Un drame inhabituel s’est produit dans le
quartier de Tombolia, situé dans la commune
du même nom. Ibrahim Sory Sylla, un jeune diplômé d’une vingtaine d’années, a tenté de mettre fin à ses jours en s’éventrant avec un couteau. Une méthode aussi rare que choquante, dont les raisons restent pour l’instant inconnues.
Sur les lieux, l’émotion est vive et les interrogations nombreuses. Ibrahim Sory Camara, frère de la victime, revient sur la façon dont il a appris la nouvelle : « Ce matin, vers 10h, alors que j’étais déjà au travail, j’ai reçu un appel de mon grand frère. Il m’annonçait qu’Ibrahim Sory Sylla s’était poignardé au ventre. Immédiatement, nous avons alerté les agents de la protection civile, qui sont arrivés
rapidement et l’ont transporté à l’hôpital Ignace Deen. »
Une fois sur place, l’état de santé du jeune homme a nécessité une prise en charge d’urgence. Cependant, le parcours hospitalier s’est vite transformé en une épreuve difficile pour la famille. Dès son admission, les médecins ont prescrit plusieurs ordonnances, dont le coût
s’est rapidement élevé à plus d’un million de francs guinéens. La situation s’est compliquée lorsqu’il a fallu trouver une poche de sang pour la victime.
« J’ai cherché une donneuse à Donka, mais
elle a exigé la présence de nos parents pour
finaliser le don. Cela nous a fait perdre un
temps précieux », déplore Ibrahim Sory Camara.
Mais ce qui a le plus révolté la famille, c’est l’attente interminable pour l’intervention chirurgicale.
« De 13h à 17h, mon frère est resté allongé,
souffrant, sans être opéré. Les médecins
nous ont expliqué qu’un autre patient était
déjà en cours d’opération et que cela
retardait la prise en charge de mon frère » raconte-t-il avec indignation.
Si la tentative de suicide d’Ibrahim Sory Sylla soulève des interrogations sur ses motivations profondes, cet incident met également en lumière les difficultés d’accès aux soins en situation d’urgence. L’attente prolongée, le coût des prescriptions et les conditions de don de sang ont considérablement compliqué la prise en charge du jeune homme.
Pour l’heure, aucune explication n’a été donnée sur les raisons qui ont poussé ce diplômé sans emploi à commettre cet acte désespéré. Son état de santé reste sous surveillance, tandis que sa famille espère qu’il pourra être sauvé à temps.
Mohamed Diallo pour Planete7.info
]]>L’hôpital régional de Labé a franchi une étape importante ce samedi avec l’inauguration officielle de sa centrale d’oxygène médical. Cette infrastructure, d’une importance capitale pour le système de santé, s’inscrit dans la vision du président de la République, le général Mamady Doumbouya, visant à renforcer les capacités sanitaires du pays depuis l’avènement du CNRD le 5 septembre 2021.
Dans son discours, le ministre de la Santé, Dr. Oumar Djohé Bah, a souligné que cette centrale constitue une avancée majeure dans l’ambition nationale d’améliorer les conditions de vie des populations et de garantir un accès équitable aux soins. « L’inauguration de cette centrale n’est qu’un maillon d’une chaîne d’actions stratégiques entreprises pour réformer en profondeur notre système de santé. Notre objectif est de permettre à chaque citoyen de bénéficier de soins de qualité, où qu’il se trouve sur le territoire national », a-t-il déclaré.
Le ministre a rappelé que cette centrale est la troisième à entrer en service après celles de N’Zérékoré et Kankan. Ces installations modernes permettront de fournir de l’oxygène médical aux structures sanitaires publiques de leurs régions respectives. Il a également annoncé que d’autres projets similaires sont en cours dans différentes régions du pays, avec des délais de livraison espérés d’ici la fin de l’année.
Dr. Bah a profité de l’occasion pour féliciter les acteurs du secteur de la santé pour leur engagement dans la lutte contre les faux médicaments ainsi que les pratiques médicales et paramédicales illégales. Il a également souligné les efforts en cours pour garantir la vaccination des enfants sur l’ensemble du territoire national.
Le ministre a présenté les perspectives ambitieuses du gouvernement en matière de santé publique, notamment la construction de quatre nouveaux hôpitaux régionaux à Kindia, Labé, Kankan et N’Zérékoré, ainsi que la mise en place de centres de santé dans des zones difficiles d’accès. « Nous travaillons à créer les conditions d’une prise en charge adéquate dans toutes les structures sanitaires, y compris dans les régions les plus reculées », a-t-il précisé.
En marge de la cérémonie, Dr. Bah a annoncé l’inauguration imminente de deux centres de santé dans la préfecture de Mali, précisément dans les sous-préfectures de Lébékéré et Téliré, prévue pour ce dimanche 19 janvier 2025. Une visite à Mamou est également programmée le mardi suivant pour évaluer les avancées des projets en cours dans la région.
Avec cette nouvelle centrale, la région de Labé dispose désormais d’un outil essentiel pour répondre aux urgences médicales et renforcer la qualité des soins offerts à ses habitants. Une initiative qui témoigne de la volonté des autorités de placer la santé au cœur des priorités nationales.
Thierno Abdourahmane Diallo pour Planete7.info
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