence silencieuse d’un village coupé du monde https://planete7.info/kiria-sur-les-hauteurs-du-mont-gangan-lurgence-silencieuse-dun-village-coupe-du-monde/ Tue, 21 Apr 2026 17:56:47 +0000 https://planete7.info/?p=54211 À seulement une dizaine de kilomètres de Kindia, le secteur de Kiria, niché sur les pentes du mont Gangan, incarne une réalité souvent ignorée : celle d’un isolement extrême aux portes de la ville. Ici, l’absence de route praticable, d’eau potable et d’infrastructures essentielles condamne des centaines d’habitants à une vie de privations, dans un […]]]>

À seulement une dizaine de kilomètres de Kindia, le secteur de Kiria, niché sur les pentes du mont Gangan, incarne une réalité souvent ignorée : celle d’un isolement extrême aux portes de la ville. Ici, l’absence de route praticable, d’eau potable et d’infrastructures essentielles condamne des centaines d’habitants à une vie de privations, dans un environnement aussi difficile qu’oublié.


Relevant du quartier Tafory, Kiria semble pourtant hors du temps. Aucun accès routier digne de ce nom ne permet de relier facilement la localité au centre urbain. Chaque déplacement devient une épreuve physique, notamment pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées. L’enclavement est total, et ses conséquences sont visibles à tous les niveaux.


Autrefois, le village tirait sa vitalité économique de ses plantations de bananiers. Ce commerce florissant attirait régulièrement des commerçantes venues de Kindia. Aujourd’hui, cette activité s’est effondrée. Les plantations, frappées par des maladies persistantes, ont été en grande partie détruites, plongeant les familles dans une précarité accrue.

Face à cette situation, les habitants expriment une détresse profonde. L’imam du village, Naby Moussa Soumah, dresse un constat sans détour :
« Notre vie repose sur l’agriculture, notamment le riz et la banane. Mais aujourd’hui, nos cultures sont ravagées. À cela s’ajoute l’absence de route. Aller en ville est devenu un véritable calvaire. Nous n’avons ni école, ni centre de santé, ni mosquée. Les enfants doivent parcourir de longues distances à travers la montagne pour étudier. Les plus petits en sont incapables. Si ce n’était pas notre terre natale, nous serions partis depuis longtemps. Mais nous restons, et nous demandons de l’aide. »

Dans ce quotidien éprouvant, les femmes paient le prix le plus lourd. Privées d’accès aux soins et à l’eau potable, elles se battent chaque jour pour subvenir aux besoins de leurs familles. Fatou Camara témoigne d’une réalité alarmante : « Nous vivons dans une souffrance permanente. Avec la disparition des bananeraies, nous avons perdu notre principale source de revenus. Aujourd’hui, nous ramassons du bois que nous allons vendre en ville. Lorsqu’une femme est sur le point d’accoucher, elle est transportée à dos d’homme ou dans un filet jusqu’au centre de santé. C’est dangereux et humiliant. L’eau est un autre grand problème. En saison sèche, la situation devient critique. Nous partons chercher de l’eau dès l’aube et attendons parfois des heures. L’eau disponible est souvent impropre, même pour les tâches domestiques. »

À Kiria, chaque besoin vital devient un combat quotidien. L’accès à l’éducation, à la santé et à l’eau reste un luxe inaccessible. Malgré tout, les habitants refusent d’abandonner leur terre, portés par un attachement profond à leurs racines.

Aujourd’hui, leur appel est clair : sortir de l’oubli. Route, eau potable, centre de santé, école… autant d’infrastructures indispensables pour redonner espoir à cette communauté. À quelques kilomètres seulement de Kindia, Kiria rappelle avec force qu’au-delà des discours sur le développement, certaines localités continuent de lutter pour leur survie, dans une indifférence quasi totale.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info 

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Kindia : une exploitation agricole entièrement détruite par un incendie suspect à Friguiagbé, un entrepreneur en détresse https://planete7.info/kindia-une-exploitation-agricole-entierement-detruite-par-un-incendie-suspect-a-friguiagbe-un-entrepreneur-en-detresse/ Mon, 06 Apr 2026 17:35:28 +0000 https://planete7.info/?p=53515 Un important champ agricole a été entièrement réduit en cendres, le 2 avril 2026, à Koligbé, dans la sous-préfecture de Friguiagbé (préfecture de Kindia), dans un incendie dont l’origine criminelle est fortement suspectée. Le sinistre s’est produit en l’absence du propriétaire, Aboubacar Camara, jeune entrepreneur agricole, qui a tout perdu en quelques heures. À son […]]]>

Un important champ agricole a été entièrement réduit en cendres, le 2 avril 2026, à Koligbé, dans la sous-préfecture de Friguiagbé (préfecture de Kindia), dans un incendie dont l’origine criminelle est fortement suspectée. Le sinistre s’est produit en l’absence du propriétaire, Aboubacar Camara, jeune entrepreneur agricole, qui a tout perdu en quelques heures.

À son retour sur les lieux, le constat est sans appel : une exploitation en pleine production, composée de piments, papayes, bananiers, manguiers et ananas, entièrement dévastée. Pour ce père de famille, cette plantation constituait bien plus qu’un simple champ : elle représentait sa principale source de revenus et le fruit de plusieurs années d’efforts.

Diplômé d’une licence obtenue à Conakry, Aboubacar Camara avait fait le choix, dès 2011, de se tourner vers l’agriculture, face aux difficultés d’insertion professionnelle. « J’ai décidé de revenir à la terre. Grâce à ce travail, j’ai pu subvenir aux besoins de ma famille et construire progressivement ma vie », confie-t-il, encore sous le choc.

Mais derrière cette réussite progressive, se cache une réalité plus sombre : l’insécurité liée aux incendies récurrents dans la zone. « Le problème des feux de brousse est devenu notre principale inquiétude, surtout en saison sèche. Nous travaillons dans un environnement à haut risque », déplore-t-il.

Le jour du drame, tout s’est joué en quelques heures. « J’étais au champ le matin, puis je suis parti en ville vers 9 heures. Vers 15 heures, on m’appelle pour me dire que tout brûle. Je suis revenu en urgence, mais il n’y avait plus rien à sauver », raconte-t-il.

Sur une superficie d’environ un demi-hectare, les cultures étaient arrivées à maturité, prêtes à être récoltées. Une perte difficilement chiffrable selon l’exploitant. « L’investissement est énorme. Entre l’entretien quotidien, l’arrosage et les intrants, c’est un travail de longue haleine. Aujourd’hui, tout est parti en fumée », regrette-t-il.

Au-delà des récoltes, l’incendie a également emporté l’ensemble du matériel agricole : brouettes, dabas, raccords, casiers, produits phytosanitaires, ainsi que du carburant stocké sur place. Une perte matérielle qui aggrave davantage la situation.

Déjà victime d’un incendie en 2024, Aboubacar Camara souligne toutefois le caractère inhabituel de ce nouveau sinistre. « Le feu est venu d’un endroit inattendu, derrière la plantation. Cela soulève des interrogations. On ne connaît pas encore l’origine exacte », indique-t-il.

Face à cette situation, l’agriculteur lance un appel pressant aux autorités. « Les incendies sont devenus trop fréquents à Friguiagbé. Chaque jour, des champs brûlent, sans mesures concrètes pour protéger les exploitants. Cela risque de décourager les initiatives agricoles et freiner les investissements », alerte-t-il.

Ce nouvel incident remet au centre des préoccupations la question de la sécurisation des exploitations agricoles dans cette localité, particulièrement vulnérable aux feux de brousse en période de sécheresse. Entre absence de dispositifs de prévention et manque de réponse coordonnée, les agriculteurs continuent de payer un lourd tribut.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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Kindia : manque d’eau, routes impraticables… le cri d’alerte des femmes maraîchères de Koliady 1 https://planete7.info/kindia-manque-deau-routes-impraticables-le-cri-dalerte-des-femmes-maraicheres-de-koliady-1/ Sun, 08 Mar 2026 05:21:50 +0000 https://planete7.info/?p=52329 À l’occasion du mois de mars consacré aux droits des femmes, nous sommes allés à la rencontre des femmes maraîchères de Koliady 1, dans le secteur Boussoura, relevant de la commune urbaine de Kindia. Sur ces parcelles de terre transformées en jardins potagers, ces travailleuses rurales luttent chaque jour pour nourrir leurs familles. Mais derrière […]]]>

À l’occasion du mois de mars consacré aux droits des femmes, nous sommes allés à la rencontre des femmes maraîchères de Koliady 1, dans le secteur Boussoura, relevant de la commune urbaine de Kindia. Sur ces parcelles de terre transformées en jardins potagers, ces travailleuses rurales luttent chaque jour pour nourrir leurs familles. Mais derrière leur courage et leur détermination se cachent de nombreuses difficultés. Entre manque d’eau, coût élevé des intrants agricoles et absence d’infrastructures, elles lancent un appel pressant aux autorités et aux bonnes volontés.

Au cœur de Koliady 1, les jardins potagers s’étendent sur plusieurs parcelles cultivées à la main. Dès les premières heures de la matinée, des femmes s’y activent pour entretenir les cultures de laitue, de légumes et d’autres produits maraîchers. Pour ces mères de famille, le maraîchage représente bien plus qu’une simple activité agricole : il constitue la principale source de revenus pour subvenir aux besoins du foyer.

Mamaïssata Camara décrit avec précision les différentes étapes du travail et les sacrifices que cela implique.
« Pour commencer un jardin potager, nous achetons d’abord les déchets que nous utilisons pour fertiliser les buttes. Ensuite, nous semons les graines. Une fois qu’elles poussent, nous les repiquons sur le terrain déjà préparé. Après cela, nous mettons de l’engrais et parfois quelques produits chimiques pour protéger les cultures. Quand arrive la récolte, nous transportons les légumes au marché pour les vendre afin de nourrir nos familles et faire face aux autres dépenses », explique-t-elle.

Mais selon elle, les charges deviennent de plus en plus lourdes.
« Les produits coûtent très cher. Un chargement de déchets peut atteindre 120 000 francs ou plus. Un sac d’engrais peut aller jusqu’à 480 000 francs. Pourtant, c’est grâce à ce travail que nous payons la scolarité de nos enfants, leurs soins de santé et leurs vêtements. Nous demandons aux autorités et aux bonnes volontés de nous aider à obtenir les engrais et les produits nécessaires. Nous n’avons même pas de route ici et nous nous débrouillons difficilement », déplore-t-elle.

Le manque d’eau constitue également un obstacle majeur pour les maraîchères. Mariame Sylla explique que l’accès à l’eau est devenu un véritable parcours du combattant, surtout en saison sèche.
« Nous cultivons la laitue et d’autres légumes pour nourrir nos familles. Mais l’eau est un grand problème. Je viens ici à 6 heures du matin pour pouvoir en avoir un peu afin d’arroser mes plants. Après cette heure, il devient presque impossible d’en trouver, sauf tard dans la nuit. Nous demandons à l’État de nous aider à résoudre ce problème d’eau et à nous fournir de l’engrais, car nous souffrons énormément pendant la saison sèche », témoigne-t-elle.

Pour Fatoumata Camara, mère de cinq enfants, toute la stabilité de sa famille dépend de cette activité agricole.
« C’est grâce à ce jardin potager que je nourris mes enfants. Leur santé, leur éducation et tous leurs besoins dépendent de cette culture. Avant, nous avions un groupement qui nous soutenait, mais aujourd’hui il n’existe presque plus. Chacune travaille maintenant avec ses propres moyens », regrette-t-elle.

Elle évoque également les impacts des carrières de sable et de graviers situées à proximité des champs, qui détériorent progressivement les terres cultivées.
« Pendant l’hivernage, beaucoup de légumes sont endommagés. Nous avons aussi des difficultés pour trouver les déchets que nous utilisons comme fertilisant. Nos routes sont impraticables. Quand nous récoltons, nous sommes obligées de porter les légumes sur la tête jusqu’à la route principale », explique-t-elle.

La présidente du groupement Sobè, Mamata Camara, regrette pour sa part l’arrêt du soutien dont bénéficiaient autrefois les femmes du site.
« Notre groupement comptait environ 30 femmes, mais aujourd’hui il n’est plus vraiment fonctionnel faute d’accompagnement. Pourtant, nous cultivons plusieurs variétés de légumes ici. Nous sollicitons l’aide des autorités pour obtenir des outils de travail et des intrants agricoles. Grâce à ces activités, certaines femmes parviennent à nourrir leurs familles, soutenir les études de leurs enfants et même construire des maisons », souligne-t-elle.

Malgré les nombreuses difficultés, ces femmes restent convaincues du potentiel économique du maraîchage. L’une d’entre elles souligne que cette activité offre de réelles opportunités si elle est mieux soutenue.
« Ce travail nous permet de nous nourrir, d’acheter des biens et même de réaliser certains projets. Mais les problèmes sont nombreux. Nous demandons aux autorités de nous aider, notamment en améliorant les routes, en facilitant l’accès aux engrais et aux produits agricoles », plaide-t-elle.

En ce mois de mars dédié aux droits des femmes, les maraîchères de Koliady 1 espèrent que leur cri du cœur sera entendu. Elles souhaitent avant tout bénéficier d’un accompagnement concret pour améliorer leurs conditions de travail et renforcer ce secteur qui constitue, pour beaucoup d’entre elles, la clé de la survie familiale.

 

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info

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Kindia : le champ d’ananas d’un jeune entrepreneur agricole ravagé par un incendie, des pertes lourdes et un avenir compromis https://planete7.info/kindia-le-champ-dananas-dun-jeune-entrepreneur-agricole-ravage-par-un-incendie-des-pertes-lourdes-et-un-avenir-compromis/ Mon, 23 Feb 2026 11:19:04 +0000 https://planete7.info/?p=51732 Un incendie d’origine encore indéterminée a entièrement ravagé, le week-end dernier, une vaste plantation d’ananas appartenant à un jeune entrepreneur agricole dans la préfecture de Kindia, causant d’importantes pertes financières et plongeant la victime dans une situation de grande détresse. Le sinistre s’est produit dans le district de Foulayah, secteur Mègnèngnima, où la plantation de […]]]>

Un incendie d’origine encore indéterminée a entièrement ravagé, le week-end dernier, une vaste plantation d’ananas appartenant à un jeune entrepreneur agricole dans la préfecture de Kindia, causant d’importantes pertes financières et plongeant la victime dans une situation de grande détresse.

Le sinistre s’est produit dans le district de Foulayah, secteur Mègnèngnima, où la plantation de Mohamed Soumah, exploitant agricole engagé dans la culture de l’ananas, a été réduite en cendres en l’espace de quelques heures. Selon les témoignages recueillis, les flammes se sont déclarées en pleine journée, alors que le propriétaire venait de quitter les lieux après une séance de travail.

Alerté aux environs de 14 heures, Mohamed Soumah s’est précipité sur place, mais n’a pu que constater l’ampleur des dégâts. « Nous étions venus travailler dans le champ puis nous sommes rentrés. C’est ensuite qu’on m’a appelé pour m’annoncer que le feu avait pris. À mon arrivée, tout était déjà consumé. Plusieurs mois d’efforts et tout mon revenu sont partis en fumée », a-t-il confié, profondément affecté.

L’entrepreneur explique avoir investi dans cette activité grâce à des emprunts contractés auprès du Crédit Rural, ainsi qu’avec l’appui financier de proches qui avaient placé leur confiance en son projet agricole. La destruction totale de la plantation représente ainsi un coup dur, tant sur le plan économique que moral. « Aujourd’hui, tout est détruit. J’ai informé ceux qui m’ont soutenu financièrement. Ils sont venus constater les dégâts et sont repartis très frustrés. Je sollicite l’aide des autorités et des personnes de bonne volonté, car j’ai une famille à nourrir et je comptais entièrement sur ce champ », a-t-il lancé, la voix empreinte d’émotion.

Des riverains, témoins du drame, confirment l’ampleur des pertes enregistrées. L’un d’eux indique que l’alerte a rapidement circulé dans le voisinage, mais que le feu avait déjà ravagé l’essentiel de la plantation avant toute intervention. « Tous ses ananas ont été brûlés. Il avait énormément investi ici, en engrais, produits agricoles et main-d’œuvre. Jusqu’à présent, nous ignorons l’origine de l’incendie », a-t-il déclaré.

Pour l’heure, aucune enquête officielle n’a encore établi les causes exactes du sinistre, laissant planer des interrogations entre accident agricole, négligence ou acte criminel. En attendant d’éventuelles investigations, cette catastrophe met en péril l’avenir économique du jeune exploitant et souligne, une fois de plus, la vulnérabilité des initiatives agricoles individuelles face aux risques imprévus.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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Guinée : quand le numérique rencontre le monde paysan pour transformer les filières agricoles, pastorales et halieutiques https://planete7.info/guinee-quand-le-numerique-rencontre-le-monde-paysan-pour-transformer-les-filieres-agricoles-pastorales-et-halieutiques/ Sun, 25 Jan 2026 01:58:53 +0000 https://planete7.info/?p=50778 Ce samedi, un atelier de collaboration entre organisations paysannes et acteurs du numérique a réuni plusieurs parties prenantes du secteur agricole guinéen autour d’un objectif commun : valoriser et mettre à l’échelle les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les secteurs agricoles, pastoraux et halieutiques (ASPH). Dans une salle attentive et studieuse, […]]]>

Ce samedi, un atelier de collaboration entre organisations paysannes et acteurs du numérique a réuni plusieurs parties prenantes du secteur agricole guinéen autour d’un objectif commun : valoriser et mettre à l’échelle les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les secteurs agricoles, pastoraux et halieutiques (ASPH).

Dans une salle attentive et studieuse, producteurs, éleveurs, incubateurs et experts du digital ont croisé leurs expériences pour poser les bases d’un nouveau cadre de concertation. L’enjeu est de taille : connecter les acteurs de terrain aux solutions numériques afin de renforcer la productivité, la commercialisation et la compétitivité des filières.

Pour Aboubacar Pastoriat Sylla, 2ᵉ vice-président de la Confédération nationale des organisations paysannes de Guinée (CNOPG), cet atelier marque une étape structurante :

« Je vais dire un cadre institutionnel pour que les deux organisations, c’est-à-dire le monde des producteurs et le monde du numérique, puissent échanger mutuellement afin d’accompagner les producteurs, les commerçants, les transformateurs et toute la filière agricole, pour mieux approvisionner les différents marchés du pays. »

Une vision partagée par les acteurs du numérique, à l’image de l’incubateur SABOUTECH, engagé dans l’accompagnement des innovations technologiques au service de l’agriculture. Samory Camara, coordinateur des activités de l’incubateur, insiste sur la dimension opérationnelle de ce partenariat :

« En tant qu’incubateur et partenaire de la CNOPG, avec Orange Digital Center, notre vocation consiste à encadrer l’apport du numérique dans le système agricole. Nous allons accompagner les startups issues du hackathon, mais aussi celles qui déploieront des solutions innovantes, c’est-à-dire des solutions numériques. »

Au cœur des échanges, une réalité revient avec insistance : les solutions existent, mais elles restent peu visibles et peu exploitées par les acteurs ruraux. Aboubacar Bangoura, spécialiste du secteur numérique, y voit une opportunité stratégique :

« Notre présence ici est une opportunité pour proposer des solutions qui permettront aux coopératives de travailler sur la base de données fiables. Les outils sont là, mais ils ne sont pas suffisamment mis en lumière. Nous essayons donc d’accompagner les jeunes pour qu’ils développent des solutions adaptées au contexte. »

Du côté des organisations d’éleveurs, l’attente est forte. Bernard Gpogomou, vice-président de la Confédération nationale des organisations socioprofessionnelles de l’élevage en Guinée (CONASEG), rappelle l’importance de la communication et de la concertation :

« Cet atelier est très important, car sans communication, une activité ne peut pas progresser. La collaboration entre les organisations d’élevage et les acteurs du numérique va nous permettre de vendre nos produits à l’extérieur, mais aussi d’informer nos éleveurs sur comment agrandir leur secteur, augmenter leur production et leurs revenus. »

Au-delà des discours, cet atelier se veut un point de départ vers des actions concrètes : développement de plateformes de commercialisation, outils de gestion des données agricoles, applications d’information pour les producteurs, ou encore accompagnement des startups locales.

Dans un pays où l’agriculture fait vivre plus de 60 % de la population, l’intégration du numérique apparaît désormais comme un levier incontournable de modernisation. En favorisant la rencontre entre savoirs traditionnels et innovations technologiques, la Guinée amorce ainsi une transition vers une agriculture plus connectée, plus performante et mieux intégrée aux marchés nationaux et internationaux.

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De la plume à la terre : à Kindia, un jeune journaliste mise sur l’agriculture pour nourrir la Guinée https://planete7.info/de-la-plume-a-la-terre-a-kindia-un-jeune-journaliste-mise-sur-lagriculture-pour-nourrir-la-guinee/ Fri, 16 Jan 2026 21:17:45 +0000 https://planete7.info/?p=50549 À Kindia, un jeune professionnel des médias fait le pari audacieux de l’agriculture. Journaliste de formation, Ismaël Khatia Sylla a décidé de renouer avec la terre de ses parents et de s’engager activement dans la production agricole, convaincu que l’avenir de la Guinée passe inévitablement par la sécurité alimentaire. Originaire de la sous-préfecture de Bangouya, […]]]>

À Kindia, un jeune professionnel des médias fait le pari audacieux de l’agriculture. Journaliste de formation, Ismaël Khatia Sylla a décidé de renouer avec la terre de ses parents et de s’engager activement dans la production agricole, convaincu que l’avenir de la Guinée passe inévitablement par la sécurité alimentaire.

Originaire de la sous-préfecture de Bangouya, Ismaël Khatia Sylla est issu d’une famille de cultivateurs. Son choix de se lancer dans l’agriculture n’est donc pas un hasard, mais l’aboutissement d’un héritage familial profondément ancré. « L’agriculture est un métier que j’ai hérité de mes parents, surtout de mon père. Depuis mon enfance, je les accompagnais dans les champs de riz et de cultures vivrières. Aujourd’hui, mon père est fatigué et ne travaille plus. J’ai décidé de poursuivre ce qu’il a commencé », confie-t-il.

Pour ce jeune journaliste, cette transmission intergénérationnelle représente une richesse à préserver. « Comme le dit un adage africain, le plus grand choix d’un parent est de voir un enfant marcher sur ses pas », rappelle-t-il avec fierté. Son père, souligne-t-il, lui a toujours inculqué une conviction forte : l’agriculture constitue la base du développement de tout pays.

Cette année, malgré des ressources financières limitées, Ismaël Khatia Sylla a exploité trois hectares et demi de riz local Hafia, dans son village natal de Bareng-Khatia. Un exploit qu’il réalise en conciliant son métier de journaliste et les exigences des travaux agricoles. « Même avec un emploi du temps chargé, dès le début de la saison des pluies, je retourne au village. Je prépare mon bas-fond, je mobilise mes frères et les jeunes du village, et nous travaillons ensemble », explique-t-il.

Derrière cet engagement personnel se dessine une ambition bien plus vaste. « Mon plus grand rêve est de devenir un entrepreneur agricole de grande envergure. Mon objectif est de nourrir la population à travers ma propre production », affirme-t-il. À terme, il souhaite étendre ses activités à l’ensemble de la sous-préfecture de Kindia et mettre sa production à la disposition de l’État afin de contribuer à l’approvisionnement des marchés nationaux.

Pour concrétiser cette vision, le jeune entrepreneur agricole lance un appel aux autorités. Il sollicite l’accompagnement du Président de la République, le Général Mamadi Doumbouya, qu’il qualifie de « président visionnaire arrivé à un moment crucial pour le peuple ». Il interpelle également la ministre de l’Agriculture, Mariama Ciré Sylla, ainsi que la ministre de l’Industrie et des PME, Dr Diaka Sidibé, afin d’obtenir un appui technique et financier.
« Parler de développement sans accompagner le cultivateur est une illusion. Un sac vide ne peut pas se tenir debout. Aucun pays ne peut se développer sans l’agriculture, car elle en est la base fondamentale », soutient-il. Et de conclure par une image parlante : « Pour construire une maison, il faut une fondation solide. Si la fondation est bien assurée, on peut y vivre en toute tranquillité. »

Le parcours d’Ismaël Khatia Sylla illustre ainsi l’émergence d’une jeunesse guinéenne engagée, consciente que le développement durable et la souveraineté alimentaire du pays passent aussi et surtout  par un retour structuré et ambitieux à la terre.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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Guinée forestière : la banane se raréfie et flambe sur les marchés de N’Zérékoré https://planete7.info/guinee-forestiere-la-banane-se-rarefie-et-flambe-sur-les-marches-de-nzerekore/ Fri, 09 Jan 2026 14:35:51 +0000 https://planete7.info/?p=50333 Longtemps considérée comme un symbole d’abondance et un pilier de l’alimentation quotidienne en Guinée forestière, la banane traverse aujourd’hui une période de forte tension. Sur les marchés de N’Zérékoré, la denrée se fait rare et son prix connaît une envolée spectaculaire, suscitant inquiétude et mécontentement chez les consommateurs. Au marché central de N’Zérékoré, les étals […]]]>

Longtemps considérée comme un symbole d’abondance et un pilier de l’alimentation quotidienne en Guinée forestière, la banane traverse aujourd’hui une période de forte tension. Sur les marchés de N’Zérékoré, la denrée se fait rare et son prix connaît une envolée spectaculaire, suscitant inquiétude et mécontentement chez les consommateurs.

Au marché central de N’Zérékoré, les étals habituellement bien garnis affichent désormais des quantités limitées. Le constat est sans appel : le régime de banane, autrefois vendu entre 25 000 et 30 000 GNF, s’échange aujourd’hui entre 45 000 et 60 000 GNF, selon la qualité et la zone de provenance.

Pour les ménages, cette flambée des prix a des conséquences directes.

« Avant, avec un petit budget, je pouvais acheter suffisamment de bananes pour nourrir toute la famille. Aujourd’hui, je suis obligée de réduire les quantités », confie Fatoumata Camara, visiblement préoccupée.

Du côté des commerçantes, la hausse est reconnue, mais jugée inévitable.

« Les clients pensent que nous exagérons les prix, alors que nous achetons nous-mêmes très cher auprès des grossistes », explique Aïssatou Konaté, vendeuse de banane depuis plus de dix ans. Elle pointe notamment l’augmentation des coûts de transport : « Les routes sont fortement dégradées et le prix du carburant ne cesse de grimper. Tout cela se répercute sur le prix final ».

Dans les zones de production rurales, notamment à Samoé, Kpaya, Galaye et Zoulouta, les producteurs évoquent des difficultés structurelles persistantes. Sékou Doré, cultivateur de banane, déplore une situation de plus en plus préoccupante :

« Certaines plantations ont été ravagées par des maladies, tandis que les pluies irrégulières ont fortement impacté la production. Nous manquons également d’engrais et d’un véritable accompagnement technique ».

À ces contraintes s’ajoute la problématique de l’acheminement des récoltes vers les centres urbains. « Les camions refusent parfois de venir à cause de l’état des routes. Lorsqu’ils acceptent, ils exigent des frais de transport plus élevés », ajoute le producteur.

Pour de nombreuses familles de la région forestière, la banane n’est pas un simple fruit, mais un aliment de base essentiel. Sa raréfaction et sa cherté contraignent désormais certains ménages à se tourner vers des alternatives moins accessibles, voire plus coûteuses, accentuant la pression sur le pouvoir d’achat.

Cette situation met en lumière les défis auxquels fait face la filière bananière en Guinée forestière, entre contraintes climatiques, insuffisances infrastructurelles et hausse des coûts de production et de transport. Autant de facteurs qui appellent des réponses urgentes pour préserver l’accès à un produit vital pour les populations locales.

Antoine Neima pour Planete7.info 

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Kindia : un incendie ravage le champ d’ananas de Boubacar Barry à Damankania https://planete7.info/kindia-un-incendie-ravage-le-champ-dananas-de-boubacar-barry-a-damankania/ Mon, 05 Jan 2026 22:54:53 +0000 https://planete7.info/?p=50254 Le projet agricole de Boubacar Barry, jeune entrepreneur installé dans la région de Kindia, a subi un nouveau coup dur. Dans la soirée du samedi 3 janvier 2026, un incendie d’origine encore indéterminée a ravagé son champ d’ananas situé à Samoreya, dans la sous-préfecture de Damankania. Joint ce lundi 5 janvier 2026, l’exploitant revient sur […]]]>

Le projet agricole de Boubacar Barry, jeune entrepreneur installé dans la région de Kindia, a subi un nouveau coup dur. Dans la soirée du samedi 3 janvier 2026, un incendie d’origine encore indéterminée a ravagé son champ d’ananas situé à Samoreya, dans la sous-préfecture de Damankania.

Joint ce lundi 5 janvier 2026, l’exploitant revient sur les circonstances du drame. Informé par la femme du gardien, absente au moment des faits, il s’est rendu en urgence sur le site. À son arrivée, le feu avait déjà réduit en cendres près de 90 % de la plantation.

« À ce stade, aucune preuve formelle ne permet d’établir l’origine du sinistre. Toutefois, des témoignages sur place évoquent un incendie volontaire, compte tenu de la rapidité de propagation des flammes. Il s’agit du deuxième incendie enregistré en l’espace de trois semaines », explique-t-il, visiblement éprouvé.

Le bilan est lourd. Environ 23 000 pieds d’ananas ont été détruits, compromettant plusieurs mois de travail et d’investissement. Boubacar Barry rappelle qu’un précédent incendie, survenu récemment sur une autre parcelle, avait déjà causé la perte de plus de 30 000 pieds.

Face à la récurrence de ces sinistres, le jeune entrepreneur agricole évoque des actes de malveillance destinés à le décourager. « Ces incendies visent souvent à nous pousser à abandonner les terres. Pourtant, elles nous appartiennent légalement et nous détenons tous les documents requis », affirme-t-il.

Profondément affecté mais déterminé, Boubacar Barry lance un appel pressant aux autorités locales et nationales. Il plaide pour un renforcement de la sécurité dans les zones agricoles et pour la mise à disposition de domaines ruraux aménagés et protégés, afin de garantir la pérennité des investissements et d’encourager l’engagement des jeunes dans le secteur agricole.

À Kindia, ce nouvel incident relance le débat sur la sécurisation des exploitations rurales et la protection des initiatives entrepreneuriales agricoles, dans un contexte où l’agriculture demeure un levier essentiel du développement local.

Sylla Ama, Correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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Sidya Touré plaide pour une valorisation stratégique de l’agriculture face au mirage minier de Simandou https://planete7.info/sidya-toure-plaide-pour-une-valorisation-strategique-de-lagriculture-face-au-mirage-minier-de-simandou/ Fri, 04 Apr 2025 23:46:08 +0000 https://planete7.info/?p=40107 Sur ses réseaux sociaux, l’ancien Premier ministre guinéen Sidya Touré a récemment fait une sortie remarquée qui sonne comme un appel à la raison économique : « Quand le cacao est à 3,50 € le kilo en Côte d’Ivoire, c’est 7 milliards € directs pour un million de planteurs… » Une comparaison percutante, qui oppose […]]]>

Sur ses réseaux sociaux, l’ancien Premier ministre guinéen Sidya Touré a récemment fait une sortie remarquée qui sonne comme un appel à la raison économique : « Quand le cacao est à 3,50 € le kilo en Côte d’Ivoire, c’est 7 milliards € directs pour un million de planteurs… » Une comparaison percutante, qui oppose les retombées massives et immédiates de l’agriculture vivrière à celles, plus incertaines, des grands projets miniers comme celui de Simandou.

Dans ce message, Sidya Touré invite à une réflexion stratégique : peut-on continuer à miser presque exclusivement sur l’extraction minière pour relancer nos économies, alors que les filières agricoles, souvent négligées, prouvent chaque année leur puissance redistributive et leur ancrage territorial ?

En s’appuyant sur l’exemple ivoirien, Sidya Touré rappelle que le cacao, à un prix de 3,50 € le kilo, génère 7 milliards d’euros par an pour un million de planteurs. Et ce, sans compter l’anacarde, la banane, l’hévéa ou encore les huit millions de tonnes de manioc transformées localement, notamment en attiéké. À l’opposé, le projet Simandou, aussi ambitieux soit-il avec ses 20 milliards de dollars d’investissements, ne prévoit que 50 000 emplois directs. Un chiffre qui, ramené au coût global, laisse songeur.

Pour l’ancien chef de gouvernement et président de l’UFR, le message est clair : il ne s’agit pas de rejeter le potentiel minier, mais d’appeler à un meilleur équilibre. L’agriculture, selon lui, incarne un avenir plus inclusif, plus rapide à mettre en œuvre, et plus durable. C’est un secteur qui touche immédiatement des millions de familles, crée de l’activité à la base, stimule la transformation locale, et peut rapidement générer des devises si les politiques de valorisation sont cohérentes.

À travers ce post, Sidya Touré relance donc le débat sur les priorités économiques en Afrique de l’Ouest. Son plaidoyer s’adresse aux décideurs publics comme aux investisseurs privés : « N’oublions pas l’agriculture, c’est notre avenir ! » écrit-il, en guise de conclusion. Une formule aussi simple que puissante, qui résonne dans un contexte où les crises alimentaires mondiales, les bouleversements climatiques et les limites du modèle extractiviste appellent à une diversification plus ambitieuse des économies africaines.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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Kankan : Le ministère de l’Enseignement supérieur mise sur la recherche appliquée pour une agriculture durable https://planete7.info/kankan-le-ministere-de-lenseignement-superieur-mise-sur-la-recherche-appliquee-pour-une-agriculture-durable/ Tue, 18 Feb 2025 14:08:16 +0000 https://planete7.info/?p=38341 Dans le cadre de l’immersion gouvernementale à Kankan, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Alpha Bacar Barry, a effectué ce matin une visite au Centre de Recherche et de Vulgarisation de l’Aulacodiculture. Désormais intégré à l’Institut de Recherche en Biologie Appliquée de Guinée (IRBAG), ce centre joue un rôle […]]]>

Dans le cadre de l’immersion gouvernementale à Kankan, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation, Alpha Bacar Barry, a effectué ce matin une visite au Centre de Recherche et de Vulgarisation de l’Aulacodiculture. Désormais intégré à l’Institut de Recherche en Biologie Appliquée de Guinée (IRBAG), ce centre joue un rôle clé dans la promotion d’une filière innovante et durable.

L’aulacodiculture, ou l’élevage des aulacodes, représente une réponse stratégique aux enjeux environnementaux et alimentaires du pays. En diversifiant les sources de protéines, cette pratique réduit la pression sur les ressources animales traditionnelles, tout en garantissant une alimentation plus équilibrée et accessible aux populations.

Le ministre Alpha Bacar Barry a particulièrement salué l’initiative de valorisation des déchets organiques issus de l’élevage des aulacodes. Ces résidus, transformés en fertilisants naturels, sont mis à la disposition des groupements de femmes agricoles, améliorant ainsi la qualité des sols et optimisant les rendements. Une démarche qui s’inscrit pleinement dans une vision d’agriculture durable et d’autonomisation des agricultrices.

Au-delà de ses bénéfices environnementaux, l’aulacodiculture constitue également un levier économique majeur. En garantissant un revenu stable aux éleveurs et aux agriculteurs, elle contribue à la lutte contre l’insécurité alimentaire et favorise l’essor d’une économie locale résiliente.

Réaffirmant l’engagement du gouvernement en faveur de la recherche appliquée et de l’innovation, le ministre a souligné l’importance de soutenir ce type d’initiatives pour bâtir un avenir plus prospère et durable.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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