Interdiction des sachets d’eau : Francis Haba appelle à concilier protection de l’environnement et accès à l’eau potable

sonoco sites

L’interdiction des sachets d’eau à usage unique en Guinée continue de susciter des réactions. Si la mesure est saluée pour son objectif environnemental, elle soulève également des interrogations sur ses conséquences pour l’accès à l’eau potable. Le député Francis Haba reconnaît la nécessité de lutter contre la pollution, tout en appelant les autorités à mieux prendre en compte les réalités auxquelles sont confrontées les populations.

Pour l’élu, la décision d’interdire les sachets d’eau répond à un véritable problème environnemental. Il estime que l’omniprésence des déchets plastiques dans les rues et les quartiers justifie pleinement l’intervention des pouvoirs publics.

« Je pense que tout le monde sait que c’est une bonne décision du président de la République parce que les plastiques avaient inondé nos rues, avaient inondé nos quartiers. Donc, ça contribue énormément à la pollution de notre pays. »

Mais au-delà de la question environnementale, Francis Haba invite à mesurer les répercussions de la mesure sur les consommateurs. Il s’interroge notamment sur l’évolution du prix de l’eau en bouteille, qu’il affirme avoir fortement augmenté depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction.

« Est-ce qu’il y a eu une étude préalable ? Puisqu’aujourd’hui, si on constate une augmentation de plus de 60 % du prix de l’eau, surtout des bouteilles d’eau sur le marché, je pense qu’il y a une grande réflexion à y faire. Est-ce qu’il faut revenir sur cette décision ? Est-ce qu’il faut l’améliorer ? »

Pour le député, l’enjeu n’est donc pas nécessairement de remettre en cause l’interdiction, mais d’en améliorer la mise en œuvre afin de limiter son impact sur les ménages. Il plaide ainsi pour une réflexion permettant de préserver les objectifs environnementaux tout en garantissant un accès abordable à l’eau potable.

Francis Haba insiste également sur la responsabilité des citoyens dans la lutte contre la pollution. Il encourage notamment l’adoption de nouvelles habitudes, à travers l’utilisation de contenants réutilisables, estimant que la protection de l’environnement ne peut reposer uniquement sur les décisions des autorités.

Dans cette recherche d’alternatives, l’élu évoque également la piste des emballages biodégradables. Une solution qui, selon lui, pourrait permettre de réduire l’impact environnemental des sachets tout en maintenant certaines possibilités d’approvisionnement en eau.

« Je pense que si nous réussissons à faire des sachets d’eau dans des plastiques biodégradables, je pense que cela va résoudre le problème. »

À travers cette position, Francis Haba appelle ainsi à une approche équilibrée : préserver les acquis de la lutte contre la pollution, responsabiliser les consommateurs et, dans le même temps, veiller à ce que les mesures environnementales ne rendent pas l’accès à l’eau potable plus difficile pour les populations.

Pour lui, la réussite de cette politique passe donc par la recherche d’alternatives durables, capables de concilier impératifs environnementaux et besoins essentiels des citoyens.

Les commentaires sont fermés, mais trackbacks Et les pingbacks sont ouverts.

Accueil
Radio
Tv
Replays