POLITIQUE – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Tue, 27 Oct 2026 09:10:07 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.4 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg POLITIQUE – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 LFR 2026 : Me Kéoulén Doré appelle à un budget qui améliore concrètement la vie des Guinéens https://planete7.info/lfr-2026-me-keoulen-dore-appelle-a-un-budget-qui-ameliore-concretement-la-vie-des-guineens/ Tue, 27 Oct 2026 09:10:07 +0000 https://planete7.info/?p=66811 Lors de la ratification de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale guinéenne le samedi 24 octobre, le député Me Kéoulén Doré a rappelé une exigence majeure : les dépenses publiques doivent être évaluées à l’aune de leurs retombées concrètes sur les conditions de vie des citoyens. Au-delà des […]]]>

Lors de la ratification de la Loi de finances rectificative (LFR) 2026, adoptée à l’unanimité par l’Assemblée nationale guinéenne le samedi 24 octobre, le député Me Kéoulén Doré a rappelé une exigence majeure : les dépenses publiques doivent être évaluées à l’aune de leurs retombées concrètes sur les conditions de vie des citoyens.

Au-delà des chiffres et des projections économiques, c’est la capacité du budget de l’État à répondre aux besoins des populations qui doit guider l’action publique. C’est le message défendu par l’honorable Me Kéoulén Doré à l’issue de la plénière consacrée à la ratification de la Loi de finances rectificative pour l’exercice 2026.

Pour le parlementaire, l’examen des finances publiques ne saurait se résumer à une lecture technique des différentes rubriques budgétaires. Chaque dépense doit être appréciée au regard de sa pertinence, de la priorité qu’elle représente et, surtout, de ses effets sur le quotidien des Guinéens.

« Ce qui nous intéresse en tant que députés, c’est de voir derrière chaque ligne budgétaire la priorité et, derrière celle-là, l’impact que cette ligne-là va avoir sur la vie de nos compatriotes », a-t-il déclaré.

Un contrôle parlementaire axé sur les résultats

Dans cette perspective, Me Kéoulén Doré a indiqué que les députés entendaient examiner minutieusement les différentes composantes du budget, avec la possibilité de proposer des ajustements et de formuler des recommandations lorsque cela s’avérerait nécessaire.

L’enjeu, selon lui, dépasse ainsi la simple adoption d’un document financier. Il s’agit de veiller à ce que les ressources publiques mobilisées produisent des résultats tangibles et contribuent effectivement à l’amélioration des conditions de vie des citoyens.

« Il ne s’agit pas de voter un budget. Encore faudrait-il que l’exécution de ce budget-là puisse avoir un impact, encore une fois de plus, sur la vie de nos compatriotes », a-t-il insisté.

Cette déclaration met en lumière une question essentielle dans la gestion des finances publiques : l’écart qui peut exister entre les ressources prévues dans un budget et les résultats effectivement obtenus sur le terrain. Pour l’élu, l’efficacité de l’action publique doit donc être appréciée non seulement à travers les montants engagés, mais également à travers les bénéfices concrets pour les populations.

Des comptes à rendre aux citoyens

Le député a également rappelé la responsabilité des parlementaires envers leurs mandants. Les élus, a-t-il souligné, doivent pouvoir rendre compte de leur travail et apporter des réponses aux attentes des citoyens, notamment à l’approche des vacances parlementaires.

Tout en réaffirmant sa confiance envers le gouvernement et la ministre chargée de l’Économie et des Finances, Me Kéoulén Doré a assuré que les députés entendaient assumer pleinement leur rôle dans l’examen et le suivi de l’exécution du budget.

Adoptée à l’unanimité le 24 octobre, la LFR 2026 constitue une étape dans la gestion des finances publiques pour l’exercice en cours. Mais, au-delà de cette approbation parlementaire, c’est désormais la mise en œuvre des dépenses et leur capacité à répondre aux besoins prioritaires des populations qui demeurent au cœur des préoccupations exprimées par l’élu.

À travers cette prise de position, Me Kéoulén Doré rappelle ainsi un principe fondamental de la gouvernance budgétaire : la pertinence d’un budget ne se mesure pas uniquement aux chiffres qu’il affiche, mais aussi aux changements qu’il apporte dans la vie des citoyens.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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N’Zérékoré : Cécé Loua réclame ses 35 millions GNF de caution et dénonce des promesses non tenues https://planete7.info/nzerekore-cece-loua-reclame-ses-35-millions-gnf-de-caution-et-denonce-des-promesses-non-tenues/ Wed, 21 Oct 2026 00:35:16 +0000 https://planete7.info/?p=66530 Près de cinq mois après les élections législatives et communales du 31 mai 2026, l’ancien maire de N’Zérékoré affirme n’avoir récupéré ni sa caution électorale de 35 millions de francs guinéens ni la subvention annoncée de 40 millions GNF. Avec 10 conseillers obtenus sur les 45 que compte la commune, il interpelle la Direction générale […]]]>

Près de cinq mois après les élections législatives et communales du 31 mai 2026, l’ancien maire de N’Zérékoré affirme n’avoir récupéré ni sa caution électorale de 35 millions de francs guinéens ni la subvention annoncée de 40 millions GNF. Avec 10 conseillers obtenus sur les 45 que compte la commune, il interpelle la Direction générale des élections (DGE) et dénonce un traitement qu’il juge inéquitable.

« Je suis vraiment découragé et déçu. » L’amertume est palpable chez Cécé Loua. Près de cinq mois après les élections législatives et communales du 31 mai 2026, l’ancien maire de la commune urbaine de N’Zérékoré affirme attendre toujours le remboursement de sa caution électorale de 35 millions de francs guinéens, ainsi que le versement d’une subvention annoncée de 40 millions GNF.

Dans un entretien accordé à notre correspondant régional, il dénonce le retard dans la régularisation de sa situation et s’interroge sur le respect des engagements annoncés aux candidats. Alors que les conseils communaux sont déjà installés, il estime que les sommes concernées auraient dû être restituées depuis la publication des résultats.

Pour Cécé Loua, le non-remboursement de sa caution électorale est d’autant plus difficile à comprendre qu’il affirme avoir obtenu un résultat largement supérieur au seuil de 5 % qu’il évoque pour justifier sa demande.

« Je suis vraiment découragé et déçu du fait que, depuis le versement de ces cautions, nous n’avons toujours pas été remboursés. Pourtant, j’ai obtenu plus de 22 % des conseillers. Ma caution doit m’être remboursée. Comme le dit un adage, lorsqu’on met la main dans un trou pour attraper un rat et qu’on n’arrive pas à l’attraper, il faut au moins que la main nous revienne », déplore-t-il.

Au-delà de la caution, l’ancien maire réclame également le versement d’une subvention annoncée de 40 millions de francs guinéens. Il affirme n’avoir reçu aucune de ces deux sommes, malgré les démarches entreprises auprès des services compétents.

L’absence de paiement n’est pas le seul motif de mécontentement de Cécé Loua. L’ancien maire affirme avoir appris que certains candidats ayant participé aux élections dans d’autres localités, notamment à Lola et à N’Zérékoré, auraient déjà reçu les montants qui leur seraient dus.

Ces informations, qui n’ont pas été confirmées de manière indépendante, alimentent ses interrogations sur l’équité du traitement réservé aux candidats.

« Il était prévu que les candidats ayant obtenu plus de 5 % des conseillers après les élections soient remboursés de leurs cautions. Mais jusqu’à présent, nous n’avons toujours rien reçu. Non seulement la caution n’a pas été remboursée, mais la subvention de 40 millions de francs guinéens qui nous avait été promise n’a pas non plus été versée », affirme-t-il.

Avant de poursuivre : « Ce qui est encore plus grave, c’est que, selon certaines informations qui me sont parvenues, des candidats auraient déjà reçu leurs dus. J’ai appris que plusieurs candidats, notamment à Lola et ici, à N’Zérékoré, auraient reçu leur part. Pourquoi pas nous ? Pourquoi cette exception ? Pourquoi deux poids, deux mesures ? »

Pour appuyer sa réclamation, Cécé Loua affirme détenir le reçu attestant du paiement de sa caution électorale de 35 millions GNF. Il assure également avoir accompli les formalités qui lui ont été demandées, notamment l’ouverture d’un compte au Crédit rural et la transmission de ses coordonnées bancaires à la Direction générale des élections.

Malgré ces démarches, il soutient n’avoir reçu aucun versement ni obtenu de réponse à ses sollicitations.

« Je dispose du reçu attestant du versement de ma caution de 35 millions de francs guinéens. Quant à la subvention, c’est une promesse qui nous a été faite. S’ils la versent, tant mieux. Mais ce que nous demandons avant tout, c’est le remboursement des cautions que nous avons payées conformément à la loi », explique-t-il.

Et d’ajouter : « Jusqu’à présent, je n’ai reçu ni la subvention ni le remboursement de ma caution. On m’a demandé d’ouvrir un compte au Crédit rural. Je l’ai fait et j’ai transmis le numéro de compte à la DGE, mais, depuis lors, je n’ai reçu aucune réaction. »

Face à cette situation, l’ancien maire envisage de se rendre à Conakry pour rencontrer les responsables de la DGE. Il compte se présenter avec les justificatifs en sa possession afin d’obtenir des explications sur les raisons de ce retard.

Pour défendre sa position, Cécé Loua met également en avant les résultats de sa candidature aux élections communales du 31 mai 2026.

Sur les 45 conseillers que compte la commune urbaine de N’Zérékoré, sa candidature en a obtenu 10, soit environ 22,2 % des sièges. Un résultat qu’il considère comme un argument supplémentaire en faveur de sa demande de remboursement.

« Le Code électoral prévoit qu’après les élections, qu’on soit élu ou non, dès lors qu’on obtient plus de 5 %, on doit bénéficier du remboursement de sa caution et du versement de la subvention. Mais jusqu’à présent, nous n’avons rien reçu, ni la subvention ni le remboursement de la caution », soutient-il.

Il insiste sur le poids du résultat obtenu : « Sur les 45 conseillers, j’en ai obtenu 10, ce qui représente environ 22,2 % des sièges. Pour moi, je suis pleinement en droit de réclamer le remboursement de ma caution et le versement de la subvention. »

Toutefois, les dispositions exactes du Code électoral applicables à ce scrutin, notamment les conditions de remboursement des cautions et les critères d’attribution des éventuelles subventions, restent à vérifier au regard des textes en vigueur.

Au-delà de son cas personnel, Cécé Loua estime que ces retards risquent de compromettre la confiance des acteurs politiques dans les prochaines échéances électorales. Selon lui, les candidats pourraient hésiter à engager de nouvelles dépenses si les cautions précédemment versées ne leur sont pas restituées dans les délais annoncés.

« On nous avait dit que nos cautions nous seraient restituées dès la publication des résultats. Pourtant, nous voici à près de cinq mois après les élections, les conseils communaux ont été installés, mais jusqu’à présent, aucune réaction n’est enregistrée. Cette situation nous inquiète. C’est anormal », dénonce-t-il.

L’ancien maire s’interroge sur les conséquences de cette situation pour les futurs scrutins : « Les gens ne sont pas bêtes. Est-ce que les candidats accepteront de verser de nouvelles cautions pour les prochaines élections alors que les précédentes ne sont toujours pas remboursées ? À ce rythme, il serait préférable d’organiser les prochaines élections sans exiger de caution. »

Il affirme par ailleurs que certains candidats auraient contracté des emprunts pour financer leur caution et leur campagne électorale. Le retard dans le remboursement de ces sommes compliquerait ainsi, selon lui, leurs engagements financiers auprès de leurs créanciers.

« Nous avons contracté des emprunts pour payer ces cautions et financer nos campagnes électorales. Nous demandons que notre argent nous soit restitué afin que nous puissions rembourser ceux auprès desquels nous nous sommes endettés. C’est tout ce que je réclame », conclut-il.

Près de cinq mois après le scrutin du 31 mai 2026, la réclamation de Cécé Loua pose la question des délais de remboursement des cautions électorales et du suivi des engagements financiers annoncés aux candidats. En attendant des explications des autorités compétentes, l’ancien maire de N’Zérékoré maintient ses revendications : récupérer les 35 millions GNF versés à titre de caution et obtenir des éclaircissements sur la subvention annoncée de 40 millions GNF.

Pépé Blaise Théa, correspondant à Nzérékoré pour Planete7.info

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Route Labé-Tougué-Koubia-Bafing : Facinet Sylla défend un projet axé sur la durabilité et l’équité territoriale https://planete7.info/route-labe-tougue-koubia-bafing-facinet-sylla-defend-un-projet-axe-sur-la-durabilite-et-lequite-territoriale/ Tue, 20 Oct 2026 21:51:27 +0000 https://planete7.info/?p=66497 Devant les députés, le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, a détaillé les caractéristiques techniques du projet d’aménagement et de bitumage de l’axe Labé-Tougué-Koubia-Bafing. Entre exigences de qualité, pérennité de l’ouvrage et désenclavement des localités concernées, le gouvernement met en avant un projet présenté comme un levier de développement et d’équité territoriale. Le projet routier Labé-Tougué-Koubia-Bafing […]]]>

Devant les députés, le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, a détaillé les caractéristiques techniques du projet d’aménagement et de bitumage de l’axe Labé-Tougué-Koubia-Bafing. Entre exigences de qualité, pérennité de l’ouvrage et désenclavement des localités concernées, le gouvernement met en avant un projet présenté comme un levier de développement et d’équité territoriale.

Le projet routier Labé-Tougué-Koubia-Bafing franchit une étape dans son processus de ratification. Devant les députés, le ministre des Infrastructures, Facinet Sylla, a apporté des précisions sur les caractéristiques techniques de cette future route, tout en défendant sa portée économique et sociale pour les populations des préfectures concernées.

Au-delà de la réalisation d’un nouvel axe routier, le ministre a présenté le projet comme un instrument de désenclavement et de rééquilibrage des investissements publics entre les différentes régions du pays. Une ambition qui intervient dans un contexte où la qualité et la durabilité des infrastructures routières constituent des préoccupations récurrentes.

« Cette route est bien plus qu’une infrastructure, elle est un symbole de justice territoriale, de désenclavement et d’équité dans la répartition des investissements publics », a déclaré Facinet Sylla devant les parlementaires.

Face aux interrogations des députés sur la résistance des routes guinéennes et leur dégradation parfois rapide, le ministre a insisté sur les spécifications techniques prévues pour cet axe.

Selon les explications fournies par Facinet Sylla, la chaussée sera constituée de deux voies de 3,70 mètres chacune, pour une épaisseur annoncée de 36 centimètres. Ces caractéristiques doivent, selon lui, contribuer à permettre à l’infrastructure de supporter les charges liées à la circulation.

Le ministre a également évoqué l’installation de postes de péage parmi les dispositions envisagées dans le cadre du projet. Cette mesure s’inscrit dans les réflexions autour de la préservation de l’ouvrage face aux contraintes du trafic.

Les préoccupations des députés concernant la durabilité des infrastructures n’ont pas été éludées. Facinet Sylla a reconnu la pertinence de ces interrogations et insisté sur la nécessité de réaliser une route répondant aux exigences de qualité attendues.

Toutefois, la durabilité effective de l’ouvrage dépendra de la bonne exécution des travaux, du respect des normes techniques et des dispositions prises pour assurer son entretien. Autant d’éléments qui seront déterminants pour apprécier la portée des engagements annoncés.

Au-delà des spécifications techniques, le projet Labé-Tougué-Koubia-Bafing est présenté comme un levier de développement pour les localités traversées et les populations qui y vivent.

L’aménagement et le bitumage de cet axe devraient améliorer les liaisons routières entre les zones concernées et faciliter les déplacements. À terme, cette meilleure accessibilité pourrait également favoriser les échanges économiques et contribuer à réduire les difficultés liées à l’isolement de certaines localités.

Pour le ministre des Infrastructures, le projet s’inscrit dans une logique de répartition plus équilibrée des investissements publics sur le territoire national. Il a ainsi établi un lien entre la réalisation de cette route et la politique d’équité territoriale défendue par le président de la République, Mamadi Doumbouya.

« Je ne suis donc pas venu devant vous pour vous demander de voter un prêt. Je suis venu vous exhorter à ouvrir avec le président Mamadi Doumbouya une route d’équité et de développement », a-t-il affirmé.

Par cette déclaration, Facinet Sylla a invité les députés à considérer le projet au-delà de son financement, en mettant l’accent sur les bénéfices attendus pour les populations des zones bénéficiaires.

Si les autorités mettent en avant les retombées attendues de cette infrastructure, les caractéristiques techniques annoncées et les engagements en matière de qualité constitueront des points essentiels à suivre tout au long de sa réalisation.

Pour les populations de Labé, Tougué, Koubia et des localités desservies jusqu’à Bafing, l’enjeu est de voir ce projet se traduire par une amélioration concrète des conditions de déplacement et de l’accès aux opportunités économiques.

Au-delà des annonces, le respect des normes de construction, la résistance de la chaussée et l’entretien de l’ouvrage seront déterminants pour garantir la pérennité de cet axe routier et répondre durablement aux attentes des bénéficiaires.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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WCAF UK 2026 : Amadou Oury Bah appelle à transformer les partenariats en investissements concrets https://planete7.info/wcaf-uk-2026-amadou-oury-bah-appelle-a-transformer-les-partenariats-en-investissements-concrets/ Tue, 20 Oct 2026 19:25:39 +0000 https://planete7.info/?p=66490 Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a officiellement lancé, ce mardi, la cinquième édition du Francophone West & Central Africa Forum (WCAF UK), placée sous le thème « De la coopération à la transformation : construire l’avenir du développement en Afrique ». Devant plus de 1 500 participants venus de 15 pays d’Afrique de […]]]>

Le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, a officiellement lancé, ce mardi, la cinquième édition du Francophone West & Central Africa Forum (WCAF UK), placée sous le thème « De la coopération à la transformation : construire l’avenir du développement en Afrique ». Devant plus de 1 500 participants venus de 15 pays d’Afrique de l’Ouest, d’Afrique centrale et du Royaume-Uni, le chef du gouvernement a plaidé pour des partenariats capables de transformer les ressources naturelles de la Guinée en richesses durables, en emplois et en opportunités économiques.

Faire de la coopération internationale un véritable levier de transformation économique. C’est l’ambition affichée par le Premier ministre guinéen, Amadou Oury Bah, à l’ouverture de la cinquième édition du WCAF UK, ce mardi. Cette rencontre, qui réunit des acteurs publics et privés ainsi que des partenaires internationaux, entend favoriser le rapprochement entre investisseurs, entreprises et porteurs de projets autour des priorités de développement du continent africain.

La cérémonie d’ouverture s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée nationale, Dansa Kourouma, de plusieurs membres du gouvernement et de partenaires internationaux.

Au cœur de son intervention, le chef du gouvernement a placé la valorisation des ressources naturelles au centre des perspectives de développement de la Guinée. Pour lui, la richesse minière du pays doit servir de fondement à une économie plus diversifiée, capable de générer davantage de valeur ajoutée et de réduire sa dépendance à l’exploitation des matières premières.

Dans cette perspective, Amadou Oury Bah a présenté le programme Simandou 2040, porté sous l’impulsion du président de la République, Mamadi Doumbouya, comme une orientation majeure de la transformation économique du pays.

« Il nous appartient de faire de la richesse minière un moteur de diversification économique », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a toutefois souligné que la concrétisation de cette ambition dépend de plusieurs conditions essentielles. Il a notamment insisté sur la nécessité de disposer d’une électricité fiable pour soutenir le développement industriel, d’infrastructures performantes pour réduire les coûts logistiques et de mécanismes de financement adaptés aux besoins des entreprises.

Au-delà des infrastructures et des ressources naturelles, le chef du gouvernement a rappelé que la transformation économique exige également des investissements soutenus dans le capital humain. L’éducation, la santé et la formation professionnelle constituent, selon lui, des piliers indispensables pour préparer les jeunes Guinéens aux métiers liés aux nouvelles perspectives économiques du pays.

Il a ainsi appelé à une mobilisation accrue des expertises internationales dans les domaines de la finance, de l’ingénierie et de la technologie, afin d’accompagner la réalisation des projets prioritaires.

Sur le plan des investissements, Amadou Oury Bah a insisté sur l’importance d’une préparation rigoureuse des projets, reposant notamment sur des études solides, des contrats équilibrés et une répartition maîtrisée des risques entre les différentes parties.

Le chef du gouvernement a également mis l’accent sur la participation des entreprises nationales aux grands projets structurants. À ses yeux, le contenu local ne doit pas se limiter à un principe affiché, mais se traduire par des opportunités commerciales concrètes pour les opérateurs guinéens, des transferts de compétences et une meilleure qualification de la main-d’œuvre locale.

Cette approche vise à permettre aux entreprises nationales de tirer pleinement profit des investissements réalisés dans le pays et à renforcer leur contribution au développement économique.

« Tout État peut être catastrophique. Aucun État ne peut être aussi destructeur », a-t-il affirmé, appelant à privilégier une approche pragmatique et constructive dans les relations entre l’État, les entreprises et le secteur privé.

Pour le Premier ministre, la mise en place d’un environnement favorable aux affaires constitue un enjeu déterminant pour encourager l’investissement et faire émerger un écosystème économique dynamique.

Abordant les perspectives internationales, Amadou Oury Bah a invité la Guinée à tirer parti des mutations de l’économie mondiale et de la proximité entre l’Afrique et l’Europe pour multiplier les possibilités de coopération.

Il a, dans ce cadre, réaffirmé la doctrine guinéenne de neutralité stratégique, fondée sur la volonté de développer des relations de coopération avec l’ensemble des pays du monde, sans exclusivité au profit d’un État particulier.

Cette orientation traduit, selon le message défendu par le chef du gouvernement, la volonté de diversifier les partenariats et de mobiliser les compétences ainsi que les financements nécessaires à la réalisation des ambitions économiques du pays.

Pendant les deux journées du forum, les échanges et les panels doivent permettre de rapprocher les investisseurs, les entreprises et les porteurs de projets. L’enjeu est désormais de faire émerger des engagements concrets, assortis de partenariats clairement identifiés, de calendriers de réalisation crédibles et de mécanismes de suivi par les services compétents.

« La réussite se mesurera à la valeur ajoutée produite dans nos pays et à la qualité des emplois créés », a souligné Amadou Oury Bah, invitant les investisseurs à bâtir avec la Guinée des relations durables, fondées sur la confiance et le respect mutuel des engagements.

En ouvrant officiellement cette cinquième édition du WCAF UK, le Premier ministre a ainsi fixé une exigence : faire de la coopération un instrument de résultats tangibles. Pour la Guinée, l’enjeu est de convertir les ambitions économiques en investissements productifs, en capacités industrielles et en emplois, afin que les retombées du développement profitent davantage aux populations.

Salif Camara pour Planete7.info

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Guinée : Amara Camara justifie l’évacuation sanitaire de Kassory Fofana et de Damaro Camara https://planete7.info/guinee-amara-camara-justifie-levacuation-sanitaire-de-kassory-fofana-et-de-damaro-camara/ Tue, 20 Oct 2026 18:35:37 +0000 https://planete7.info/?p=66481 Le ministre à la présidence, le général Amara Camara, a défendu la décision du chef de l’État d’autoriser l’évacuation sanitaire de deux anciens hauts responsables du régime précédent. Il assure que cette mesure, motivée par des raisons médicales, ne constitue ni une grâce ni une amnistie et ne modifie en rien leur situation judiciaire. La […]]]>

Le ministre à la présidence, le général Amara Camara, a défendu la décision du chef de l’État d’autoriser l’évacuation sanitaire de deux anciens hauts responsables du régime précédent. Il assure que cette mesure, motivée par des raisons médicales, ne constitue ni une grâce ni une amnistie et ne modifie en rien leur situation judiciaire.

La décision continue de susciter des réactions. Le général Amara Camara, ministre à la présidence, est revenu sur les raisons ayant conduit le chef de l’État à autoriser l’évacuation sanitaire d’Ibrahima Kassory Fofana et d’Amadou Damaro Camara, deux anciens hauts responsables du régime précédent. Lors d’une rencontre entre les porte-parole du gouvernement et de la présidence et les médias, il a tenu à lever toute ambiguïté sur la portée de cette mesure exceptionnelle.

Selon le ministre, la décision a été prise le 19 septembre 2026, à la suite de constats médicaux faisant état d’une dégradation de l’état de santé des deux anciens responsables. Leur évacuation vers des structures sanitaires adaptées a ainsi été autorisée pour leur permettre de bénéficier d’une prise en charge correspondant à leur état de santé.

Face aux interrogations suscitées par cette décision, le général Amara Camara a insisté sur la distinction entre une mesure sanitaire et une décision judiciaire. Il a notamment rappelé que l’autorisation d’évacuation ne saurait être interprétée comme une remise en cause des décisions de justice prononcées à l’encontre des deux personnalités.

« Cet acte n’est ni une amnistie ni une grâce, et ce n’est encore moins un arrangement », a-t-il déclaré, reprenant les propos du chef de l’État. Le ministre a ainsi assuré que cette mesure ne modifie pas la situation judiciaire d’Ibrahima Kassory Fofana et d’Amadou Damaro Camara.

Au-delà de l’aspect médical, le ministre a défendu une approche fondée sur la conciliation entre le respect de la loi et les considérations humanitaires. Pour lui, l’accès aux soins constitue un droit qui ne saurait dépendre des responsabilités politiques exercées par le passé ou de l’appartenance à un camp politique.

« Face à la souffrance d’un être humain, la République ne détourne pas le regard. Le droit d’être soigné est attaché à la personne, quel que soit son passé, quel que soit son camp », a-t-il affirmé.

À travers cette déclaration, le général Amara Camara entend présenter la décision présidentielle comme l’expression d’un équilibre entre la fermeté de l’État et le respect de la dignité humaine. Selon lui, ces deux exigences ne sont pas incompatibles : les autorités peuvent maintenir les décisions de justice tout en prenant en considération l’état de santé des personnes concernées.

Le ministre a enfin appelé à une appréciation de cette décision à la lumière de sa dimension humanitaire. Il a toutefois réitéré que l’évacuation sanitaire des deux anciens responsables ne constitue ni une mesure de clémence judiciaire ni une modification de leur situation devant la justice guinéenne.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info

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Aboubacar Camara exprime sa reconnaissance au président de l’Assemblée nationale, Dr Dansa Kourouma https://planete7.info/aboubacar-camara-exprime-sa-reconnaissance-au-president-de-lassemblee-nationale-dr-dansa-kourouma/ Mon, 19 Oct 2026 11:07:05 +0000 https://planete7.info/?p=66383 Dans un message empreint de gratitude, de fidélité et de sens du devoir, le secrétaire général de l’Assemblée nationale, Aboubacar Camara, rend hommage au président de l’institution, Dr Dansa Kourouma, dont l’accompagnement a marqué son parcours professionnel depuis plus d’une décennie. À la suite de sa confirmation au poste de secrétaire général de l’Assemblée nationale, […]]]>

Dans un message empreint de gratitude, de fidélité et de sens du devoir, le secrétaire général de l’Assemblée nationale, Aboubacar Camara, rend hommage au président de l’institution, Dr Dansa Kourouma, dont l’accompagnement a marqué son parcours professionnel depuis plus d’une décennie.

À la suite de sa confirmation au poste de secrétaire général de l’Assemblée nationale, Aboubacar Camara a adressé un message de profonde reconnaissance au président de l’institution parlementaire, Dr Dansa Kourouma. Au-delà des remerciements liés à cette étape importante de sa carrière, son message retrace un parcours commun, forgé au fil des années par l’engagement au service de la Guinée, la confiance mutuelle et le partage de responsabilités au sein des institutions publiques.

Dans cette adresse personnelle et institutionnelle, Aboubacar Camara revient sur leurs premières années dans la société civile, période durant laquelle les deux hommes partageaient déjà, selon ses termes, « le souci du bien commun et la conviction que la Guinée mérite d’être servie avec honnêteté ».

Cette expérience commune constitue, à ses yeux, le socle d’une relation de confiance consolidée au fil du temps et des responsabilités assumées.

L’ancien parcours d’Aboubacar Camara au sein du Conseil national de la transition (CNT) occupe une place centrale dans son message. Il rappelle avoir été associé à la conduite des activités de cette institution sous la présidence de Dr Dansa Kourouma, occupant successivement les fonctions de directeur des Affaires juridiques et de la Légistique, de directeur de cabinet, puis de secrétaire général du CNT.

Pour Aboubacar Camara, ces différentes responsabilités ont constitué une véritable école d’apprentissage administratif et institutionnel. Il souligne notamment les enseignements tirés de cette expérience en matière de rigueur dans l’élaboration des textes, de discernement dans la prise de décision et de patience dans les périodes difficiles.

Reconnaissant l’influence de son aîné dans son évolution professionnelle, il affirme que son parcours dans le service de l’État porte, à bien des égards, l’empreinte de celui qui l’a accompagné et guidé.

Cette reconnaissance dépasse ainsi le cadre d’une simple nomination. Elle traduit, dans les mots du secrétaire général, la volonté de saluer un accompagnement professionnel tout en réaffirmant les exigences de responsabilité qui accompagnent ses nouvelles fonctions.

Désormais confirmé dans les fonctions de secrétaire général de l’Assemblée nationale, Aboubacar Camara dit mesurer pleinement le poids de cette responsabilité ainsi que l’honneur qui lui est associé.

Il inscrit son engagement dans une logique de service à l’institution parlementaire et à ses différentes composantes. Il entend notamment accompagner le Bureau de l’Assemblée nationale, la Conférence des présidents, les groupes parlementaires, les commissions et les députés dans l’exercice de leurs missions.

Dans cette perspective, sa conception de la loyauté ne se limite pas à une relation personnelle avec le président de l’institution. Elle se traduit également par un engagement à contribuer au bon fonctionnement de l’administration parlementaire et à l’accomplissement des missions de l’Assemblée nationale.

Le secrétaire général fait ainsi le lien entre la confiance reçue et l’obligation de résultats, en plaçant le travail, la discipline et le sens du devoir au cœur de son engagement.

Aboubacar Camara fait également référence au discours prononcé par Dr Dansa Kourouma à l’ouverture de la session unique de l’Assemblée nationale. Il y voit une orientation pour la construction d’une institution moderne, efficace et digne de la confiance du peuple.

Il assure que l’administration parlementaire entend contribuer, avec méthode et constance, à la concrétisation de cette ambition.

Cette déclaration met en lumière un enjeu essentiel du fonctionnement parlementaire : la nécessité de disposer d’une administration structurée, professionnelle et capable d’accompagner efficacement les élus dans l’exercice de leurs prérogatives.

À travers cet engagement, le secrétaire général entend inscrire son action dans une dynamique de continuité administrative, tout en participant aux efforts visant à renforcer le fonctionnement et le rayonnement de l’institution.

L’un des passages les plus marquants du message réside dans la manière dont Aboubacar Camara envisage d’exprimer sa gratitude. Se décrivant comme davantage porté sur l’action que sur les mots, il fait du travail quotidien le principal témoignage de sa reconnaissance.

« Ma gratitude prendra la forme qui me ressemble le mieux : un travail exigeant, accompli chaque jour avec le souci de ne jamais décevoir la confiance que vous avez placée en moi », souligne-t-il.

Cette formule résume l’esprit de son adresse : transformer la reconnaissance personnelle en engagement professionnel, et la confiance accordée en une exigence permanente de qualité dans le service public.

En conclusion, Aboubacar Camara renouvelle au président de l’Assemblée nationale son attachement et son engagement, tout en formulant des prières pour sa santé, sa longévité, sa sagesse et sa clairvoyance au service de la Guinée.

Au-delà de l’hommage rendu à Dr Dansa Kourouma, ce message se veut ainsi l’expression d’une fidélité à un parcours commun et d’une volonté affirmée de servir l’institution parlementaire avec rigueur, constance et responsabilité.

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Route Labé-Tougué : « Nos femmes pourront bénéficier d’un accouchement assisté », se réjouit le député de Tougué https://planete7.info/route-labe-tougue-nos-femmes-pourront-beneficier-dun-accouchement-assiste-se-rejouit-le-depute-de-tougue/ Sun, 18 Oct 2026 18:18:02 +0000 https://planete7.info/?p=66362 L’approbation de l’accord de crédit de 300 millions d’euros destiné au financement de la route Labé-Tougué suscite un immense espoir chez les populations concernées. Pour le député uninominal de Tougué, Ibrahima Kollé Baldé, cette décision marque un tournant historique pour une préfecture confrontée depuis longtemps aux difficultés d’accès aux infrastructures routières. Au-delà du désenclavement, l’élu […]]]>

L’approbation de l’accord de crédit de 300 millions d’euros destiné au financement de la route Labé-Tougué suscite un immense espoir chez les populations concernées. Pour le député uninominal de Tougué, Ibrahima Kollé Baldé, cette décision marque un tournant historique pour une préfecture confrontée depuis longtemps aux difficultés d’accès aux infrastructures routières. Au-delà du désenclavement, l’élu entrevoit des retombées majeures pour l’éducation, la santé et les conditions de vie des habitants.

Après le vote favorable des députés, la satisfaction était palpable chez le parlementaire de Tougué. Il voit dans cette avancée la concrétisation d’une aspiration longtemps exprimée par les populations de sa circonscription.

« Aujourd’hui est un grand jour et c’est un jour vraiment historique parce que là, les populations de Tougué ont rêvé d’avoir une route qui passe par Tougué. Aujourd’hui, le rêve est devenu une réalité », s’est-il réjoui.

Évalué à environ 300 millions d’euros, l’accord de crédit doit contribuer au financement de la construction et du bitumage de cet axe routier stratégique. Pour les populations de Tougué et des localités environnantes, ce projet représente l’espoir d’une meilleure mobilité et d’un accès facilité aux services sociaux de base.

Pour Ibrahima Kollé Baldé, l’importance de cette infrastructure dépasse largement la question des déplacements. La réalisation de la route pourrait contribuer à lever certains obstacles auxquels les habitants sont confrontés au quotidien, notamment pour accéder aux établissements scolaires et aux structures sanitaires.

L’élu insiste particulièrement sur les conséquences des difficultés de transport pour les personnes malades et les femmes enceintes, dont la prise en charge peut être compliquée par l’état des routes.

« Ça va permettre à nos enfants d’aller à l’école, ça va permettre à nos malades de se soigner, ça va permettre à nos femmes en état de bénéficier d’un accouchement assisté », a-t-il expliqué.

À travers ces propos, le député met en lumière les enjeux humains de ce projet. Pour les populations concernées, une route praticable représente non seulement un moyen de transport, mais aussi une possibilité de rejoindre plus rapidement les centres de santé, de faciliter la scolarisation des enfants et de réduire les contraintes liées aux déplacements.

Au-delà des secteurs de la santé et de l’éducation, la future infrastructure est également attendue pour ses retombées économiques. Selon le parlementaire, elle devrait faciliter la circulation des personnes et des marchandises, tout en contribuant à réduire les coûts de transport.

Saluant l’approbation de l’accord de crédit, Ibrahima Kollé Baldé a exprimé sa reconnaissance envers les députés qui ont soutenu le projet, présenté comme une attente de longue date pour les habitants de Tougué.

« La route n’est pas un luxe, mais pour nous, c’est un luxe », a-t-il déclaré, soulignant ainsi le décalage entre les besoins de mobilité des populations et les difficultés auxquelles elles restent confrontées.

Désormais, les attentes se tournent vers la concrétisation du projet. Pour Tougué et les localités environnantes, la construction de la route Labé-Tougué porte l’espoir d’un meilleur désenclavement, d’un accès plus facile aux services essentiels et d’un développement socio-économique plus soutenu.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Route Labé-Tougué : Maimouna Barry salue une avancée historique et appelle à la vigilance sur les travaux https://planete7.info/route-labe-tougue-maimouna-barry-salue-une-avancee-historique-et-appelle-a-la-vigilance-sur-les-travaux/ Sun, 18 Oct 2026 15:31:31 +0000 https://planete7.info/?p=66358 Après l’autorisation de ratification de l’accord de prêt de 300 millions d’euros destiné à la construction et au bitumage de la route Labé-Tougué, la députée nationale Maimouna Barry salue une avancée majeure pour le désenclavement de Tougué. Si elle se réjouit de cette décision parlementaire, la première secrétaire parlementaire de l’Assemblée nationale insiste sur le […]]]>

Après l’autorisation de ratification de l’accord de prêt de 300 millions d’euros destiné à la construction et au bitumage de la route Labé-Tougué, la députée nationale Maimouna Barry salue une avancée majeure pour le désenclavement de Tougué. Si elle se réjouit de cette décision parlementaire, la première secrétaire parlementaire de l’Assemblée nationale insiste sur le respect des délais, la qualité des infrastructures et le suivi rigoureux des engagements gouvernementaux.

L’autorisation de ratification de l’accord de prêt de 300 millions d’euros pour la construction et le bitumage de la route Labé-Tougué suscite l’espoir chez les représentants de Tougué. Pour l’honorable Maimouna Barry, députée nationale et première secrétaire parlementaire de l’Assemblée nationale, cette décision marque un tournant dans les perspectives de désenclavement de la préfecture.

« C’est une avancée historique. Depuis l’indépendance, c’est la toute première fois », a-t-elle déclaré, exprimant sa satisfaction d’avoir pris part au vote autorisant cette convention de financement.

Pour l’élue, la réalisation de cet axe routier constitue un enjeu majeur pour la mobilité des populations et le développement socio-économique de Tougué. Longtemps confrontées aux difficultés d’accès à certaines localités, les populations nourrissent désormais l’espoir de voir leurs conditions de déplacement s’améliorer grâce à cette infrastructure.

Mais pour Maimouna Barry, l’autorisation parlementaire ne représente qu’une première étape. Le véritable défi réside désormais dans la concrétisation du projet, conformément aux engagements pris.

Tout en saluant l’avancée enregistrée, la députée appelle à un suivi rigoureux de l’exécution du projet. Elle estime que le contrôle parlementaire doit permettre de s’assurer du respect des délais, de la qualité des travaux et des normes applicables aux infrastructures.

« Il ne faudrait pas que ça se limite à cette ratification. Nous avons fait des exigences. C’est le contrôle de l’action gouvernementale, le contrôle de l’exécution et le respect des délais, et surtout la qualité des travaux », a-t-elle insisté.

L’élue précise que les réserves exprimées par certains parlementaires au cours des débats ne constituaient pas nécessairement une opposition au projet. Elles visaient plutôt à attirer l’attention du gouvernement sur la nécessité de respecter ses engagements et de garantir une réalisation conforme aux attentes des populations.

Maimouna Barry évoque notamment des situations dans lesquelles des projets annoncés comme étant en cours d’exécution n’auraient pas enregistré d’avancées visibles après certaines périodes d’interruption des activités parlementaires.

« Pour pouvoir aider un président de la République, en qualité de membre de la majorité présidentielle, je dois veiller au respect des normes et à la qualité des travaux. Je dois également encourager le gouvernement à respecter les délais », a-t-elle expliqué.

À travers cette position, la députée défend une approche fondée sur le suivi de l’action gouvernementale, y compris au sein de la majorité présidentielle.

Pour les représentants de Tougué, le développement de la préfecture ne saurait se limiter à la construction d’une route. Les besoins en infrastructures sociales ont également été évoqués lors des discussions parlementaires.

Selon Maimouna Barry, les échanges ont notamment porté sur la construction d’écoles, la réalisation de centres de santé et l’accès à l’eau potable à travers des forages. Elle souligne toutefois que certaines informations, notamment le nombre d’établissements scolaires prévus, n’avaient pas encore été communiquées aux députés au moment des débats.

L’élue affirme que l’adoption de la convention est intervenue avec des recommandations dont elle souhaite voir la prise en compte dans la mise en œuvre du projet.

À ses yeux, le bitumage de la route Labé-Tougué doit servir de point de départ à une dynamique de développement plus large, susceptible de favoriser l’accès aux services sociaux de base et de stimuler les activités économiques locales.

« Quand une route passe, c’est le développement communautaire qui s’ensuit. Parce qu’après une route, nous verrons la construction des hôpitaux, des écoles, des marchés », a-t-elle déclaré.

Consciente des attentes suscitées par cette annonce, Maimouna Barry invite les habitants de Tougué à demeurer attentifs à l’évolution du projet et à saisir leurs représentants en cas de difficultés constatées sur le terrain.

Pour elle, la vigilance citoyenne et le suivi des engagements constituent des leviers essentiels pour que le financement autorisé débouche sur des réalisations concrètes.

« Nous sommes tous de Tougué parce que Tougué fait partie de la Guinée », a-t-elle affirmé, assurant que les députés restent disponibles pour accompagner les populations et veiller au respect des engagements pris.

L’autorisation de ratification de l’accord de prêt constitue ainsi une étape importante pour le projet de construction et de bitumage de la route Labé-Tougué. Mais pour les populations, l’enjeu dépasse désormais l’annonce du financement : il s’agit de voir le chantier se concrétiser, dans le respect des délais et des exigences de qualité.

Pour Maimouna Barry, la portée de cette avancée historique se mesurera donc moins à l’adoption de la convention qu’aux résultats obtenus sur le terrain.

Oumar Sylla Bah pour Planete7.info 

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Décret : un nouveau dispositif pour renforcer le contrôle des chantiers judiciaires et pénitentiaires https://planete7.info/decret-un-nouveau-dispositif-pour-renforcer-le-controle-des-chantiers-judiciaires-et-penitentiaires/ Fri, 16 Oct 2026 22:25:00 +0000 https://planete7.info/?p=66232 Par un décret signé ce vendredi 16 octobre 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a fixé les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Service national des infrastructures judiciaires et pénitentiaires (SNIJP). Rattachée au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, cette structure est chargée de piloter les projets de construction, de […]]]>

Par un décret signé ce vendredi 16 octobre 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a fixé les attributions, l’organisation et le fonctionnement du Service national des infrastructures judiciaires et pénitentiaires (SNIJP). Rattachée au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, cette structure est chargée de piloter les projets de construction, de rénovation et d’équipement des infrastructures du secteur, avec une attention particulière portée au respect des normes, des délais et des coûts.

Les chantiers judiciaires et pénitentiaires disposent désormais d’une structure spécifiquement chargée de leur planification et de leur suivi technique. En signant le décret D/2026/0310/PRG/SGG, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a officialisé la création du cadre organisationnel du Service national des infrastructures judiciaires et pénitentiaires (SNIJP), appelé à jouer un rôle central dans la gestion des investissements immobiliers du secteur de la justice.

Placée sous la tutelle du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, cette entité bénéficie d’un niveau hiérarchique équivalent à celui d’une direction de l’administration centrale. Sa mission couvre l’ensemble du cycle des projets d’infrastructures judiciaires et pénitentiaires, depuis les études préalables jusqu’au suivi des travaux, en passant par la planification, la rénovation, la réhabilitation, l’entretien et l’équipement.

Au cœur des attributions du SNIJP figure une exigence : veiller à ce que les travaux engagés répondent aux normes techniques et environnementales, tout en respectant les délais et les budgets prévus.

Le service devra notamment contribuer à l’élaboration des stratégies et des programmes d’investissement, participer à la passation des marchés publics liés aux infrastructures et assurer la supervision ainsi que l’évaluation des projets. Il prendra également part à la réception technique des travaux, une étape importante pour vérifier leur conformité aux exigences définies.

Au-delà des nouvelles constructions, ses responsabilités concernent aussi les infrastructures déjà existantes. Le décret lui confie le recensement et la préservation du patrimoine bâti et non bâti du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme. Il devra également veiller à l’entretien et à la maintenance des équipements, afin de favoriser leur conservation et leur utilisation dans la durée.

Cette mission place la gestion du patrimoine immobilier au centre du dispositif. Elle vise à inscrire les investissements dans une logique de planification et de suivi, plutôt que de limiter l’intervention du service à la seule réalisation des travaux.

Pour remplir ses missions, le SNIJP s’appuiera sur deux départements techniques aux responsabilités complémentaires.

Le département Études et Planification sera chargé des études de faisabilité, des études architecturales et techniques, ainsi que de l’élaboration des normes de construction. Il devra également identifier de nouveaux projets, préparer les dossiers d’études et apporter un appui technique aux procédures de passation des marchés.

Le département Travaux et Suivi interviendra davantage dans la phase opérationnelle. Il sera chargé de suivre les chantiers de construction, de rénovation et d’entretien, de vérifier le respect des normes techniques et d’évaluer l’exécution des projets et programmes. Il devra aussi recenser les besoins en équipements judiciaires et pénitentiaires et suivre la mise en œuvre des programmes correspondants.

Cette organisation distingue ainsi la préparation et la planification des projets de leur exécution et de leur suivi technique. Elle doit permettre de mieux répartir les responsabilités et de renforcer la coordination des interventions.

Le dispositif prévoit également une cellule des affaires financières, chargée de préparer le budget du service, d’exécuter les crédits qui lui sont alloués en coordination avec les services financiers du ministère et de produire les rapports financiers correspondants.

L’organisation du SNIJP ne se limite pas à l’administration centrale. Le décret prévoit la mise en place d’antennes régionales, qui constitueront ses services déconcentrés.

Cette présence territoriale doit permettre au service d’assurer le suivi des infrastructures au-delà de Conakry et de disposer d’informations régulières sur leur état et sur l’évolution des travaux. Le département Travaux et Suivi sera notamment chargé de collecter et de traiter périodiquement les données relatives aux infrastructures judiciaires et pénitentiaires.

Sur le plan administratif, le service sera dirigé par un directeur nommé par décret sur proposition du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme. Il sera assisté d’un directeur adjoint, nommé dans les mêmes conditions. Les chefs de département seront désignés par arrêté, tandis que les chefs de cellule et les responsables des antennes régionales seront nommés par décision ministérielle, sur proposition du directeur du SNIJP.

Le personnel pourra être composé de fonctionnaires et de contractuels de droit public. Le service pourra également bénéficier de financements provenant de partenaires techniques et financiers, sous réserve de leur versement dans un compte spécial ou dans des budgets annexes, conformément au décret.

Avec ce texte, les autorités définissent un cadre institutionnel consacré à la gestion des infrastructures judiciaires et pénitentiaires. La nouvelle structure disposera de compétences couvrant la planification, les études techniques, le suivi des chantiers, la gestion des équipements et la préservation du patrimoine immobilier.

Toutefois, l’efficacité de ce dispositif dépendra de sa mise en œuvre concrète, notamment de la désignation de ses responsables, de la mobilisation des ressources nécessaires et de la coordination avec les autres services du ministère.

Le décret fixe les responsabilités et l’organisation du SNIJP, mais ne précise pas, dans les dispositions présentées, le calendrier de déploiement des antennes régionales ni les objectifs chiffrés des futurs programmes de construction et de rénovation.

Le texte prend effet dès sa signature et abroge toute disposition antérieure contraire. Il devra être enregistré et publié au Journal officiel de la République.

Reste désormais à traduire cette architecture administrative en actions concrètes sur le terrain, afin que les missions confiées au SNIJP se traduisent par une meilleure planification des investissements et un suivi plus rigoureux des infrastructures judiciaires et pénitentiaires en Guinée.

Mountaga Pandiara Diallo pour Planete7.info

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Mohamed Bangoura nommé à la tête de l’OGP : un parcours entre médias, communication et développement durable https://planete7.info/mohamed-bangoura-nomme-a-la-tete-de-logp-un-parcours-entre-medias-communication-et-developpement-durable/ Thu, 15 Oct 2026 21:22:02 +0000 https://planete7.info/?p=66160 Le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a nommé Mohamed Bangoura au poste de directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP), selon un décret lu jeudi soir à la télévision nationale. Professionnel des médias et de la communication, le nouveau dirigeant s’appuie sur un parcours marqué par des expériences dans l’audiovisuel, les […]]]>

Le président de la République, le général Mamadi Doumbouya, a nommé Mohamed Bangoura au poste de directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP), selon un décret lu jeudi soir à la télévision nationale. Professionnel des médias et de la communication, le nouveau dirigeant s’appuie sur un parcours marqué par des expériences dans l’audiovisuel, les institutions internationales, le conseil et la promotion du développement durable.

Titulaire d’un Master en information et communication de l’Université Sorbonne Nouvelle de Paris, d’un Master 2 en institutions internationales, ONG et politiques de développement de HEIP Paris, ainsi que d’un certificat de spécialité de l’École nationale d’administration (ENA) de Paris consacré aux technologies de l’information et de la communication au service de l’administration, Mohamed Bangoura dispose d’une formation pluridisciplinaire à la croisée de la communication et des politiques de développement.

Son parcours professionnel débute à la Radiodiffusion Télévision Guinéenne (RTG), où il évolue de journaliste-animateur à directeur de la deuxième chaîne, TV2, avant d’occuper les fonctions de chef de la Section culturelle nationale. Il rejoint ensuite la Délégation de l’Union européenne en Guinée en qualité de chargé de l’information et de la communication, puis devient représentant commercial en Guinée de France Médias Monde, groupe réunissant notamment RFI et France 24.

Une expérience internationale tournée vers les mutations sociétales

En France, Mohamed Bangoura poursuit son parcours au sein du Comité 21, réseau français d’acteurs du développement durable. Il y pilote, pour la Conférence des présidents d’université (CPU) et la Conférence des grandes écoles (CGE), une étude prospective consacrée aux mutations sociétales et aux nouvelles compétences nécessaires aux organisations.

Cette réflexion porte notamment sur la révolution numérique, la transition écologique, l’évolution du travail et les nouvelles attentes citoyennes. Une expérience qui nourrit sa conviction quant au rôle du capital humain, de l’innovation et de l’intelligence collective dans la transformation des sociétés.

Il rejoint par la suite Kantar Médias, où il exerce comme rédacteur en chef chargé du compte de la Commission européenne. Cette fonction lui permet d’approfondir sa connaissance des politiques publiques, des médias et des enjeux sociétaux européens, dans un contexte marqué par les bouleversements économiques et sociaux liés à la pandémie de Covid-19.

De retour en Guinée, l’entrepreneuriat au service du développement

En 2021, Mohamed Bangoura rentre en Guinée et fonde AGILITÉS, un cabinet de conseil spécialisé dans la communication et le développement durable. À travers cette structure, il lance plusieurs initiatives visant à promouvoir la production locale, l’inclusion sociale et une meilleure prise en compte des enjeux environnementaux.

Parmi ces initiatives figure Label Guinée, le Salon des Productions Locales, une plateforme dédiée à la valorisation du savoir-faire national et à la promotion du « Made in Guinée ». Après trois éditions, l’événement s’est imposé comme un rendez-vous de promotion des productions locales, réunissant plus d’une centaine d’exposants et plusieurs milliers de visiteurs, selon les informations communiquées sur son parcours.

Son engagement lui vaut une distinction de l’Union des consommateurs de Guinée, qui lui décerne le titre de « Leader de la Promotion du Made in Guinée ».

Dans le domaine de l’inclusion, il lance en 2023 Guinée Inclusive, le Forum de l’Inclusion, une plateforme de dialogue consacrée aux dimensions économique, sociale, financière, éducative, professionnelle, numérique et citoyenne de l’inclusion. L’objectif affiché est de favoriser une participation plus large des Guinéens aux opportunités de développement.

Le volet environnemental est notamment porté par Green Guinée et le Forum des Mines pour le Développement Durable (FOMIDE). Cette dernière initiative rassemble des acteurs du secteur minier, des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers, des représentants de la société civile et des experts autour des enjeux liés au contenu local, à la responsabilité sociétale des entreprises, à la préservation de l’environnement et aux retombées de l’exploitation minière.

De la communication gouvernementale à la direction de l’OGP

Avant sa nomination à la tête de l’Office guinéen de publicité, Mohamed Bangoura a également occupé les fonctions de coordonnateur de la Cellule de communication du Gouvernement et de conseiller du Premier ministre.

En 2023, il anime sur la RTG l’émission « Le Gouvernement vous écoute », diffusée en prime time. Ce programme donne la parole à des ministres et à de hauts responsables de l’administration afin de répondre aux préoccupations des citoyens. Une expérience qui s’inscrit dans une démarche de rapprochement entre les institutions publiques et les populations.

Son parcours témoigne ainsi d’une expérience diversifiée dans les médias, la communication institutionnelle, les politiques publiques et l’entrepreneuriat. À la tête de l’OGP, il prend désormais les commandes d’un organisme public intervenant dans le secteur de la publicité en Guinée.

Sa nomination ouvre une nouvelle étape de sa carrière. Son expérience dans les médias et la communication constitue un acquis pour cette fonction, tandis que les orientations qu’il entend donner à l’institution et les priorités qu’il fixera dans l’exercice de ses nouvelles responsabilités restent à préciser.

Au-delà de cette nomination, le défi sera de mettre cette expérience au service des missions de l’Office guinéen de publicité et de contribuer au développement du secteur publicitaire national.

 

Pathé Diallo pour Planete7.info

 

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