JUSTICE – PLANETE 7 https://planete7.info Tour de la planète sur 7 Thu, 01 Oct 2026 19:35:12 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.1.2 https://planete7.info/wp-content/uploads/2022/12/cropped-WhatsApp-Image-2022-12-01-at-12.56.29-32x32.jpeg JUSTICE – PLANETE 7 https://planete7.info 32 32 182805278 Kankan : deux ans de prison pour Moussa Dioubaté après avoir encaissé l’argent de 18 pèlerins https://planete7.info/kankan-deux-ans-de-prison-pour-moussa-dioubate-apres-avoir-encaisse-largent-de-18-pelerins/ Thu, 01 Oct 2026 19:33:02 +0000 https://planete7.info/?p=65198 Le Tribunal de première instance de Kankan a condamné, mercredi 30 septembre 2026, Moussa Dioubaté à deux ans d’emprisonnement ferme dans une affaire d’escroquerie liée au pèlerinage à La Mecque. Il devra également payer une amende de 10 millions de francs guinéens et restituer 1,3 milliard de francs guinéens aux 18 plaignants. L’affaire s’est conclue […]]]>

Le Tribunal de première instance de Kankan a condamné, mercredi 30 septembre 2026, Moussa Dioubaté à deux ans d’emprisonnement ferme dans une affaire d’escroquerie liée au pèlerinage à La Mecque. Il devra également payer une amende de 10 millions de francs guinéens et restituer 1,3 milliard de francs guinéens aux 18 plaignants.

L’affaire s’est conclue par une lourde condamnation devant le Tribunal de première instance (TPI) de Kankan. Poursuivi pour des faits d’escroquerie, Moussa Dioubaté a été reconnu coupable après avoir encaissé de l’argent auprès de plusieurs personnes auxquelles il avait promis une participation au Hadj 2026.

Selon le procureur de la République près le TPI de Kankan, Ibrahima 1 Camara, 18 personnes avaient porté plainte contre le prévenu, affirmant lui avoir remis de l’argent pour leur permettre d’effectuer le pèlerinage à La Mecque.

« Il a pris de l’argent aux gens en leur promettant de les envoyer au pèlerinage. Il y a 18 personnes qui avaient porté plainte contre Monsieur Moussa Dioubaté pour des faits d’escroquerie. Il a pris leur argent et ces gens n’ont pas pu aller à La Mecque », a expliqué le procureur.

Au terme des débats, le tribunal a prononcé une peine de deux ans d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende de 10 millions de francs guinéens.

La juridiction s’est également prononcée sur les intérêts civils. Moussa Dioubaté a été condamné à verser 1 milliard 300 millions de francs guinéens aux 18 plaignants en réparation du préjudice financier retenu par le tribunal.

« Sur l’action civile, c’est-à-dire l’argent qu’il a pris avec les gens, il a été condamné au paiement d’un milliard 300 millions de francs guinéens au préjudice de ces 18 personnes », a précisé Ibrahima 1 Camara.

Cette décision judiciaire met fin à la procédure en première instance. Elle combine une peine privative de liberté, une sanction financière et l’obligation de réparer le préjudice subi par les personnes qui avaient confié leur argent dans l’espoir d’accomplir le pèlerinage à La Mecque dans le cadre du Hadj 2026.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Kankan : 39 personnes placées sous mandat de dépôt dans une opération contre la drogue https://planete7.info/kankan-39-personnes-placees-sous-mandat-de-depot-dans-une-operation-contre-la-drogue/ Wed, 30 Sep 2026 21:49:51 +0000 https://planete7.info/?p=65150 La lutte contre le trafic et la consommation de stupéfiants prend une nouvelle tournure à Kankan. Après des opérations menées dans plusieurs zones de la ville, 39 personnes ont été interpellées et placées sous mandat de dépôt, selon le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan. Une information judiciaire a […]]]>

La lutte contre le trafic et la consommation de stupéfiants prend une nouvelle tournure à Kankan. Après des opérations menées dans plusieurs zones de la ville, 39 personnes ont été interpellées et placées sous mandat de dépôt, selon le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan. Une information judiciaire a également été ouverte pour remonter la chaîne du trafic.

La lutte contre les stupéfiants se durcit à Kankan. Au lendemain d’une opération de sensibilisation menée par les autorités communales auprès de jeunes vendeurs et consommateurs de drogue regroupés sous le pont Milo, au quartier Banakoroda, la justice annonce les premières suites judiciaires.

Face à la presse ce mercredi 30 septembre 2026, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan, Ibrahima 1 Camara, a fait état de 39 personnes interpellées et placées sous mandat de dépôt dans le cadre des opérations engagées contre la vente et la consommation de stupéfiants.

« Au moment où je vous parle, dans le cadre de ces missions d’interpellation, il y a 39 personnes qui sont interpellées, placées sous mandat de dépôt et une information judiciaire est ouverte qui nous permettra d’identifier les transporteurs, les vendeurs et les consommateurs de drogues dans la ville de Kankan », a déclaré le magistrat.

Au-delà des interpellations, la justice entend désormais remonter les différents maillons du circuit de la drogue. L’information judiciaire ouverte doit notamment permettre d’identifier les personnes impliquées dans le transport, la vente et la consommation de stupéfiants.

Les autorités judiciaires veulent également renforcer leur présence dans les secteurs considérés comme criminogènes. Le procureur annonce ainsi la mise en place d’une cartographie criminogène de la ville de Kankan, destinée à mieux cibler les interventions.

« Nous allons établir la cartographie criminogène de la ville et une réquisition va être signée permettant aux unités d’intervention de sillonner toutes les zones criminogènes, que ça soit dans la commune de Kankan tout comme dans les sous-préfectures », a précisé Ibrahima 1 Camara.

Cette démarche doit permettre aux unités d’intervention d’étendre leurs opérations au-delà du centre urbain, notamment dans les zones identifiées comme présentant des risques liés à la criminalité et au trafic de stupéfiants.

Face à la présence de jeunes parmi les personnes exposées à la consommation de drogues, le procureur a également lancé un appel aux familles. Il les invite à renforcer leur vigilance et à prendre les dispositions nécessaires pour prévenir l’implication des jeunes dans la consommation et le trafic de stupéfiants.

À Kankan, les autorités judiciaires affichent ainsi leur volonté de poursuivre les opérations et de mieux identifier les acteurs qui alimentent le circuit de la drogue, de l’approvisionnement à la consommation.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Tirs à la Maison centrale de Kankan : le procureur explique les circonstances https://planete7.info/tirs-a-la-maison-centrale-de-kankan-le-procureur-explique-les-circonstances/ Wed, 30 Sep 2026 16:46:24 +0000 https://planete7.info/?p=65108 Des tirs de sommation ont retenti mardi 29 septembre 2026 à la Maison centrale de Kankan, au quartier Gare, lors d’une opération de transfert d’un détenu vers la prison civile de Kindia. Selon le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan, Ibrahima 1 Camara, l’intervention n’a fait aucun blessé et […]]]>

Des tirs de sommation ont retenti mardi 29 septembre 2026 à la Maison centrale de Kankan, au quartier Gare, lors d’une opération de transfert d’un détenu vers la prison civile de Kindia. Selon le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Kankan, Ibrahima 1 Camara, l’intervention n’a fait aucun blessé et la situation est rapidement revenue au calme.

À l’origine de l’opération, une décision du procureur général ordonnant le transfert d’un détenu condamné, présenté comme une menace pour la sécurité de l’établissement. Une équipe de la Brigade anti-criminalité (BAC) s’est ainsi rendue à la Maison centrale pour procéder à son extraction.

Mais au moment de faire sortir le détenu, certains pensionnaires de la prison se seraient opposés à son transfert. Une situation qui a conduit les gardes pénitentiaires à effectuer des tirs de sommation pour contenir la réaction des détenus.

« Lorsque la BAC est entrée dans la cour, au moment où on faisait sortir l’intéressé, les détenus se sont révoltés pour dire qu’il ne partirait pas. Les gardes pénitentiaires, pour éviter le pire, ont effectué des tirs de sommation », a expliqué le procureur Ibrahima 1 Camara.

Le magistrat précise qu’aucun incident grave n’a été enregistré à la suite de cette intervention. Il justifie également le transfert par les impératifs de sécurité dans les établissements pénitentiaires.

« Lorsqu’un détenu en prison constitue un danger, on l’envoie dans un endroit où sa dangerosité est moins menaçante. C’est comme cela que cela fonctionne avec la justice », a-t-il déclaré.

Selon les autorités judiciaires, l’intervention s’inscrivait donc dans le cadre de l’exécution d’une décision de transfert et des mesures visant à préserver la sécurité au sein de la Maison centrale de Kankan.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Conakry : 500 000 GNF d’amende pour avoir jeté des ordures sur la voie publique https://planete7.info/conakry-500-000-gnf-damende-pour-avoir-jete-des-ordures-sur-la-voie-publique/ Tue, 29 Sep 2026 00:36:22 +0000 https://planete7.info/?p=64944 Poursuivi avec son épouse devant le tribunal de première instance de Dixinn, Alpha Issiaga Bah a reconnu avoir déposé un sachet d’ordures à Enco 5. Il a été condamné à 500 000 francs guinéens d’amende. Son épouse, Aïcha Bah, a quant à elle été acquittée. L’affaire s’est jouée autour d’un simple sachet d’ordures, mais elle […]]]>

Poursuivi avec son épouse devant le tribunal de première instance de Dixinn, Alpha Issiaga Bah a reconnu avoir déposé un sachet d’ordures à Enco 5. Il a été condamné à 500 000 francs guinéens d’amende. Son épouse, Aïcha Bah, a quant à elle été acquittée.

L’affaire s’est jouée autour d’un simple sachet d’ordures, mais elle a conduit un couple devant la justice. Alpha Issiaga Bah et son épouse Aïcha Bah comparaissaient ce lundi 28 septembre 2026 devant le tribunal de première instance de Dixinn, pour des faits de déversement d’ordures sur la voie publique à Enco 5, dans la commune de Ratoma.

À la barre, Alpha Issiaga Bah a reconnu avoir déposé les ordures, tout en contestant les circonstances dans lesquelles les faits lui sont reprochés.

« Nous avons jeté des ordures, mais pas dans les caniveaux », a-t-il déclaré devant le tribunal.

Le prévenu a expliqué qu’il avait trouvé un tas d’ordures à proximité d’un véhicule chargé de l’insalubrité. Pensant que celui-ci procédait au ramassage des déchets, il affirme avoir déposé son sachet au même endroit.

« Je n’ai pas jeté par terre. J’ai trouvé un tas d’ordures et une voiture de l’insalubrité était stationnée. Je pensais qu’elle ramassait les ordures. J’ai déposé le sachet contenant les ordures là-bas. Ils m’ont arrêté », a-t-il expliqué.

Alpha Issiaga Bah, qui réside à Kobaya, a également reconnu ne pas avoir su que le fait de jeter des ordures sur la voie publique constituait une infraction. Une ignorance à laquelle le procureur a opposé un principe juridique bien connu : « Nul n’est censé ignorer la loi ».

Poursuivie dans la même affaire, Aïcha Bah a, pour sa part, rejeté les faits qui lui sont reprochés. Elle a expliqué qu’elle se trouvait sur la même moto que son époux, avec leur bébé, au moment de l’interpellation.

« Nous étions tous sur la même moto. J’étais assise derrière avec le bébé et le plastique était accroché au guidon de l’engin. C’est mon mari qui l’a jeté. C’est à cause de ça qu’ils m’ont arrêtée », a-t-elle soutenu devant les juges.

Lors de ses réquisitions, le ministère public, représenté par Mamadou Yaya Fatoumata Boiro, a rappelé les fondements juridiques sur lesquels reposaient les poursuites. Il a notamment fait référence au Code de l’environnement ainsi qu’à la législation relative à la répression des fraudes et des actes attentatoires.

Pour Alpha Issiaga Bah, le procureur a demandé au tribunal de le déclarer coupable des faits de déversement d’ordures sur la voie publique. Tenant compte de larges circonstances atténuantes, il a requis trois mois d’emprisonnement ferme et une amende de cinq millions de francs guinéens.

Concernant Aïcha Bah, le ministère public a en revanche requis l’acquittement, estimant que le délit n’était pas constitué à son encontre.

Après examen de l’affaire, le tribunal a finalement déclaré Alpha Issiaga Bah coupable des faits qui lui étaient reprochés. Pour la répression, il l’a condamné au paiement d’une amende de 500 000 francs guinéens, soit dix fois moins que le montant requis par le parquet.

Aïcha Bah a, quant à elle, été déclarée non coupable des faits de déversement d’ordures sur la voie publique et renvoyée des fins de la poursuite.

Une décision qui met ainsi un terme aux poursuites engagées contre le couple, avec une condamnation limitée à une amende pour Alpha Issiaga Bah et un acquittement pour son épouse.

 

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Koulé : le procureur retrace le meurtre du pasteur Thomas, de l’attaque familiale à l’interpellation du suspect https://planete7.info/koule-le-procureur-retrace-le-meurtre-du-pasteur-thomas-de-lattaque-familiale-a-linterpellation-du-suspect/ Thu, 24 Sep 2026 16:41:45 +0000 https://planete7.info/?p=64600 Le procureur de la République par intérim près le tribunal de première instance de N’Zérékoré, Moussa Camara, revient sur les circonstances du meurtre du pasteur Thomas, alias « Prophète Thomas », tué dans la nuit du samedi 19 septembre 2026 à Koulé. Selon le parquet, le drame a commencé au domicile du religieux avant de […]]]>

Le procureur de la République par intérim près le tribunal de première instance de N’Zérékoré, Moussa Camara, revient sur les circonstances du meurtre du pasteur Thomas, alias « Prophète Thomas », tué dans la nuit du samedi 19 septembre 2026 à Koulé. Selon le parquet, le drame a commencé au domicile du religieux avant de se poursuivre sur la route de N’Zérékoré, où le pasteur accompagnait son épouse et sa fille, grièvement blessées lors de la première attaque.

La nuit du 19 septembre restera longtemps gravée dans les mémoires à Koulé 1, dans la commune rurale de Koulé, préfecture de N’Zérékoré. En l’espace de quelques heures, une attaque au domicile du pasteur Thomas s’est transformée en un drame mortel, faisant un mort et plusieurs blessés.

Quatre jours après les faits, le procureur de la République par intérim près le tribunal de première instance de N’Zérékoré, Moussa Camara, a livré de nouveaux éléments sur le déroulement de cette affaire, l’arrestation du principal suspect et les premières étapes de la procédure judiciaire.

Selon le récit du procureur, les faits auraient débuté aux environs de 20 heures. Le présumé auteur, identifié comme Ernest Koulémou et présenté comme venant de Kéréma, se serait rendu au domicile du pasteur Thomas.

Sur place, il aurait agressé à l’arme blanche l’épouse du pasteur. Alors que cette dernière appelait au secours, sa fille aurait également été prise pour cible.

« C’était dans la nuit du samedi 19 septembre 2026, aux environs de 20 heures, que le présumé auteur des faits, Ernest Koulémou, venu de Kéréma, s’est rendu au domicile du pasteur Thomas, connu sous le nom de “Prophète Thomas”. Là, il a trouvé l’épouse du défunt pasteur Thomas. Muni de son couteau, il a poignardé cette femme. Pendant qu’elle criait au secours, elle a aussi entendu sa fille crier. Celle-ci, éventrée, avec les intestins en main, s’est précipitée vers elle », relate Moussa Camara.

Face à la gravité de leur état, les autorités ont organisé leur évacuation vers l’hôpital régional de N’Zérékoré, les moyens nécessaires à leur prise en charge n’étant pas disponibles à Koulé.

Le pasteur Thomas décide alors de monter à bord de l’ambulance pour accompagner son épouse et sa fille.

C’est au cours de cette évacuation que le drame aurait pris une nouvelle tournure.

D’après le procureur, après avoir quitté les lieux de la première attaque, le présumé auteur aurait suivi le trajet de l’ambulance avant de parvenir à la contraindre à s’arrêter.

« Pendant que les gens étaient dans ce trouble, il a suivi le mouvement de l’ambulance, pour sortir devant elle et la contraindre à s’arrêter », explique Moussa Camara.

Une fois l’ambulance immobilisée, le chauffeur serait descendu le premier. Le pasteur Thomas aurait alors reconnu son agresseur présumé.

« Lorsqu’il a réussi à immobiliser l’ambulance, il s’est attaqué au chauffeur, qui était descendu en premier. Quand le pasteur l’a vu, il l’a reconnu et a crié en disant : “C’est lui l’auteur !” », poursuit le procureur.

Selon les éléments communiqués par le parquet, Ernest Koulémou aurait ensuite porté plusieurs coups de couteau au pasteur, notamment au niveau de la cage thoracique.

« C’est ainsi que le présumé auteur s’est attaqué au pasteur, avec le couteau en main, pour le poignarder. Il lui a administré plusieurs coups de couteau au niveau de la cage thoracique. Ce dernier a succombé à ses blessures », affirme Moussa Camara.

Après le meurtre, les forces de sécurité ont lancé des recherches pour retrouver le suspect. Mais malgré les opérations engagées durant la nuit, celui-ci n’a pas immédiatement été retrouvé.

Le procureur explique que le fugitif aurait profité de l’obscurité pour se dissimuler dans les buissons.

« Selon certaines informations que nous avons recueillies, après ses actes, lorsque le présumé auteur voyait les lumières des engins en circulation, il se cachait dans les buissons. Cela n’a pas permis de mettre la main sur lui la même nuit », précise-t-il.

Ernest Koulémou a finalement été interpellé le lendemain, au niveau du poste de contrôle situé à l’entrée de Kéréma, après la diffusion d’informations relatives aux faits.

Il a ensuite été remis à la compagnie de gendarmerie territoriale, qui a conduit les premières étapes de la procédure.

Le parquet indique avoir demandé l’accélération de la procédure. Le dossier a été transmis au parquet le lundi, au lendemain de l’interpellation du suspect.

« Nous avons instruit que la procédure soit accélérée. Au lendemain de son interpellation, le dimanche, son dossier a été déféré au parquet le lundi. Nous avons aussitôt ouvert une information judiciaire. Le juge d’instruction a décerné un mandat de dépôt contre lui », indique le procureur.

Ernest Koulémou est désormais détenu à la Maison centrale de N’Zérékoré, dans l’attente de la suite de la procédure judiciaire.

Si les circonstances de l’attaque commencent à être précisées, les raisons qui auraient conduit au passage à l’acte restent, pour l’heure, couvertes par l’enquête.

Le procureur affirme que plusieurs explications ont été recueillies, mais que leur divulgation n’est pas encore à l’ordre du jour.

« Par rapport aux motifs de son acte, plusieurs explications ont été données, dont nous nous réservons la divulgation pour des raisons liées à l’enquête. Le moment venu, ces informations seront portées à la connaissance du public », précise Moussa Camara.

L’instruction doit également permettre d’entendre les différentes victimes et les autres personnes susceptibles d’apporter des éléments sur le déroulement des faits.

Mais l’état de santé de la plus jeune victime, une fillette âgée d’environ huit ans, ne permet pas encore son audition.

« Pour le moment, l’instruction est en cours et le parquet fera son travail. Pour l’heure, la petite fille victime, âgée d’environ 8 ans, est sous traitement. Ce qui fait qu’elle n’a pas encore été entendue », souligne le procureur.

En attendant, l’instruction judiciaire se poursuit. Les prochaines auditions et les éléments recueillis au cours de l’enquête devraient permettre de préciser davantage les circonstances de l’attaque ainsi que les motivations attribuées au présumé auteur.

À Koulé, le meurtre du pasteur Thomas laisse ainsi derrière lui une famille durement éprouvée et une communauté encore sous le choc, tandis que la justice poursuit son travail pour établir les faits et déterminer les responsabilités.

Pépé Blaise Théa,correspondant à Nzérékoré pour Planete7.info

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Kankan : après dix mois à la tête du parquet, Fodé Bintou Keïta passe le relais à Ibrahima 1 Camara https://planete7.info/kankan-apres-dix-mois-a-la-tete-du-parquet-fode-bintou-keita-passe-le-relais-a-ibrahima-1-camara/ Mon, 21 Sep 2026 18:23:32 +0000 https://planete7.info/?p=64403 Le parquet de Kankan change de visage. Après dix mois passés à la tête du Tribunal de première instance de Kankan, Fodé Bintou Keïta a officiellement cédé ses fonctions à Ibrahima 1 Camara, à l’occasion d’une cérémonie de passation de service tenue ce lundi dans la salle d’audience de la Cour d’appel de Kankan. Délocalisée […]]]>

Le parquet de Kankan change de visage. Après dix mois passés à la tête du Tribunal de première instance de Kankan, Fodé Bintou Keïta a officiellement cédé ses fonctions à Ibrahima 1 Camara, à l’occasion d’une cérémonie de passation de service tenue ce lundi dans la salle d’audience de la Cour d’appel de Kankan.

Délocalisée pour la circonstance, la cérémonie a réuni plusieurs autorités administratives, judiciaires et militaires, ainsi que des citoyens venus de différentes localités de la région.

Au moment de passer le témoin, Fodé Bintou Keïta a affiché sa satisfaction quant au déroulement de la cérémonie et aux témoignages de considération reçus. Après dix mois à la tête du parquet, le magistrat dit quitter Kankan avec le sentiment du devoir accompli, tout en saluant l’implication de la population dans la lutte contre la criminalité.

« Je suis très content pour la qualité de la passation passée naturellement sous le contrôle du parquet général, très content pour les mots de bienveillance qui ont été placés à l’égard de ma personne », a-t-il déclaré.

Revenant sur son passage à Kankan, il a estimé que cette expérience lui a été particulièrement utile dans l’exercice de sa mission.

« Je pars avec un sentiment assez épanoui, du fait que les dix mois passés à la tête du parquet de Kankan m’ont été d’une utilité remarquable pour l’atteinte des objectifs, mais aussi les efforts qui ont été consentis par la population de Kankan dans le cadre de la lutte contre la criminalité », a-t-il ajouté.

Avec une note plus personnelle, le procureur sortant a également évoqué les liens qu’il dit avoir tissés avec la ville et ses habitants.

« Nous sommes magistrats et nous le demeurons pour le reste de notre carrière. Je quitte cette ville en laissant ici une partie de moi. J’ai déjà, en l’espace de dix mois, deux homonymes. Tout ça prouve à suffisance combien de fois je suis un digne fils de Kankan », a-t-il confié.

Désormais chargé de diriger le parquet de Kankan, Ibrahima 1 Camara entend inscrire son action dans la continuité de la lutte contre la criminalité, avec un accent particulier sur la collaboration entre la justice, les autorités et la population.

Le nouveau procureur connaît déjà la région. Il y a exercé par le passé, notamment à Kankan, où il a passé trois ans, mais également à Mandiana et à Siguiri.

Dans son discours, il a d’abord remercié le Président de la République pour la confiance placée en lui avant d’appeler les citoyens à accompagner l’action de la justice.

« Me nommer comme procureur de la République, c’est une très grande confiance. Kankan est une ville que je connais par le passé, j’y ai déjà passé trois ans. J’ai travaillé à Mandiana et à Siguiri », a-t-il rappelé.

Pour Ibrahima 1 Camara, la lutte contre la criminalité ne peut être efficace sans l’implication des citoyens.

« Je demande à la population de Kankan d’accepter de marcher à nos côtés, de travailler avec nous. Le procureur à lui seul ne peut rien, s’il n’est pas assisté ou accompagné, si les citoyens n’acceptent pas d’adhérer à sa politique pénale », a-t-il souligné.

Le nouveau procureur souhaite également s’appuyer sur les autorités morales et religieuses, notamment les imams, pour renforcer la sensibilisation au respect de la loi.

« Les autorités morales, les imams et autres peuvent aussi aider le procureur en sensibilisant les citoyens au respect de la loi dans les mosquées. Nous comptons sur ceux-ci pour qu’ils nous aident afin que notre mission puisse se passer très bien », a-t-il indiqué.

Cette passation ouvre ainsi une nouvelle séquence à la tête du parquet de Kankan. Ibrahima 1 Camara prend désormais les commandes avec l’ambition de renforcer la collaboration avec les différents acteurs locaux dans la lutte contre la criminalité.

De son côté, Fodé Bintou Keïta poursuivra sa carrière judiciaire en qualité de procureur de la République près le Tribunal de première instance de Guéckédou.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Justice : Fodé Bintou Keïta nommé procureur à Guéckédou, Ibrahima 1 Camara lui succède à Kankan https://planete7.info/justice-fode-bintou-keita-nomme-procureur-a-gueckedou-ibrahima-1-camara-lui-succede-a-kankan/ Thu, 17 Sep 2026 15:49:59 +0000 https://planete7.info/?p=64105 Le parquet guinéen connaît de nouveaux changements. À travers un décret lu à la télévision nationale ce mercredi 16 septembre 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à plusieurs nominations au sein de l’appareil judiciaire. Parmi les mouvements annoncés, le remplacement du procureur de la République près le Tribunal de première instance […]]]>

Le parquet guinéen connaît de nouveaux changements. À travers un décret lu à la télévision nationale ce mercredi 16 septembre 2026, le président de la République, Mamadi Doumbouya, a procédé à plusieurs nominations au sein de l’appareil judiciaire. Parmi les mouvements annoncés, le remplacement du procureur de la République près le Tribunal de première instance (TPI) de Kankan.

Le parquet de Kankan change de titulaire. Jusque-là procureur de la République près le Tribunal de première instance (TPI) de Kankan, Fodé Bintou Keïta est désormais nommé procureur de la République près le TPI de Guéckédou.

Cette nomination marque une nouvelle étape dans le parcours du magistrat, appelé à exercer désormais ses fonctions dans cette juridiction de la région forestière.

À Kankan, la relève sera assurée par Ibrahima 1 Camara. Précédemment avocat général près la Cour suprême, il est nommé procureur de la République près le TPI de Kankan, en remplacement de Fodé Bintou Keïta.

Ces changements s’inscrivent dans une série de nominations opérées au sein de l’appareil judiciaire guinéen par décret présidentiel. Ils interviennent dans le cadre de la réorganisation des juridictions et des parquets du pays.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info 

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Kankan : poursuivi pour outrage à agent, Seydou Diaby demande la clémence du tribunal https://planete7.info/kankan-poursuivi-pour-outrage-a-agent-seydou-diaby-demande-la-clemence-du-tribunal/ Wed, 16 Sep 2026 15:22:16 +0000 https://planete7.info/?p=63972 Le prévenu, également poursuivi pour coups et blessures à agent, a été remis en liberté provisoire après le renvoi de son procès au 29 septembre prochain. Le tribunal de première instance de Kankan a examiné, ce mardi 15 septembre 2026, le dossier de Seydou Diaby, poursuivi pour des faits présumés d’« outrage à agent et […]]]>

Le prévenu, également poursuivi pour coups et blessures à agent, a été remis en liberté provisoire après le renvoi de son procès au 29 septembre prochain.

Le tribunal de première instance de Kankan a examiné, ce mardi 15 septembre 2026, le dossier de Seydou Diaby, poursuivi pour des faits présumés d’« outrage à agent et coups et blessures à agent ».

À la barre, le prévenu a sollicité la clémence des juges, tout en contestant le caractère intentionnel des faits qui lui sont reprochés. Seydou Diaby a notamment déclaré : « Je demande pardon au tribunal, je n’ai pas fait exprès », présentant les faits comme un accident.

L’audience n’a toutefois pas permis de faire avancer le dossier sur le fond. En raison de l’absence de la partie civile, qui serait en voyage, le tribunal a décidé de renvoyer l’affaire au 29 septembre 2026.

Ce report doit permettre la comparution de la partie civile et la poursuite de l’examen des faits reprochés au prévenu.

En attendant cette nouvelle audience, Seydou Diaby a bénéficié d’une remise en liberté provisoire. Il a été confié à la garde de son père.

Le dossier reste donc en attente de la reprise des débats, prévue le 29 septembre prochain.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Kankan : le parquet dévoile les raisons de l’arrestation d’un chauffeur de camion-benne https://planete7.info/kankan-le-parquet-devoile-les-raisons-de-larrestation-dun-chauffeur-de-camion-benne/ Wed, 16 Sep 2026 14:50:45 +0000 https://planete7.info/?p=63958 Poursuivi pour refus d’obtempérer à plusieurs contrôles policiers sur l’axe Conakry-Siguiri, le chauffeur comparaîtra à nouveau la semaine prochaine. L’interpellation d’un chauffeur de camion-benne à Kankan continue de retenir l’attention. À l’audience de ce mardi 15 septembre 2026, le parquet près le Tribunal de première instance de Kankan a apporté des précisions sur les circonstances […]]]>

Poursuivi pour refus d’obtempérer à plusieurs contrôles policiers sur l’axe Conakry-Siguiri, le chauffeur comparaîtra à nouveau la semaine prochaine.

L’interpellation d’un chauffeur de camion-benne à Kankan continue de retenir l’attention. À l’audience de ce mardi 15 septembre 2026, le parquet près le Tribunal de première instance de Kankan a apporté des précisions sur les circonstances de son arrestation, alors que le prévenu conteste les raisons de son refus de s’arrêter aux contrôles policiers.

À la barre, le substitut du procureur de la République, Mamadi 2 Kébé, a expliqué que le chauffeur est poursuivi pour refus d’obtempérer au contrôle policier. Selon le représentant du parquet, le mis en cause aurait refusé de s’arrêter à plusieurs barrages alors qu’il effectuait le trajet Conakry-Siguiri.

« Il quittait Conakry pour Siguiri avec un camion-benne. Arrivé au barrage à Dabola, il a refusé de s’arrêter pour des fins de vérification jusqu’à Kankan. Il ne s’est arrêté à aucun barrage. C’est la raison pour laquelle son camion a été arrêté et mis en fourrière », a déclaré Mamadi 2 Kébé.

Le substitut du procureur a également rappelé les dispositions du Code de la route relatives au refus d’obtempérer, en faisant notamment référence à l’article 23.

Face aux accusations portées contre lui, le chauffeur aurait expliqué son refus de s’arrêter par la crainte que lui inspiraient les agents chargés des contrôles. Il affirme s’être senti menacé, une version qui apporte un autre éclairage sur les circonstances de l’interpellation.

Ces déclarations ont conduit le président du Tribunal à demander la comparution de l’un des agents concernés, afin que les circonstances des faits puissent être davantage éclaircies.

Inscrite au rôle de l’audience du jour, l’affaire n’a finalement pas été tranchée. Le Tribunal a décidé de la renvoyer à la semaine prochaine, dans l’attente de la comparution de l’agent concerné.

Cette prochaine audience devrait permettre à la justice de poursuivre l’examen des circonstances de l’interpellation du chauffeur et des faits qui lui sont reprochés.

Saliou Fatou Cissé, correspondant à Kankan pour Planete7.info

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Justice : le maire de Ratoma reste dans le viseur du parquet malgré le désistement d’EDG https://planete7.info/justice-le-maire-de-ratoma-reste-dans-le-viseur-du-parquet-malgre-le-desistement-dedg/ Tue, 15 Sep 2026 23:25:47 +0000 https://planete7.info/?p=63862 Le Tribunal de première instance de Dixinn a constaté l’extinction de l’action publique après le retrait de la plainte d’Électricité de Guinée. Mais le procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright, évoque la possibilité de nouvelles poursuites contre Kabinet Diawara. Le maire de la commune de Ratoma, Kabinet Diawara, n’est pas encore totalement sorti […]]]>

Le Tribunal de première instance de Dixinn a constaté l’extinction de l’action publique après le retrait de la plainte d’Électricité de Guinée. Mais le procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright, évoque la possibilité de nouvelles poursuites contre Kabinet Diawara.

Le maire de la commune de Ratoma, Kabinet Diawara, n’est pas encore totalement sorti de la tourmente judiciaire. Alors que le Tribunal de première instance de Dixinn a mis fin à la procédure engagée contre lui à la suite d’une plainte d’Électricité de Guinée (EDG SA), le parquet laisse entrevoir de nouvelles suites judiciaires.

Le désistement de la société plaignante n’a donc pas dissipé toutes les incertitudes autour de cette affaire. Dans une récente sortie, le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), Alphonse Charles Wright, a laissé entendre que le ministère public pourrait engager de nouvelles poursuites, malgré la décision rendue par le tribunal de Dixinn.

Kabinet Diawara était poursuivi dans le cadre d’une plainte déposée par EDG SA. L’affaire portait notamment sur des faits présumés d’abus d’autorité, d’atteinte à la liberté individuelle, d’outrage envers des personnes chargées d’une mission de service public, de rébellion commise en réunion et d’opposition à l’exécution de travaux d’utilité publique.

Les faits visés étaient notamment prévus par les articles 643, 658, 664, 667 et 668 du Code pénal.

Dans sa décision, le juge Aboubacar Tiro Camara a pris acte du désistement d’EDG SA et constaté, en conséquence, l’extinction de l’action publique dans cette procédure.

La société avait justifié son retrait par l’intervention des sages de Ratoma ainsi que par les engagements pris par la mairie pour régler le différend.

Parmi les engagements évoqués figuraient le règlement des factures dues à EDG SA et l’autorisation donnée à la société d’installer des compteurs prépayés au niveau des installations concernées.

Cette décision avait ainsi permis au maire de Ratoma de mettre un terme à la procédure engagée devant le tribunal de Dixinn.

Si la plainte d’EDG SA a été retirée, le parquet estime que cette évolution ne met pas nécessairement un terme à l’ensemble des possibilités judiciaires.

Le procureur spécial près la CRIEF, Alphonse Charles Wright, a laissé entendre que le ministère public pourrait engager une nouvelle procédure, notamment si des faits susceptibles de relever de l’action publique étaient retenus.

Cette position relance le débat sur la portée du désistement de la partie plaignante et sur les éventuelles suites que le parquet pourrait donner à cette affaire.

Le maire Kabinet Diawara pourrait ainsi être confronté à de nouvelles démarches judiciaires, malgré l’extinction de l’action publique constatée par le Tribunal de première instance de Dixinn.

Pour l’heure, aucune nouvelle poursuite n’a été officiellement annoncée contre le maire de Ratoma dans le cadre de cette affaire.

La décision du tribunal demeure toutefois un élément important : elle concerne la procédure engagée à la suite de la plainte d’EDG SA. Les éventuelles suites évoquées par le procureur spécial relèveraient, quant à elles, d’une nouvelle initiative du parquet.

En attendant, Kabinet Diawara reste au centre de l’attention judiciaire. Entre le règlement annoncé du différend avec EDG SA et les déclarations du procureur spécial, l’avenir de cette affaire demeure incertain.

Thierno Seydou Diallo pour Planete7.info 

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