SOCIÉTÉ – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Sat, 23 May 2026 15:57:39 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg SOCIÉTÉ – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Sénégal : la rupture entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko secoue durablement la scène politique https://planete7.info/senegal-la-rupture-entre-bassirou-diomaye-faye-et-ousmane-sonko-secoue-durablement-la-scene-politique/ Sat, 23 May 2026 15:51:09 +0000 https://planete7.info/?p=56106 Le Sénégal traverse une nouvelle séquence politique marquée par de fortes tensions au sommet de l’État. Longtemps présentés comme les figures complémentaires d’un même projet de rupture, le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié Ousmane Sonko semblent désormais engagés dans une séparation politique aux conséquences potentiellement majeures pour l’avenir du pouvoir sénégalais. À […]]]>

Le Sénégal traverse une nouvelle séquence politique marquée par de fortes tensions au sommet de l’État. Longtemps présentés comme les figures complémentaires d’un même projet de rupture, le président Bassirou Diomaye Faye et son ancien allié Ousmane Sonko semblent désormais engagés dans une séparation politique aux conséquences potentiellement majeures pour l’avenir du pouvoir sénégalais.

À Dakar comme dans plusieurs capitales africaines, l’évolution des relations entre les deux hommes alimente analyses, spéculations et inquiétudes. Celui qui apparaissait comme le principal artisan de l’ascension politique de Bassirou Diomaye Faye en 2024 se retrouve progressivement éloigné du premier cercle du pouvoir, signe d’un profond bouleversement des équilibres internes.

Durant la campagne présidentielle, les deux dirigeants avaient incarné l’image d’un tandem soudé, porté par un discours de rupture, de souveraineté et de refondation institutionnelle. Leur alliance avait suscité un immense espoir auprès d’une large frange de la jeunesse sénégalaise, mais également au sein de plusieurs opinions publiques africaines en quête d’alternatives politiques.

Cependant, derrière cette unité affichée, des divergences stratégiques et des tensions de leadership semblaient déjà émerger. Avec l’exercice du pouvoir, les rapports de force se sont progressivement redessinés, jusqu’à faire apparaître au grand jour une fracture désormais difficile à dissimuler.

Entre ambitions politiques, gestion de l’appareil d’État et affirmation d’autorité, les relations entre les deux figures centrales du projet politique sénégalais se sont nettement détériorées. Cette rupture ouvre une période d’incertitude pour la majorité au pouvoir et soulève de nombreuses interrogations sur la stabilité du mouvement qui avait porté la promesse du changement.

Dans les rues de Dakar, de nombreux citoyens expriment leur préoccupation face à cette crise politique naissante. Certains redoutent un affaiblissement du pouvoir exécutif, tandis que d’autres craignent une recomposition politique susceptible de raviver les tensions dans un contexte déjà sensible.

Pour plusieurs analystes, cette situation illustre une constante des régimes politiques contemporains : l’accession au pouvoir modifie profondément les alliances, redistribue les influences et transforme les rapports entre anciens compagnons de lutte. Au sommet de l’État, les équilibres demeurent souvent fragiles, surtout lorsque plusieurs figures fortes coexistent autour d’un même projet politique.

Alors que le Sénégal était récemment présenté comme l’un des symboles du renouveau démocratique en Afrique de l’Ouest, l’évolution de cette crise sera suivie avec une attention particulière à travers le continent. Les prochains mois pourraient être déterminants pour l’avenir politique du pays et pour la solidité du pouvoir issu de l’alternance de 2024.

 

Antoine Neima pour Planete7.info

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Tabaski 2026 : le Ministère de l’Élevage met sur le marché des moutons subventionnés dans plusieurs préfectures https://planete7.info/tabaski-2026-le-ministere-de-lelevage-met-sur-le-marche-des-moutons-subventionnes-dans-plusieurs-prefectures/ Sat, 23 May 2026 11:38:53 +0000 https://planete7.info/?p=56094 À l’approche de la Tabaski 2026, le Ministère de l’Élevage, en collaboration avec 55 éleveurs locaux, a lancé une opération spéciale de vente de moutons à prix réduits. Au total, 1 500 têtes sont proposées aux populations avec une baisse de 25 % par rapport aux tarifs habituellement pratiqués sur le marché. Cette phase pilote, […]]]>

À l’approche de la Tabaski 2026, le Ministère de l’Élevage, en collaboration avec 55 éleveurs locaux, a lancé une opération spéciale de vente de moutons à prix réduits. Au total, 1 500 têtes sont proposées aux populations avec une baisse de 25 % par rapport aux tarifs habituellement pratiqués sur le marché.

Cette phase pilote, déployée dans plusieurs préfectures du pays, a pour objectif de faciliter l’accès des ménages aux moutons de Tabaski tout en soutenant les éleveurs locaux.

Ci-dessous le communiqué du ministère :

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Kankan : un jeune aurait perdu la vie lors d’affrontements à Dar-es-Salam https://planete7.info/kankan-un-jeune-aurait-perdu-la-vie-lors-daffrontements-a-dar-es-salam/ Sat, 23 May 2026 10:44:10 +0000 https://planete7.info/?p=56081 La tension est montée d’un cran ce vendredi 22 mai 2026 dans le quartier Dar-es-Salam, situé dans la commune urbaine de Kankan, où de violents affrontements ont éclaté entre des jeunes et les forces de sécurité. Les heurts, marqués par des jets de pierres, des mouvements de foule et l’usage de gaz lacrymogènes, auraient coûté […]]]>

La tension est montée d’un cran ce vendredi 22 mai 2026 dans le quartier Dar-es-Salam, situé dans la commune urbaine de Kankan, où de violents affrontements ont éclaté entre des jeunes et les forces de sécurité. Les heurts, marqués par des jets de pierres, des mouvements de foule et l’usage de gaz lacrymogènes, auraient coûté la vie à un jeune homme, selon plusieurs témoignages recueillis sur place.

D’après des habitants du quartier, l’incident serait parti d’une course-poursuite impliquant un jeune présenté comme étant en conflit avec des créanciers. Dans des circonstances encore non élucidées, celui-ci aurait été violemment percuté par un véhicule des forces de sécurité alors qu’il tentait de prendre la fuite.

« Même si les accusations portées contre lui étaient fondées, cela ne devrait pas se terminer de cette manière », a confié Alpha Touré, témoin des événements, visiblement choqué par la scène.

Après le drame, la colère a rapidement gagné plusieurs jeunes du quartier, provoquant des affrontements avec les agents déployés sur les lieux. Des barricades auraient été érigées par endroits, tandis que les forces de l’ordre tentaient de disperser les manifestants à coups de gaz lacrymogènes.

À ce stade, aucune communication officielle n’a encore été faite par les autorités administratives ou sécuritaires de Kankan. Les circonstances exactes de la mort du jeune homme demeurent donc incertaines, alors que plusieurs versions continuent de circuler au sein de la population.

Cet incident ravive une nouvelle fois les tensions dans certains quartiers de Kankan et relance les interrogations sur les méthodes d’intervention des forces de sécurité lors des opérations de maintien de l’ordre. Une enquête ainsi que des clarifications officielles sont vivement attendues afin d’établir les responsabilités et d’apaiser les esprits.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Tabaski 2026 à Labé : entre flambée des prix et inquiétudes des ménages, le marché à bétail sous pression https://planete7.info/tabaski-2026-a-labe-entre-flambee-des-prix-et-inquietudes-des-menages-le-marche-a-betail-sous-pression/ Thu, 21 May 2026 18:38:45 +0000 https://planete7.info/?p=55968 À quelques semaines de la célébration de la Tabaski, les marchés à bétail de la commune urbaine de Labé retrouvent progressivement leur animation habituelle. Dans les différents points de vente visités par notre rédaction, vendeurs, commerçants et acheteurs s’activent déjà autour des négociations. Mais cette année, un constat s’impose : le prix des moutons connaît […]]]>

À quelques semaines de la célébration de la Tabaski, les marchés à bétail de la commune urbaine de Labé retrouvent progressivement leur animation habituelle. Dans les différents points de vente visités par notre rédaction, vendeurs, commerçants et acheteurs s’activent déjà autour des négociations. Mais cette année, un constat s’impose : le prix des moutons connaît une hausse notable, suscitant de vives préoccupations chez de nombreuses familles.

Sous les hangars et au milieu des enclos bondés d’animaux, les vendeurs affichent des tarifs jugés élevés par plusieurs clients. Selon les professionnels du secteur, cette augmentation s’explique notamment par la qualité des bêtes proposées, les coûts liés au transport ainsi que la forte demande observée à l’approche de la fête.

Présent sur le marché depuis plus de trois décennies, Mamadou Diouldé Bah, responsable de vente de bétail, affirme que les prix varient selon la taille et l’état des moutons.

« Les prix dépendent des besoins et des moyens des clients. Certains moutons coûtent deux millions, d’autres peuvent aller jusqu’à deux millions cinq cent mille francs guinéens. Cela fait trente ans que nous exerçons cette activité. Petit à petit, les clients commencent à venir. Nous demandons simplement à chacun d’acheter selon ses capacités », explique-t-il.

Du côté des acheteurs, l’inquiétude est palpable. Beaucoup dénoncent une augmentation importante des prix comparativement aux années précédentes. Venue de Koubia pour acheter un mouton destiné à son père, Mariame Barry raconte les difficultés rencontrées cette année.

Habituée à se rendre au Mali pour effectuer cet achat à moindre coût, elle explique avoir changé de destination faute de disponibilité.

« Habituellement, nous achetons nos moutons au Mali, mais cette fois-ci nous n’avons pas pu en trouver là-bas. Je suis donc venue à Labé. Les prix sont vraiment élevés. Un mouton nous a été proposé à cinq millions de francs guinéens et, après négociation, nous avons finalement réussi à l’obtenir à quatre millions. L’année dernière, avec ce même montant, nous pouvions avoir un animal beaucoup plus grand », témoigne-t-elle.

Même constat chez certains commerçants présents sur le marché. Mamadou Cellou Baldé estime que les prix connaissent cette année une hausse inhabituelle, même si certains animaux restent accessibles selon leur qualité.

« Les prix ne sont jamais fixes pendant la période de Tabaski. Certains moutons sont très chers, d’autres plus abordables. Mais cette année, il faut reconnaître que les tarifs ont considérablement augmenté par rapport à l’an dernier », souligne-t-il.

Malgré cette situation, les vendeurs gardent l’espoir de réaliser de bonnes affaires durant cette période de forte affluence. Toutefois, pour de nombreux ménages, cette flambée des prix risque de compliquer davantage les préparatifs de la fête, dans un contexte économique déjà marqué par la baisse du pouvoir d’achat.

À Labé, comme dans plusieurs villes du pays, la Tabaski 2026 s’annonce ainsi sous le signe des sacrifices… aussi bien religieux qu’économiques.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info

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Tabaski 2026 à N’Zérékoré : entre crise de liquidité et flambée des prix, le marché à bétail tourne au ralenti https://planete7.info/tabaski-2026-a-nzerekore-entre-crise-de-liquidite-et-flambee-des-prix-le-marche-a-betail-tourne-au-ralenti/ Thu, 21 May 2026 18:13:48 +0000 https://planete7.info/?p=55963 À l’approche de la fête de Tabaski, l’effervescence habituelle peine encore à gagner le parc à bétail du grand marché de N’Zérékoré. Pourtant bien approvisionné en moutons venus de plusieurs localités de la sous-région, le marché fonctionne au ralenti cette année. En cause : la crise de liquidité persistante, les difficultés de retrait via Orange […]]]>

À l’approche de la fête de Tabaski, l’effervescence habituelle peine encore à gagner le parc à bétail du grand marché de N’Zérékoré. Pourtant bien approvisionné en moutons venus de plusieurs localités de la sous-région, le marché fonctionne au ralenti cette année. En cause : la crise de liquidité persistante, les difficultés de retrait via Orange Money, la baisse du pouvoir d’achat des ménages et l’augmentation des coûts de transport.

Ce mercredi 20 mai 2026, notre correspondant a fait le constat d’une activité économique morose au principal parc à bétail de la ville. Entre vendeurs préoccupés et acheteurs hésitants, tous décrivent une campagne de Tabaski particulièrement compliquée.

Chef du parc à bétail et vendeur de moutons, Mory Keïta, surnommé « Big Boy », explique que malgré quelques ventes enregistrées, le marché reste loin des grandes affluences observées les années précédentes.

« Le marché est difficile cette année. Beaucoup de clients n’ont pas de liquidités. Ils effectuent des paiements par Orange Money, mais nous avons d’énormes difficultés pour retirer l’argent. Cela complique sérieusement nos activités », déplore-t-il.

Selon lui, les prix connaissent également une hausse notable. Les moutons importés du Mali se négocient entre 2 500 000 et 4 000 000 de francs guinéens, tandis que les moutons locaux coûtent entre 1 300 000 et 2 000 000 GNF.

Une augmentation qu’il justifie par la qualité des animaux, mais aussi par la flambée des frais de transport et des charges liées à l’acheminement du bétail jusqu’à N’Zérékoré.

Dans les rangs des commerçants, l’inquiétude est palpable. Plusieurs vendeurs affirment avoir investi d’importantes sommes pour approvisionner le marché, sans pour autant voir affluer les clients.

C’est le cas de Djiba Soumaoro, vendeur de moutons, qui s’approvisionne notamment à Sinkô, Samana et Bamako avant de revendre ses bêtes dans la capitale forestière.

« Depuis le début des ventes pour la Tabaski, les clients ne viennent pas comme avant. Beaucoup se tournent vers les bœufs qu’ils jugent plus rentables que les moutons devenus trop chers », explique-t-il.

Face à cette situation, il appelle les autorités à prendre des mesures pour alléger les difficultés rencontrées aussi bien par les commerçants que par les consommateurs à l’approche de la fête.

Malgré les critiques sur la cherté des animaux, certains vendeurs estiment toutefois que le principal problème réside moins dans les prix que dans l’attentisme des acheteurs.

Vendeur au même parc à bétail, Lancinet Bérété affirme que les stocks disponibles sont largement suffisants pour satisfaire la demande.

« Beaucoup de personnes préfèrent attendre les deux ou trois derniers jours avant la fête pour acheter leurs moutons. Certains craignent les vols, d’autres veulent éviter les dépenses liées à l’entretien des animaux avant la Tabaski », indique-t-il.

Avant d’ajouter : « Nous demandons aux clients de venir acheter dès maintenant parce que nous aussi avons des charges familiales et des dépenses à gérer pour la fête. »

Du côté des acheteurs, le constat est tout aussi alarmant. Plusieurs citoyens rencontrés sur place dénoncent une conjoncture économique difficile marquée par la rareté de l’argent liquide et la hausse généralisée des prix des denrées et services.

À quelques jours de la célébration de l’Aïd el-Kébir, le marché à bétail de N’Zérékoré reflète ainsi les difficultés économiques auxquelles sont confrontés de nombreux ménages guinéens. Entre vendeurs sous pression et consommateurs fragilisés, la Tabaski 2026 s’annonce particulièrement éprouvante pour plusieurs familles de la région forestière.

Pépé Blaise Thea, correspondant à Nzérékoré pour Planete7.info

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Université de Kindia : l’étudiant Mamadou Siré Bah meurt par noyade, ses parents racontent la douleur d’une famille brisée https://planete7.info/universite-de-kindia-letudiant-mamadou-sire-bah-meurt-par-noyade-ses-parents-racontent-la-douleur-dune-famille-brisee/ Thu, 21 May 2026 08:57:41 +0000 https://planete7.info/?p=55897 La communauté universitaire de Kindia est en deuil. Mamadou Siré Bah, étudiant en licence 2 Banque et Assurance à l’Université de Kindia, est décédé par noyade dans une piscine dans la soirée du mardi 19 mai 2026. Âgé de 21 ans, le jeune homme laisse derrière lui une famille anéantie, des camarades sous le choc […]]]>

La communauté universitaire de Kindia est en deuil. Mamadou Siré Bah, étudiant en licence 2 Banque et Assurance à l’Université de Kindia, est décédé par noyade dans une piscine dans la soirée du mardi 19 mai 2026. Âgé de 21 ans, le jeune homme laisse derrière lui une famille anéantie, des camarades sous le choc et le souvenir d’un étudiant décrit comme sérieux, respectueux et porteur d’espoir.

Dans la concession familiale, l’émotion reste vive. Entre larmes, silences et incompréhension, les parents du défunt peinent encore à accepter la disparition brutale de celui qu’ils considéraient comme le pilier de demain.

Sa mère, Djamilatou Bah, enseignante de français, évoque avec une immense douleur la relation particulière qu’elle entretenait avec son fils.

« Ce n’était pas seulement mon enfant, c’était mon confident. Il connaissait tous mes secrets. Malgré qu’il soit un garçon, c’est à lui que je me confiais souvent. Je ne pensais jamais vivre un tel drame », confie-t-elle, la voix nouée par l’émotion.

Elle explique que Mamadou Siré représentait beaucoup plus qu’un simple fils pour la famille : il incarnait un espoir construit au fil des années de sacrifices et d’efforts.

« Je l’ai élevé, accompagné et soutenu dans ses études avec l’espoir qu’il puisse un jour aider la famille. Je savais qu’il arrivait presque à la fin de son parcours universitaire. C’était un garçon respectueux, travailleur et il ne m’a jamais fait souffrir », ajoute-t-elle.

Très éprouvée, la mère du défunt appelle également les proches, amis et camarades de son fils à prier pour lui et à lui pardonner d’éventuelles fautes.

« Tout ce que je demande aujourd’hui, c’est qu’on prie pour lui et qu’on ne l’oublie pas dans les invocations. Que Dieu lui accorde le paradis », lance-t-elle, en pleurs.

Elle raconte aussi les échanges réguliers qu’elle entretenait avec son fils, venu à Kindia uniquement pour poursuivre ses études.

« Nous nous appelions constamment. Quand l’un oubliait quelque chose, l’autre rappelait aussitôt. Aujourd’hui, en voyant toute cette mobilisation autour de lui, je comprends qu’il était entouré de bonnes personnes et qu’il faisait du bien autour de lui », témoigne-t-elle.

Le père de Mamadou Siré Bah, lui aussi profondément affecté, est revenu sur les derniers instants d’échange avec son fils, quelques heures avant le drame.

« Mardi vers 17 heures, il m’a appelé pendant que j’étais à la prière. À mon retour, je l’ai rappelé. Il m’a expliqué qu’ils avaient des cours intensifs à l’université parce que l’année académique touche à sa fin. Nous avons également parlé de son transport et je lui ai envoyé de l’argent dans la soirée. Il était content, et moi aussi », raconte-t-il avec émotion.

Selon lui, le jeune étudiant avait également échangé avec plusieurs membres de la famille au cours de la journée, notamment sa mère et son tuteur à Kindia.

Mais quelques heures plus tard, la famille reçoit un appel bouleversant.

« Vers 21 heures, un de ses amis a appelé ma femme pour lui annoncer que Mamadou Siré n’était plus avant de raccrocher immédiatement », explique son père.

Face à cette annonce brutale, les proches entreprennent rapidement des vérifications auprès de l’hôpital.

« J’ai aussitôt contacté son tuteur à Kindia. Même s’il se trouvait à Conakry, il a demandé à une proche de se rendre à l’hôpital. C’est ainsi que le décès de mon fils a été confirmé », précise-t-il.

Né le 26 octobre 2004, Mamadou Siré Bah avait 21 ans. Sa disparition tragique suscite une vive émotion au sein de l’Université de Kindia où plusieurs étudiants et connaissances saluent la mémoire d’un jeune homme calme, ambitieux et apprécié de son entourage.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Kindia : flambée des prix du bétail à l’approche de la Tabaski, entre rareté et pressions économiques https://planete7.info/kindia-flambee-des-prix-du-betail-a-lapproche-de-la-tabaski-entre-rarete-et-pressions-economiques/ Wed, 20 May 2026 18:25:15 +0000 https://planete7.info/?p=55866 À quelques jours de la fête de la Tabaski, le marché à bétail de Caravansérail, dans la commune urbaine de Kindia, est marqué par une hausse significative des prix des moutons et des bœufs. Une situation qui inquiète aussi bien les commerçants que les acheteurs, confrontés à une conjoncture jugée particulièrement difficile cette année. Dans […]]]>

À quelques jours de la fête de la Tabaski, le marché à bétail de Caravansérail, dans la commune urbaine de Kindia, est marqué par une hausse significative des prix des moutons et des bœufs. Une situation qui inquiète aussi bien les commerçants que les acheteurs, confrontés à une conjoncture jugée particulièrement difficile cette année.

Dans les allées du parc à bétail, l’ambiance est tendue. La hausse des prix s’explique principalement par la rareté des animaux sur le marché, aggravée par des maladies ayant touché les cheptels dans plusieurs zones d’approvisionnement. Les coûts de transport, les taxes, ainsi que les difficultés logistiques viennent accentuer cette pression sur les prix.

Selon le président des vendeurs du parc de Caravansérail, Mamadouba Sylla, les tarifs ont nettement évolué par rapport à l’année précédente : « Aujourd’hui, les moutons se vendent entre 3 et 4 millions de francs guinéens. Cette hausse est liée aux pertes causées par les maladies animales et à la rareté qui en découle », explique-t-il. Il précise également que les animaux importés notamment du Mali coûtent encore plus cher, dépassant parfois les 4 millions GNF pour les moutons, tandis que les bœufs oscillent entre 5 et 12 millions selon la taille et la qualité.

Au-delà des prix, les commerçants dénoncent aussi des conditions de travail difficiles sur le site. Manque d’eau, insuffisance de pâturage et absence d’aménagements adaptés compliquent davantage la gestion du marché, surtout en période de pluie où la boue et les eaux de ruissellement rendent l’accès difficile.

Un autre vendeur pointe également les effets indirects des tensions dans la sous-région, notamment à Bamako, l’un des principaux points d’approvisionnement. « La situation dans certaines zones d’achat impacte directement les prix ici. Tout cela contribue à la flambée actuelle », confie-t-il.

Du côté des acheteurs, la réalité est tout aussi préoccupante. Entre inflation des prix et multiplication des dépenses liées à la fête habillement, alimentation et charges familiales les ménages peinent à s’organiser. « J’ai finalement acheté un bœuf à 10 millions GNF, car les moutons sont devenus trop chers », témoigne Mohamed Sacko, visiblement contraint par la situation.

À Kindia, comme dans plusieurs autres localités du pays, la Tabaski s’annonce donc sous le signe de la tension économique, où le sacrifice religieux se heurte de plus en plus aux réalités du marché.

Sylla Ama,correspondant à Kindia pour Planete7.info

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Labé / Hadj 2026 : un pèlerin guinéen décède à La Mecque https://planete7.info/labe-hadj-2026-un-pelerin-guineen-decede-a-la-mecque/ Tue, 19 May 2026 17:25:24 +0000 https://planete7.info/?p=55773 Un pèlerin guinéen a trouvé la mort en Arabie saoudite alors qu’il accomplissait le Hadj 2026, l’un des piliers fondamentaux de l’islam. Il s’agit d’Elhadj Ibrahima Diallo, âgé d’environ 70 ans, originaire de Taran Mbaly, dans la préfecture de Labé. Il est décédé le lundi 18 mai 2026 à La Mecque, à la suite d’une […]]]>

Un pèlerin guinéen a trouvé la mort en Arabie saoudite alors qu’il accomplissait le Hadj 2026, l’un des piliers fondamentaux de l’islam. Il s’agit d’Elhadj Ibrahima Diallo, âgé d’environ 70 ans, originaire de Taran Mbaly, dans la préfecture de Labé. Il est décédé le lundi 18 mai 2026 à La Mecque, à la suite d’une courte maladie, selon des informations confirmées par ses proches.

D’après plusieurs témoignages recueillis auprès de compatriotes présents sur place, le défunt faisait partie d’un même convoi de pèlerins guinéens et partageait également la même chambre avec certains fidèles durant leur séjour à Médine, avant leur arrivée dans la ville sainte de La Mecque.

Joint par téléphone, Thierno Diouldé Diallo, un compagnon de voyage du défunt, a expliqué que l’état de santé d’Elhadj Ibrahima Diallo s’était progressivement dégradé après leur installation à La Mecque.

« Après notre arrivée, il a commencé à souffrir d’une grippe. Son état s’est ensuite aggravé. Il a d’abord été pris en charge par l’équipe médicale présente à l’hôtel avant d’être transféré dans une structure sanitaire, où il a malheureusement rendu l’âme », a-t-il relaté.

Selon les mêmes sources, le septuagénaire a été inhumé dans la soirée du lundi 18 mai en terre saoudienne, conformément aux prescriptions et rites islamiques réservés aux pèlerins décédés durant le Hadj.

La disparition d’Elhadj Ibrahima Diallo a provoqué une vive émotion au sein de sa famille, de ses proches ainsi que de la communauté guinéenne présente sur les lieux saints de l’islam. Le défunt laisse derrière lui deux épouses et plusieurs enfants.

Thierno Abdourahmane Diallo, correspondant à Labé pour Planete7.info

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Tabaski : la Chambre régionale du commerce de Kankan plaide pour un allègement du panier des ménages https://planete7.info/tabaski-la-chambre-regionale-du-commerce-de-kankan-plaide-pour-un-allegement-du-panier-des-menages/ Tue, 19 May 2026 00:35:28 +0000 https://planete7.info/?p=55740 À l’approche de la fête de Tabaski, la question de la hausse des prix des denrées alimentaires continue de préoccuper de nombreux ménages guinéens. À Kankan, le président de la Chambre régionale du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Abdoulaye Kaba, a lancé un appel pressant aux commerçants afin qu’ils contribuent à alléger les charges […]]]>

À l’approche de la fête de Tabaski, la question de la hausse des prix des denrées alimentaires continue de préoccuper de nombreux ménages guinéens. À Kankan, le président de la Chambre régionale du commerce, de l’industrie et de l’artisanat, Abdoulaye Kaba, a lancé un appel pressant aux commerçants afin qu’ils contribuent à alléger les charges des familles en cette période de forte consommation.

Rencontré ce lundi 18 mai 2026 à son domicile, le responsable régional du commerce a invité les opérateurs économiques à faire preuve de responsabilité et de solidarité envers les populations, rappelant les efforts consentis par les autorités pour soutenir les acteurs du secteur commercial.

Selon lui, les facilités accordées par le gouvernement aux commerçants doivent avoir un impact direct sur le coût de la vie des citoyens, particulièrement à l’approche des grandes célébrations religieuses.

« Nous demandons aux commerçants d’avoir de la compassion pour la population guinéenne. Les avantages accordés par l’État visent à permettre aux citoyens de mieux vivre. Nos anciens ne faisaient pas du commerce uniquement pour le profit. L’islam lui-même valorise le commerce honnête et équitable. Faire des prix accessibles apporte non seulement des bénéfices, mais également des bénédictions », a déclaré Abdoulaye Kaba.

Le président de la Chambre régionale du commerce a également mis en garde contre toute spéculation sur les prix des produits de première nécessité. Il assure que des mesures pourraient être prises contre les commerçants ne respectant pas les tarifs conventionnels fixés.

« Lorsqu’un cas de hausse abusive est signalé, nous privilégions d’abord le dialogue afin de comprendre l’origine du problème. Le commerçant concerné peut être convoqué au bureau régional, tout comme son fournisseur si nécessaire. Mais en cas de refus de collaboration, les dispositions prévues par la loi seront appliquées », a-t-il averti.

À quelques jours de la Tabaski, de nombreux consommateurs espèrent une stabilisation des prix sur les marchés afin de pouvoir célébrer la fête dans des conditions plus sereines.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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ELLES’COACHING | Spécial Élections : derrière les chiffres des législatives 2026, le combat pour un leadership féminin plus fort https://planete7.info/ellescoaching-special-elections-derriere-les-chiffres-des-legislatives-2026-le-combat-pour-un-leadership-feminin-plus-fort/ Mon, 18 May 2026 16:18:24 +0000 https://planete7.info/?p=55713 À l’approche des élections législatives du 31 mai 2026, le programme ELLES’COACHING | Spécial Élections met en lumière une réalité politique majeure : la présence des femmes dans les compétitions électorales progresse en Guinée, mais les inégalités de représentation restent encore profondes. À travers une analyse des données officielles de la Direction Générale des Élections […]]]>

À l’approche des élections législatives du 31 mai 2026, le programme ELLES’COACHING | Spécial Élections met en lumière une réalité politique majeure : la présence des femmes dans les compétitions électorales progresse en Guinée, mais les inégalités de représentation restent encore profondes.

À travers une analyse des données officielles de la Direction Générale des Élections (DGE), basée sur la liste nationale provisoire des candidatures, l’initiative portée par ELLES’COACHING dresse un constat à la fois encourageant et interpellateur sur la participation politique des femmes.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes :

  • 517 femmes candidates retenues
  • 35 % de représentation féminine
  • 21 partis politiques analysés
  • 5 circonscriptions sans aucune femme candidate
  • 51 % des candidates ont moins de 40 ans

Pour les responsables du programme, ces statistiques traduisent l’émergence d’une nouvelle génération de femmes déterminées à investir les espaces de décision et à porter des ambitions politiques assumées.

Mais au-delà des avancées enregistrées, ELLES’COACHING | Spécial Élections souligne également les nombreux obstacles qui continuent de freiner l’accès des femmes aux responsabilités publiques.

Manque de réseaux d’influence, difficultés d’accès aux financements, faible visibilité politique, insuffisance de formation stratégique ou encore marginalisation des femmes issues des régions de l’intérieur du pays : autant de défis structurels qui limitent encore l’égalité des chances dans les compétitions électorales.

C’est précisément pour répondre à ces réalités que le programme ELLES’COACHING | Spécial Élections a été conçu.

Plus qu’une simple initiative de formation, le programme se présente comme un véritable cadre d’accompagnement stratégique destiné à préparer les femmes candidates aux exigences du terrain politique et électoral.

Son ambition est claire : Former. Outiller. Accompagner.

Former des femmes capables de construire une vision politique crédible.

Outiller des candidates avec des compétences concrètes en communication, leadership et stratégie électorale.

Accompagner des profils ambitieux vers des campagnes structurées, solides et impactantes.

À travers cette démarche, ELLES’COACHING entend transformer les candidatures féminines en véritables dynamiques de leadership et de gouvernance.

Pour les initiatrices du programme, les chiffres actuels révèlent une opportunité historique : celle de voir émerger une nouvelle génération de femmes leaders capables de participer activement à la transformation politique et institutionnelle du pays.

Mais cette ambition nécessite préparation et encadrement.

« Parce qu’une candidature ne s’improvise pas. Elle se prépare. »

À travers cette analyse et les actions qu’il déploie, ELLES’COACHING | Spécial Élections s’impose progressivement comme une plateforme engagée pour le renforcement du leadership féminin en Guinée, avec l’objectif de contribuer à une gouvernance plus inclusive, plus représentative et plus équilibrée.

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