PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 11 Aug 2026 19:49:00 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.3 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Épouse de Bella Bah : « Nous exprimons notre profonde gratitude à Elhadj Mamadou Saliou Camara » https://planete7.info/epouse-de-bella-bah-nous-exprimons-notre-profonde-gratitude-a-elhadj-mamadou-saliou-camara/ Tue, 11 Aug 2026 19:35:53 +0000 https://planete7.info/?p=61428 Après le pardon accordé à Bella Bah par le premier imam de la Grande Mosquée Fayçal de Conakry, Elhadj Mamadou Saliou Camara, l’épouse de l’activiste salue un geste de sagesse et de grandeur. Elle annonce également une visite auprès du dignitaire religieux après la libération de son mari. Le geste d’Elhadj Mamadou Saliou Camara ne […]]]>

Après le pardon accordé à Bella Bah par le premier imam de la Grande Mosquée Fayçal de Conakry, Elhadj Mamadou Saliou Camara, l’épouse de l’activiste salue un geste de sagesse et de grandeur. Elle annonce également une visite auprès du dignitaire religieux après la libération de son mari.

Le geste d’Elhadj Mamadou Saliou Camara ne laisse pas indifférente la famille de Bella Bah. Après avoir publiquement pardonné à l’activiste et appelé les autorités à faire preuve de clémence à son égard, le premier imam de la Grande Mosquée Fayçal de Conakry reçoit les remerciements de l’épouse de l’intéressé.

Dans une déclaration, cette dernière a exprimé, au nom de son mari et de l’ensemble de leur famille, sa profonde reconnaissance au dignitaire religieux pour la position adoptée dans cette affaire.

Elle dit notamment retenir de son intervention « la sagesse et la hauteur de vue » dont il a fait preuve.

« Je tiens à lui témoigner toute ma reconnaissance pour la sagesse et la hauteur de vue qui caractérisent son message », a-t-elle déclaré.

Pour l’épouse de Bella Bah, le pardon accordé par Elhadj Mamadou Saliou Camara constitue un geste empreint de grandeur. Elle a ainsi formulé des prières à l’endroit du dignitaire religieux, souhaitant que Dieu le récompense pour cette démarche.

Au-delà des mots de reconnaissance, la famille de Bella Bah entend également traduire cette gratitude par un geste concret.

L’épouse de l’activiste annonce qu’une visite sera rendue à Elhadj Mamadou Saliou Camara après la libération de son mari. Une rencontre qui devrait permettre à la famille de lui témoigner directement sa reconnaissance pour le pardon accordé.

« Dès la libération de mon mari à la suite de cette déclaration, nous nous ferons un devoir de lui rendre visite afin d’honorer personnellement son geste », a-t-elle assuré.

Cette réaction intervient alors que l’appel au pardon lancé par le premier imam pourrait contribuer à l’apaisement autour de l’affaire Bella Bah. En choisissant de privilégier la clémence, Elhadj Mamadou Saliou Camara a ouvert une nouvelle séquence dans cette affaire, désormais marquée par les appels à l’apaisement et à la réconciliation.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Minéraux critiques : la Guinée veut transformer son potentiel géologique en levier de croissance https://planete7.info/mineraux-critiques-la-guinee-veut-transformer-son-potentiel-geologique-en-levier-de-croissance/ Tue, 11 Aug 2026 19:07:48 +0000 https://planete7.info/?p=61417 À Conakry, géologues, ingénieurs des mines, économistes, spécialistes des données et géostratèges se mobilisent pour mieux connaître, évaluer et valoriser les minéraux critiques du pays. L’initiative entend poser les bases d’une stratégie nationale capable de faire émerger de nouvelles chaînes de valeur et d’attirer des investisseurs stratégiques. La Guinée veut-elle rester un simple pays producteur […]]]>

À Conakry, géologues, ingénieurs des mines, économistes, spécialistes des données et géostratèges se mobilisent pour mieux connaître, évaluer et valoriser les minéraux critiques du pays. L’initiative entend poser les bases d’une stratégie nationale capable de faire émerger de nouvelles chaînes de valeur et d’attirer des investisseurs stratégiques.

La Guinée veut-elle rester un simple pays producteur et exportateur de matières premières ? La question s’impose alors que les minéraux critiques prennent une importance croissante dans l’économie mondiale. Lithium, cobalt, nickel, graphite, terres rares ou encore uranium sont désormais au cœur des enjeux liés à la transition énergétique, à la mobilité électrique, à la défense et aux technologies numériques.

C’est dans ce contexte qu’une réunion stratégique s’est tenue ce mardi à Conakry autour d’un objectif clairement affiché : mieux identifier les minéraux critiques dont dispose la Guinée, évaluer leur potentiel et surtout réfléchir aux moyens de les transformer en véritable valeur économique.

Autour de la table, plusieurs profils : géologues, ingénieurs des mines, économistes, spécialistes de l’analyse des données et géostratèges. Une diversité d’expertises destinée à construire une démarche fondée sur l’intelligence collective et à faire passer la Guinée de la simple connaissance de son potentiel géologique à une approche plus opérationnelle.

Pour Ismaël Diakité, ingénieur des mines et membre initiateur du projet, la Guinée ne part pas de zéro. Le pays dispose déjà d’un important volume de données sur l’existence de plusieurs minéraux considérés comme stratégiques.

« Nous venons de tenir une réunion avec des géologues, des miniers, des spécialistes en analyse de données, des économistes, des géostratèges, qui s’est focalisée sur les minéraux critiques », explique-t-il.

Selon lui, certaines ressources, voire des réserves, ont déjà été identifiées, notamment dans le lithium, le cobalt et le nickel. Mais pour passer à l’étape suivante, il faudra approfondir les études et surtout définir une véritable stratégie de valorisation.

« Nous ne pouvons plus rester à l’état de potentialité, nous devons passer à l’étude et la valorisation de ces minerais », insiste Ismaël Diakité.

L’ambition du groupe est donc de recenser les ressources disponibles, d’évaluer leur potentiel économique et de faire émerger des projets suffisamment structurés pour intéresser des investisseurs stratégiques.

Au-delà des investissements, les initiateurs veulent également inscrire cette démarche dans une logique de transformation de l’économie nationale, avec à la clé davantage de valeur ajoutée, des emplois et le développement de compétences guinéennes dans les domaines technologiques, numériques et industriels.

Connue mondialement pour ses importantes réserves de bauxite, la Guinée dispose également de ressources en fer, en or et en diamant. Mais pour les membres du groupe de travail, le potentiel géologique du pays ne saurait se résumer à ces substances traditionnellement exploitées.

« Les travaux géologiques effectués pendant les 50 dernières années montrent que le potentiel réel du pays va au-delà des substances traditionnellement exploitées », souligne Ibrahima Sory Diallo, consultant géologue et membre du groupe.

La transition énergétique mondiale bouleverse en effet la hiérarchie des ressources minières. Les besoins croissants en batteries, véhicules électriques, équipements électroniques, infrastructures énergétiques et technologies de défense placent désormais plusieurs minerais au centre des stratégies économiques des grandes puissances.

En Guinée, le graphite, l’uranium, le cobalt, les terres rares et d’autres substances pourraient ainsi constituer de nouvelles opportunités. Certaines restent cependant encore insuffisamment étudiées.

C’est notamment le cas des terres rares et de plusieurs minéraux associés aux intrusions basiques et ultrabasiques. Des ressources pourraient également être liées à certains grands ensembles géologiques du pays, notamment les complexes de Simandou et du Nimba, ainsi qu’à des formations ultrabasiques telles que le mont Kakulima et certaines zones de Kindia.

Pour les initiateurs, la première étape consiste désormais à disposer d’une connaissance plus précise et actualisée des ressources critiques présentes sur le territoire national.

« La Guinée doit identifier ses ressources critiques, les évaluer et trouver une stratégie nationale pour les valoriser », estime Ibrahima Sory Diallo.

Le groupe envisage ainsi une démarche progressive.

À court terme, il entend établir un inventaire national des minéraux critiques, constituer une base documentaire et cartographier les ressources déjà identifiées.

À moyen terme, l’objectif est de produire un rapport national consacré aux minéraux critiques, de déterminer les zones prioritaires et de formuler des recommandations en matière de politiques publiques et de réglementation.

À long terme, il s’agira de définir un schéma directeur, de développer les chaînes de valeur, de favoriser l’industrialisation et d’encourager davantage de transformation locale.

Au cœur de cette réflexion se trouve une ambition plus large : faire des minéraux critiques un levier de transformation structurelle de l’économie guinéenne.

Pour Ismaël Diakité, ces ressources ne doivent pas être considérées uniquement comme des produits destinés à l’exportation. Elles doivent également permettre à la Guinée de développer ses propres capacités industrielles et technologiques.

L’enjeu est notamment de réfléchir à la manière dont ces ressources pourraient être mises à la disposition de la Guinée et, plus largement, des marchés africains, tout en développant des capacités de transformation capables de répondre à la demande nationale, continentale et internationale.

Le pays dispose, selon les initiateurs, de plusieurs avantages pour avancer dans cette direction : une importante diversité géologique, des ressources déjà démontrées, un potentiel hydroélectrique et un accès maritime susceptible de faciliter les échanges avec les marchés internationaux.

Les promoteurs de l’initiative tiennent toutefois à préciser qu’il ne s’agit pas de créer une nouvelle structure administrative.

Le projet se veut avant tout un cadre d’intelligence collective, capable de réunir des expertises complémentaires, de produire des analyses et d’accompagner les décideurs publics dans leurs choix stratégiques.

À terme, l’objectif est de permettre à la Guinée de mieux se positionner dans la nouvelle compétition mondiale autour des minéraux critiques.

Car au-delà de la découverte de nouvelles ressources, le véritable défi sera de franchir plusieurs étapes : identifier, étudier, quantifier, valoriser et transformer.

Une évolution qui pourrait permettre à la Guinée de passer progressivement d’une économie minière principalement tournée vers l’exportation de matières premières à un modèle davantage axé sur la transformation locale, les chaînes de valeur et la création de richesses sur le territoire national.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Affaire Bella Bah : l’imam Mamadou Saliou Camara pardonne et appelle à sa libération https://planete7.info/affaire-bella-bah-limam-mamadou-saliou-camara-pardonne-et-appelle-a-sa-liberation/ Tue, 11 Aug 2026 15:46:24 +0000 https://planete7.info/?p=61388 Après les propos controversés tenus à son encontre, l’imam de la Grande Mosquée Fayçal de Conakry, Elhadj Mamadou Saliou Camara, choisit la voie de l’apaisement. Le dignitaire religieux dit pardonner à l’activiste Bella Bah et sollicite auprès des autorités sa remise en liberté. L’affaire Bella Bah prend une nouvelle tournure. Alors que l’activiste fait l’objet […]]]>

Après les propos controversés tenus à son encontre, l’imam de la Grande Mosquée Fayçal de Conakry, Elhadj Mamadou Saliou Camara, choisit la voie de l’apaisement. Le dignitaire religieux dit pardonner à l’activiste Bella Bah et sollicite auprès des autorités sa remise en liberté.

L’affaire Bella Bah prend une nouvelle tournure. Alors que l’activiste fait l’objet d’une interpellation à Conakry, l’imam de la Grande Mosquée Fayçal, Elhadj Mamadou Saliou Camara, a publiquement choisi le pardon plutôt que la confrontation.

Dans une déclaration dont la teneur a suscité de nombreuses réactions, le premier imam est revenu sur les propos jugés injurieux tenus par Bella Bah à son encontre. Malgré la polémique provoquée par ces déclarations, le dignitaire religieux affirme ne nourrir aucune rancœur envers l’activiste.

À plus de 80 ans, Elhadj Mamadou Saliou Camara considère Bella Bah comme un fils et entend, à ce titre, lui accorder son pardon.

« Celui qui a tenu ces propos est mon fils. J’ai plus de 80 ans aujourd’hui, donc c’est mon fils. Je suis un responsable religieux ; même sans tenir compte de l’âge, cela fait de moi un père pour lui. »

Une position qui va plus loin qu’un simple geste de pardon. L’imam demande directement aux autorités de faire preuve de clémence à l’égard de l’activiste et plaide pour sa libération.

« Donc, c’est mon fils. Alors, je pardonne ces propos et je demande pardon au gouvernement afin qu’il le relâche. Je plaide auprès des autorités pour qu’elles pardonnent à mon fils, Bella Bah. »

Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par les réactions suscitées par l’interpellation de Bella Bah à Conakry. Des informations relayées dans les médias et sur les réseaux sociaux établissent un lien entre cette affaire et les propos tenus à l’encontre de l’imam. Toutefois, les circonstances précises de son interpellation n’ont pas été officiellement détaillées par les autorités dans les sources consultées.

En choisissant publiquement le pardon, Elhadj Mamadou Saliou Camara semble ainsi vouloir désamorcer la tension autour de cette affaire. Son intervention place désormais la question de la clémence au cœur du débat, alors que l’activiste reste au centre de l’attention.

Au-delà de l’affaire Bella Bah, la démarche du dignitaire religieux constitue un appel à la retenue dans l’espace public. Elle remet également au premier plan les valeurs de pardon, de responsabilité et d’apaisement dans un contexte où les prises de parole publiques peuvent rapidement alimenter les tensions.

Reste désormais à savoir si cet appel à la clémence sera entendu par les autorités et s’il ouvrira la voie à une issue favorable pour l’activiste.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Mali : un an après les arrestations pour « tentative de coup d’État », le procès se fait toujours attendre https://planete7.info/mali-un-an-apres-les-arrestations-pour-tentative-de-coup-detat-le-proces-se-fait-toujours-attendre/ Tue, 11 Aug 2026 15:02:04 +0000 https://planete7.info/?p=61384 Arrêtés depuis août 2025 dans le cadre d’une affaire de présumée tentative de déstabilisation, plusieurs dizaines de militaires maliens sont toujours détenus sans avoir été jugés. Parmi eux, deux généraux, Abass Dembélé et Néma Sagara. Alors que l’affaire entre dans sa deuxième année, la défense réclame l’ouverture du procès. À Bamako, le temps passe, mais […]]]>

Arrêtés depuis août 2025 dans le cadre d’une affaire de présumée tentative de déstabilisation, plusieurs dizaines de militaires maliens sont toujours détenus sans avoir été jugés. Parmi eux, deux généraux, Abass Dembélé et Néma Sagara. Alors que l’affaire entre dans sa deuxième année, la défense réclame l’ouverture du procès.

À Bamako, le temps passe, mais le dossier reste au point mort. Un an après les premières arrestations de militaires accusés d’avoir participé à une présumée tentative de déstabilisation, aucune date de procès n’a encore été fixée.

Depuis août 2025, plusieurs dizaines de militaires maliens sont maintenus en détention dans le cadre de cette affaire. Parmi les personnes concernées figurent notamment les généraux Abass Dembélé et Néma Sagara, poursuivis, entre autres, pour « atteinte contre la Constitution ».

Les militaires mis en cause ont déjà été entendus à deux reprises par les autorités judiciaires. Ils rejettent toutefois catégoriquement les accusations portées contre eux et contestent avoir participé à une quelconque tentative de coup d’État.

Le dossier avait pris une nouvelle dimension en octobre 2025, lorsque plusieurs officiers concernés avaient été radiés des forces armées par décret du général Assimi Goïta.

Cette décision disciplinaire n’a cependant pas été suivie, à ce jour, par l’ouverture d’un procès. Malgré les auditions déjà réalisées et la durée de leur détention, aucune date d’audience n’a été officiellement annoncée.

Pour les familles et les avocats des militaires détenus, l’attente devient de plus en plus longue. La défense demande désormais que la justice se prononce sur le fond du dossier et que les droits des personnes poursuivies soient pleinement respectés.

Les avocats des prévenus plaident ainsi pour la tenue rapide du procès, estimant que leurs clients ne devraient pas rester indéfiniment en détention sans avoir été jugés.

Au-delà des accusations portées contre les militaires, c’est donc désormais la question du délai de la procédure qui se retrouve au centre des préoccupations de la défense.

Un an après le début des arrestations, l’affaire reste ainsi suspendue à une éventuelle décision de la justice malienne. En attendant l’ouverture d’une audience, les militaires concernés demeurent détenus et continuent de contester les faits qui leur sont reprochés.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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L’économie bleue (Par Hamidou Diallo) https://planete7.info/leconomie-bleue-par-hamidou-diallo/ Tue, 11 Aug 2026 14:13:20 +0000 https://planete7.info/?p=61375 INTRODUCTION : Les océans et les espaces maritimes occupent une place essentielle dans le développement économique, social et environnemental des États. Ils représentent une source considérable de richesses naturelles, de ressources alimentaires, d’énergie et de possibilités d’innovation. Cependant, l’exploitation intensive des ressources marines a entraîné de nombreuses menaces, notamment la pollution des mers, la surexploitation […]]]>

INTRODUCTION :

Les océans et les espaces maritimes occupent une place essentielle dans le développement économique, social et environnemental des États. Ils représentent une source considérable de richesses naturelles, de ressources alimentaires, d’énergie et de possibilités d’innovation. Cependant, l’exploitation intensive des ressources marines a entraîné de nombreuses menaces, notamment la pollution des mers, la surexploitation des espèces, la destruction des écosystèmes et les effets du changement climatique.

C’est dans ce contexte qu’est apparue la notion « d’économie bleue », entendue comme un modèle de développement économique fondé sur l’utilisation durable des ressources marines et côtières. Elle vise à concilier la croissance économique avec la préservation des écosystèmes océaniques en favorisant des activités respectueuses de l’environnement.

L’économie bleue nécessite un ensemble de règles destinées à organiser l’exploitation des espaces maritimes, à protéger la biodiversité marine et à assurer une gouvernance équilibrée entre les différents acteurs.

Le droit international de la mer, les législations nationales et les conventions environnementales constituent les principaux instruments d’encadrement de cette nouvelle approche économique.

Dès lors, une question se pose : comment le droit organise-t-il le développement de l’économie bleue tout en garantissant la protection durable des ressources marines ?

Pour répondre à cette problématique, il convient d’étudier, d’une part, un encadrement juridique prometteur de l’économie bleue ( I), puis, d’autre part, un encadrement juridique protecteur des écosystèmes marins (II).

I-UN ENCADREMENT JURIDIQUE POMETTEUR DE L’ECONOMIE BLEUE

Dans cette première partie, utile serait pour nous d’apporter une étude à deux niveaux (le double encadrement juridique des activités et l’exploitation des ressources marines).

A-Un double encadrement juridique des activités :

Dans cette partie, il faut préciser que les activités relatives à l’économie bleue sont encadrées par le droit interne, le droit maritime et le droit international de la mer.

C’est pourquoi la Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 constitue l’un des principaux textes de référence. Elle définit les droits et obligations des États concernant l’utilisation des espaces maritimes, notamment la mer territoriale, la zone économique exclusive et la haute mer.

L’économie bleue implique ainsi une reconnaissance juridique du droit des États à exploiter leurs ressources marines, tout en imposant des obligations de conservation et de coopération.

A titre d’exemple : En Guinée, c’est les dispositions de l’article 20 à 56 du code maritime guinéen qui régit l’utilisation des espaces maritimes tout en tenant compte de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer ratifier par la Guinée depuis le 6 septembre 1985 et entrée en vigueur le 16 novembre 1994.

C’est ainsi, qu’il faut noter, que l’économie bleue regroupe plusieurs secteurs économiques liés aux océans et aux zones côtières. Parmi ces activités figurent notamment la pêche, l’aquaculture, le transport maritime, le tourisme côtier, les énergies marines renouvelables ainsi que l’exploitation des ressources biologiques marines.

B-Une exploitation des ressources marines bien encadrée :

A ce niveau, il faut retenir que l’exploitation des ressources marines doit respecter plusieurs principes juridiques fondamentaux, notamment le principe de développement durable, le principe de prévention et le principe de précaution.

En Guinée dans le domaine de la pêche : il faut préciser que c’est la loi ordinaire L /2025/019/CNT/ portant code de la pêche maritime du 30 Mai 2025 qui encadre l’exploitation des ressources halieutiques.

C’est pourquoi, le droit impose une gestion responsable des ressources halieutiques afin d’éviter leur épuisement. Les États doivent mettre en place des politiques de quotas, de contrôle des captures et de lutte contre la pêche illégale.

Concernant les ressources énergétiques marines, telles que l’énergie éolienne offshore ou l’énergie des vagues, les projets doivent respecter les règles relatives à la protection de l’environnement marin et à l’aménagement des espaces maritimes.

Ainsi, le droit cherche à établir un équilibre entre la liberté d’exploitation économique et la nécessité de préserver les ressources pour les générations futures.

II-UN ENCADREMENT JURUDIQUE PROTECTEUR DES ECOSYSTEMES MARINS

Dans cette deuxième grande partie, notre analyse portera sur la protection des océans et la coopération internationale pour combler les défis futurs relatifs à l’économie bleue.

A-Une protection consacrée des océans :

La protection des océans constitue une condition essentielle au développement de l’économie bleue. Plusieurs instruments juridiques internationaux et régionaux ont été adoptés afin de limiter les atteintes aux milieux marins.

Les conventions internationales relatives à la lutte contre la pollution marine, à la conservation de la biodiversité et à la protection des espèces marines imposent aux États des obligations de prévention et de coopération.

La création d’aires marines protégées constitue également un outil juridique majeur. Ces espaces permettent de préserver certaines zones particulièrement riches en biodiversité en limitant ou en réglementant les activités humaines.

B-Une nécessaire coopération internationale pour combler les défis futurs :

La réussite de l’économie bleue dépend d’une gouvernance efficace impliquant les États, les organisations internationales, les entreprises et les communautés locales.

Le droit doit répondre à plusieurs défis contemporains : la montée de la pollution plastique, l’acidification des océans, les effets du changement climatique et les conflits liés à l’utilisation des espaces maritimes.

Une approche juridique intégrée apparaît nécessaire afin d’assurer une coordination entre les politiques économiques et les politiques environnementales. La coopération internationale demeure indispensable, car les océans constituent un espace commun dont la protection dépasse les frontières nationales.

Pour finir, il faut retenir que l’économie bleue représente aujourd’hui un modèle de développement fondé sur la valorisation durable des ressources marines. Elle offre des perspectives importantes en matière de croissance économique, de création d’emplois et d’innovation, tout en répondant aux impératifs de protection de l’environnement.

Toutefois, son développement ne peut être efficace sans un cadre juridique solide permettant d’organiser les activités maritimes, de prévenir les atteintes aux écosystèmes et de garantir une utilisation équitable des ressources océaniques.

Ainsi, le droit apparaît comme un instrument essentiel de régulation de l’économie bleue car Il doit constamment évoluer afin d’assurer un équilibre entre les intérêts économiques des États et la nécessité de préserver les océans, patrimoine naturel commun de l’humanité.

Mr DIALLO Hamidou

Juriste consultant spécialiste en Droit Maritime

Tel : +224626643009

E-mail : consjurpremargui@gmail.com

 

 

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Voile de la Mariée : Moussa Moïse Sylla hausse le ton face au retard des travaux https://planete7.info/voile-de-la-mariee-moussa-moise-sylla-hausse-le-ton-face-au-retard-des-travaux/ Tue, 11 Aug 2026 14:10:05 +0000 https://planete7.info/?p=61364 À Kindia, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat veut accélérer l’achèvement des travaux d’aménagement du site touristique du Voile de la Mariée, dont l’exécution accuse plusieurs années de retard. Il exige des entreprises un respect des engagements contractuels et annonce des échanges avec le bureau de contrôle pour vérifier l’état réel […]]]>

À Kindia, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat veut accélérer l’achèvement des travaux d’aménagement du site touristique du Voile de la Mariée, dont l’exécution accuse plusieurs années de retard. Il exige des entreprises un respect des engagements contractuels et annonce des échanges avec le bureau de contrôle pour vérifier l’état réel d’avancement du chantier.

Le décor reste majestueux, mais le chantier, lui, tarde à arriver à son terme. En visite sur le site touristique du Voile de la Mariée, à Kindia, ce lundi 10 août 2026, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat, Moussa Moïse Sylla, n’a pas caché son insatisfaction face au retard enregistré dans l’exécution des travaux d’aménagement.

Après plusieurs années de chantier, le projet demeure inachevé. Selon les constats effectués sur place, le niveau d’exécution se situe entre 50 et 96 %, en fonction des cinq lots qui composent le projet. Une situation que le ministre entend désormais corriger en mettant davantage de pression sur les entreprises chargées de l’exécution.

Pour Moussa Moïse Sylla, le délai accumulé est devenu difficilement acceptable. Le ministre rappelle que les travaux ont déjà connu plusieurs années d’exécution sans permettre une réception du chantier.

« Le site emblématique du Voile de la Mariée nous recevra autant de fois qu’il faudra, tant que nous n’avons pas la clé du chantier. Nous en sommes à peu près à la troisième ou quatrième année. Vous pouvez donc imaginer le grand retard accusé par rapport au délai contractuel », a-t-il déploré.

Le département entend désormais clarifier la situation. Des échanges sont annoncés avec le bureau de contrôle et les responsables des entreprises afin de confronter les chiffres communiqués à la réalité observée sur le terrain.

« Nous allons avoir des échanges francs et transparents avec le bureau de contrôle pour vérifier certaines données et nous assurer qu’il y a une adéquation entre les chiffres annoncés et le niveau d’exécution constaté. Nous ferons en sorte que la pression soit mise sur les entreprises afin qu’elles accélèrent les travaux », a déclaré le ministre.

L’objectif affiché est clair : faire progresser rapidement les cinq lots jusqu’à un niveau permettant la réception provisoire du chantier, avant d’envisager une seconde phase d’aménagement.

« Nous avons l’ambition de livrer ce chantier très vite », a assuré Moussa Moïse Sylla.

Au-delà des travaux d’aménagement, la visite ministérielle a également mis en lumière une autre préoccupation : la préservation du débit de la célèbre chute.

En saison sèche, le débit du Voile de la Mariée diminue sensiblement, affectant l’un des principaux attraits naturels du site. Selon les explications fournies par le ministre, cette situation serait notamment liée au détournement de la source d’eau en amont par des agriculteurs.

« Pendant la saison sèche, le voile s’épaissit et la chute d’eau devient plus fine. L’une des raisons est que la source d’eau qui constitue la force de ce voile est détournée par les agriculteurs en amont », a-t-il expliqué.

Pour faire face à cette problématique et préserver durablement le potentiel du site, le ministère envisage de relancer un projet de réalisation de forages.

« Il s’agit de faire des forages pour préserver le débit du célèbre site touristique du Voile de la Mariée », a précisé le ministre.

À Kindia, l’enjeu dépasse donc la simple finalisation d’un chantier. Pour le gouvernement, il s’agit à la fois de rendre opérationnels les aménagements prévus et de préserver les ressources naturelles qui font du Voile de la Mariée l’un des sites touristiques emblématiques de la région.

Entre accélération des travaux, contrôle de leur exécution et préservation du débit de la chute, le département de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat veut désormais passer à une nouvelle étape : faire du Voile de la Mariée un site aménagé, fonctionnel et durablement attractif pour les visiteurs.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Angola : l’Unita dénonce 32 blessés après la dispersion musclée d’un rassemblement https://planete7.info/angola-lunita-denonce-32-blesses-apres-la-dispersion-musclee-dun-rassemblement/ Tue, 11 Aug 2026 13:33:33 +0000 https://planete7.info/?p=61359 À un an de l’élection présidentielle prévue en août 2027, l’intervention de la police contre un rassemblement de l’opposition dans la province d’Uige ravive les inquiétudes sur le climat politique en Angola. L’Unita dénonce une opération brutale et fait état de 32 blessés, dont dix grièvement. La tension monte en Angola à l’approche de la […]]]>

À un an de l’élection présidentielle prévue en août 2027, l’intervention de la police contre un rassemblement de l’opposition dans la province d’Uige ravive les inquiétudes sur le climat politique en Angola. L’Unita dénonce une opération brutale et fait état de 32 blessés, dont dix grièvement.

La tension monte en Angola à l’approche de la prochaine présidentielle. Dans la province d’Uige, un rassemblement organisé par l’Union nationale pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), en hommage à son fondateur Jonas Savimbi, a été violemment dispersé par les forces de l’ordre.

Selon le principal parti d’opposition, 32 personnes ont été blessées lors de l’intervention policière, dont dix grièvement. Des vidéos largement relayées sur les réseaux sociaux montrent des policiers armés et cagoulés intervenir à l’aide de gaz lacrymogènes. Certaines séquences font également apparaître des tirs.

Face à ces accusations, la police provinciale évoque un « malentendu ». Elle affirme avoir empêché la tenue du rassemblement au motif que celui-ci devait se dérouler dans un lieu considéré comme inapproprié.

Une explication qui ne convainc pas l’Unita. Pour le parti d’opposition, l’intervention policière s’apparente davantage à une opération d’intimidation, dans un contexte politique déjà marqué par des tensions à l’approche du scrutin présidentiel d’août 2027.

L’incident dépasse désormais le cadre du face-à-face entre l’opposition et les autorités. Au sein de la société civile et de l’Église catholique, des voix s’élèvent également pour dénoncer la dégradation du climat politique.

L’archevêque Manuel Imbamba, président de la Conférence épiscopale d’Angola, s’est dit préoccupé par le « niveau d’intolérance politique » et par la multiplication des incidents violents dans le pays.

La réaction est également venue du Mozambique voisin. La Renamo, autre grande formation d’opposition dans la région, a dénoncé un « usage disproportionné de la force » et exprimé sa solidarité avec l’Unita.

À douze mois de la présidentielle, l’épisode d’Uige intervient ainsi comme un nouveau signal d’alerte. Alors que les acteurs politiques se préparent progressivement à la bataille électorale, la question du respect des libertés politiques et du droit de rassemblement revient au cœur des préoccupations.

Pour l’opposition, l’enjeu est désormais de savoir si cet incident restera isolé ou s’il annonce une période de tensions plus importantes à l’approche du scrutin de 2027.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Mauritanie : à Nouakchott, l’insalubrité pousse les autorités à exiger un plan d’action https://planete7.info/mauritanie-a-nouakchott-linsalubrite-pousse-les-autorites-a-exiger-un-plan-daction/ Tue, 11 Aug 2026 12:56:06 +0000 https://planete7.info/?p=61350 À Nouakchott, les tas d’ordures qui s’amoncellent dans plusieurs quartiers de la capitale alimentent la colère et l’inquiétude des habitants. Face à une situation jugée « totalement inacceptable », les autorités mauritaniennes veulent désormais une réponse rapide et durable. Dans les rues de Nouakchott, le constat est difficile à ignorer. Déchets ménagers, dépôts sauvages et […]]]>

À Nouakchott, les tas d’ordures qui s’amoncellent dans plusieurs quartiers de la capitale alimentent la colère et l’inquiétude des habitants. Face à une situation jugée « totalement inacceptable », les autorités mauritaniennes veulent désormais une réponse rapide et durable.

Dans les rues de Nouakchott, le constat est difficile à ignorer. Déchets ménagers, dépôts sauvages et ordures éparpillées s’invitent dans plusieurs quartiers de la capitale mauritanienne. Une situation qui dégrade le cadre de vie et ravive les inquiétudes des populations face aux risques sanitaires et environnementaux.

L’insalubrité s’est progressivement imposée comme l’une des préoccupations majeures des habitants. Sur le terrain, certains dénoncent une gestion défaillante de la collecte des déchets, tandis que d’autres pointent du doigt des comportements qui contribuent à aggraver la situation.

« Le phénomène persiste. Des fois, les chariots empirent les choses en versant leurs propres ordures ici et quand tu t’y opposes, finalement, tu reçois les insultes de ces derniers », témoigne Zeynab, une habitante de Nouakchott.

Pour Kalidou Sy, la lutte contre l’insalubrité ne peut toutefois reposer uniquement sur les services de nettoyage. Elle nécessite également une implication des populations et un véritable effort de sensibilisation.

« Les gens jettent leurs ordures partout. Il va falloir que les gens se mobilisent pour qu’il y ait une sensibilisation de la population pour éviter ce phénomène, parce que beaucoup d’ordures amènent des maladies. Ça peut amener le paludisme avec la multiplication des moustiques », explique-t-il.

Selon lui, les autorités doivent également accompagner les citoyens afin de favoriser l’adoption de comportements plus responsables et lutter durablement contre l’accumulation des déchets.

Face à la persistance du problème, le gouvernement mauritanien entend désormais accélérer la riposte. Lundi 3 août 2026, le ministre de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lamine, a réuni les services chargés du nettoyage de Nouakchott pour faire le point sur la situation.

Au cours de cette rencontre, le ministre n’a pas mâché ses mots. Il a qualifié l’état actuel de la capitale de « totalement inacceptable » et appelé à une action urgente et structurée.

Il a notamment demandé la mise en place d’un plan d’action destiné à améliorer durablement la propreté de Nouakchott. Une exigence adressée en particulier à Arma, la société marocaine chargée de la collecte et du nettoyage des déchets en Mauritanie.

L’entreprise devra ainsi présenter un plan permettant d’améliorer rapidement les opérations de collecte et de nettoyage dans la capitale.

Au-delà de l’intervention des services de nettoyage, la situation met en évidence un défi plus large : celui de la gestion durable des déchets et de la mobilisation collective.

Pour les habitants, l’amélioration du cadre de vie passe à la fois par une collecte plus efficace, une meilleure organisation des services concernés et une sensibilisation accrue de la population.

Les autorités affichent désormais un objectif clair : parvenir à un nettoyage complet de Nouakchott et répondre aux attentes des populations. Reste à savoir si le nouveau plan d’action permettra de transformer cette volonté en résultats visibles dans les rues de la capitale.

À Nouakchott, les habitants, eux, attendent surtout de voir les tas d’ordures disparaître durablement de leur quotidien.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info

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Guinée–FMI : un nouvel accord de 425 millions de dollars pour accompagner les réformes économiques https://planete7.info/guinee-fmi-un-nouvel-accord-de-425-millions-de-dollars-pour-accompagner-les-reformes-economiques/ Tue, 11 Aug 2026 10:57:12 +0000 https://planete7.info/?p=61341 La République de Guinée et le Fonds monétaire international (FMI) franchissent une nouvelle étape dans leur coopération économique. Conakry et les services du FMI sont parvenus, lundi 10 août 2026, à un accord au niveau des services en vue de la mise en place d’un nouveau programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie […]]]>

La République de Guinée et le Fonds monétaire international (FMI) franchissent une nouvelle étape dans leur coopération économique. Conakry et les services du FMI sont parvenus, lundi 10 août 2026, à un accord au niveau des services en vue de la mise en place d’un nouveau programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC). D’une durée de 41 mois, ce nouvel accord pourrait permettre à la Guinée de mobiliser environ 425 millions de dollars pour soutenir ses réformes et ses priorités de développement.

L’annonce a été faite par le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, dirigé par Mariama Ciré Sylla. Dans son communiqué, le département ministériel précise que cet accord constitue une étape importante, même si sa mise en œuvre reste conditionnée à l’approbation de la Direction et du Conseil d’administration du FMI, attendue en septembre prochain.

« Le Gouvernement de la République de Guinée annonce la conclusion, avec les services du Fonds monétaire international (FMI), d’un accord au niveau des services en vue d’un nouveau Programme économique et financier soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC), pour une durée de 41 mois », indique le communiqué.

Ce nouvel accord vient ainsi renforcer le cadre de coopération entre la Guinée et le FMI. Le financement envisagé s’élève à environ 425 millions de dollars, soit 145 % de la quote-part de la Guinée auprès de l’institution.

Mais pour les autorités guinéennes, l’enjeu ne se limite pas au financement. Le futur programme doit également accompagner la mise en œuvre d’un ensemble de réformes destinées à consolider les fondamentaux de l’économie nationale.

Le gouvernement estime notamment que le programme permettra de « renforcer la stabilité macroéconomique, la crédibilité des politiques publiques et la mobilisation de financements au service des priorités nationales ».

Les discussions entre les autorités guinéennes et le FMI ont débuté à Conakry du 16 au 29 juin 2026 avant de se poursuivre jusqu’au début du mois d’août, notamment dans le cadre des consultations au titre de l’Article IV.

Les échanges ont porté sur un programme de réformes présenté comme étant « aligné sur les ambitions de développement de la Guinée ».

Parmi les principales orientations retenues figurent la mobilisation des recettes publiques, l’amélioration de la gestion des finances publiques, le renforcement de la gouvernance ainsi que la consolidation de la stabilité macroéconomique.

La transparence dans la gestion des ressources naturelles constitue également l’un des axes annoncés. Le programme devrait par ailleurs accorder une place importante à la diversification de l’économie, au développement du secteur privé et à la création d’emplois.

Pour justifier les perspectives économiques du pays, le gouvernement met en avant une croissance de 7,1 % en 2025 et de 8,6 % en 2026, portée notamment par le développement du projet Simandou et les investissements qui lui sont associés.

L’ambition affichée par les autorités est désormais de transformer cette dynamique en retombées concrètes pour la population, à travers davantage d’emplois, le développement des infrastructures, la diversification de l’économie et l’amélioration durable des conditions de vie.

Dans cette perspective, le nouvel accord avec le FMI doit fournir un cadre d’accompagnement aux réformes engagées et contribuer à renforcer la confiance autour des perspectives économiques de la Guinée.

Si l’accord conclu entre la Guinée et les services du FMI marque une avancée importante, il ne constitue pas encore une validation définitive du programme. Le dossier doit désormais être examiné par la Direction puis par le Conseil d’administration du Fonds, dont la décision est attendue en septembre.

Pour les autorités guinéennes, cet accord constitue déjà « un signal fort de confiance dans les perspectives économiques de la Guinée et dans la détermination des autorités à poursuivre les réformes engagées ».

Avec ce nouveau programme de 41 mois et une enveloppe potentielle de 425 millions de dollars, Conakry et le FMI ouvrent ainsi une nouvelle séquence de leur coopération, autour d’un objectif central : accompagner les réformes économiques tout en transformant la croissance du pays en résultats durables pour la population.

Sylla Ama pour Planete7.info

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Hafia 1 : quatre morts dans l’effondrement d’un immeuble R+5, les recherches se poursuivent https://planete7.info/hafia-1-quatre-morts-dans-leffondrement-dun-immeuble-r5-les-recherches-se-poursuivent/ Tue, 11 Aug 2026 10:38:05 +0000 https://planete7.info/?p=61335 Le drame s’est produit dans la nuit à Hafia 1, dans la commune de Dixinn. Un immeuble en construction s’est brusquement effondré, faisant au moins quatre morts et plusieurs blessés. Les secours poursuivent les fouilles pour vérifier si d’autres personnes se trouvent encore sous les décombres. La nuit a viré au drame à Hafia 1, […]]]>

Le drame s’est produit dans la nuit à Hafia 1, dans la commune de Dixinn. Un immeuble en construction s’est brusquement effondré, faisant au moins quatre morts et plusieurs blessés. Les secours poursuivent les fouilles pour vérifier si d’autres personnes se trouvent encore sous les décombres.

La nuit a viré au drame à Hafia 1, dans le secteur 6 de la commune de Dixinn. Un immeuble en construction de type R+5 s’est effondré dans la nuit du mardi 11 au mercredi 12 août 2026, ensevelissant plusieurs personnes présentes sur les lieux.

Les premières opérations de secours ont permis d’extraire neuf personnes des décombres. Parmi elles, quatre n’ont malheureusement pas survécu. Plusieurs autres victimes ont été blessées et prises en charge par les équipes mobilisées sur le site.

Face à l’ampleur de la situation, le ministre de l’Habitat, Mohamed Lamine Sy Savané, s’est rendu sur place, accompagné du ministre de l’Administration du territoire. Les deux membres du gouvernement ont suivi l’évolution des opérations de secours et de recherche.

« Les dégâts sont énormes. Nous avons réussi, avec l’appui de tous les services compétents, à extraire neuf personnes. Malheureusement, quatre sont décédées », a indiqué le ministre de l’Habitat.

Selon Mohamed Lamine Sy Savané, le bilan communiqué reste provisoire. Les équipes engagées dans les recherches doivent poursuivre les fouilles avant qu’un bilan définitif ne soit établi.

Le ministre a également évoqué les circonstances entourant la reprise des travaux sur le chantier. Il affirme que les autorités compétentes avaient demandé la suspension des travaux dans le Grand Conakry et que les populations riveraines avaient été invitées à quitter les zones concernées.

« Les services compétents avaient suspendu tous les travaux dans le Grand Conakry. Malheureusement, ce chantier a connu une reprise hier et, comme pour répondre coup pour coup, l’effondrement s’est ensuivi », a-t-il déploré.

D’après le ministre, certaines familles avaient effectivement quitté les lieux après les alertes des autorités, avant que certaines ne reviennent finalement s’y installer. Une situation qui aurait aggravé les conséquences du drame.

« Une personne perdue est déjà de trop », a martelé Mohamed Lamine Sy Savané, appelant une nouvelle fois les citoyens à respecter les décisions et consignes de sécurité communiquées par les autorités.

Sur le site, les opérations de déblaiement et de recherche se poursuivent. Les autorités entendent aller au bout des fouilles afin de déterminer si d’autres victimes pourraient se trouver sous les décombres.

Un bilan officiel et exhaustif est attendu à l’issue des opérations.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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