SOCIÉTÉ – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Wed, 28 Oct 2026 22:53:39 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg SOCIÉTÉ – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Siguiri : six personnes blessées par balle lors d’affrontements entre deux hameaux voisins https://planete7.info/siguiri-six-personnes-blessees-par-balle-lors-daffrontements-entre-deux-hameaux-voisins/ Wed, 28 Oct 2026 22:52:29 +0000 https://planete7.info/?p=67030 Des affrontements ayant opposé les habitants de Sananfra et de Sonalarö, dans la préfecture de Siguiri, ont fait six blessés par balle. Admis à l’hôpital préfectoral, les victimes sont hors de danger, selon un médecin légiste. Les circonstances exactes de ces violences restent à déterminer. Six personnes ont été blessées par balle lors d’affrontements entre […]]]>

Des affrontements ayant opposé les habitants de Sananfra et de Sonalarö, dans la préfecture de Siguiri, ont fait six blessés par balle. Admis à l’hôpital préfectoral, les victimes sont hors de danger, selon un médecin légiste. Les circonstances exactes de ces violences restent à déterminer.

Six personnes ont été blessées par balle lors d’affrontements entre les habitants de Sananfra et de Sonalarö, deux hameaux voisins de la préfecture de Siguiri, en Haute-Guinée. Les victimes ont été prises en charge à l’hôpital préfectoral, où leur état de santé est jugé rassurant, selon les informations communiquées par un médecin légiste de l’établissement.

D’après Dr Abdoulaye Bachir Condé, médecin légiste à l’hôpital préfectoral de Siguiri, les violences ont opposé Sananfra, relevant de Kignèbakoura, à Sonalarö, rattaché à Fremkamaya.

« Hier, nous avons reçu des informations faisant état d’un affrontement entre deux hameaux appartenant à deux villages voisins. Au cours de cet affrontement, il y a eu des fusillades, mais les autorités ont pris les dispositions nécessaires », a-t-il expliqué.

Le bilan médical fait état de six personnes touchées par des tirs. Il s’agit de Souleymane Traoré, Doubany Keïta, Fodé Mamady Bérété, Ibrahima Traoré, Batoma Doumbouya et Alamako Traoré.

Selon le médecin légiste, les six victimes ont été admises à l’hôpital préfectoral pour recevoir les soins nécessaires. Leur état de santé ne présenterait pas, à ce stade, de danger immédiat.

« Ces six patients sont actuellement hors de danger », a rassuré Dr Abdoulaye Bachir Condé.

Au-delà des violences enregistrées, le médecin légiste insiste sur la proximité familiale entre les deux communautés impliquées dans ces affrontements. Une situation qu’il juge particulièrement préoccupante au regard des liens qui unissent leurs habitants.

« Les deux hameaux qui se sont affrontés sont presque de la même famille. Ce sont des enfants de grands frères et de petits frères. Si vous allez en profondeur, vous comprendrez qu’il s’agit pratiquement d’une seule famille », a-t-il déclaré.

Pour l’heure, les causes exactes de ces affrontements ne sont pas encore clairement établies. Les circonstances dans lesquelles les tirs ont été échangés restent également à préciser.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour planète7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
67030
Kindia : une femme de 68 ans périt dans un incendie à Kènèndé https://planete7.info/kindia-une-femme-de-68-ans-perit-dans-un-incendie-a-kenende/ Wed, 28 Oct 2026 15:26:43 +0000 https://planete7.info/?p=67012 Un incendie survenu dans la matinée de ce mercredi 28 octobre 2026 a coûté la vie à Hadja Mariam Camara, âgée d’environ 68 ans, au quartier Kènèndé, dans la commune urbaine de Kindia. Malgré les tentatives désespérées de son fils et la mobilisation des riverains, la victime n’a pas pu être secourue à temps. Le […]]]>

Un incendie survenu dans la matinée de ce mercredi 28 octobre 2026 a coûté la vie à Hadja Mariam Camara, âgée d’environ 68 ans, au quartier Kènèndé, dans la commune urbaine de Kindia. Malgré les tentatives désespérées de son fils et la mobilisation des riverains, la victime n’a pas pu être secourue à temps.

Le drame s’est produit aux environs de 7 heures. Selon les témoignages recueillis sur place, Hadja Mariam Camara venait de se rendre dans sa chambre pour récupérer des documents appartenant à son fils, qui réside en France, lorsqu’un bruit soudain a alerté les membres de sa famille. À l’intérieur, la pièce était déjà envahie par les flammes.

[contact-form]

Présent dans la concession au moment des faits, son fils, Morlaye Camara, commissaire principal de police en service à Mafanco, a tenté de lui porter secours. Mais face à l’intensité du feu, ses efforts se sont révélés vains.

« Alors que j’étais sur la véranda, j’ai soudainement entendu des cris. Je suis rentré précipitamment pour tenter de sauver ma mère, mais je l’ai trouvée allongée dans la chambre, au milieu des flammes. Malgré mes efforts, la situation était extrêmement difficile », témoigne-t-il.

Selon les premiers témoignages, l’incendie serait d’origine électrique. Toutefois, les circonstances exactes du sinistre restent à établir.

Abdoulaye Camara, un voisin proche de la famille, indique que la victime venait de rentrer d’une course avant de rejoindre sa chambre. Le bruit entendu dans la concession aurait ensuite déclenché une vive inquiétude parmi les membres de la famille.

« Son mari, lui aussi malade, s’est mis à crier après avoir entendu un bruit. Son fils s’est alors précipité pour voir ce qui se passait, mais il était malheureusement déjà trop tard. Les voisins sont venus nombreux apporter leur soutien à la famille », raconte-t-il, encore marqué par la scène.

Alertés par les cris, plusieurs riverains se sont mobilisés pour tenter de venir en aide à la famille. Mais malgré cette solidarité de proximité, ils n’ont pas réussi à sauver la sexagénaire.

Au-delà des circonstances du drame, les difficultés d’accès au quartier Kènèndé suscitent également des interrogations. Venue présenter ses condoléances à la famille, Nabylaye Camara déplore le retard des sapeurs-pompiers, qu’elle attribue au mauvais état de la route et à la présence d’un pont dont la structure menacerait de s’effondrer.

Cette situation soulève la question de l’accessibilité de certains quartiers de Kindia pour les services de secours, particulièrement lorsqu’une intervention rapide est indispensable.

La mort de Hadja Mariam Camara laisse une famille endeuillée et remet en lumière les risques liés aux installations électriques domestiques, ainsi que les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les secours dans certaines zones urbaines. Elle rappelle l’importance de la prévention des incendies, du contrôle des installations électriques et de l’amélioration des voies d’accès afin de permettre une intervention plus rapide en cas d’urgence.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour planète7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
67012
TPI de Kindia : Mamadou Diakité face au défi des dossiers criminels et domaniaux en souffrance https://planete7.info/tpi-de-kindia-mamadou-diakite-face-au-defi-des-dossiers-criminels-et-domaniaux-en-souffrance/ Wed, 28 Oct 2026 14:24:57 +0000 https://planete7.info/?p=67006 Installé officiellement à la tête du Tribunal de première instance (TPI) de Kindia, le mardi 27 octobre 2026, Mamadou Diakité prend les rênes d’une juridiction confrontée à un important stock de dossiers en instance. Entre affaires criminelles dont le traitement accuse des retards, litiges domaniaux récurrents et dossiers correctionnels, le nouveau président est attendu sur […]]]>

Installé officiellement à la tête du Tribunal de première instance (TPI) de Kindia, le mardi 27 octobre 2026, Mamadou Diakité prend les rênes d’une juridiction confrontée à un important stock de dossiers en instance. Entre affaires criminelles dont le traitement accuse des retards, litiges domaniaux récurrents et dossiers correctionnels, le nouveau président est attendu sur sa capacité à faire avancer les procédures et à maintenir le bon fonctionnement du tribunal.

À Kindia, le changement de présidence au Tribunal de première instance s’accompagne d’un défi de taille : faire face à l’accumulation des affaires judiciaires en attente de traitement. En succédant à Ousmane Sylla, Mamadou Diakité hérite d’une juridiction où les dossiers criminels et les litiges domaniaux constituent une part importante des préoccupations. Un chantier qui nécessitera une mobilisation soutenue des magistrats et une gestion rigoureuse des procédures.

La cérémonie de passation de service a été présidée par Oumar Diallo, représentant le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Le nouveau président a été installé dans ses fonctions en application du décret n° 0315 du 21 octobre 2026, portant nomination de magistrats dans les cours et tribunaux.

Au cours de la cérémonie, le représentant du ministre a rappelé la place qu’occupe le TPI de Kindia dans le parcours professionnel de nombreux magistrats guinéens. Il a notamment mis en avant l’expérience acquise au sein de cette juridiction, considérée comme un cadre important de formation dans la carrière judiciaire.

« Kindia abrite l’une des juridictions pilotes de notre République. La plupart des grands magistrats de ce pays ont servi dans cette juridiction. Nous y avons fait nos premiers pas dans la magistrature, comme tant d’autres », a-t-il souligné.

Mais derrière le caractère solennel de cette installation se dessine une réalité plus exigeante : celle d’une juridiction confrontée à un volume considérable d’affaires à examiner. Parmi les principaux défis figure la persistance des litiges domaniaux, dont la gestion représente, selon le président sortant, une charge difficile à résorber.

Ousmane Sylla a insisté sur la complexité de ces contentieux, qui continuent de mobiliser les juridictions et d’alimenter un important volume de procédures.

« Lorsqu’on est président d’une juridiction comme celle de Kindia, on est confronté à des dossiers domaniaux qu’il est pratiquement impossible d’épuiser. Même après dix ans, on ne peut pas en finir avec ces dossiers. C’est un perpétuel recommencement », a-t-il expliqué.

À ces litiges s’ajoutent les affaires correctionnelles et criminelles, qui exigent elles aussi un suivi constant. Pour le nouveau président, l’urgence est notamment de faire progresser les dossiers criminels dont le traitement connaît des retards.

Mamadou Diakité dit avoir pris la mesure de la situation à travers les échanges qu’il a eus avec son prédécesseur. Conscient des responsabilités qui l’attendent, il entend s’appuyer sur les ressources humaines disponibles pour assurer la continuité du service judiciaire et favoriser l’avancement des procédures.

« Je suis très content d’avoir été choisi parmi tant d’autres magistrats également brillants et compétents. J’ai beaucoup échangé avec mon prédécesseur et je sais ce qui nous attend. Il y a un volume important de dossiers, notamment des dossiers criminels, qui peinent à avancer. Pour les dossiers correctionnels, qui ne nécessitent pas forcément l’intervention d’avocats pour être examinés, les procédures pourront suivre leur cours normal », a-t-il déclaré.

Le président entrant mise notamment sur les magistrats déjà en poste, qu’il décrit comme jeunes et dynamiques. Leur engagement devrait contribuer au maintien des activités de la juridiction, alors que l’accélération du traitement des affaires reste un enjeu majeur. Pour autant, la progression des dossiers criminels dépendra également des conditions concrètes de leur instruction et de leur jugement, ainsi que de la disponibilité des différents acteurs de la chaîne judiciaire.

Au-delà de la passation de service, c’est donc à l’épreuve de la gestion quotidienne que se mesurera le début du mandat de Mamadou Diakité. La réduction des retards dans le traitement des affaires criminelles, la poursuite de l’examen des litiges domaniaux et la régularité des audiences correctionnelles constitueront autant de défis pour le nouveau président du TPI de Kindia. Reste désormais à traduire les ambitions affichées en avancées concrètes dans le traitement des dossiers en attente.

 

Sylla Ama pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
67006
Conakry : à Hamdallaye, Khadiza Kaba Beauty et Bouba Coiffure ouvrent leurs portes https://planete7.info/conakry-a-hamdallaye-khadiza-kaba-beauty-et-bouba-coiffure-ouvrent-leurs-portes/ Tue, 27 Oct 2026 22:01:02 +0000 https://planete7.info/?p=66936 Après un parcours marqué par des difficultés, Khadiza Kaba Baldé concrétise son ambition entrepreneuriale avec l’ouverture d’un salon de coiffure destiné aux hommes et aux femmes. Situé à Hamdallaye Pharmacie, dans la commune de Ratoma, l’établissement a été officiellement inauguré ce lundi 26 octobre 2026, en présence de proches, de clients et de soutiens de […]]]>

Après un parcours marqué par des difficultés, Khadiza Kaba Baldé concrétise son ambition entrepreneuriale avec l’ouverture d’un salon de coiffure destiné aux hommes et aux femmes. Situé à Hamdallaye Pharmacie, dans la commune de Ratoma, l’établissement a été officiellement inauguré ce lundi 26 octobre 2026, en présence de proches, de clients et de soutiens de la promotrice.

Un nouveau chapitre s’ouvre dans le parcours de Khadiza Kaba Baldé. Avec l’inauguration de Khadiza Kaba Beauty et Bouba Coiffure, la jeune entrepreneure franchit une étape importante dans la concrétisation de son projet professionnel. Implanté à Hamdallaye Pharmacie, ce salon de coiffure mixte ambitionne de proposer des prestations de qualité grâce à une équipe professionnelle.

Derrière cette ouverture se dessine un parcours fait d’efforts, de persévérance et de détermination. Pour la gérante, cette inauguration représente bien plus que l’ouverture d’un établissement : elle marque l’aboutissement d’un projet auquel elle a consacré du temps et de l’énergie.

« Je suis très contente et fière de moi. Je suis également reconnaissante envers toutes les personnes qui m’ont accompagnée, notamment ma mère, qui m’a beaucoup soutenue durant ma formation », a-t-elle confié.

Si cette journée est placée sous le signe de la satisfaction, elle rappelle également les efforts consentis pour parvenir à ce résultat. Khadiza Kaba Baldé reconnaît que son parcours de formation n’a pas toujours été facile. Elle mesure aussi l’importance du soutien de sa clientèle, qu’elle considère comme un élément essentiel de son évolution.

« Cette étape est une réussite pour moi, parce que le processus de formation n’a pas été facile. Aujourd’hui, je remercie également mes clients, car c’est grâce à eux que je suis là. J’espère que le vrai travail commence maintenant », a-t-elle ajouté.

L’ouverture du salon a également été l’occasion de saluer l’engagement et la détermination de la jeune entrepreneure. Présente à la cérémonie, Zenab Diallo, amie et cliente de la gérante, n’a pas caché son admiration pour son parcours.

« Je suis très fière d’elle et très contente, parce que c’est une femme vraiment battante. Elle fait de son mieux pour réussir. Je l’ai connue à travers son travail et, au fil du temps, nous sommes devenues encore plus proches. Je suis venue pour la soutenir », a-t-elle témoigné.

Au-delà de l’amitié et de la fidélité de sa clientèle, le soutien familial occupe également une place importante dans cette aventure. Diariou Diallo, mère de la promotrice, s’est réjouie de voir sa fille progresser et concrétiser ses ambitions professionnelles.

« Je suis très contente d’elle et de ce qu’elle est en train de devenir. Elle fait tout ce que je lui conseille de faire », a-t-elle déclaré.

Le parcours de Khadiza Kaba Baldé est aussi celui d’une réorientation. Après son échec au baccalauréat, elle a choisi de se tourner vers la coiffure, une voie qui lui a permis d’acquérir des compétences professionnelles et de nourrir de nouvelles ambitions.

Plutôt que de renoncer à ses projets, elle a fait le choix de l’apprentissage, avec la volonté de bâtir une activité génératrice de revenus et de contribuer au soutien de sa famille.

Aujourd’hui, l’ouverture de Khadiza Kaba Beauty et Bouba Coiffure concrétise une partie de cette ambition. La jeune entrepreneure entame désormais une nouvelle étape, avec la responsabilité de développer son établissement, de fidéliser sa clientèle et de faire de son savoir-faire un levier de réussite.

À Hamdallaye Pharmacie, cette inauguration marque ainsi le début d’une nouvelle aventure professionnelle pour Khadiza Kaba Baldé, portée par sa détermination, l’appui de ses proches et la confiance de ses clients.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
66936
Kindia : un partenariat avec Espalion pour former les jeunes aux métiers du sport https://planete7.info/kindia-un-partenariat-avec-espalion-pour-former-les-jeunes-aux-metiers-du-sport/ Tue, 27 Oct 2026 18:43:12 +0000 https://planete7.info/?p=66908 La commune urbaine de Kindia a lancé, ce lundi 26 octobre 2026, un projet de coopération décentralisée avec la ville française d’Espalion. Axée notamment sur la fabrication artisanale de matériel sportif, cette initiative ambitionne de développer les compétences des jeunes, de stimuler l’entrepreneuriat et de favoriser leur insertion professionnelle. Faire de la formation professionnelle un […]]]>

La commune urbaine de Kindia a lancé, ce lundi 26 octobre 2026, un projet de coopération décentralisée avec la ville française d’Espalion. Axée notamment sur la fabrication artisanale de matériel sportif, cette initiative ambitionne de développer les compétences des jeunes, de stimuler l’entrepreneuriat et de favoriser leur insertion professionnelle.

Faire de la formation professionnelle un tremplin vers l’autonomie économique des jeunes. C’est l’ambition affichée par la commune urbaine de Kindia à travers un nouveau partenariat avec la ville française d’Espalion. Lancé à la Maison des jeunes de Kindia, sous la présidence du préfet, le colonel Abdourahamane Keïta, ce projet entend rapprocher apprentissage pratique, entrepreneuriat et développement local.

Au-delà de la coopération entre les deux collectivités, l’initiative mise sur l’acquisition de compétences concrètes, notamment dans la fabrication artisanale de matériel sportif, afin d’ouvrir de nouvelles perspectives professionnelles aux bénéficiaires.

Présidant la cérémonie de lancement, le préfet de Kindia, le colonel Abdourahamane Keïta, a salué l’engagement des initiateurs et des formateurs. Il a également invité les jeunes à mesurer l’importance de cette opportunité et à s’investir pleinement dans leur apprentissage.

« Quiconque accepte une formation, c’est que la personne a compris. Le fait que cette jeunesse ait compris le sens de la formation, je félicite les formateurs, je félicite les initiateurs qui ont eu tout le temps et qui ont passé cette sensibilisation à forte dose pour nos jeunes », a-t-il déclaré.

La mise en place de ce partenariat repose notamment sur l’implication de l’association Kania Diyé, qui a contribué à rapprocher les partenaires et à faciliter les démarches ayant permis l’aboutissement du projet.

Morel Sylla, directeur du cabinet PMC et partenaire technique du festival Kania Soli auprès de l’association, est revenu sur les circonstances dans lesquelles Kindia a été proposée dans le cadre de cet appel à projets international.

Selon lui, le choix de la ville guinéenne répond à une volonté de créer des synergies entre le sport, la fabrication artisanale et l’entrepreneuriat, tout en renforçant sa visibilité au-delà des frontières nationales.

« À travers Kania Diyé, on a choisi Kindia pour présenter Kindia comme partenaire potentiel à ce projet qui lie l’entrepreneuriat avec le sport et la fabrication artisanale. L’objectif recherché, c’est vraiment de travailler en réseau, mais aussi de vendre la ville de Kindia sur le plan international, de promouvoir le développement du capital humain et de promouvoir la jeunesse dans l’entrepreneuriat », a-t-il expliqué.

Cette démarche entend ainsi faire de la coopération décentralisée un levier de valorisation du potentiel local, en favorisant les échanges entre partenaires et la transmission de savoir-faire.

Pour le maire de Kindia, Elhadj Aboubacar Molota Camara, cette initiative s’inscrit dans les priorités du plan de développement local de la commune. L’autorité communale estime que les investissements dans les infrastructures ne peuvent produire pleinement leurs effets sans un renforcement parallèle des compétences humaines.

« Tout ce que nous misons en termes de priorité et d’action, si les ressources humaines ne sont pas formées, s’il n’y a pas un perfectionnement au niveau de ces cadres autour de la jeunesse et des femmes, nous passons à côté », a-t-il souligné.

Le maire a également exprimé sa satisfaction quant à la concrétisation de ce partenariat, saluant particulièrement le rôle joué par l’association Kania Diyé et les ressortissants de Kindia qui contribuent au développement de leur commune.

« Nous sommes très fiers de savoir aujourd’hui que ce partenariat est en train de prendre forme. D’abord avec l’association Kania Diyé qui a démarché et qui nous a amené ses partenaires, mais aussi nos frères ressortissants qui contribuent aujourd’hui, à leur manière, au développement de leur commune. Nous sommes très fiers de ça et nous les remercions », a-t-il affirmé.

Avec ce partenariat entre Kindia et Espalion, les autorités communales affichent leur volonté de faire de la formation professionnelle un instrument d’autonomisation des jeunes et un moteur du développement local.

L’enjeu sera désormais de traduire cette ambition en résultats concrets. Au-delà des compétences acquises, la réussite du projet dépendra de la capacité des bénéficiaires à mettre en pratique les savoir-faire transmis, à développer des initiatives entrepreneuriales et à créer des activités économiques viables.

Pour Kindia, cette coopération représente ainsi une opportunité de mieux valoriser le potentiel de sa jeunesse, tout en renforçant les liens de partenariat avec l’international.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
66908
Femmes handicapées et mariage : Bilguissa Wouran Baldé dénonce les discriminations amoureuses https://planete7.info/femmes-handicapees-et-mariage-bilguissa-wouran-balde-denonce-les-discriminations-amoureuses/ Mon, 26 Oct 2026 11:29:33 +0000 https://planete7.info/?p=66790 Entre préjugés sociaux, relations entretenues dans le secret et difficultés à accéder à une vie conjugale épanouie, les femmes en situation de handicap font face à des obstacles qui dépassent leur condition physique. À travers un plaidoyer empreint d’émotion, l’activiste Bilguissa Wouran Baldé interpelle la société sur leur droit à l’amour, au respect et au […]]]>

Entre préjugés sociaux, relations entretenues dans le secret et difficultés à accéder à une vie conjugale épanouie, les femmes en situation de handicap font face à des obstacles qui dépassent leur condition physique. À travers un plaidoyer empreint d’émotion, l’activiste Bilguissa Wouran Baldé interpelle la société sur leur droit à l’amour, au respect et au mariage.

Le handicap devrait-il constituer un obstacle à l’amour et au mariage ? Pour Bilguissa Wouran Baldé, cette question met en lumière une réalité douloureuse : les préjugés auxquels sont confrontées de nombreuses femmes en situation de handicap dans leur vie sentimentale. À travers une interpellation directe, cette activiste et défenseuse des droits des personnes handicapées appelle à un changement de regard sur ces femmes, dont les aspirations affectives et familiales sont trop souvent reléguées au second plan.

« Pourquoi le handicap d’une femme serait-il un obstacle à l’amour et au mariage ? », s’interroge-t-elle, remettant en cause les perceptions sociales qui tendent à réduire les possibilités d’épanouissement des femmes handicapées à leur seule condition physique.

Pour Bilguissa Wouran Baldé, le handicap ne saurait remettre en question la féminité, la dignité ou la capacité d’une femme à aimer et à être aimée. Comme toutes les autres, les femmes en situation de handicap ont des sentiments, des aspirations et des projets de vie. Elles ont également le droit de nouer des relations sincères, de fonder une famille et de construire un avenir avec la personne de leur choix.

Au cœur de son plaidoyer se trouve une contradiction qu’elle juge particulièrement préoccupante : certains hommes seraient prêts à entretenir des relations amoureuses avec des femmes handicapées dans la discrétion, mais hésiteraient à les assumer publiquement, notamment lorsqu’il est question de mariage.

« Pourquoi certains hommes refusent-ils de nous épouser au grand jour, tout en étant prêts à nous désirer en secret ? Où est donc passé le respect ? », questionne-t-elle.

Derrière cette interrogation se dessine une dénonciation du regard social porté sur les femmes handicapées. Pour l’activiste, le fait d’entretenir une relation dans l’intimité tout en refusant de reconnaître publiquement sa partenaire soulève des questions fondamentales de respect, de considération et de responsabilité affective.

Cette situation, telle qu’elle la dénonce, met en évidence le poids des apparences et des préjugés dans les choix amoureux. Elle interroge également la place accordée aux femmes en situation de handicap dans la conception sociale du couple et du mariage.

Bilguissa Wouran Baldé tient à clarifier un point essentiel : la revendication des femmes handicapées ne repose ni sur la recherche de la pitié ni sur l’attente de privilèges particuliers. Elle porte avant tout sur la reconnaissance de leurs droits, le respect de leur dignité et l’égalité des chances dans leurs relations sentimentales.

Son message invite ainsi à dépasser une vision réductrice du handicap, souvent associée à tort à une incapacité à mener une vie amoureuse ou familiale épanouie.

En refusant que leur condition physique devienne un motif de rejet, de dissimulation ou de marginalisation, elle appelle les hommes à davantage de sincérité dans leurs engagements et la société à remettre en question les normes qui alimentent ces discriminations.

Au-delà des relations amoureuses, cette interpellation pose la question de l’inclusion des personnes handicapées dans toutes les dimensions de la vie sociale. Elle rappelle que l’égalité ne saurait se limiter à l’accès à l’éducation, à l’emploi ou aux espaces publics : elle concerne également la liberté d’aimer, d’être choisie et de construire une famille sans subir de préjugés.

« Aimer est un droit humain, pas un privilège réservé aux femmes dites “normales” », conclut-elle.

À travers ce plaidoyer, Bilguissa Wouran Baldé lance un appel à une société plus inclusive, dans laquelle le handicap ne déterminerait ni la valeur d’une femme ni ses chances de vivre une relation amoureuse assumée. Un appel qui place le respect, la sincérité et l’égalité au cœur d’un débat encore trop souvent passé sous silence.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
66790
Mafara : le MDK-Madina lance son gala sportif en hommage à feu Mamadou Oury Diallo https://planete7.info/mafara-le-mdk-madina-lance-son-gala-sportif-en-hommage-a-feu-mamadou-oury-diallo/ Sun, 25 Oct 2026 02:14:43 +0000 https://planete7.info/?p=66766 La première édition du gala sportif doté du Trophée Feu Mamadou Oury Diallo s’est tenue ce samedi 24 octobre 2026 sur le terrain de proximité de Fassia Marché. Au-delà de la compétition footballistique, cette initiative du Pottal Fi Bhantal MDK-Madina entend renforcer les liens entre les communautés, promouvoir le fair-play et honorer la mémoire d’un […]]]>

La première édition du gala sportif doté du Trophée Feu Mamadou Oury Diallo s’est tenue ce samedi 24 octobre 2026 sur le terrain de proximité de Fassia Marché. Au-delà de la compétition footballistique, cette initiative du Pottal Fi Bhantal MDK-Madina entend renforcer les liens entre les communautés, promouvoir le fair-play et honorer la mémoire d’un membre engagé de l’organisation.

Le sport comme facteur de rapprochement, la solidarité comme moteur du développement communautaire et le souvenir comme devoir de mémoire. Tels sont les messages portés par la première édition du gala sportif doté du Trophée Feu Mamadou Oury Diallo, organisée ce samedi 24 octobre 2026 au terrain de proximité de Fassia Marché.

À travers ce rendez-vous sportif, le Pottal Fi Bhantal MDK-Madina entend faire du football un véritable instrument de cohésion sociale entre les villages et les communautés de la sous-préfecture de Mafara. Une ambition clairement affichée par son président, Amadou Diallo, lors de son discours d’ouverture.

« Lorsque des villages se donnent la main, leurs forces se multiplient et leurs ambitions deviennent plus accessibles », a-t-il déclaré, rappelant la philosophie qui guide l’organisation, résumée dans sa devise : « Un cœur, un village, un avenir. »

Pour le président du MDK-Madina, ce gala représente bien plus qu’une simple compétition sportive. Il constitue un cadre d’expression pour les jeunes, une occasion de valoriser leurs talents et un espace de rencontre entre des communautés appelées à renforcer leurs liens.

En réunissant différentes équipes autour du ballon rond, les organisateurs souhaitent promouvoir des valeurs essentielles à la vie communautaire : la discipline, le respect mutuel, la fraternité et le fair-play.

Amadou Diallo a ainsi invité les joueurs à privilégier l’esprit sportif, indépendamment des résultats des rencontres. « Que les couleurs de nos équipes nous distinguent sur le terrain, sans jamais nous diviser en dehors de celui-ci », a-t-il exhorté.

Un appel qui traduit la volonté du MDK-Madina de faire de cette initiative un espace de rassemblement plutôt qu’un simple lieu d’affrontement sportif.

L’organisation entend également étendre cette dynamique au-delà de ses villages membres. Elle ambitionne notamment de consolider ses relations avec les associations et les communautés de Mafara, de Dondé, d’Ourya et de Yarndé.

La présence des équipes de Toka et d’Ourya à cette première édition illustre cette volonté d’ouverture. Pour les initiateurs, le sport, la culture et les initiatives associatives peuvent contribuer à rapprocher les populations, à favoriser le dialogue et à construire des relations durables.

« Nos communautés font face à de nombreux défis. Mais en privilégiant le dialogue, la solidarité et l’action collective, nous pouvons créer des conditions favorables au rapprochement de nos populations et contribuer, chacun à son niveau, au développement local », a souligné le président.

Derrière l’enjeu sportif, cette première édition porte également une forte dimension mémorielle. Le trophée est dédié à feu Mamadou Oury Diallo, décédé le 2 octobre dernier dans un accident de la circulation.

Passionné de football et reconnu pour son professionnalisme, le défunt avait également pris part à la vie du MDK-Madina, notamment lors des activités organisées au village à l’occasion de la Tabaski 2026.

En associant son nom à cette compétition, les organisateurs entendent préserver le souvenir d’un homme dont l’engagement a marqué leur communauté.

« En donnant son nom à ce trophée, nous voulons honorer sa mémoire et préserver le souvenir d’un frère dont l’engagement a compté pour notre communauté », a expliqué Amadou Diallo.

Au-delà de la remise d’une distinction sportive, le trophée se veut ainsi un symbole de reconnaissance et de transmission, destiné à rappeler aux générations futures l’importance de l’engagement au service de la collectivité.

La réussite de cette première édition repose également sur l’implication des membres de l’organisation, des jeunes, des femmes, des bénévoles et des différentes commissions mobilisées pour sa préparation.

Le président du MDK-Madina a tenu à saluer leur contribution, en adressant une mention particulière aux quatre commissions d’organisation et à toutes les personnes qui ont consacré leur temps et leur énergie à la tenue de l’événement.

Il a également exprimé sa reconnaissance au parrain, Mamadou Alimou Barry, président de la CAJAMAD, ainsi qu’à la marraine, présidente des Braves Femmes de Mafara. Les autorités locales, les responsables des équipes participantes, les partenaires et les invités ont également été remerciés pour leur présence et leur accompagnement.

Pour Amadou Diallo, l’enjeu est désormais de faire perdurer cet esprit de solidarité au-delà du terrain de football. Il a appelé les membres du MDK-Madina à traduire les valeurs célébrées pendant le gala dans leur vie quotidienne, au sein de leurs familles et dans leurs villages.

Avec cette première édition, le Pottal Fi Bhantal MDK-Madina affiche une ambition qui dépasse les frontières du sport : consolider la cohésion sociale, encourager la participation des jeunes et renforcer la coopération entre les communautés.

L’initiative entend ainsi inscrire le football dans une démarche plus large de rapprochement et de développement local. Pour ses promoteurs, la véritable réussite ne se mesurera pas uniquement aux buts inscrits ou aux matchs remportés, mais aussi à la capacité des participants à entretenir des relations fraternelles après la compétition.

« Notre véritable victoire sera de renforcer la cohésion sociale, de consolider la solidarité entre nos communautés et de faire de notre unité un levier de développement », a conclu Amadou Diallo.

Une première édition qui place donc le sport au cœur d’un projet communautaire fondé sur la fraternité, la mémoire et la volonté de construire un avenir commun.

Planete7.info 

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
66766
Élevage en Guinée : NGAYNAAKO, le numérique à la conquête des lourdeurs administratives https://planete7.info/elevage-en-guinee-ngaynaako-le-numerique-a-la-conquete-des-lourdeurs-administratives/ Thu, 22 Oct 2026 18:07:13 +0000 https://planete7.info/?p=66636 Le ministère de l’Élevage a officiellement lancé, ce jeudi 22 octobre 2026, NGAYNAAKO, le Guichet Unique Numérique de l’Élevage. Présentée comme un levier de modernisation des services publics, cette plateforme ambitionne de faciliter les démarches administratives, de rapprocher les services techniques des professionnels et d’améliorer la collecte des données. Les acteurs du secteur saluent une […]]]>

Le ministère de l’Élevage a officiellement lancé, ce jeudi 22 octobre 2026, NGAYNAAKO, le Guichet Unique Numérique de l’Élevage. Présentée comme un levier de modernisation des services publics, cette plateforme ambitionne de faciliter les démarches administratives, de rapprocher les services techniques des professionnels et d’améliorer la collecte des données. Les acteurs du secteur saluent une initiative prometteuse, tout en appelant à sa pérennisation.

Obtenir un agrément, accéder à des conseils techniques ou entrer en contact avec un vétérinaire sans multiplier les déplacements auprès des services administratifs : c’est l’ambition affichée par le ministère de l’Élevage à travers NGAYNAAKO. Lancée officiellement dans les locaux du département, en présence de cadres de l’administration, de professionnels du secteur et de représentants des médias, cette plateforme numérique entend faciliter les interactions entre l’administration et les acteurs des différentes chaînes de valeur de l’élevage.

À travers cette initiative, les autorités veulent réduire les contraintes administratives, améliorer l’accès aux services et mettre les outils numériques au service des éleveurs et des professionnels. Au-delà de la simplification des procédures, NGAYNAAKO doit également permettre au département de disposer de données plus fiables pour orienter ses décisions et élaborer des politiques publiques adaptées aux réalités du secteur.

Pour le ministre de l’Élevage, Alpha Bacar Barry, le lancement de NGAYNAAKO répond à une nécessité : rendre les services administratifs plus accessibles et limiter les déplacements imposés aux usagers.

« L’objectif, c’est d’enclencher une dématérialisation des démarches administratives au niveau du ministère de l’Élevage de la République de Guinée, permettre aux usagers que sont les éleveurs, les acteurs de l’élevage et de toutes les chaînes de valeur des différentes filières d’obtenir des agréments, d’avoir du conseil, de bénéficier du programme d’appui ou alors d’avoir des contacts de techniciens, de zootechniciens ou de médecins vétérinaires en un clic à leur portée, sans être obligés de se déplacer », a expliqué le ministre.

Concrètement, la plateforme doit offrir un point d’accès aux différents services du département. Les usagers pourront notamment effectuer certaines démarches liées aux agréments, rechercher des conseils techniques, s’informer sur les programmes d’appui et faciliter leur mise en relation avec des spécialistes de l’élevage.

Cette démarche vise à réduire les contraintes liées aux procédures administratives et à améliorer les relations entre les services publics et les professionnels. Son efficacité dépendra toutefois de la capacité du dispositif à traiter les demandes dans des délais raisonnables et à apporter des réponses adaptées aux besoins des usagers.

Au-delà de la dématérialisation des procédures, NGAYNAAKO est également présenté comme un outil de collecte d’informations et d’aide à la décision.

Le ministre a insisté sur l’importance de disposer de données accessibles et actualisées pour mieux orienter l’action publique.

« C’est d’avoir aussi de l’information en temps réel. C’est aussi un moyen pour nous, décideurs, de collecter de la donnée pour mieux motiver nos décisions, mieux motiver nos politiques publiques », a précisé Alpha Bacar Barry.

La centralisation des informations pourrait ainsi permettre au département de mieux cerner les besoins des professionnels, de suivre certaines demandes et de disposer d’éléments utiles à la conception de ses programmes.

Pour autant, les bénéfices attendus dépendront notamment de la qualité des données recueillies, de leur actualisation et de leur exploitation effective dans la prise de décision.

L’accès à Internet demeure un défi pour certains usagers, notamment dans les zones rurales. Une contrainte que le ministère dit prendre en compte dans le développement de son dispositif numérique.

Alpha Bacar Barry a ainsi évoqué la possibilité de mettre en place une version fonctionnant sans connexion Internet permanente.

« Il y a également une version offline qui pourrait être mise en place afin que quelqu’un reçoive des informations par SMS ou qu’il puisse utiliser l’application sans avoir à se connecter sur Internet », a-t-il indiqué.

Une telle évolution pourrait élargir l’accès aux services numériques, particulièrement pour les éleveurs qui ne disposent pas toujours d’une connexion stable ou des moyens nécessaires pour utiliser régulièrement Internet.

Le ministre a toutefois présenté cette fonctionnalité comme une possibilité à développer. Sa mise en œuvre effective reste donc à concrétiser. Elle constituera un enjeu important pour garantir que la modernisation numérique profite aussi aux professionnels les plus éloignés des centres urbains.

La protection des informations échangées sur la plateforme constitue un autre enjeu soulevé lors de son lancement.

Sur cette question, le ministre de l’Élevage a assuré que le dispositif s’appuie sur des plateformes répondant à des normes de sécurité et sur des mécanismes de surveillance des interactions.

« Sur l’aspect sécuritaire, on est sur des plateformes qui sont normalisées, qui répondent à des normes de sécurité bien claires. On a aussi, en termes de cybersécurité, derrière tous ces outils-là, des mécanismes pour détecter s’il y a une interaction alertée. Ce sont des données protégées, accessibles à partir également du ministère », a-t-il affirmé.

Ces garanties annoncées visent à rassurer les futurs utilisateurs sur la protection de leurs informations. Leur portée devra néanmoins s’apprécier à travers les mesures techniques effectivement déployées, les modalités de gestion des données et la capacité du dispositif à prévenir les risques liés à la cybersécurité.

Du côté des acteurs du secteur, le lancement de NGAYNAAKO suscite de l’espoir. Le président de la Fédération interprofessionnelle bétail-viande, Yassine Bah, y voit une réponse potentielle aux lourdeurs administratives auxquelles les professionnels sont régulièrement confrontés.

« Écoutez, nous pouvons nous en réjouir, connaissant la lourdeur administrative en Guinée. Si aujourd’hui on a la possibilité, à travers une plateforme, de faire nos demandes et d’avoir des délais précis sur cette plateforme, on pourra être répondu, on pourra faire le suivi de nos dossiers. Nous pouvons nous en réjouir et remercier le ministère pour cette innovation, puisque j’appelle ça innovation », a-t-il déclaré.

Pour les professionnels, la possibilité de déposer des demandes, de connaître les délais de traitement et de suivre l’évolution de leurs dossiers représente une avancée attendue. La concrétisation de ces avantages sera toutefois déterminante pour mesurer l’apport réel de la plateforme dans leurs activités quotidiennes.

Yassine Bah a également souligné la portée symbolique de cette initiative pour un secteur qu’il estime longtemps resté en marge des priorités.

« Connaissant le secteur de l’élevage, qui longtemps a été marginalisé, a été dans l’abandon, aujourd’hui on voit ces innovations dans ce secteur. Nous nous en réjouissons et nous en remercions le ministère », a-t-il affirmé.

Mais pour le président de la Fédération interprofessionnelle bétail-viande, le lancement officiel ne constitue qu’une première étape. Il insiste sur la nécessité de garantir la continuité du service et d’éviter que la plateforme ne perde son utilité après les premiers mois d’utilisation.

« Nous appelons à la pérennisation de la chose. C’est ce que j’ai dit tout à l’heure : certes, il y a eu le lancement aujourd’hui, mais il faut que ça soit pérenne, que ça ne soit pas juste quelque chose qui va rester là quelques mois et après ça va disparaître. Donc, nous espérons que la plateforme puisse être pérenne et qu’elle puisse servir les acteurs », a-t-il souligné.

Cet appel met en évidence l’une des principales conditions de réussite de NGAYNAAKO : au-delà de sa disponibilité technique, la plateforme devra s’inscrire dans la durée, assurer un traitement régulier des demandes et proposer un accompagnement adapté aux utilisateurs.

Avec NGAYNAAKO, le ministère de l’Élevage affiche sa volonté d’engager davantage son administration dans la transformation numérique. La plateforme porte une promesse claire : faciliter les démarches, rapprocher les services des professionnels et améliorer la disponibilité des informations nécessaires au développement du secteur.

Cependant, l’annonce de cette innovation ne suffira pas, à elle seule, à transformer les pratiques administratives. L’appropriation de l’outil par les éleveurs, son accessibilité dans les zones rurales, la fiabilité des informations diffusées et la régularité du traitement des dossiers seront autant de critères permettant d’en apprécier les résultats.

Le défi sera donc de traduire les ambitions affichées en avantages concrets pour les usagers. C’est à l’épreuve du terrain, dans la qualité du service rendu et dans sa continuité, que NGAYNAAKO pourra démontrer sa capacité à devenir un véritable levier de modernisation de l’élevage en Guinée.

Salif Camara pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
66636
Kindia : 1 667 candidats à l’assaut des postes de santé, un concours placé sous le signe du numérique https://planete7.info/kindia-1-667-candidats-a-lassaut-des-postes-de-sante-un-concours-place-sous-le-signe-du-numerique/ Wed, 21 Oct 2026 15:40:40 +0000 https://planete7.info/?p=66576 Le concours de recrutement des agents de santé à la Fonction publique a débuté ce mercredi 21 octobre 2026 à Kindia. Au total, 1 667 candidats sont répartis dans trois centres de la région administrative, avec l’ambition de décrocher l’une des 4 500 places ouvertes à l’échelle nationale. Particularité de cette édition : les épreuves […]]]>

Le concours de recrutement des agents de santé à la Fonction publique a débuté ce mercredi 21 octobre 2026 à Kindia. Au total, 1 667 candidats sont répartis dans trois centres de la région administrative, avec l’ambition de décrocher l’une des 4 500 places ouvertes à l’échelle nationale. Particularité de cette édition : les épreuves se déroulent sur des tablettes numériques, un dispositif présenté par les autorités comme un moyen de renforcer la transparence et de garantir un recrutement fondé sur le mérite.

À Kindia, le recrutement des futurs agents de santé a pris une dimension numérique. Dès 9 heures, ce mercredi, les premiers candidats aux formations de brevet de technicien supérieur (BTS) et de brevet de technicien (BT) ont entamé les épreuves dans l’unique centre de la préfecture. Dans les salles, les compositions se sont déroulées dans le calme, sous la supervision des équipes chargées d’assurer le bon déroulement du concours.

Répartis entre Kindia, Coyah et Dubréka, les candidats de la région administrative se disputent une partie des 4 500 places disponibles au niveau national. Pour les responsables de l’organisation, l’objectif est de sélectionner les profils les plus aptes à intégrer les formations préparant aux métiers de la santé.

Inspecteur régional de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique de Kindia, Seydou Condé insiste sur la nécessité de faire prévaloir le mérite dans le processus de sélection.

« Nous avons eu des milliers de candidats au compte de la région, répartis dans trois préfectures, à savoir Kindia, Coyah et Dubréka. Pour le moment, les statistiques ne sont pas encore disponibles. Toutefois, nous espérons sélectionner les meilleurs, car un concours repose sur le principe du mérite », explique-t-il.

Au-delà de la sélection, cette édition se distingue par la dématérialisation des épreuves et de leur correction. Pour les autorités éducatives, le recours aux tablettes doit contribuer à limiter les risques de manipulation et à renforcer la crédibilité du processus.

« Cette année, le concours est marqué par la digitalisation. Vous savez que la santé ne s’improvise pas. Nous voulons de la qualité, et qui parle de qualité parle forcément de personnes qualifiées. C’est pourquoi nous avons digitalisé tout le système, depuis les tablettes qui contiennent les épreuves jusqu’à la correction. Tout est dématérialisé afin de garantir la transparence », précise Seydou Condé.

Pour cette première journée, les candidats sont évalués en français, en mathématiques et en biologie. Les compositions se déroulent de 9 heures à 16 heures, selon le calendrier présenté par les responsables du concours.

Coordinateur régional des concours d’accès, Sékou Joe Sylla souligne que la sélection repose également sur les exigences propres aux professions de santé. Selon lui, la réduction du nombre de candidats présents dans les centres s’inscrit dans une volonté de privilégier les compétences nécessaires à ces métiers.

« La particularité de ce concours, comme vous avez pu le constater, est qu’il y a moins de candidats présents sur les sites. Le nombre de candidats a été réduit, car les métiers de la santé exigent des compétences particulières. Il s’agit de sélectionner les meilleurs parmi les postulants », indique-t-il.

Le passage aux épreuves numériques nécessite toutefois une procédure précise. Avant de commencer, chaque candidat doit saisir son numéro d’identification nationale (INA) et les références de son procès-verbal (PV), puis vérifier et valider ses informations personnelles. Ce n’est qu’après ces étapes qu’il peut accéder aux sujets.

Afin de prévenir les éventuelles difficultés techniques, des dispositions d’assistance ont été prévues. L’Institut national de la statistique (INS) apporte notamment son appui au dispositif mis en place pour le déroulement des épreuves.

Le concours se poursuit sur deux jours. Après les candidats aux formations de BTS et de BT, qui composent ce mercredi, ceux des ATS, les agents techniciens de santé, sont attendus dans les centres le jeudi 22 octobre.

Présent à la cérémonie de lancement au nom du gouverneur de la région administrative de Kindia, Mamadi Manténin, chef de cabinet du gouvernorat, a rappelé l’importance de ce recrutement pour répondre aux besoins en personnel des structures sanitaires.

Il a notamment évoqué le manque de professionnels qualifiés dans plusieurs localités, où les besoins concernent aussi bien les aides-infirmiers et les sages-femmes que les laborantins, les infirmiers et les médecins.

« Cette initiative répond aux besoins exprimés par nos communautés en aides-infirmiers, en sages-femmes et surtout en laborantins dans nos centres et postes de santé. Dans nos préfectures et sous-préfectures, nous avons besoin de médecins, d’infirmiers et de laborantins. C’est une politique que ce département accompagne conformément à la vision du chef de l’État », a-t-il déclaré.

Le représentant du gouverneur a également insisté sur l’impartialité attendue dans le traitement des candidatures. À ses yeux, le recours aux outils numériques doit permettre de renforcer la confiance dans les résultats et d’écarter les soupçons de favoritisme ou de corruption.

« Les jeunes qui seront retenus sont ceux qui le méritent réellement. Les candidats ne doivent s’en prendre à personne en cas d’échec. Les candidatures ont été traitées par une application, et les résultats suivront le même principe. Personne ne devrait accuser un chef de service d’avoir favorisé un candidat ou d’avoir reçu de l’argent pour permettre une admission », a-t-il martelé.

Il a, par ailleurs, encouragé les candidats à faire preuve de courage et de détermination, tout en saluant l’implication des responsables éducatifs et techniques mobilisés pour l’organisation du concours.

Au-delà des épreuves, ce recrutement représente un enjeu important pour le système de santé guinéen. Il s’agit, d’une part, d’identifier des candidats disposant des compétences requises pour exercer dans les différentes filières et, d’autre part, de contribuer au renforcement des ressources humaines des structures sanitaires.

À Kindia, Coyah et Dubréka, les candidats attendent désormais l’issue de cette sélection, qui doit les départager sur la base de leurs performances. Pour les autorités, la digitalisation constitue un levier destiné à renforcer la transparence du processus. Reste que la crédibilité du dispositif se mesurera aussi à la régularité de son application et à la publication de résultats conformes au mérite des candidats.

Sylla Ama, correspondant à Kindia pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
66576
Labé : sur la RN8, les travaux routiers inquiètent les riverains et les petits métiers https://planete7.info/labe-sur-la-rn8-les-travaux-routiers-inquietent-les-riverains-et-les-petits-metiers/ Wed, 21 Oct 2026 13:12:00 +0000 https://planete7.info/?p=66553 À Daka 2, les travaux de construction de la route nationale numéro 8 (RN8) s’accompagnent d’opérations de libération des emprises routières. Si le projet est salué par plusieurs acteurs locaux, les occupants des abords de la route redoutent les conséquences du chantier sur leurs activités, tandis que des interrogations émergent sur la protection des installations […]]]>

À Daka 2, les travaux de construction de la route nationale numéro 8 (RN8) s’accompagnent d’opérations de libération des emprises routières. Si le projet est salué par plusieurs acteurs locaux, les occupants des abords de la route redoutent les conséquences du chantier sur leurs activités, tandis que des interrogations émergent sur la protection des installations d’eau.

À Daka 2, dans la commune urbaine de Labé, la construction de la route nationale numéro 8 (RN8) suscite des réactions contrastées. Présentés comme nécessaires à la bonne exécution du projet, les travaux et les opérations de libération des emprises routières placent plusieurs riverains et travailleurs dans l’incertitude. Entre adhésion au projet d’aménagement et crainte de perdre temporairement leurs sources de revenus, les préoccupations se multiplient aux abords de cet axe.

Selon Diallo Mamadou Aliou, chef du quartier de Daka 2, les autorités locales ont été informées de la présence de l’entreprise chargée des travaux ainsi que de la mission de contrôle. Il précise que certaines personnes occupent une partie des emprises concernées et doivent libérer les lieux pour permettre aux équipes d’avancer.

Face à cette situation, les responsables du quartier disent privilégier la sensibilisation afin de faciliter le déroulement du chantier et de limiter les difficultés de circulation.

« Depuis que les opérations ont débuté, nous faisons de la sensibilisation de porte à porte pour demander aux gens de ne rien installer aux abords de la route et de libérer les emprises. Nous invitons également les usagers à emprunter les déviations mises en place », explique le chef de quartier, qui appelle les populations à faire preuve de patience jusqu’à la fin des travaux.

Au-delà de la libération des emprises, le chantier soulève des préoccupations concernant la préservation des installations existantes. Mamadou Saliou Diallo, plombier à la Société des eaux de Guinée (SEG), affirme que son équipe a été sollicitée pour intervenir sur des installations endommagées lors des travaux.

Il déplore notamment un manque de coordination préalable avec les services chargés de la gestion de ces équipements.

« Avant d’effectuer les travaux ici, l’entreprise aurait dû nous contacter pour que nous intervenions et protégions les installations. Cela n’a pas été fait. C’est après l’incident que nous sommes venus réparer les dégâts », déplore-t-il.

Ce témoignage met en évidence les difficultés de coordination que peuvent entraîner les travaux sur des infrastructures déjà en place. Pour les acteurs concernés, une meilleure concertation entre l’entreprise exécutante et les services techniques apparaît essentielle pour prévenir d’éventuels dommages supplémentaires.

Si la construction de la RN8 représente un enjeu important pour l’amélioration des infrastructures routières, ses répercussions économiques préoccupent également les travailleurs installés le long de l’axe. Pour plusieurs d’entre eux, la libération des emprises pourrait entraîner un déplacement temporaire, voire une interruption de leurs activités.

Mamadou Diaby, maître laveur, s’inquiète particulièrement de la situation de ses apprentis, dont les revenus dépendent de ce métier. S’il dispose d’une autre activité dans le transport, il redoute les difficultés auxquelles ses apprentis pourraient être confrontés.

« Quand les travaux commenceront de ce côté, ce sont mes apprentis qui m’inquiéteront, parce qu’ils n’ont pas d’autres métiers. Quant à moi, j’exerce également le métier de transporteur », confie-t-il.

Le même sentiment est partagé par Amadou Korka, vulgarisateur. Favorable au projet routier, il craint néanmoins que les travaux ne compromettent momentanément l’exercice de sa profession.

« Nous sommes très contents de cette initiative, mais elle risque de paralyser nos activités, car nous serons obligés de quitter les lieux pour permettre aux équipes de travailler », souligne-t-il.

Ces inquiétudes illustrent le dilemme auquel sont confrontés plusieurs travailleurs : soutenir un projet susceptible d’améliorer les conditions de circulation tout en cherchant à préserver des activités qui constituent leur principale source de revenus.

Pour Maître Saidou, mécanicien installé dans la zone, les informations communiquées sur le périmètre des travaux n’auraient pas permis de mesurer pleinement les conséquences du chantier sur son activité. Il affirme que les travailleurs avaient compris que les interventions ne concerneraient pas directement leur zone d’installation.

« Ils nous avaient avertis, mais la manière dont l’information nous a été communiquée nous a laissés perplexes. On nous avait dit que les travaux n’atteindraient pas la zone où nous sommes installés. Avec les engins de chantier, il nous sera désormais difficile de travailler ici », explique-t-il.

Son témoignage soulève la question de la clarté des informations transmises aux personnes concernées, notamment celles dont les activités risquent d’être affectées par l’évolution du chantier.

À Daka 2, les travaux de la RN8 mettent ainsi en évidence les défis qui accompagnent la réalisation des infrastructures routières en milieu habité. D’un côté, la libération des emprises est présentée comme une condition nécessaire à la progression du chantier. De l’autre, les riverains et les petits travailleurs s’interrogent sur les conséquences économiques de leur déplacement et sur la protection des installations existantes.

Alors que les opérations se poursuivent, les personnes concernées espèrent une meilleure coordination entre les différents intervenants, une communication plus claire sur l’évolution des travaux et des mesures permettant de limiter les perturbations de leurs activités.

L’enjeu est désormais de concilier l’avancement du projet routier avec la prise en compte des préoccupations de ceux qui vivent et travaillent quotidiennement le long de cet axe.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info

Contact Planete7.info : 624045895/625214852

Planete7guinee@gmail.com

]]>
66553