Afriland First Bank – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sat, 31 Oct 2026 02:46:04 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Afriland First Bank – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Emprunt obligataire : Guy Laurent Fondjo dévoile les facteurs derrière les 4 579 milliards GNF mobilisés https://planete7.info/emprunt-obligataire-guy-laurent-fondjo-devoile-les-facteurs-derriere-les-4-579-milliards-gnf-mobilises/ Sat, 31 Oct 2026 02:46:04 +0000 https://planete7.info/?p=67146 Confiance envers l’État, coopération entre les banques, liquidités disponibles et rendement attractif : le directeur général d’Afriland First Bank, Guy Laurent Fondjo, revient sur les principaux facteurs qui ont facilité la mobilisation de 4 579 milliards de francs guinéens lors du dernier emprunt obligataire de l’État. Il met également en avant la volonté du secteur […]]]>

Confiance envers l’État, coopération entre les banques, liquidités disponibles et rendement attractif : le directeur général d’Afriland First Bank, Guy Laurent Fondjo, revient sur les principaux facteurs qui ont facilité la mobilisation de 4 579 milliards de francs guinéens lors du dernier emprunt obligataire de l’État. Il met également en avant la volonté du secteur bancaire de contribuer au développement économique du pays.

Mobiliser 4 579 milliards de francs guinéens pour financer les besoins de l’État : une opération qui aurait pu représenter un défi majeur. Pourtant, pour Guy Laurent Fondjo, directeur général d’Afriland First Bank, chef de file de l’opération, plusieurs facteurs ont facilité la réussite de cet appel public à l’épargne, dont les souscriptions ont largement dépassé l’objectif initial de 2 500 milliards de francs guinéens.

« Je dois dire que le travail n’a pas été trop difficile pour nous. Ça va vous surprendre, n’est-ce pas ? », a-t-il lancé lors de son intervention consacrée aux résultats de l’opération.

Derrière cette mobilisation, le responsable bancaire identifie plusieurs leviers, à commencer par la confiance accordée à l’État guinéen et la capacité des établissements financiers à travailler ensemble.

Pour Guy Laurent Fondjo, la crédibilité de l’État a joué un rôle déterminant dans la mobilisation des investisseurs. Il estime que la confiance de la population envers les autorités et la perception de la signature de l’État guinéen ont constitué un socle favorable à l’opération.

« La signature de l’État guinéen, c’est une signature qui vaut de l’or, une signature qui pèse, une signature qui inspire confiance », a-t-il affirmé.

Cette confiance, selon lui, a contribué à faciliter l’adhésion des souscripteurs à l’emprunt obligataire. Elle a également permis aux acteurs financiers de s’engager dans une opération de grande ampleur avec la perspective de mobiliser des ressources destinées au financement public.

Le directeur général d’Afriland First Bank présente ainsi la crédibilité de l’État comme un élément essentiel de la réussite de ce type d’opération, qui repose sur la capacité de l’émetteur à honorer ses engagements.

Autre facteur mis en avant : la collaboration entre les établissements bancaires. Pour mener à bien l’opération, plusieurs banques commerciales ont constitué un syndicat afin de coordonner leurs efforts et de mobiliser un volume important de ressources.

Guy Laurent Fondjo insiste sur la complémentarité des acteurs du secteur, au-delà de leurs relations concurrentielles habituelles.

« Nous sommes des banques commerciales sur la place, mais nous ne sommes pas des concurrents au sens de qui va gagner, qui va perdre. Nous sommes complémentaires », a-t-il expliqué.

Cette coopération a notamment permis de mutualiser les compétences, de coordonner les actions de communication et de toucher différentes catégories de souscripteurs.

Pour le responsable bancaire, cette capacité à fédérer les établissements financiers autour d’un objectif commun a contribué à dépasser largement les ambitions initiales de l’État.

Guy Laurent Fondjo évoque également la disponibilité des ressources financières dans le pays. Selon les chiffres qu’il a avancés, les ressources officiellement détenues par les banques guinéennes dépassent 90 000 milliards de francs guinéens.

En y ajoutant les ressources du secteur informel, il estime que le volume global pourrait atteindre environ 180 000 milliards de francs guinéens.

« Dans les 180 000 milliards, lever 4 500 milliards, ce n’est pas la mer à boire », a-t-il déclaré pour illustrer le potentiel financier qu’il estime disponible en Guinée.

Cette analyse met en lumière, selon lui, les possibilités de mobilisation de l’épargne intérieure pour financer les besoins de l’État. Elle souligne aussi l’importance de mieux canaliser les ressources disponibles vers des instruments de financement capables de soutenir les investissements publics.

Ces montants restent toutefois des estimations avancées par le directeur général d’Afriland First Bank et ne constituent pas, en eux-mêmes, une mesure de l’épargne immédiatement mobilisable.

L’expertise acquise par les banques lors des précédentes opérations constitue un autre facteur déterminant. Guy Laurent Fondjo rappelle que le secteur bancaire guinéen en est à sa sixième opération de ce type, ce qui lui a permis de renforcer ses compétences en matière de coordination, de communication et de mobilisation des investisseurs.

« On sait comment piloter, comment fédérer les acteurs, comment communiquer, comment toucher les cibles afin que tout le monde puisse adhérer au processus », a-t-il souligné.

À cette expérience s’ajoute l’intérêt financier de l’opération. Le rendement annuel de 11 % proposé aux souscripteurs représente, selon lui, un argument supplémentaire susceptible de favoriser leur participation.

Le responsable bancaire reconnaît ainsi que la rentabilité constitue un élément important dans la décision des investisseurs, parallèlement à la confiance envers l’État et aux conditions générales du marché.

Au-delà des considérations financières, Guy Laurent Fondjo met en avant la volonté des banques de prendre part à la dynamique de développement de la Guinée.

« La Guinée se développe et nous, en tant qu’acteurs du secteur bancaire, nous devons également contribuer à ce développement de notre pays », a-t-il déclaré.

Pour le directeur général d’Afriland First Bank, la participation du secteur bancaire à cet emprunt obligataire représente donc à la fois une opération financière et une occasion de contribuer au financement des ambitions nationales.

Avec 4 579 milliards de francs guinéens de souscriptions pour un objectif initial de 2 500 milliards, l’opération a dépassé les attentes annoncées par les autorités. Pour Guy Laurent Fondjo, ce résultat s’explique par la convergence de plusieurs facteurs : la confiance envers l’État, la complémentarité des banques, la disponibilité des ressources, l’expérience du secteur et l’attractivité du rendement proposé.

Un succès de mobilisation qui met en évidence le potentiel du financement intérieur, mais dont la portée dépendra aussi de la capacité de l’État à utiliser efficacement les fonds mobilisés et à respecter ses engagements envers les souscripteurs.

 

Mountaga Pandiara Diallo pour planète7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

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Emprunt obligataire : la Guinée mobilise 4 579 milliards GNF, un succès au-delà des attentes de l’État https://planete7.info/emprunt-obligataire-la-guinee-mobilise-4-579-milliards-gnf-un-succes-au-dela-des-attentes-de-letat/ Sat, 31 Oct 2026 01:25:34 +0000 https://planete7.info/?p=67128 Lancé avec un objectif de 2 500 milliards de francs guinéens, l’emprunt obligataire de l’État a enregistré 4 579 milliards GNF de souscriptions, soit un taux de couverture de 183,17 %. Lors d’une conférence de presse organisée ce vendredi, la ministre de l’Économie, Mariama Ciré Sylla, le gouverneur de la BCRG, Dr Karamo Kaba, et […]]]>

Lancé avec un objectif de 2 500 milliards de francs guinéens, l’emprunt obligataire de l’État a enregistré 4 579 milliards GNF de souscriptions, soit un taux de couverture de 183,17 %. Lors d’une conférence de presse organisée ce vendredi, la ministre de l’Économie, Mariama Ciré Sylla, le gouverneur de la BCRG, Dr Karamo Kaba, et les responsables du secteur bancaire ont présenté ce résultat comme un signal de confiance, tout en soulignant les défis liés au financement du développement national.

La Guinée a enregistré un niveau de souscriptions largement supérieur à l’objectif initial de son emprunt obligataire. Pour une mobilisation recherchée de 2 500 milliards de francs guinéens, l’opération a recueilli 4 579 milliards GNF, soit un taux de couverture de 183,17 %. Ce résultat a été au centre d’une conférence de presse tenue ce vendredi, en présence de la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Mariama Ciré Sylla, du gouverneur de la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG), Dr Karamo Kaba, du directeur général d’Afriland First Bank, Guy Laurent Fondjo, et de la vice-présidente de l’Association professionnelle des banques (APB).

Au-delà de la performance financière, les intervenants ont insisté sur la confiance accordée à l’État, la capacité du système bancaire à mobiliser l’épargne intérieure et la nécessité de diversifier les sources de financement de l’économie guinéenne.

Pour la ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, ce niveau de souscriptions traduit la confiance des investisseurs dans la stabilité du pays, ses perspectives économiques et sa capacité à honorer ses engagements.

« La confiance en l’État, en la stabilité du pays, en nos perspectives économiques, en notre capacité d’honorer nos engagements a prévalu », a déclaré Mariama Ciré Sylla.

La ministre a rappelé que l’opération précédente avait permis de mobiliser 1 500 milliards GNF, contre un objectif de 2 500 milliards cette année. Avec 4 579 milliards GNF de souscriptions, le résultat dépasse ainsi les attentes initiales du gouvernement.

Pour les autorités, cette mobilisation constitue également un levier pour accompagner la mise en œuvre du programme Simandou 2040, dont les besoins de financement sont estimés à plus de 200 milliards de dollars.

« Nous pouvons compter sur nos propres forces pour financer notre développement », a insisté la ministre, défendant une stratégie qui vise à renforcer la capacité du marché financier national à financer les priorités du pays et à réduire sa dépendance aux ressources extérieures.

Mariama Ciré Sylla a notamment évoqué les investissements nécessaires dans les infrastructures, l’éducation et la santé. Elle a réaffirmé la volonté du gouvernement de diversifier les instruments de financement afin de répondre aux besoins des populations.

Pour le gouverneur de la Banque centrale, Dr Karamo Kaba, le succès d’un emprunt obligataire repose d’abord sur la confiance entre l’État emprunteur et les investisseurs. Il rappelle toutefois que ce type d’opération comporte des risques, notamment le risque de crédit, le risque de liquidité et celui lié à l’inflation.

Le financement en monnaie nationale présente, selon lui, un avantage supplémentaire : il permet d’éviter le risque de change associé à un emprunt libellé en devises étrangères.

Le gouverneur a surtout insisté sur la nécessité d’élargir la participation au marché des titres publics, aujourd’hui largement dominé par les banques.

« L’idée, c’est de faire en sorte que, en digitalisant, […] on doit aller encore plus loin », a-t-il expliqué, appelant à une plus grande implication des compagnies d’assurance, des institutions de microfinance, des caisses de retraite, des fonds de pension et de la diaspora.

Dr Karamo Kaba a également souligné qu’une part importante de la population reste en dehors du système financier formel. L’amélioration de l’accès aux services financiers et la digitalisation pourraient, selon lui, faciliter une participation plus large des citoyens aux futures opérations de mobilisation de l’épargne.

L’enjeu est donc de faire du marché financier national un instrument durable de financement de l’économie, au-delà de la seule contribution des établissements bancaires.

Chef de file de l’opération, Afriland First Bank a joué un rôle central dans la coordination de la mobilisation. Son directeur général, Guy Laurent Fondjo, a attribué le résultat obtenu à plusieurs facteurs : la confiance envers l’État, la collaboration entre les banques, la disponibilité des ressources financières et l’expérience acquise dans ce type d’opérations.

« Nous sommes des banques commerciales sur la place, mais nous ne sommes pas des concurrents au sens de qui va gagner, qui va perdre. Nous sommes complémentaires », a-t-il affirmé.

Selon lui, les ressources déposées dans les banques guinéennes dépassent 90 000 milliards GNF. En intégrant les ressources du secteur informel, il estime que le volume global pourrait atteindre environ 180 000 milliards GNF.

Pour Guy Laurent Fondjo, ces ressources représentent un potentiel important pour le financement des projets nationaux. Il a également souligné l’attractivité du taux d’intérêt annuel de 11 %, qui a contribué à l’intérêt des investisseurs pour cette émission.

Le directeur général d’Afriland First Bank a enfin insisté sur la volonté des établissements financiers de participer au développement du pays, en mettant leur expertise au service des opérations de mobilisation de l’épargne.

La vice-présidente de l’Association professionnelle des banques a, pour sa part, présenté la participation du secteur bancaire comme une responsabilité à la fois économique et citoyenne.

Elle a rappelé que l’accompagnement de l’État et du secteur privé dans le financement de l’économie nationale constitue une mission importante des banques.

Saluant le résultat obtenu, elle a estimé que cette opération témoignait également de la confiance du secteur bancaire dans les perspectives économiques de la Guinée et dans les ambitions portées par le programme Simandou 2040.

Elle a notamment souligné que la réalisation des projets associés à ce programme nécessitera la contribution de l’ensemble des acteurs économiques et financiers.

L’emprunt obligataire a été lancé pour un montant cible de 2 500 milliards GNF, avec un taux d’intérêt annuel de 11 % et une maturité de cinq ans. La valeur nominale d’un titre est fixée à 5 millions GNF. Le capital est amorti annuellement et les titres sont annoncés comme affranchis d’impôts et de taxes.

Avec 4 579 milliards GNF de souscriptions, l’opération dépasse de 2 079 milliards GNF l’objectif initial, soit un taux de couverture de 183,17 %.

Ce résultat témoigne de la capacité du système financier à mobiliser des ressources importantes sur le marché intérieur. Il ne suffit toutefois pas, à lui seul, à mesurer l’impact économique de l’opération. Celui-ci dépendra notamment de l’utilisation des fonds mobilisés, de la réalisation des investissements annoncés et du respect des engagements de remboursement de l’État.

Au terme de cette opération, les autorités guinéennes affichent ainsi leur volonté de faire davantage appel à l’épargne nationale pour financer les priorités du pays. Le défi sera désormais de transformer cette mobilisation financière en investissements concrets et en améliorations durables des conditions de vie des populations.

Mountaga Pandiara Diallo pour planète7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

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