Décès du Pape François : à N’Zérékoré, le père Laurent Lamah voit un signe d’espérance divine

Le monde catholique est en deuil. Le Pape François, figure emblématique de l’Église moderne et fervent défenseur des plus démunis, s’est éteint ce lundi 21 avril 2025 à l’âge de 88 ans. À N’Zérékoré, comme dans plusieurs régions du pays, la nouvelle a provoqué une vive émotion au sein de la communauté chrétienne.
Dans une atmosphère empreinte de recueillement, le père Laurent Lamah, curé de la paroisse Saints Pierre et Paul de Gonia et chargé de communication du diocèse de N’Zérékoré, a tenu à rendre un hommage appuyé à celui qu’il qualifie de « Pape des pauvres ».
« C’est une triste nouvelle qui nous bouleverse profondément. Ici à N’Zérékoré, chacun exprime sa peine, sa douleur. Des dispositions sont en cours pour organiser des prières communautaires afin d’accompagner l’âme de notre Saint-Père vers le repos éternel », a-t-il déclaré avec émotion.
Pour le père Lamah, le Pape François restera dans les mémoires comme un homme de foi, de compassion et d’ouverture, toujours proche des plus faibles. « Le Pape François a incarné le message du Christ, venu non pour les justes, mais pour les pécheurs. Il s’est toujours tenu aux côtés de ceux que la société rejette, défendant sans relâche les pauvres, les marginaux, les personnes homosexuelles ou transgenres. Sa position, bien que souvent controversée au sein de la hiérarchie ecclésiale, a toujours été celle de l’accueil et de la miséricorde », a-t-il souligné.
Le prêtre guinéen n’a pas manqué de saluer l’attention particulière que le défunt souverain pontife portait aux femmes dans l’Église. « Il n’a pas ouvertement tranché la question de l’ordination féminine, mais il a confié à de nombreuses femmes des responsabilités importantes au sein de l’Église. C’était sa manière de reconnaître leur rôle essentiel, même dans un contexte ecclésiastique encore très conservateur », a-t-il précisé.
Revenant sur les derniers mois de vie du Saint-Père, le père Lamah voit dans sa disparition une date hautement symbolique, porteuse de foi. « Il est parti peu après la célébration de Pâques, comme si le Seigneur avait voulu faire coïncider la Résurrection avec le retour du Pape à la maison du Père. Cela nous invite à méditer et renforce en nous l’espérance en la vie éternelle. Ce départ, aussi douloureux soit-il, doit être perçu comme une grâce », a-t-il conclu avec ferveur.
À N’Zérékoré, l’Église catholique prévoit dans les prochains jours des veillées de prière, des messes et des hommages publics à celui qui restera pour beaucoup un guide humble, courageux et profondément humain.
Pépé Blaise Théa,correspondant à Nzérékoré pour Planete7.info
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