Scène de maltraitance à Conakry : l’affaire Catherine mobilise les défenseurs de l’enfance

En pleine célébration du mois de l’enfant, un acte d’une rare cruauté a choqué l’opinion publique guinéenne. À Conakry, une fillette, nue, battue, et enduite de piment, a été la victime d’un traitement inhumain, filmé et largement diffusé sur les réseaux sociaux. L’auteur présumée de cet acte n’est autre que sa propre grande sœur. Le Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée s’est immédiatement saisi de l’affaire et entend aller jusqu’au bout pour obtenir justice.
La victime, identifiée sous le nom de Catherine Soronhara, a rapidement été prise en charge après la diffusion des images devenues virales. L’indignation suscitée par cette scène insoutenable a provoqué une vague de solidarité, notamment de la part du Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée, une organisation de défense des droits des femmes et des enfants. Sa directrice exécutive, Oumou Khaïry Diallo, s’est exprimée en ces termes : « Dès que nous avons été alertées, nous avons tout mis en œuvre pour localiser la fillette. Nous avons appris que la gendarmerie d’Enta avait déjà ouvert une enquête. Nous nous sommes rendues sur place pour nous assurer que la victime recevait les soins nécessaires et que la procédure judiciaire suivait son cours. Après les premiers soins, l’affaire a été transférée au tribunal de première instance de Mafanco, où nous nous sommes constituées partie civile. »
Grâce à la collaboration entre le Club et la Direction nationale de l’enfance, un hébergement sécurisé a été trouvé pour la jeune Catherine, qui se remet lentement du traumatisme. Un suivi médical et psychosocial a été mis en place pour accompagner sa reconstruction.
Pour Oumou Khaïry Diallo, cette affaire doit marquer un tournant dans la lutte contre les violences faites aux enfants : « Nous attendons que la justice fasse son travail avec rigueur. Cette affaire doit servir de précédent. En ce mois dédié aux droits de l’enfant, il est crucial de rappeler que chaque enfant a droit à la protection, à l’amour, au respect. Aucune violence, d’où qu’elle vienne, ne peut être tolérée. »
En se constituant partie civile, le Club des Jeunes Filles Leaders de Guinée entend non seulement suivre de près l’évolution du dossier, mais aussi lancer un signal fort : les actes de maltraitance ne resteront plus impunis.
Alors que la procédure judiciaire suit son cours au tribunal de Mafanco, l’ONG reste mobilisée et appelle les autorités à faire preuve de fermeté. La société guinéenne, elle, observe avec espoir ce combat pour que justice soit rendue à la petite Catherine et, au-delà, à tous les enfants victimes de violences.
Hawa Mohamed Soumah pour Planete7.info
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