Diplomatie : Dr Morissanda Kouyaté propulse la Guinée au sommet des Nations Unies

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Deux événements majeurs viennent de consacrer la Guinée au rang des nations qui comptent sur la scène internationale. Pour le mois de septembre 2025, la Guinée a été désignée à la présidence du Groupe africain aux Nations Unies, à l’occasion de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU qui se tiendra à New-York du 9 au 23 septembre. Dans le même temps, la Guinéenne Djenné Keïta a été portée au poste prestigieux de Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), une nomination entérinée par le Secrétaire général Antonio Guterres.

Interrogé sur ces succès diplomatiques, le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, n’a pas caché sa fierté. « Tout cela se passe sous un régime de transition, ce qui rend ces acquis encore plus remarquables », a-t-il déclaré.

Alors que certains États auraient pu opposer une réserve en raison de la situation politique du pays, c’est à l’unanimité que la Guinée a été élue pour présider le Groupe africain. « Normalement, on aurait pu nous dire : attendez la fin de la transition, nous verrons après. Mais cette fois, personne n’a posé cette question. Tout le monde a dit : c’est bon, la Guinée est élue », a expliqué Dr Morissanda Kouyaté, rappelant le rôle historique du pays dans les luttes de libération en Afrique.

Le chef de la diplomatie guinéenne souligne avoir su mettre en avant cet héritage. « La plupart de vos pays ont été libérés avec la participation de la Guinée. Quand je rappelle cela, chacun rentre dans le respect », confie-t-il.

Le deuxième événement marquant est la nomination de Djenné Keïta à la direction exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population. Pour Dr Morissanda Kouyaté, ce choix n’était pas acquis d’avance : « Le Secrétaire général aurait pu dire : vous êtes brillante, mais votre pays traverse une transition, ce n’est pas le bon moment. Or, il a décidé de la présenter et tout le monde a accepté. Personne n’a évoqué la transition. »

Le ministre a révélé un autre facteur favorable : l’attachement personnel d’Antonio Guterres à la Guinée. « Quand lui se battait pour la démocratie au Portugal, la Guinée soutenait la libération des pays africains sous domination portugaise. Depuis, il a toujours eu un profond respect pour notre pays », rapporte-t-il.

Pour le ministre, ces succès diplomatiques traduisent une confiance retrouvée, mais ils imposent également une responsabilité. « Il faut prendre le passé que nous avons, qui est très riche, et l’attacher au présent. Mais il faut aussi être sérieux dans le présent. Sinon, on nous dira : vous avez fait beaucoup hier, mais aujourd’hui vous n’êtes pas à la hauteur », a-t-il averti.

Ces deux faits d’armes, la présidence du Groupe africain et la nomination de Djenné Keïta, constituent selon lui « de grands marqueurs » de l’image internationale de la Guinée. Ils démontrent que, malgré la transition, le pays bénéficie d’un respect et d’une considération croissants au sein de la communauté internationale.

Avec ces victoires diplomatiques, la Guinée s’affirme non seulement comme un acteur historique du panafricanisme, mais aussi comme un partenaire crédible et influent dans les instances mondiales.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info 

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