Agents électoraux – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Fri, 19 Jun 2026 18:24:23 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Agents électoraux – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Labé : les agents des bureaux de vote réclament le paiement de leurs indemnités après plusieurs semaines d’attente https://planete7.info/labe-les-agents-des-bureaux-de-vote-reclament-le-paiement-de-leurs-indemnites-apres-plusieurs-semaines-dattente/ Fri, 19 Jun 2026 18:20:45 +0000 https://planete7.info/?p=57536 Plus de deux semaines après la tenue des élections communales et législatives, la tension monte à Labé. Les membres des bureaux de vote de la commune urbaine dénoncent le retard enregistré dans le paiement de leurs indemnités promises pour leur participation aux opérations électorales. Réunis ce vendredi dans l’enceinte de la préfecture de Labé, plusieurs […]]]>

Plus de deux semaines après la tenue des élections communales et législatives, la tension monte à Labé. Les membres des bureaux de vote de la commune urbaine dénoncent le retard enregistré dans le paiement de leurs indemnités promises pour leur participation aux opérations électorales.

Réunis ce vendredi dans l’enceinte de la préfecture de Labé, plusieurs agents électoraux ont exprimé leur frustration face à une situation qu’ils qualifient d’incompréhensible. Selon leurs témoignages, les autorités chargées de l’organisation des élections avaient annoncé un règlement des indemnités dans un délai de 72 heures après la clôture des opérations. Pourtant, jusqu’à présent, aucun paiement n’aurait été effectué en faveur des membres des bureaux de vote de la commune urbaine.

Cette attente prolongée alimente le mécontentement des concernés, d’autant plus que certains agents électoraux issus de plusieurs sous-préfectures de Labé auraient déjà perçu leurs compensations. Une différence de traitement qui, selon eux, renforce leur sentiment d’abandon et d’injustice.

Prenant la parole au nom des protestataires, leur porte-parole a appelé les autorités préfectorales à intervenir rapidement afin de trouver une issue favorable à cette situation. Les agents électoraux regrettent également l’absence de communication officielle sur les raisons de ce retard, malgré plusieurs semaines d’attente.

Face à ce silence, les membres des bureaux de vote ont décidé de donner un délai de 72 heures aux autorités compétentes pour procéder au paiement de leurs indemnités. Passé ce délai, ils annoncent leur intention d’organiser une manifestation pacifique le 22 juin 2026 dans la commune urbaine de Labé pour faire entendre leurs revendications.

Les protestataires assurent toutefois vouloir privilégier une démarche responsable, dans le respect des lois et règlements en vigueur, tout en espérant un règlement rapide de cette affaire.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info

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Retard ou non-paiement des primes des agents électoraux : la DGE apporte des éclaircissements https://planete7.info/retard-ou-non-paiement-des-primes-des-agents-electoraux-la-dge-apporte-des-eclaircissements/ Mon, 02 Feb 2026 13:42:53 +0000 https://planete7.info/?p=50990 À l’issue de la dernière élection présidentielle, de nombreux membres des bureaux de vote ont dénoncé des retards, voire l’absence de paiement de leurs primes de travail. Une situation qui a suscité incompréhensions et frustrations parmi ces agents électoraux. Face à ces préoccupations persistantes, la Directrice générale des élections (DGE), Mme Camara Djénabou Touré, a […]]]>

À l’issue de la dernière élection présidentielle, de nombreux membres des bureaux de vote ont dénoncé des retards, voire l’absence de paiement de leurs primes de travail. Une situation qui a suscité incompréhensions et frustrations parmi ces agents électoraux. Face à ces préoccupations persistantes, la Directrice générale des élections (DGE), Mme Camara Djénabou Touré, a tenu à faire le point ce samedi 31 janvier 2026 à Kindia, lors d’un point de presse.

Selon la responsable de l’organe en charge des élections, ces dysfonctionnements ne relèvent pas directement de la DGE, mais s’inscrivent dans le cadre du processus de modernisation des mécanismes de paiement engagé par l’État guinéen. « La Guinée est en train de limiter progressivement le paiement en espèces. Pour les deux derniers scrutins, le choix s’est porté sur le paiement digitalisé », a-t-elle expliqué.

Mme Camara Djénabou Touré précise que ce mode de paiement implique nécessairement le recours à des agences spécialisées disposant de conventions avec la DGE. Toutefois, la principale difficulté rencontrée reste l’identification des bénéficiaires. « Beaucoup de membres des bureaux de vote ne disposent pas de pièces d’identité valides. Même parmi les enseignants mobilisés, nombreux sont ceux qui n’ont pas de carte nationale d’identité », a-t-elle souligné.

Face à cette réalité, la DGE a dû assouplir les conditions d’identification. Initialement limitée à la carte nationale d’identité, la procédure a ensuite intégré la carte d’électeur, puis, lors de la présidentielle, l’acte de naissance comme document complémentaire. « L’objectif était de permettre au plus grand nombre d’être payé, tout en respectant les exigences des agences de paiement », a-t-elle indiqué.

La Directrice générale des élections rappelle que le paiement digitalisé est un paiement de masse, reposant sur l’envoi d’un message au bénéficiaire, qui doit ensuite se présenter à un point de retrait. Or, ce mécanisme exige que le numéro de téléphone soit strictement enregistré au nom du bénéficiaire. « Si le numéro appartient à une autre personne, l’agence ne peut pas procéder au paiement, même si le téléphone est entre vos mains », a-t-elle insisté.

Une situation aggravée, selon elle, par certaines pratiques courantes. « Plusieurs agents ont communiqué les numéros de leurs proches – épouse, sœur ou parent – pensant pouvoir percevoir leur prime. Mais celui qui est payé doit être celui qui a effectivement travaillé », a-t-elle martelé, pointant un déficit de communication autour des exigences du paiement digital.

Ces difficultés, reconnues dans le rapport d’évaluation du scrutin, ont conduit la DGE à envisager un renforcement de la sensibilisation des acteurs électoraux. « Il faut expliquer davantage le fonctionnement du paiement digital pour éviter les échecs », a-t-elle déclaré.

À plus long terme, Mme Camara Djénabou Touré inscrit cette réforme dans la vision du président de la République visant la mise en place d’un registre national de la population, avec un identifiant unique lié au numéro de téléphone, à l’assurance et aux services publics. Un dispositif appelé à faciliter, à terme, l’ensemble des paiements administratifs.

En attendant, les chiffres avancés par la DGE font état d’environ 123 000 agents mobilisés, dont près de 5 000 n’auraient pas pu être payés pour diverses raisons : pièces non conformes, numéros erronés ou substitutions tardives. « Cette fois-ci, ceux qui ne disposent pas de documents conformes ne seront pas retenus », a prévenu la Directrice générale des élections.

Un message clair de la DGE, qui mise désormais sur la sensibilisation et la responsabilisation des agents électoraux pour éviter la répétition de ces dysfonctionnements lors des prochains scrutins.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planète7.info 

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N’Zérékoré : colère des agents électoraux face aux primes impayées https://planete7.info/nzerekore-colere-des-agents-electoraux-face-aux-primes-impayees/ Mon, 29 Sep 2025 22:18:09 +0000 https://planete7.info/?p=46679 La tension est montée d’un cran ce lundi matin devant le bloc administratif préfectoral. Plusieurs agents recenseurs du PN-RAVEC et distributeurs des cartes d’électeur, mobilisés lors du scrutin référendaire du 21 septembre dernier, ont manifesté pour exiger le paiement de leurs primes. Sous le slogan « Payez notre argent », une cinquantaine d’agents ont dénoncé […]]]>

La tension est montée d’un cran ce lundi matin devant le bloc administratif préfectoral. Plusieurs agents recenseurs du PN-RAVEC et distributeurs des cartes d’électeur, mobilisés lors du scrutin référendaire du 21 septembre dernier, ont manifesté pour exiger le paiement de leurs primes.

Sous le slogan « Payez notre argent », une cinquantaine d’agents ont dénoncé ce qu’ils qualifient de mépris des autorités face à leurs efforts. Selon eux, malgré plusieurs semaines de travail acharné, une partie de leurs indemnités reste impayée.

Simon Pierre Manimou, agent recenseur, résume la frustration des manifestants : « Nous avons respecté notre contrat et travaillé vingt jours supplémentaires après la première mission. Le premier paiement a été effectué, mais jusqu’à présent, rien n’a été fait pour le second. Nos représentants se sont rendus à Conakry, au PN-RAVEC et même au ministère du Travail, mais toujours pas de réponse. C’est pour cela que nous sommes ici, pour dire que nous ne renoncerons pas tant que notre dû ne sera pas payé. »

Même constat du côté des distributeurs des cartes d’électeur. Moriba Zogbélémou rappelle l’ampleur de la tâche : « Nous avons travaillé sans relâche, parfois jusqu’à tard le soir, y compris les dimanches. Nous n’avions ni assistance économique ni restauration. Après tout cela, nous n’avons toujours pas touché nos primes. Nous demandons simplement notre argent. »

Face à la mobilisation, une délégation d’agents a été reçue par le secrétaire général de la préfecture. François Zogbélémou, membre de la Commission administrative de distribution des cartes d’électeur (CADCE), a fait part du contenu de l’entretien : « Les autorités nous ont rassurés qu’un courrier sera adressé au ministère de l’Administration du territoire pour régler la situation. Nous avons décidé de patienter trois jours. Mais si d’ici là rien n’est fait, nous reprendrons nos manifestations. »

Il lance un appel appuyé : « Ces agents ont sacrifié leur temps et leurs familles pour l’État. Alors que nous sommes en pleine rentrée scolaire, cet argent est vital pour subvenir aux besoins de leurs enfants. »

Si les autorités locales ne trouvent pas de solution rapide, les agents menacent de porter leur revendication au niveau du gouvernorat. Moussa Camara, l’un des manifestants, précise : « Nous avons travaillé un mois et vingt jours. Seul le premier contrat a été payé. Le second, d’un montant de 1 581 000 francs guinéens, reste impayé. Nous avons écrit au MATD, à la société Digitaly et à l’inspection générale du Travail, sans aucune suite. Si mercredi prochain rien n’est fait, nous irons au gouvernorat pour faire entendre notre voix. » 

Cette situation à N’Zérékoré illustre le climat de frustration qui gagne de nombreux agents impliqués dans l’organisation du scrutin référendaire. Entre promesses non tenues et primes impayées, ils entendent maintenir la pression jusqu’à obtenir gain de cause.

Pépé Blaise Thea, correspondant à N’Zérékoré pour Planete7.info 

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N’zérékoré : les agents électoraux de Samoé dénoncent la réduction de leurs primes et exigent des explications https://planete7.info/nzerekore-les-agents-electoraux-de-samoe-denoncent-la-reduction-de-leurs-primes-et-exigent-des-explications/ Thu, 25 Sep 2025 16:51:14 +0000 https://planete7.info/?p=46521 La tension est montée d’un cran ce jeudi matin dans la commune rurale de Samoé, où des dizaines d’agents électoraux se sont rassemblés dans la cour de la mairie pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « non-respect des engagements financiers » pris à leur égard. En cause : une réduction significative des primes de formation […]]]>

La tension est montée d’un cran ce jeudi matin dans la commune rurale de Samoé, où des dizaines d’agents électoraux se sont rassemblés dans la cour de la mairie pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « non-respect des engagements financiers » pris à leur égard. En cause : une réduction significative des primes de formation et de celles allouées pour les deux jours de vote lors des législatives du 21 septembre dernier.

Selon les plaignants, les montants versés sont bien en deçà de ceux initialement annoncés. « Les présidents des bureaux de vote devraient percevoir 770 000 FG, mais on nous propose seulement 670 000 FG. Les vice-présidents devaient recevoir 620 000 FG et n’auront que 520 000 FG. Quant aux secrétaires et assesseurs, leur prime plafonne désormais à 420 000 FG », a dénoncé l’un des agents en colère, réclamant une révision immédiate de ces montants ainsi qu’une transparence totale sur la gestion des fonds électoraux.

Les contestations ne se limitent pas aux indemnités liées aux jours de scrutin. Les agents pointent également du doigt des irrégularités concernant les primes de formation.
« Dès le départ, les choses ont été mal gérées. Lors de la formation, nous ignorions même qu’une collation était prévue. Ce n’est qu’après coup que nous avons appris que nous y avions droit », raconte un agent électoral.

« On nous a d’abord versé 70 000 FG pour la formation, puis 110 000 FG après protestation. Mais dans d’autres localités, des collègues ont touché jusqu’à 200 000 FG. Finalement, on nous promet 120 000 FG, ce qui reste largement insuffisant et injuste. C’est de la corruption pure et simple. Tout le monde devrait bénéficier des mêmes conditions », poursuit-il.

Le sentiment d’injustice est partagé par de nombreux agents qui affirment disposer de preuves, notamment des copies d’arrêtés indiquant des montants plus élevés dans d’autres préfectures.
« Le président de bureau devrait toucher 720 000 FG selon les documents en notre possession, mais ce n’est pas ce qui nous est proposé ici », ajoute un autre.

Pour Abel Lamah, agent de bureau de vote, l’écart est trop important pour être ignoré :
« Ce matin, on nous a annoncé 520 000 FG pour les deux jours d’élection. C’est très insuffisant comparé à ce que perçoivent nos collègues ailleurs. Nous exigeons le paiement intégral de nos droits. »

Même ton chez Philippe Lamah, qui va plus loin :
« Si rien n’est fait, nous passerons à la vitesse supérieure. On ne peut pas accepter cela. Où vont les 80 000 FG de différence ? Multipliés par 420 agents, cela représente des millions. Nous voulons des réponses. »

Face à la grogne, le chargé communal des élections, Nyéréké Théa, appelle au calme et relativise la situation :
« Nous prenons les dispositions nécessaires pour que les agents entrent en possession de leurs primes. Ceux qui parlent d’augmentation se basent sur des rumeurs et des intoxications. »

Une déclaration qui peine à apaiser la colère des agents, déterminés à obtenir des explications claires et une égalité de traitement.

La situation à Samoé met en lumière les failles dans la gestion des ressources destinées aux opérations électorales et pose la question de la reconnaissance du travail des agents mobilisés pour garantir la tenue du scrutin. Ces derniers réclament aujourd’hui des réponses précises et des mesures concrètes pour rétablir la confiance et faire respecter leurs droits.

Pépé Blaise Théa, correspondant à Nzérékoré pour Planete7.info 

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