Grâce présidentielle : Abdoulaye Yéro Baldé salue la libération d’Aliou Bah et appelle à l’apaisement 

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La décision du président de la République d’accorder une grâce présidentielle à 217 détenus, parmi lesquels figure le président du Mouvement démocratique libéral (MoDeL), Mamadou Aliou Bah, suscite des réactions dans la classe politique guinéenne. Parmi elles, celle d’Abdoulaye Yéro Baldé, président du Front Démocratique de Guinée (FRONDEG), qui salue une mesure qu’il considère comme susceptible de contribuer à l’apaisement du climat politique national.

Mamadou Aliou Bah, détenu depuis décembre 2024 et condamné à une peine de deux ans de prison, figure parmi les bénéficiaires de la mesure annoncée le vendredi 2 octobre. Le décret présidentiel porte sur 217 personnes condamnées, auxquelles une remise totale de peine a été accordée.

Dans sa réaction, Abdoulaye Yéro Baldé estime que cette décision doit être regardée au-delà des clivages politiques.

« Dans la vie d’une Nation, il y a des moments où les responsabilités commandent de regarder au-delà des appartenances politiques et de reconnaître les décisions qui peuvent contribuer à apaiser les tensions », souligne le président du FRONDEG.

Pour l’ancien ministre, la liberté retrouvée par Aliou Bah représente avant tout celle d’un citoyen qui pourra renouer avec sa famille et ses proches après une longue période de détention.

« La liberté retrouvée par Aliou Bah, après près de deux années de détention, est d’abord celle d’un citoyen qui va pouvoir retrouver les siens », affirme-t-il, tout en estimant que cette décision peut également contribuer à restaurer la confiance dans un contexte politique marqué par de fortes tensions.

Abdoulaye Yéro Baldé considère que la situation actuelle de la Guinée appelle davantage de gestes d’ouverture et de dialogue entre les différents acteurs.

« Notre pays traverse une période où les divergences sont profondes et où la confiance entre les différents acteurs reste fragile. C’est précisément dans ces moments que les gestes d’ouverture prennent tout leur sens », estime-t-il.

Le président du FRONDEG souhaite ainsi que la grâce accordée aux 217 détenus puisse constituer le point de départ d’une dynamique plus large.

« Je souhaite donc que cette décision puisse être le début d’une dynamique plus large d’apaisement, de dialogue et de confiance », déclare-t-il.

Dans son message, Abdoulaye Yéro Baldé insiste également sur la nécessité de créer les conditions permettant à l’ensemble des citoyens, indépendamment de leurs convictions politiques, de participer à la construction du pays.

« La Guinée a besoin de moins de tensions et davantage de sérénité pour permettre à chacun, quelles que soient ses convictions politiques, de contribuer à la construction de notre destin commun », affirme-t-il.

Cette prise de position intervient alors que le MoDeL a lui-même réagi à la grâce présidentielle en appelant ses militants, ses sympathisants et l’ensemble des citoyens à faire preuve de « retenue et de responsabilité ». Le parti a indiqué accueillir cette évolution avec « sérénité et lucidité », tout en annonçant qu’il suivrait l’évolution du processus devant conduire à la libération effective de son président.

Pour Abdoulaye Yéro Baldé, l’enjeu dépasse désormais le cas individuel d’Aliou Bah. Il s’agit, selon lui, de saisir cette occasion pour favoriser un climat politique plus serein.

« La République doit pouvoir être un espace où les désaccords existent, mais où ils ne nous empêchent jamais de nous retrouver autour de l’essentiel : la paix, la justice, la dignité et l’intérêt supérieur de la Guinée », conclut le président du FRONDEG.

À travers cette déclaration, Abdoulaye Yéro Baldé appelle ainsi les acteurs politiques guinéens à considérer la grâce présidentielle comme une occasion de favoriser le dialogue et la confiance, dans un pays où les divergences politiques demeurent fortes.

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