Kindia : le contrôle des vignettes reste strictement appliqué

Le contrôle des vignettes, engagé depuis plusieurs mois sur l’ensemble du territoire guinéen, se poursuit avec rigueur. À Kindia, malgré la multiplication des campagnes de sensibilisation, certains conducteurs de motos tentent encore d’y échapper. Ce lundi 25 juillet, Mohamed Komoro, Directeur régional du Transport Terrestre de Kindia, afin de clarifier la portée de cette mesure.
« Toutes les catégories d’engins roulants sont concernées, sans exception », insiste-t-il. « C’est par ignorance que certains estiment ne pas être obligés. Qu’il s’agisse de motos, de taxis-motos, de véhicules légers ou de gros porteurs, chacun doit être muni d’une vignette valable du 1er janvier au 31 décembre. »
Pour faciliter la procédure, l’État a introduit cette année un système modernisé grâce à un partenariat avec Orange Guinée. « Le dispositif est désormais biométrisé. Dès l’achat, un code est généré. Le conducteur peut vérifier l’authenticité de sa vignette ou même l’acheter directement via son téléphone, à travers une plateforme simple et accessible », explique Mohamed Komoro.
Si certaines catégories de véhicules peuvent bénéficier d’exemptions, celles-ci ne sont accordées que sur décret gouvernemental. Pour tous les autres, le paiement est obligatoire et contribue directement au financement des infrastructures routières. « Ces fonds servent notamment à l’entretien et à la construction des routes. C’est pourquoi chaque citoyen doit s’acquitter de cette taxe, non seulement par obligation légale, mais par devoir civique », insiste le Directeur régional.
Les montants fixés varient selon le type d’engin :
- Moto : 75 000 GNF (100 000 GNF en cas de retard)
- Petite voiture : 200 000 GNF (250 000 GNF en cas de retard)
- Véhicule 4×4 : 300 000 GNF (315 000 GNF en cas de retard)
- Gros porteur : jusqu’à 900 000 GNF
Pour Mohamed Komoro, s’acquitter de la vignette est un geste citoyen qui traduit le patriotisme. « Moi-même, j’ai deux engins : ils sont tous immatriculés, assurés et munis de leur vignette. Quand on construit la route Conakry–Kindia, ce n’est pas seulement moi qui l’emprunte, mais tout le monde. Alors soyons patriotes et accomplissons ce devoir sans attendre qu’on nous y contraigne », exhorte-t-il.
À Kindia comme ailleurs, le message est clair : le contrôle des vignettes n’est pas une opération ponctuelle, mais une exigence permanente de l’État.
Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info
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