Accouchement – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 21 May 2026 07:04:34 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg Accouchement – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 « Une femme qui accouche devant un centre de santé révèle l’échec du système » : Dr Lamarana Diallo interpelle https://planete7.info/une-femme-qui-accouche-devant-un-centre-de-sante-revele-lechec-du-systeme-dr-lamarana-diallo-interpelle/ Thu, 21 May 2026 07:01:15 +0000 https://planete7.info/?p=55892 La condamnation de Maïmouna Djiba Sow et de Cécile Balamou, prononcée ce mardi 19 mai 2026 à Mamou dans une affaire de présumée non-assistance à une femme en situation d’accouchement, continue de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique guinéenne. Parmi les voix qui se sont élevées après cette décision judiciaire figure celle […]]]>

La condamnation de Maïmouna Djiba Sow et de Cécile Balamou, prononcée ce mardi 19 mai 2026 à Mamou dans une affaire de présumée non-assistance à une femme en situation d’accouchement, continue de susciter de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique guinéenne.

Parmi les voix qui se sont élevées après cette décision judiciaire figure celle du Dr Lamarana Diallo, gynécologue-obstétricien et spécialiste de la santé sexuelle et reproductive. Dans une tribune largement relayée, le médecin critique une décision qu’il juge « émotive » et insuffisamment fondée sur les réalités du système sanitaire guinéen.

Selon lui, « l’affaire de Soyah dépasse largement le cas de trois agents de santé ». Tout en reconnaissant que toute faute professionnelle doit être examinée avec rigueur, Dr Diallo estime qu’attribuer l’entière responsabilité à ces femmes reviendrait à ignorer les profondes défaillances structurelles du système de santé national.

Le spécialiste dresse un constat préoccupant du secteur sanitaire guinéen, qu’il décrit comme sous-financé, insuffisamment équipé et confronté à un déficit chronique de personnel qualifié. Il pointe également du doigt des pratiques de recrutement souvent critiquées pour leur manque de transparence, ainsi que les conditions de travail difficiles dans plusieurs structures sanitaires du pays.

Dans sa tribune, Dr Lamarana Diallo souligne aussi que de nombreux médecins spécialistes guinéens formés à l’étranger souhaitent contribuer au développement du système de santé national, mais se heurtent depuis des années à l’absence de conditions adéquates pour exercer efficacement.

Avant toute condamnation morale ou judiciaire, il appelle à une réflexion plus large sur plusieurs questions essentielles : le niveau réel de qualification du personnel, la qualité de la formation reçue, l’organisation des gardes, les moyens logistiques disponibles, ainsi que le niveau d’encadrement dans les centres de santé.

Pour le gynécologue, cette affaire devrait servir de point de départ à un débat national sérieux sur la santé maternelle et les responsabilités institutionnelles, plutôt qu’à la désignation de simples boucs émissaires.
« Lorsqu’une femme accouche devant un centre de santé, c’est tout le système qui a échoué », conclut-il.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
55892
Mamou : deux agentes de santé condamnées dans l’affaire de l’accouchement de Soyah, la cheffe du centre relaxée https://planete7.info/mamou-deux-agentes-de-sante-condamnees-dans-laffaire-de-laccouchement-de-soyah-la-cheffe-du-centre-relaxee/ Tue, 19 May 2026 14:00:27 +0000 https://planete7.info/?p=55755 Le tribunal correctionnel de Mamou a rendu son verdict ce mardi 19 mai 2026 dans l’affaire très médiatisée de l’accouchement survenu au centre de santé de Soyah, où une femme avait été contrainte de mettre au monde son enfant sans assistance médicale, à même le sol devant l’établissement sanitaire. À l’issue des débats et des […]]]>

Le tribunal correctionnel de Mamou a rendu son verdict ce mardi 19 mai 2026 dans l’affaire très médiatisée de l’accouchement survenu au centre de santé de Soyah, où une femme avait été contrainte de mettre au monde son enfant sans assistance médicale, à même le sol devant l’établissement sanitaire.

À l’issue des débats et des délibérations, la juridiction a prononcé des décisions distinctes à l’encontre des trois agentes de santé poursuivies pour non-assistance à une femme en travail.

Mme Maningbè Kandé, cheffe du centre de santé de Soyah, a été déclarée non coupable. Le tribunal a estimé que les éléments produits au cours de la procédure ne permettaient pas d’établir sa responsabilité pénale dans les faits reprochés. Elle a donc été purement et simplement relaxée.

En revanche, Mme Maïmouna Djiba Sow et Mme Cécile Balamou ont été reconnues coupables de non-assistance à personne en situation d’urgence obstétricale. Le tribunal les a condamnées chacune à quinze mois d’emprisonnement, dont douze mois assortis de sursis simple. Les deux prévenues devront également s’acquitter d’une amende de trois millions de francs guinéens chacune.

Le jugement a été prononcé en audience publique par le président du tribunal de première instance de Mamou, le juge Mamadou Yaya Sow. Dans sa décision, la juridiction a détaillé les motifs ayant conduit à la relaxe de la cheffe du centre, tout en justifiant les sanctions infligées aux deux autres agentes de santé.

Cette décision judiciaire intervient dans un contexte de forte émotion populaire, après la diffusion d’images et de témoignages ayant choqué l’opinion publique. L’affaire avait ravivé les critiques sur les conditions de prise en charge dans certaines structures sanitaires du pays, notamment dans les zones rurales.

Pour rappel, les faits remontent à la nuit du 2 mai 2026 dans la sous-préfecture de Soyah, située à une quinzaine de kilomètres de Mamou. Mariame Diallo, en plein travail d’accouchement, aurait été laissée sans assistance au centre de santé local. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la jeune femme a finalement accouché devant l’établissement sanitaire, couchée sur un simple pagne, sans encadrement médical.

Son époux, Mamadou Bailo Diakité, avait expliqué qu’il était resté au domicile familial auprès d’un enfant malade au moment des premières contractions. Il affirme avoir demandé à une proche d’accompagner son épouse au centre de santé avant de les rejoindre. Mais à leur arrivée, aucune prise en charge n’aurait été assurée malgré l’urgence de la situation.

Face à l’indignation suscitée par cette affaire, le parquet près le tribunal de première instance de Mamou, dirigé par le procureur Maurice Onivogui, avait rapidement ouvert une enquête ayant conduit à l’interpellation des trois infirmières mises en cause.

Au-delà des condamnations prononcées, ce verdict remet au centre du débat la question de la responsabilité du personnel soignant dans la gestion des urgences médicales. Il souligne également les défis persistants liés aux conditions de travail, au manque de moyens et à la nécessité de renforcer la supervision ainsi que la qualité des services dans les centres de santé du pays.

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
55755
Accouchement dramatique à Soyah : pleurs, aveux et demandes de pardon au procès des trois sages-femmes poursuivies https://planete7.info/accouchement-dramatique-a-soyah-pleurs-aveux-et-demandes-de-pardon-au-proces-des-trois-sages-femmes-poursuivies/ Tue, 12 May 2026 23:31:14 +0000 https://planete7.info/?p=55372 Le procès très attendu des sages-femmes Maimouna Djiba Sow, Cécile Balamou et Maningbé Kandé, poursuivies pour non-assistance à une femme en instance d’accouchement dans la sous-préfecture de Soyah, s’est ouvert ce mardi 12 mai 2026 au Tribunal de première instance de Mamou. Au terme d’une audience particulièrement tendue, marquée par des aveux, des sanglots et […]]]>

Le procès très attendu des sages-femmes Maimouna Djiba Sow, Cécile Balamou et Maningbé Kandé, poursuivies pour non-assistance à une femme en instance d’accouchement dans la sous-préfecture de Soyah, s’est ouvert ce mardi 12 mai 2026 au Tribunal de première instance de Mamou.

Au terme d’une audience particulièrement tendue, marquée par des aveux, des sanglots et des appels au pardon, le tribunal a renvoyé l’affaire au 19 mai prochain pour le délibéré.

À la barre, les prévenues ont été appelées à revenir sur les faits survenus dans la nuit du 2 mai 2026. Cette nuit-là, Mariame Diallo, en plein travail, aurait été abandonnée sans assistance médicale avant d’accoucher au sol, dans des conditions jugées alarmantes par le parquet.

Première à comparaître, Maimouna Djiba Sow a difficilement contenu ses émotions. En larmes devant le tribunal, elle a reconnu avoir refusé de prendre en charge la patiente venue solliciter son aide à son domicile.

« La victime est venue me voir pour accoucher. Je lui ai dit d’aller à Mamou parce qu’il faisait tard. Mon enfant était malade et j’étais couchée. Je demande pardon au tribunal, pardon au procureur. Ce que j’ai fait n’est pas normal », a-t-elle déclaré, la voix tremblante.

Interrogée sur les dispositions qu’elle aurait pu prendre pour secourir la parturiente malgré les circonstances, elle a admis n’avoir entrepris aucune autre démarche.

De son côté, Cécile Balamou, sage-femme en service depuis 2015 et désignée comme étant de garde cette nuit-là, a d’abord contesté les faits avant de revenir sur ses déclarations.

Face au président du tribunal, elle a finalement reconnu sa responsabilité.

« Oui, j’ai manqué à mes obligations. J’ai manqué à mon serment », a-t-elle confessé.

Elle explique avoir été réveillée aux environs de minuit par une accompagnatrice de la victime, sans toutefois sortir pour constater l’état de la femme enceinte.

Selon ses explications, elle aurait simplement orienté les proches de la parturiente vers une autre collègue, sans intervenir directement.

Cheffe du centre de santé de Soyah et supérieure hiérarchique des deux autres prévenues, Maningbé Kandé a tenté d’expliquer les dysfonctionnements internes de la structure sanitaire.

Devant le tribunal, elle a qualifié les faits d’« accident de travail », tout en reconnaissant les difficultés auxquelles le centre est confronté.

Elle a notamment révélé que le tableau de garde n’avait pas été actualisé depuis plusieurs mois et que le personnel réellement disponible était largement insuffisant.

« Sur le papier, nous sommes 11 agents. Mais actuellement, nous n’avons que trois sages-femmes et toutes ne sont pas présentes sur place », a-t-elle expliqué.

Ces déclarations ont mis en lumière les profondes défaillances organisationnelles du centre de santé de Soyah.

Absente à l’audience, Mariame Diallo était représentée par son époux, Mamadou Bailo Diakité. Contre toute attente, ce dernier a choisi d’appeler au pardon plutôt qu’à la condamnation.

Dans une déclaration empreinte d’émotion, il a demandé au tribunal de faire preuve de clémence envers les prévenues.

« Moi, j’ai pardonné. Ma femme et notre bébé se portent bien aujourd’hui. Au nom de ma famille et de la population de Soyah, nous demandons au tribunal de leur pardonner », a-t-il plaidé.

Également convoqué à l’audience, le directeur préfectoral de la santé de Mamou, Dr Mohamed Keïta, a présenté les excuses de l’administration sanitaire.

Visiblement affecté par cette affaire, il a affirmé que des mesures disciplinaires avaient déjà été engagées après les faits.

« Nous avons été profondément touchés par ce qui s’est passé. Nous demandons pardon à la victime et à sa famille au nom de toute notre corporation », a-t-il déclaré.

Malgré le pardon exprimé par la famille de la victime, le ministère public a estimé que les faits restaient d’une extrême gravité.

Dans ses réquisitions, le procureur Maurice Onivogui a requis :

Deux ans d’emprisonnement, dont 23 mois avec sursis, ainsi qu’une amende de 15 millions de francs guinéens contre Maimouna Djiba Sow et Cécile Balamou ;

Deux ans d’emprisonnement avec sursis et 10 millions de francs guinéens d’amende contre Maningbé Kandé.

Pour le procureur, cette procédure doit servir d’exemple afin de rappeler au personnel soignant ses responsabilités face aux urgences médicales.

« Une femme en travail abandonnée au sol en pleine nuit, ce sont des faits extrêmement graves. Ces actes ne peuvent pas rester impunis », a-t-il martelé.

Le magistrat a également exhorté les professionnels de santé à privilégier la protection de la vie humaine avant toute considération financière ou personnelle.

Au-delà du volet judiciaire, cette affaire met brutalement en lumière les insuffisances du système de santé dans plusieurs localités du pays : manque de personnel, organisation défaillante des gardes, faibles moyens logistiques et manquements éthiques.

Le procès des sages-femmes de Soyah dépasse désormais le simple cadre pénal. Il pose avec acuité la question de la prise en charge des urgences obstétricales en Guinée et rappelle les risques auxquels restent exposées de nombreuses femmes enceintes, particulièrement en milieu rural.

Le verdict du Tribunal de première instance de Mamou est attendu le 19 mai 2026.

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
55372
Mamou : ouverture du procès des trois infirmières poursuivies dans l’affaire de la femme ayant accouché sans assistance à Soyah https://planete7.info/mamou-ouverture-du-proces-des-trois-infirmieres-poursuivies-dans-laffaire-de-la-femme-ayant-accouche-sans-assistance-a-soyah/ Tue, 12 May 2026 13:08:00 +0000 https://planete7.info/?p=55354 Le procès très attendu des infirmières Maimouna Djiba Sow, Cécile Balamou et Maningbè Kandé s’est ouvert ce mardi 12 mai 2026 au Tribunal de Première Instance de Mamou. Les trois agentes de santé avaient été interpellées la semaine dernière à la suite d’accusations de non-assistance à une femme en travail avancé dans la sous-préfecture de […]]]>

Le procès très attendu des infirmières Maimouna Djiba Sow, Cécile Balamou et Maningbè Kandé s’est ouvert ce mardi 12 mai 2026 au Tribunal de Première Instance de Mamou. Les trois agentes de santé avaient été interpellées la semaine dernière à la suite d’accusations de non-assistance à une femme en travail avancé dans la sous-préfecture de Soyah.

Dès les premières heures de l’audience, la salle du tribunal affichait déjà complet. Curieux, proches des parties concernées et habitants de Mamou se sont fortement mobilisés pour suivre cette affaire qui continue de susciter émotion et indignation dans la préfecture. Les prévenues, déjà présentes dans la salle d’audience, doivent répondre des faits qui leur sont reprochés devant le parquet du TPI de Mamou.

Cette affaire remonte à la nuit du 2 mai 2026, dans la sous-préfecture de Soyah, située à une quinzaine de kilomètres de la ville de Mamou. Ce soir-là, Fatoumata Diallo, en plein travail d’accouchement, aurait été abandonnée sans prise en charge au centre de santé local. Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, la jeune femme aurait finalement accouché à même le sol, devant l’établissement sanitaire, allongée sur un simple pagne, sous le regard impuissant de ses accompagnants.

Son époux, Mamadou Bailo Diakité, affirme qu’au moment des premières contractions, il était retenu au domicile familial auprès d’un enfant malade. Il explique avoir sollicité une proche afin d’accompagner son épouse au centre de santé, avec l’intention de les rejoindre rapidement. Mais à leur arrivée, aucune assistance médicale n’aurait été apportée à la parturiente, malgré l’urgence de son état.

Les images et récits de cet accouchement dans des conditions jugées inhumaines avaient rapidement provoqué une vive vague d’émotion et de colère au sein de la population locale, relançant le débat sur la qualité de la prise en charge dans certaines structures sanitaires du pays.

Face à la gravité des faits dénoncés, le parquet du Tribunal de Première Instance de Mamou, dirigé par le procureur Maurice Onivogui, s’était aussitôt saisi du dossier, ouvrant une enquête qui a conduit à l’interpellation des trois infirmières mises en cause.

Le procès, qui débute dans un climat particulièrement tendu et sous haute attention populaire, devrait permettre de situer les responsabilités dans cette affaire devenue emblématique des difficultés du système sanitaire dans certaines localités de l’intérieur du pays.

Affaire à suivre.

 

Ibrahima Molota Soumah, correspondant à Mamou pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
55354